Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Recherche

Articles Récents

10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 13:41

Chapitre.1 du roman: La boite de Pandore (2001)

 

L’air avait des senteurs d’enfer et des couleurs d’apocalypse, la chaleur pesante de l’été altérait l’atmosphère et le vent tiède portait en lui les parfums de la guerre. La nuit venait à peine de tomber mais à son obscurité naissante se mêlaient les fumées et les vapeurs de cette violence qui avait envahi la cité. Ses pieds pendaient dans le vide et brandillaient d’avant en arrière machinalement, tandis qu’il regardait alentour lui les feux qui constellaient la pénombre et rembrunissaient encore plus le ciel par leurs épaisses et grasses exhalaisons. Des odeurs de gaz lacrymogènes mélangées de senteurs d’hydrocarbures lui parvenaient aux narines bien qu’il fût là haut, au dessus de l’infernale mêlée dont il était le créateur, l’ange noir inspirateur, l’Agamemnon des prodromes de cettefin du monde civilisé !

Le vent chaud du sud caressait son corps, et ces halenées de barbarie, que la brise portait jusqu’à lui, rassérénaient son âme anéantie et repue, mais aussi désormais apaisée ! Il contemplait la folie des autres, le discord des hommes ; il s’emplissait de cette dégoûtante bêtise dont ils faisaient montre pour peu que l’on leur en donnât l’occasion, que l’on allumât la juste mèche ! Partout des feux rongeaient, véhicules, poubelles, mobilier urbain, lumières bengalies dans la nuit des fous, destructions gratuites et profanatrices d’une fête païenne pour une fin du monde attendue. Les bruits et plaintes des sirènes tourbillonnaient portés par l’air brûlant de l’été qu’alimentait la chaleur des multiples bûchers, torchères qui s’élevaient en nombre grandissant. Sa peau noircie par la suie qui se déposait à chaque coup de vent dégoulinait d’une sueur épaisse, elle luisait à la lueur montante des foyers d’incendie qui s’imposaient maintenant à la nuit.

En bas, aux pieds des bâtiments on se battait, on ouvrait les portes fragiles de la haine aveugle, libérant ces désirs intenses et sans limites ; on se livrait à la folie en prétexte de vengeance et d’ordre, de part et d’autre plus rien ne pouvait retenir ! Chacun se voyait en pourfendeur de l’injustice, tous avaient le fondé prétexte, et ainsi, pouvaient vomir cette violence si uniquement humaine qui ne demandait qu’à sortir !

Il savourait en démiurge ce tableau qu’il n’avait osé espérer, cette horreur qu’il avait souvent crue possible tout en s’effrayant qu’un jour elle s’exprimât. Assis au bord de ce toit, sur cette barre de cité ghetto, il voyait ce que les hommes depuis toujours avaient redouté, cette peur que les anciens avait cachée dans les histoires et les contes, cette terreur que les dieux avaient emprisonnée et que lui, par esthétisme outré et dégoût profond, avait libérée. Il avait ouvert la boite de Pandore rien que pour voir, pour voir jusqu’où ils seraient capables d’aller ; avec quelles excuses ils brûleraient le monde et leur âme par là même !

Le vent brûlant halenait sa colère et la suie, les sirènes emplissaient la nuit, ses jambes allaient et venaient dans le vide tandis qu’il s’essuyait de l’avant bras régulièrement le visage. En bas chacun subissait les remous intimes du torrent de l’adrénaline, les muscles se raidissaient de peur ou de colère selon que l’on détruisait ou que l’on était détruit, les chamades cognaient dans les poitrines et les souffles rendaient les gorges acides et la salive amère. Comment en étaient ils arrivé là ? Comment la haine avait elle pu si facilement tomber le masque ?

Jean regardait la nuit et les fourmis en bas qui s’y débattaient, elles couraient et se mordaient, découpant la vie à grands coups de mandibules, elles avaient oublié la colonie et découvraient la violence individuelle qui ouvre grandes les portes de l’absurdité, cette folie délicieuse de la pulsion primale qui n’a aucune limite que celle du dégoût. Alors ils allaient se bâfrer jusqu’à plus faim de la peur et l’anéantissement de l’autre, de cette sensation de grandeur absolue, de cette frénésie des sens enivrés, tout au long de la nuit jusqu’à ce que le petit jour et la fatigue les ramèneraient chez eux repus et apaisés à peine !

