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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 21:21

Si jamais je suivais ce parfum qui mène à vous, si je franchissais la distance qui me tient à l’abri de vous…alors plus rien ne tiendrait, et le monde s’effondrerait, me montrant alors qu’il n’y a plus rien à attendre des jours !

Si l’ivresse de l’instant se distillait sans cesse, et qu’aujourd’hui serait comme demain, et hier leur pareil ; si vous et moi devenions nous, et que les désinences s’ennuyaient au soleil de notre indifférence, prolongeant la conjugaison dans l’itération de ce pronom personnel, alors, la vie apparaîtrait sans fards, et fade oh combien, à l’ombre de ces jours là !

Une senteur peut elle réécrire le temps ? Raviver les instants et faire renaître le trouble en madeleine sensuelle et perfide ? Ouvre t elle les grilles des jardins intérieurs où poussent les émois souvenirs ? Ces fleurs qui se flétrissent si vite, si tôt, à peine respirées, qu’elles ne connaissent qu’une aube, une seule, et jamais de crépuscule, sinon celui du néant qui les englouties bien trop vitement ! Votre parfum madame, semble errer sur moi et me dire que cela ne fut point un rêve, mais un instant d’éternité ! Fragrances en preuve de vie et de culpabilité qu’il me faut estomper pour pouvoir continuer à exister dans la convention des jours et des heures qui s’y égrènent... senteur folie, ivresse, qui me ramène à vous, toujours à vous, et à toutes ces caresses impossibles à retenir que nous osâmes...que nous osâmes si brièvement et follement..

Je voudrais rembobiner les heures, ces fichues minutes qui s’écoulent inlassablement dans l’ennui du quotidien, et dérouler à nouveau leur fil... mais on ne revit jamais les heures à l’identique, moins encore à rebours, quant aux souffles qui les ont portées...

 J’ai sur moi, madame, un parfum qui m’enivre, qui m’entraîne sans qui j’y puisse résister vers cet instant de nous...et je dois continuer à vivre, sans cela, faire comme si les effluves, les odeurs, les senteurs, n’avaient point de passé, sinon qu’en les souvenances, sans possible retour... à jamais interdits.

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 14:49
 (Attendre 22ème seconde de musique pour lire)

 

P1010950a.JPGLà sises, vos mains de chapelaine,

Si blanches fines et si douces,

Ce  veiné bleu de porcelaine

En la lueur d’une lune rousse.

 

Sur vos épaules la soie cinabre

D’une capuche capeline,

Que la lumière d’un candélabre,

Rend si fragiles et cristallines.

 

En les tréfonds, dessous l’abside,

Cette chandelle, là-bas dressée,

Dedans vos yeux si translucides

Semble vous dire, vous adresser.

 

Bien lentement vous approchez

En ce silence conventuel,

De cette flamme peu élochée,

Qui là ondoie, si sensuelle.

 

En votre ventre une émotion,

Comme un frisson, qui vous bouscule,

Sur ce chemin de la passion,

Où lent se pose un crépuscule.

 

Sur son pourtour sont des coulures,

Larmes opalines d'une bougie,

Perles de cire et cannelures,

D’une indolente hémorragie.

 

En oblation  belle mirande,

Cet ex-voto fruit du péché,

Pour vous ma sœur, ma révérende,

Qu’aucune foi peut empêcher.

 

Entre vos doigts, vos doigts serrés,

Ce cierge droit qui là s’écoule,

De larmes chaudes et incérées,

Figeant le temps qui se déroule.

 

Dessus vos mains si fines blanches,

De l’écoulement est le tracé,

Opalescence douce  qui s’épanche,

Qu'un ébranlement vient effacer.

 

Sont les secondes qui se débandent

Quand bien l’instant lui se poursuit,

Rompant l’office et son offrande,

En le couchant de ce jourd’hui.

 

Sur votre peau laquée de sève,

Parfum d’encens et de semence,

Quand des complies le chant s’élève,

Point n’est encore votre allégeance .

 

C’est en votre âme que s’est dite,

Dans votre chair, l’intime messe,

Larmes liliales inédites,

Perles de sève et de caresses.

 

 

(24/03/2012)

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 14:28

 

  

P1020019a.JPGBouteilles à la mer

Paroles au loin jetées,

Salées ou bien amères,

Lointaines rejetées.