La nuit était brûlante, habillé de canicule l’air s’enflammait des feux de la démence, l’été s’effaçait derrière les foyers de la destruction gratuite, Jean de là haut regardait la cité qui se consumait cherchant en lui comment tout cela avait pu surgir !

La cité dansait avec la mort, les âmes gambillaient dans la fumée des destructions voraces, on courait, on jetait, on pleurait et l’on criait ! C’était la musique des râles et des hurlements, pour un pas ivre avec la belle blafarde, on offrait son âme pour ce plaisir immédiat et animal, la fournaise décuplait les sens et la bave coulait dans l’ivresse dévastatrice. On dansait avec la mort sans savoir son dessein, on voyait le ciel dans le tourbillon des étoiles intérieures, on tranchait la nuit dans une valse guerrière, la camarde donnait grand bal et les prétendants faisaient montre d’impatience ! Tous s’unissaient sans le savoir dans cette farandole de la nuit du non retour, chacun se croyant le plus vrai dans la chorégraphie du mal ; tous oubliaient un instant que la raison les avait jusque là protégés d’eux-mêmes.

En face sur les vitres de l’immeuble tournoyaient multicolores et inquiétants les reflets des incendies ! La fin ne faisait que de commencer.

Repost 0
Published by Etsivousosiez
commenter cet article
8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 18:31

 

 (Lire à 45ème seconde)

Va et viens, claudicante,

Te voici, l'âme pénombre,

Sous de tristes hélianthes

Qui se fanent à l'ombre.

 

Chenille qui va l’amble,

Qui là-bas seule ondule,

S’ajoutent se ressemblent

Les allantes pendules.

 

Si longue serpentine,

Ci lente et mouvante,

Oblongue levantine

Qui s’étale mourante.

 

Noria des heures qui passent,

Futile duplicata,

Qui se suivent s’entrelacent,

Fragile marabunta.

 

Les bagnards vont au port,

Mais les îles sont lointaines,

L’idée noire s’incorpore

En la file incertaine.

 

Semelles et sabots

Qui cognent sur le sol,

L’aboiement des cabots,

Les arcades les consoles.

 

La foule et l’hallali,

Le serpent qui s’étire,

De l’insane est la lie

Qui ne peut s’assentir.

 

Longue est encore la route,

Le chemin douloureux,

Pour la chiourme en déroute

Pas de chiens langoureux.

 

Il pulse dans la tête,

Se heurte à l’horizon,

Cet écho qui entête,

Aheurtant la raison.

 

Quand le lien est la chaîne

Et l’instant pilori,

Par les jours qui s’enchaînent

Se décrie l’aporie.

 

Aux âmes déportées

Vanité du martyr,

Par les temps emportées

Leurs attentes s’étirent.

(08/03/2012)

Repost 0
Published by Etsivousosiez - dans Poèmes
commenter cet article
4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 19:49

Ecartant ses cuisses elle lui fit découvrir son con, cet antre humide et chaud de ce désir de lui. Baste des caresses pensa-t-il, il était temps de l'honorer et de la foutre, ce qu'elle prit et comprit avec étonnement et plaisir à la fois.

 

Elle ouvrit  entre jambe comme  elle avait pu précedemment ouvir son huis afin qu'il entre chez elle, car elle n'attendait que cela, sa visite... lui n'y tenant plus inroduit en son ventre ce désir qu'un sang  bouillant  avait gonflé et distendu à le presque déchirer. Elle  le reçu  dans un étonnement mêlé de plaisir.  

 

Il lui écarta les cuisses et vit sa chatte bien mouillée qui n'attendait plus que sa queue bien dure. Il l'enfila aussitôt car il ne voualit que cela la baiser profond! Quand elle sentit sa grosse bite dans sa chatte elle couina comme une salope qu'elle était!