 

Un murmure ou un cri

Emporté par le vent,

Un appel un récri,

Silencieux bien souvent.

 

Tous ces mots qui s’égarent,

Errant ici et là,

Tandis que les regards

Se cherchent en l’au-delà.

 

Que de larmes contenues,

De sanglots anonymes,

Complaintes détenues

Tristesses unanimes.

 

Quand les peines sont muettes,

Les chagrins méprisés,

Il n’est plus d’alouettes

Sur nos miroirs brisés.

 

La plaine immensité

De la mer équanime,

Océane cécité

En la houle qui l’anime.

 

Les voici qui se trainent

Qui s’échouent ou se noient,

Ces propos de nos peines

Ces paroles sans voie.

 

Point de son, point d’écho

En les vagues étouffés,

Mais de flous quiproquos,

Ceints de rires épouffés.

 

Comme des mouettes aphones,

Volatiles sans gosiers,

Nos suppliques atones

S’atténuent parésiées.

 

La lune se dessine

La marée s’en revient,

Puis son onde assassine,

Caresse et circonvient.

 

Naufragées solitaires,

Des tous abandonnées,

Nos plaintes gens sans terre,

Dérivent étonnées.

 

Pour elles point de salut

Ni de dunes de pardon,

Quand devers ces talus

Ne sont que des chardons.

(17/03/2012)

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 15:51
  (Attendre la 15ème seconde de musique)

 

caravane_de_dromadaires_dans_le_desert_370271.jpgLes dunes et le soleil,

Si fin et si fluant,

Le sable nonpareil,

S’étale s’écoulant.

 

Des méharis sans nombre,

La chaleur écrasante,

Caravane sans ombre

A l'allure indolente.

 

Plus de temps ni de vent,

La plaine immensité,

Nul après, nul avant,

L'instante cécité.

 

Déplis replis et vagues,

Le désert intissé,

En cette bure rêche et vague

Là séante et plissée.

 

Un ciel égal et pur,

L’infini que l’on voit,

Par devers la guipure

De cet air qui ondoie.

 

Silence sécheresse,

Coulures de silice,

Molles enfants des caresses

Sur les pentes se glissent.

 

En ce jour allongé

Par le temps alenti,

L’enfilade élongée

S’étale ralentie.

 

Des traces sur le sable,

Vestiges d’un mirage,

Se traînent inlassables

Ecrivant son image.

 

Un satin de lumière

Sur cet erg apposé,

Sableuse cordillère

Etrangement composée.

 

Touffeur ondulation,

Unique paysage,

L’étrange élévation

De dunes sans visage.

 

Les chaudes halenées,

D’un invisible souffle,

Semblant se promener

Sans que rien ne l’essouffle.

 

La lune et le soleil,

Si hauts et si brillants,

Dans ces cieux sans pareil

Asséchés et brûlants.

 

(11/03/2012)

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 18:55

J'ai envie de vous faire écouter un morceau de musique qui pour moi est un des plus beau que j'ai entendu, évidemment cette émotion que je lui doit procède de beaucoup de choses, elel est liée à certains événements de ma vie...Au départ cette musique m'était totalement étrangère, voire agression pou rmon oreille de profane...mais elle était celle que les copains écoutée! Et forcément pour être dans le temps il fallait donc ..écouter et aimer surtout ce truc...je fis tout comme...le jazz rock était pour moi à l'époque un monde froid et incompréhensible..mais je me targuais d'en être et dès que je le pouvais je faisais montre de ma culture...ce qui déroutait bon nombre d'autresconnaissances plus férues de cloclo, ou de rock pur et dur, ou alors disciples de Led Zeppelin ou Deep  Purple... et ma copine de l'époque dut se farcir cette épreuve initiatrice, brave Catherine tant aimée et si vite perdue...pas à cause de ce morceau n'ayez crainte..quoi que :-)

Bref, lorsque j'eus mon bac et que je fus inscrit à la fac il fallut m'installer dans ma petite chambre universitaire. Seul dans ce nouveau monde immense de la cité universitaire et si étroit de ma chambre je devais survivre notamment le soir lorsque le crépuscukle s'en venait! Alors j'écoutai l'unique bande de mon magnétophone sur laquelle étaient enregistrés quelques morceaux insignes de notre groupe de copains de la cité! Et ce fameux morceau que je vous propose d'écouter, en faisait partie et donc je me le passais chaque jour soir n'ayant rien d'autre à faire dans cette chambre sinistre (ensuite je fis des connaissances et vécus un peu plus)... peu à peu il devint plus abordable, moins abscons, puis  magique, riche d'émotion, puissant , pluriel, incroyable... et depuis je ne me lasse pas de l'écouter, et de faire renaître éternellement l'émotion, le frisson intérieur... J'aime le jazz rock...vraiment maintenant, et certains morceaux sont pour moi des oeuvres d'art dignes des plus grandes oeuvres musicales...Bon courage à vous, et  sachez qu'il faut ou faudra du temps pour apprécier cela...donnez à ce morceau  sa chance...celle de vous plaire :-) pardon pour les autres rétifs à jamais!

 

 
Si vous avez aimé, à tout le moins réussi à écouter jusqu'au bout voici un autre groupe et morceau de jazz rock qui laissa aussi son empreinte en mon âme et ma chair...
 
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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 13:41

Chapitre.1 du roman: La boite de Pandore (2001)

 

L’air avait des senteurs d’enfer et des couleurs d’apocalypse, la chaleur pesante de l’été altérait l’atmosphère et le vent tiède portait en lui les parfums de la guerre. La nuit venait à peine de tomber mais à son obscurité naissante se mêlaient les fumées et les vapeurs de cette violence qui avait envahi la cité. Ses pieds pendaient dans le vide et brandillaient d’avant en arrière machinalement, tandis qu’il regardait alentour lui les feux qui constellaient la pénombre et rembrunissaient encore plus le ciel par leurs épaisses et grasses exhalaisons. Des odeurs de gaz lacrymogènes mélangées de senteurs d’hydrocarbures lui parvenaient aux narines bien qu’il fût là haut, au dessus de l’infernale mêlée dont il était le créateur, l’ange noir inspirateur, l’Agamemnon des prodromes de cettefin du monde civilisé !

Le vent chaud du sud caressait son corps, et ces halenées de barbarie, que la brise portait jusqu’à lui, rassérénaient son âme anéantie et repue, mais aussi désormais apaisée ! Il contemplait la folie des autres, le discord des hommes ; il s’emplissait de cette dégoûtante bêtise dont ils faisaient montre pour peu que l’on leur en donnât l’occasion, que l’on allumât la juste mèche ! Partout des feux rongeaient, véhicules, poubelles, mobilier urbain, lumières bengalies dans la nuit des fous, destructions gratuites et profanatrices d’une fête païenne pour une fin du monde attendue. Les bruits et plaintes des sirènes tourbillonnaient portés par l’air brûlant de l’été qu’alimentait la chaleur des multiples bûchers, torchères qui s’élevaient en nombre grandissant. Sa peau noircie par la suie qui se déposait à chaque coup de vent dégoulinait d’une sueur épaisse, elle luisait à la lueur montante des foyers d’incendie qui s’imposaient maintenant à la nuit.

En bas, aux pieds des bâtiments on se battait, on ouvrait les portes fragiles de la haine aveugle, libérant ces désirs intenses et sans limites ; on se livrait à la folie en prétexte de vengeance et d’ordre, de part et d’autre plus rien ne pouvait retenir ! Chacun se voyait en pourfendeur de l’injustice, tous avaient le fondé prétexte, et ainsi, pouvaient vomir cette violence si uniquement humaine qui ne demandait qu’à sortir !

Il savourait en démiurge ce tableau qu’il n’avait osé espérer, cette horreur qu’il avait souvent crue possible tout en s’effrayant qu’un jour elle s’exprimât. Assis au bord de ce toit, sur cette barre de cité ghetto, il voyait ce que les hommes depuis toujours avaient redouté, cette peur que les anciens avait cachée dans les histoires et les contes, cette terreur que les dieux avaient emprisonnée et que lui, par esthétisme outré et dégoût profond, avait libérée. Il avait ouvert la boite de Pandore rien que pour voir, pour voir jusqu’où ils seraient capables d’aller ; avec quelles excuses ils brûleraient le monde et leur âme par là même !