 

Trois façons de dire la  même chose, et pourtant trois visions diférrentes! Trois ressentis différents... Qu'est ce que la pornographie... Je n'aurai pas la prétention de le dire, encore moins de la définir...Voilà j'avais envie de m'amuser avant le repas!

Cela me ramène au super article ( ils le sont tous magnifiques d'ailleurs les articles de son blog) d'Hécate sur un roman dont l'histoire se fait, se passe,  près de la Seine, cloaque à l'époque... faisant de l'insane du souillé un décor, un protagoniste de la narration... Je ne veux pas faire ce que j e ne sais pas faire, La magicienne le fait si bellement... mais la souillure a toujours repoussé et attiré à la fois...il n'est que de repenser aux riches et nobles s'encanaillant... à Sade  et autres  parangons du désir insane et  cruel... à la peur charnelle et atavique de l'église pour l'insanité et la sexualité dite non conforme... bref ce que l'on rejète et dénonce souvent en public, ou lors du premier contact...souvent participe de notre intimité ou procède aussi de  nos désirs et fantasmes...

Repost 0
Published by Etsivousosiez
commenter cet article
1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 14:04

 

 

Ecoute ! Entends la scansion de ceux qui arrivent du fin fond des âges ! Ecoute leurs pas, ce martèlement de la marabunta, la migration des êtres, des boiteux des culs de jatte et des ingambes, la migration des cons des salopards et tutti quanti ! Les voilà qui s'amènent, et la file s’allonge, jour après jour ! Un à une, ils, elles, s'ajoutent s'y adjoignent et s’additionnent, c’est sabbat mais  il n’y aura nibe à la synagogue, encore moins accroupette à la mosquée, et sûr qu'il y aura du rab d’hosties à l'heure d'la communion, quand l'autre  taré aura fini de faire joujou avec sa clochette et son pinard à deux balles !

Ils se traînent, la queue à l’air, en érection, et se la regardent réjouis, avec aux lèvres un sourire de benêt, tout en gardant bien les fesses serrées ! Au cas où!  Les gros, les maigres, les vicieux et les naïfs ! Toute l'engeance est là! Le défilé va, bat son plein, sapiens est à la fête, les maquereaux aux dents blanches  se suivent et se ressemblent, d’hier à aujourd’hui, et leurs putains ont beau accoucher leurs bâtards dans la colonne, la chenille avance ! C'est le branle bas de combat à tire larigot et la retraite  des empaffés !

Ecoute ! Entends le cri des chiards, des marmots, des petits de leur race, de ces futurs invertis de la raison et du bonheur, de ces primo-enculés de l'instant et des lendemains prometteurs, qui, encore attachés au placenta de leur matrones, gueulent à n’en pouvoir mais et réclament déjà pitance! C'est des enragés ces crevards! Il ne pensent simplement qu'à grailler, rien d'autre! Même sans ratiches! Tout le monde se suit et s’ensuit, s’essuie, l’un derrière l’autre, l’un après l’autre, l‘un contre l’autre, long défilé de monstres à la gueule de coin et de travers, des gentils aussi, du pareil au même, tous de la chienlit, du pus, de la gangrène ! Les catins d’autrefois et les putains de ce jour, aux cuisses ouvertes qui dévorent les dollars, les yens et les euros ! Tandis que les macs comptent et recomptent la thune en distribuant des taloches en vois-tu en voilà et des coups de bite à qui mieux mieux !  Dans la rue de la salope... l’humanité s’enfile !  A sec!

Ecoute ! Entend le bruit de la hache qui tournoie et qui taille, qui coupe, qui étête, à grands coups dans l’air, tournoyante, le bourreau est à l'oeuvre, fait son travail avec application  et savoir faire, avec soin, chacun son tour, pas de bousculade, le temps presse, il faut vider l’enfer ! Des vieux, des jeunes, des pédés, des hétéros, des travelos, des chafouins, des faux culs, des timides,  des frustrées,des bourgeois, des miteux , de celles qui retiennent leur descente d’organes, et des autres qui ont les couilles plus grosses que leur ventre !