Le vent brûlant halenait sa colère et la suie, les sirènes emplissaient la nuit, ses jambes allaient et venaient dans le vide tandis qu’il s’essuyait de l’avant bras régulièrement le visage. En bas chacun subissait les remous intimes du torrent de l’adrénaline, les muscles se raidissaient de peur ou de colère selon que l’on détruisait ou que l’on était détruit, les chamades cognaient dans les poitrines et les souffles rendaient les gorges acides et la salive amère. Comment en étaient ils arrivé là ? Comment la haine avait elle pu si facilement tomber le masque ?

Jean regardait la nuit et les fourmis en bas qui s’y débattaient, elles couraient et se mordaient, découpant la vie à grands coups de mandibules, elles avaient oublié la colonie et découvraient la violence individuelle qui ouvre grandes les portes de l’absurdité, cette folie délicieuse de la pulsion primale qui n’a aucune limite que celle du dégoût. Alors ils allaient se bâfrer jusqu’à plus faim de la peur et l’anéantissement de l’autre, de cette sensation de grandeur absolue, de cette frénésie des sens enivrés, tout au long de la nuit jusqu’à ce que le petit jour et la fatigue les ramèneraient chez eux repus et apaisés à peine !

La nuit était brûlante, habillé de canicule l’air s’enflammait des feux de la démence, l’été s’effaçait derrière les foyers de la destruction gratuite, Jean de là haut regardait la cité qui se consumait cherchant en lui comment tout cela avait pu surgir !

La cité dansait avec la mort, les âmes gambillaient dans la fumée des destructions voraces, on courait, on jetait, on pleurait et l’on criait ! C’était la musique des râles et des hurlements, pour un pas ivre avec la belle blafarde, on offrait son âme pour ce plaisir immédiat et animal, la fournaise décuplait les sens et la bave coulait dans l’ivresse dévastatrice. On dansait avec la mort sans savoir son dessein, on voyait le ciel dans le tourbillon des étoiles intérieures, on tranchait la nuit dans une valse guerrière, la camarde donnait grand bal et les prétendants faisaient montre d’impatience ! Tous s’unissaient sans le savoir dans cette farandole de la nuit du non retour, chacun se croyant le plus vrai dans la chorégraphie du mal ; tous oubliaient un instant que la raison les avait jusque là protégés d’eux-mêmes.

En face sur les vitres de l’immeuble tournoyaient multicolores et inquiétants les reflets des incendies ! La fin ne faisait que de commencer.

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 18:31

 

 (Lire à 45ème seconde)

Va et viens, claudicante,

Te voici, l'âme pénombre,

Sous de tristes hélianthes

Qui se fanent à l'ombre.

 

Chenille qui va l’amble,

Qui là-bas seule ondule,

S’ajoutent se ressemblent

Les allantes pendules.

 

Si longue serpentine,

Ci lente et mouvante,

Oblongue levantine

Qui s’étale mourante.

 

Noria des heures qui passent,

Futile duplicata,

Qui se suivent s’entrelacent,

Fragile marabunta.

 

Les bagnards vont au port,

Mais les îles sont lointaines,

L’idée noire s’incorpore

En la file incertaine.

 

Semelles et sabots

Qui cognent sur le sol,

L’aboiement des cabots,

Les arcades les consoles.

 

La foule et l’hallali,

Le serpent qui s’étire,

De l’insane est la lie

Qui ne peut s’assentir.

 

Longue est encore la route,

Le chemin douloureux,

Pour la chiourme en déroute

Pas de chiens langoureux.

 

Il pulse dans la tête,

Se heurte à l’horizon,

Cet écho qui entête,

Aheurtant la raison.

 

Quand le lien est la chaîne

Et l’instant pilori,

Par les jours qui s’enchaînent

Se décrie l’aporie.

 

Aux âmes déportées

Vanité du martyr,

Par les temps emportées

Leurs attentes s’étirent.

(08/03/2012)

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 19:49

Ecartant ses cuisses elle lui fit découvrir son con, cet antre humide et chaud de ce désir de lui. Baste des caresses pensa-t-il, il était temps de l'honorer et de la foutre, ce qu'elle prit et comprit avec étonnement et plaisir à la fois.