Ecoute, chlakkk que ça fait quand il leur tranche le cou, les détronche ! Un bruit bref, cursif et merveilleux, qui envoie au loin leurs caboches d’enfoirés, de tordus, de pas net! Et le reste qui s'effondre sur place en gigotant! Avancez beaux messieurs et belles dames ! Avancez la maison ne fait pas crédit mais accepte tout le monde! Au suivant bordel ! On n’a pas que ça à faire ! Toute cette engeance y passera, vindju, tout le monde, pas d’exception à la règle, pas de favoritisme, pas d'entregent, personne n’a le blanc seing  immaculé!

Ecoute leurs pas de miséreux sur la terre durcie des âges, sur ce sol gorgé de sang et de larmes ! Entends la vermine qui rogne leurs entrailles et gargouille alors qu’ils sont encore vivants ! Putain la symphonie de merde ! Des borborygmes! On va leur fermer leur gueule à ces pourceaux, à ces musiciens du malheur, ces artistes de la souffrance, ces spécialistes des concerts de torture et de musique de chambre d’hôtel à bas prix ! Ca tranche ! Ca découpe, ça taillade, là où ça fait mal! D’un côté les corps qui s’agitent encore, comme  des canards sans tête, de l’autre les tronches étonnées qui écarquillent leurs yeux vitreux comme se demandant ce qui leur arrive !  Et tout ça bien en tas, trié et bien dégoulinant!

Regarde, mate le carnaval des trous du cul ! A poil ou en costume, en dentelle et tergal ! Viscose et visqueux, grande verg(u)e et petite bite, chatte velue et con  imberbe, coulant de sanie ou de sperme ! C'est ti pas beau ça!  On va tous leur raser le col, gratos, la dégauchisseuse est en marche ! Tout le monde y passe ! Bordel pas  de fayot, les anges, les démons, les vierges et les radasses, les incubes et les succubes, les  enculés, les enculeurs  et les pointeurs ! Assassins et victimes, innocents de mes deux et vrai(e)s coupables!  Même les ratons laveurs! On dessoude à froid ! Craccccc ! Un col qui pète, qui pisse le sang, une tête qui roule, impaire et passe! Rien ne va plus! Faites vos je!  Et une tête de crétin à ma droite ! Tranchée bien à ras, bien net ! Rien qui dépasse! On vous l'emballe!Qui n'en veut?

Ils ont beau pisser leur cerveau par l’urètre et chier leurs bons sentiments par le trou de balle, couiner comme des gorets en rut, râler, supplier: tous coupables, les bois de justice n'attendent pas ! La veuve a faim ! Pas âme qui vaille les circonstances atténuantes ! Exténuantes ! On va chicoter à tout va, trancher dans le vif ! Du noir au blanc, du jaune au rouge en passant par les camaïeux et les gris clairs! On va faire suer le burnous et faire pisser le rouge ! Chacun son tour comme à confesse, et pas  d’acte de contrition qui compte, attrition pour tout le monde bordel ! A-ttri-tion !

Ecoute la grande marche en avant ! Éntends la supplique des humains,  des sapiens,  des va nus pieds, des pisse vinaigre  du temps qui passe ! Ecoute la musique de leur pas cadencé ! Celle de leurs jérémiades et mea culpa ! Ils auront beau faire, dire, avouer, regretter, dénoncer, implorer, la hache a grand faim... tout le monde y passera !  On ratiboise gratuit aujourd'hui!

Et c’est dieu dans tout ça qui rigole, il se  poile  le Verbe ! Et à tous les temps! C’est jour d’inventaire de déballage et de grand ménage vindju ! On déstocke la marchandise et on compareles dates de péremption! On va passer la serpillière, la lance à incendie! Essorer le sang, la merde, les humeurs, le sperme et la mouille des chattes qui ont transpiré de plaisir ! Et pas question  de poubelle verte, jaune, ou je sais pas quoi! La voilà la chenille, elle se radine en oscillant, pas une tête qui dépasse, elle va l’amble comme un seul animal, un iule interminable et puant,  la route vers l’abattoir est longue, on chante, on chuinte dans la colonne ! On ondule ensemble, sublime défilé, c'est ti pas beau tout ça!  C'est ti pas beau!

Ca chie en marchant, ca pisse de partout, sa dégouline sur les cuisses et les jambes, maculant leurs varices et leur cellulite poilue; on évacue sa trouille et sa merde par où on peut, ça crache et transpire la sanie, l'odieux, et ça baise encore, pour dire de par perdre son temps et de se croire vivant!  C'est plus fort qu'eux, faut qu'ils se prouvent qu'ils sont toujours  des Hommes, des vrais de vrais!  Des tatoués de leur connerie insigne!

Ecoute la chanson du déluge, de la retraite finale, écoute les nénies du purgatoire! Ce soir tout sera vide, et de la bidoche bien fraîche on fera de l’engrais, du compost, pour les générations à venir, puis on recommencera le ménage, quand il n’y aura plus assez de place pour entasser tous ces cons  ces connasses et leur progéniture ! De toutes tailles et de toutes les couleurs !

On avance bordel! Faut pas ralentir la queue !

Repost 0
Published by Etsivousosiez
commenter cet article
1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 11:57

Lui:  La cinquantaine inspecteur dans une grande ville  quelque part, cité aux nuits insanes et interlopes où règne une faune désabusée et carnasière mutation d'un monde en perdition. Il  s'est mis à boire et fumer lorsque sa femme est entrée  dans un centre spécialisé après une méningite fourdroyante qui l'a laissée paralysée et inerte, imperméable aux autres, au réel... depuis il travaille la nuit, le jour, le plus possible, sans trop croire à ce rôle qu'il joue dans ce monde sans régles que celles de l'hypocrisie, simplement pour ne plu spenser à ce qu'était sa vie , avant, avant qu'il ne perde tout désir, tout envie d'aimer...

 

Elle:  sans âge réel, difficle à cerner, belle, belel d'un charme indicible, brune, élancée, aux formes suffisantes pour plaire et troubler m'importe quel homme, mai sen même temps d'une froideur qui  les poussent ces derniers à ne pas s'approcher, ne pas oser resentir un attrait qui pourtant les dévore. On n esait rien de sonpassé, ni de ce qu'elle fait, sinon qu'elle ne sort que la nuit attirée qu'elel est par le sbas fonds, les âmes à la dérive,  les impasses où s'embouquen les âmes perdues et carnivores. Pas de sentiment, pas de passé, pas d'avenir, un présent san svraie émotion, sans désir de l'autre, une promeneuse... un témoin des abysses... mystérieuse et indéfinissable, sinon par  des contraires...

 

Cet autre:  Un tueur en série, qui va naître de drecoupement, un type inconnu, invisible, qui surgit et  détruit,se délecte du mal qu'il fait de la peur qu'il inspire et entretient, nourrit... Un monstre en proie aux affres d'un passé à qui il veut régler son compte, tout en cherchant à ce qu'ilperdure car luipermet d'être et de survivre aux dépens de ses victimes qui connaisent l'horreur dans toute sa splendeur, dans toute l'absoluité de la souffrance.

 

Les autres: Tous ces gens nécessaires à un ehistoires qui apparaissent au fil de l'écriture, et  embellisent l atrame, le décor, la psychologie des personnages principaux, tous ce sseconds rôles bien plus qu enécessaire à une histoire...tous ces vendredi qui font que ronbinson devient un personnage magnifique, et son lhistoire autre chose que celel de la survie d'un naufragé solitaire...

 

L'histoire: Un prétexte à la renconte de ses trois égarés dans la nuit, chacun pour un cause différente, un erencontre qui révélera à chacun qui il est et peut être  leur donnera un esolution, une réponse à cette interrogation universelle: pourquoi vit-on, qui sommes-nous vraiment, et où va-t-on ainsi?

 

"Maintenant il suffit de l'écrire ce roman, et là je ne sais pas si j'en serai capab e et surtout si j'en aurai la force, la foce et l'envie suffisantes de le rendre désirable aux autres!"

 

Repost 0
Published by Etsivousosiez
commenter cet article
27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 16:43

Je n’avais ni fleurs ni chocolats,

D’ailleurs je ne suis pas venu,

Et puis lachambre était vide,

Elle était bien malade je crois.