 

Elle ouvrit  entre jambe comme  elle avait pu précedemment ouvir son huis afin qu'il entre chez elle, car elle n'attendait que cela, sa visite... lui n'y tenant plus inroduit en son ventre ce désir qu'un sang  bouillant  avait gonflé et distendu à le presque déchirer. Elle  le reçu  dans un étonnement mêlé de plaisir.  

 

Il lui écarta les cuisses et vit sa chatte bien mouillée qui n'attendait plus que sa queue bien dure. Il l'enfila aussitôt car il ne voualit que cela la baiser profond! Quand elle sentit sa grosse bite dans sa chatte elle couina comme une salope qu'elle était!

 

Trois façons de dire la  même chose, et pourtant trois visions diférrentes! Trois ressentis différents... Qu'est ce que la pornographie... Je n'aurai pas la prétention de le dire, encore moins de la définir...Voilà j'avais envie de m'amuser avant le repas!

Cela me ramène au super article ( ils le sont tous magnifiques d'ailleurs les articles de son blog) d'Hécate sur un roman dont l'histoire se fait, se passe,  près de la Seine, cloaque à l'époque... faisant de l'insane du souillé un décor, un protagoniste de la narration... Je ne veux pas faire ce que j e ne sais pas faire, La magicienne le fait si bellement... mais la souillure a toujours repoussé et attiré à la fois...il n'est que de repenser aux riches et nobles s'encanaillant... à Sade  et autres  parangons du désir insane et  cruel... à la peur charnelle et atavique de l'église pour l'insanité et la sexualité dite non conforme... bref ce que l'on rejète et dénonce souvent en public, ou lors du premier contact...souvent participe de notre intimité ou procède aussi de  nos désirs et fantasmes...

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 14:04

 

 

Ecoute ! Entends la scansion de ceux qui arrivent du fin fond des âges ! Ecoute leurs pas, ce martèlement de la marabunta, la migration des êtres, des boiteux des culs de jatte et des ingambes, la migration des cons des salopards et tutti quanti ! Les voilà qui s'amènent, et la file s’allonge, jour après jour ! Un à une, ils, elles, s'ajoutent s'y adjoignent et s’additionnent, c’est sabbat mais  il n’y aura nibe à la synagogue, encore moins accroupette à la mosquée, et sûr qu'il y aura du rab d’hosties à l'heure d'la communion, quand l'autre  taré aura fini de faire joujou avec sa clochette et son pinard à deux balles !

Ils se traînent, la queue à l’air, en érection, et se la regardent réjouis, avec aux lèvres un sourire de benêt, tout en gardant bien les fesses serrées ! Au cas où!  Les gros, les maigres, les vicieux et les naïfs ! Toute l'engeance est là! Le défilé va, bat son plein, sapiens est à la fête, les maquereaux aux dents blanches  se suivent et se ressemblent, d’hier à aujourd’hui, et leurs putains ont beau accoucher leurs bâtards dans la colonne, la chenille avance ! C'est le branle bas de combat à tire larigot et la retraite  des empaffés !

Ecoute ! Entends le cri des chiards, des marmots, des petits de leur race, de ces futurs invertis de la raison et du bonheur, de ces primo-enculés de l'instant et des lendemains prometteurs, qui, encore attachés au placenta de leur matrones, gueulent à n’en pouvoir mais et réclament déjà pitance! C'est des enragés ces crevards! Il ne pensent simplement qu'à grailler, rien d'autre! Même sans ratiches! Tout le monde se suit et s’ensuit, s’essuie, l’un derrière l’autre, l’un après l’autre, l‘un contre l’autre, long défilé de monstres à la gueule de coin et de travers, des gentils aussi, du pareil au même, tous de la chienlit, du pus, de la gangrène ! Les catins d’autrefois et les putains de ce jour, aux cuisses ouvertes qui dévorent les dollars, les yens et les euros ! Tandis que les macs comptent et recomptent la thune en distribuant des taloches en vois-tu en voilà et des coups de bite à qui mieux mieux !  Dans la rue de la salope... l’humanité s’enfile !  A sec!

Ecoute ! Entend le bruit de la hache qui tournoie et qui taille, qui coupe, qui étête, à grands coups dans l’air, tournoyante, le bourreau est à l'oeuvre, fait son travail avec application  et savoir faire, avec soin, chacun son tour, pas de bousculade, le temps presse, il faut vider l’enfer ! Des vieux, des jeunes, des pédés, des hétéros, des travelos, des chafouins, des faux culs, des timides,  des frustrées,des bourgeois, des miteux , de celles qui retiennent leur descente d’organes, et des autres qui ont les couilles plus grosses que leur ventre !

Ecoute, chlakkk que ça fait quand il leur tranche le cou, les détronche ! Un bruit bref, cursif et merveilleux, qui envoie au loin leurs caboches d’enfoirés, de tordus, de pas net! Et le reste qui s'effondre sur place en gigotant! Avancez beaux messieurs et belles dames ! Avancez la maison ne fait pas crédit mais accepte tout le monde! Au suivant bordel ! On n’a pas que ça à faire ! Toute cette engeance y passera, vindju, tout le monde, pas d’exception à la règle, pas de favoritisme, pas d'entregent, personne n’a le blanc seing  immaculé!

Ecoute leurs pas de miséreux sur la terre durcie des âges, sur ce sol gorgé de sang et de larmes ! Entends la vermine qui rogne leurs entrailles et gargouille alors qu’ils sont encore vivants ! Putain la symphonie de merde ! Des borborygmes! On va leur fermer leur gueule à ces pourceaux, à ces musiciens du malheur, ces artistes de la souffrance, ces spécialistes des concerts de torture et de musique de chambre d’hôtel à bas prix ! Ca tranche ! Ca découpe, ça taillade, là où ça fait mal! D’un côté les corps qui s’agitent encore, comme  des canards sans tête, de l’autre les tronches étonnées qui écarquillent leurs yeux vitreux comme se demandant ce qui leur arrive !  Et tout ça bien en tas, trié et bien dégoulinant!

Regarde, mate le carnaval des trous du cul ! A poil ou en costume, en dentelle et tergal ! Viscose et visqueux, grande verg(u)e et petite bite, chatte velue et con  imberbe, coulant de sanie ou de sperme ! C'est ti pas beau ça!  On va tous leur raser le col, gratos, la dégauchisseuse est en marche ! Tout le monde y passe ! Bordel pas  de fayot, les anges, les démons, les vierges et les radasses, les incubes et les succubes, les  enculés, les enculeurs  et les pointeurs ! Assassins et victimes, innocents de mes deux et vrai(e)s coupables!  Même les ratons laveurs! On dessoude à froid ! Craccccc ! Un col qui pète, qui pisse le sang, une tête qui roule, impaire et passe! Rien ne va plus! Faites vos je!  Et une tête de crétin à ma droite ! Tranchée bien à ras, bien net ! Rien qui dépasse! On vous l'emballe!Qui n'en veut?

Ils ont beau pisser leur cerveau par l’urètre et chier leurs bons sentiments par le trou de balle, couiner comme des gorets en rut, râler, supplier: tous coupables, les bois de justice n'attendent pas ! La veuve a faim ! Pas âme qui vaille les circonstances atténuantes ! Exténuantes ! On va chicoter à tout va, trancher dans le vif ! Du noir au blanc, du jaune au rouge en passant par les camaïeux et les gris clairs! On va faire suer le burnous et faire pisser le rouge ! Chacun son tour comme à confesse, et pas  d’acte de contrition qui compte, attrition pour tout le monde bordel ! A-ttri-tion !

Ecoute la grande marche en avant ! Éntends la supplique des humains,  des sapiens,  des va nus pieds, des pisse vinaigre  du temps qui passe ! Ecoute la musique de leur pas cadencé ! Celle de leurs jérémiades et mea culpa ! Ils auront beau faire, dire, avouer, regretter, dénoncer, implorer, la hache a grand faim... tout le monde y passera !  On ratiboise gratuit aujourd'hui!

Et c’est dieu dans tout ça qui rigole, il se  poile  le Verbe ! Et à tous les temps! C’est jour d’inventaire de déballage et de grand ménage vindju ! On déstocke la marchandise et on compareles dates de péremption! On va passer la serpillière, la lance à incendie! Essorer le sang, la merde, les humeurs, le sperme et la mouille des chattes qui ont transpiré de plaisir ! Et pas question  de poubelle verte, jaune, ou je sais pas quoi! La voilà la chenille, elle se radine en oscillant, pas une tête qui dépasse, elle va l’amble comme un seul animal, un iule interminable et puant,  la route vers l’abattoir est longue, on chante, on chuinte dans la colonne ! On ondule ensemble, sublime défilé, c'est ti pas beau tout ça!  C'est ti pas beau!

Ca chie en marchant, ca pisse de partout, sa dégouline sur les cuisses et les jambes, maculant leurs varices et leur cellulite poilue; on évacue sa trouille et sa merde par où on peut, ça crache et transpire la sanie, l'odieux, et ça baise encore, pour dire de par perdre son temps et de se croire vivant!  C'est plus fort qu'eux, faut qu'ils se prouvent qu'ils sont toujours  des Hommes, des vrais de vrais!  Des tatoués de leur connerie insigne!

Ecoute la chanson du déluge, de la retraite finale, écoute les nénies du purgatoire! Ce soir tout sera vide, et de la bidoche bien fraîche on fera de l’engrais, du compost, pour les générations à venir, puis on recommencera le ménage, quand il n’y aura plus assez de place pour entasser tous ces cons  ces connasses et leur progéniture ! De toutes tailles et de toutes les couleurs !

On avance bordel! Faut pas ralentir la queue !

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 11:57

Lui:  La cinquantaine inspecteur dans une grande ville  quelque part, cité aux nuits insanes et interlopes où règne une faune désabusée et carnasière mutation d'un monde en perdition. Il  s'est mis à boire et fumer lorsque sa femme est entrée  dans un centre spécialisé après une méningite fourdroyante qui l'a laissée paralysée et inerte, imperméable aux autres, au réel... depuis il travaille la nuit, le jour, le plus possible, sans trop croire à ce rôle qu'il joue dans ce monde sans régles que celles de l'hypocrisie, simplement pour ne plu spenser à ce qu'était sa vie , avant, avant qu'il ne perde tout désir, tout envie d'aimer...

 

Elle:  sans âge réel, difficle à cerner, belle, belel d'un charme indicible, brune, élancée, aux formes suffisantes pour plaire et troubler m'importe quel homme, mai sen même temps d'une froideur qui  les poussent ces derniers à ne pas s'approcher, ne pas oser resentir un attrait qui pourtant les dévore. On n esait rien de sonpassé, ni de ce qu'elle fait, sinon qu'elle ne sort que la nuit attirée qu'elel est par le sbas fonds, les âmes à la dérive,  les impasses où s'embouquen les âmes perdues et carnivores. Pas de sentiment, pas de passé, pas d'avenir, un présent san svraie émotion, sans désir de l'autre, une promeneuse... un témoin des abysses... mystérieuse et indéfinissable, sinon par  des contraires...

 

Cet autre:  Un tueur en série, qui va naître de drecoupement, un type inconnu, invisible, qui surgit et  détruit,se délecte du mal qu'il fait de la peur qu'il inspire et entretient, nourrit... Un monstre en proie aux affres d'un passé à qui il veut régler son compte, tout en cherchant à ce qu'ilperdure car luipermet d'être et de survivre aux dépens de ses victimes qui connaisent l'horreur dans toute sa splendeur, dans toute l'absoluité de la souffrance.

 

Les autres: Tous ces gens nécessaires à un ehistoires qui apparaissent au fil de l'écriture, et  embellisent l atrame, le décor, la psychologie des personnages principaux, tous ce sseconds rôles bien plus qu enécessaire à une histoire...tous ces vendredi qui font que ronbinson devient un personnage magnifique, et son lhistoire autre chose que celel de la survie d'un naufragé solitaire...

 

L'histoire: Un prétexte à la renconte de ses trois égarés dans la nuit, chacun pour un cause différente, un erencontre qui révélera à chacun qui il est et peut être  leur donnera un esolution, une réponse à cette interrogation universelle: pourquoi vit-on, qui sommes-nous vraiment, et où va-t-on ainsi?

 

"Maintenant il suffit de l'écrire ce roman, et là je ne sais pas si j'en serai capab e et surtout si j'en aurai la force, la foce et l'envie suffisantes de le rendre désirable aux autres!"

 

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Published by Etsivousosiez
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