 

Il avait beaucoup plu ce jour là,

Canicule sous ce grand soleil brûlant,

Un samedi bisextile de décembre,

Jour de crêpes et de carnaval.

 

L’hôpital était fermé, évidemment,

Les gens allaient et venaient sur le quai,

Il était tôt pour un jour désert et férié,

Alors que minuit venait de sonner à peine.

 

Les fleurs que je n’avais pas,

Sentaient si bon l’éther et le camphre,

Dans cette belle boite de chocolats,

Poudre de cacao et lécithines de soja.

 

Elle n’était pas  dans la chambre 23,

Au deuxième, à gauche du rez de chaussée,

Pneumologie, ouvert à toute heure,

Service du professeur Machin and Co.

 

Ce n’était pas l’heure des visites,

Il y avait du monde dans la salle d’attente,

Plus encore  au bloc opératoire,

Je n’ai pas trouvé de journal pour patienter.

 

La panseuse me demanda le scalpel,

Un petit garçon efféminé pleurait,

Le facteur posa le courrier sur le champ,

Le patient ne l’était plus trop .

 

Il y avait du sang dans les gouttières,

Forcément avec ce violent orage,

L’anesthésiste remonta son pantalon,

Il rentrerait bredouille ce soir.

 

Je ne frappai pas à la porte fenêtre,

Puis voyant arriver le bus je sortis,

On venait d’amener le cœur dans de la glace,

D’ailleurs, elle préférait les rillettes,

 

Demain on sera presque mardi et des poussières,

Bien sûr il fera jour, parait-il d'après le journal!

Ne lui reste que quelques heuresçà et là à vivre,

Elle a refusé de fumer son dernier hareng .

 

Je reviendrai quand je ne pourrai pas,

Ca fait toujours plaisir tous ces retards,

Les malades sont de bons morts-vivants,

Vraiment j’ai bien aimé cet enterrement.

Repost 0
Published by Etsivousosiez - dans Poèmes
commenter cet article
26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 19:19

Attention, ce poème est "pornographique", du moins c'est ce que dirait d'aucuns après l'avoir lu... je le mets donc  à votre disposition si vous m'en faites la demande...il ne reflète pas le contenu de ce blog évidemment... N'hésitez pas  à laisser vos commentaires ensuite.

 

 anais2-600x450-crop.jpg









































































Repost 0
Published by Etsivousosiez - dans Poèmes
commenter cet article
20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 16:14

 

Mot après mot, je touche le clavier,

Tel un pianiste caressant le sien,

Me tais, le temps d’un rubato convié,

Le doigt en l’air, suspendu musicien.

 

L’étant, en l’instant qui passe et s’arrête,

De remous, calmes plats et tourbillons,

Quand sur les rives, seuls, les amants s’apprêtent,

A franchir, l’invisible portillon.

 

Là, sous le pont se repasse la cène,

L’instant du partage, l’étang d’un mensonge,

Quand sous cette arche les caresses obscènes,

Lentes se dessinent, douces se prolongent.

 

Pâles sont les eaux de la rivière qui coule,

Tandis que le temps semble s’arrêter,

Pour des amours si lointaines qui s’écoulent,

Les souvenirs consentent à s’apprêter.

 

Touche après touche, des mots la partition,

Qui s’accordent, se relient, puis se séparent,

S’évitent ou se choisissent par l’élection,

D’une prosodie dont chacun d’eux s’empare.

 

En l’onde imaginaire passant sous ce pont,

Sont les reflets de ce qui n’eut pas lieu,

La réflexion de vos mutins jupons,

Tout comme l’opale si profonde de vos yeux.

 

Onde serpentine entre ces deux rives,

S’approchant et s’éloignant toutefois,

Ivre bateau, en sa lente dérive,

Seul emporté par les eaux d’autrefois.

 

Les paroles s'oublient, les écrits demeurent,

Ne se baignant qu’une fois dans la même eau,

Les jours s’en vont, comme s’éloignent les heures,

Coule la scène, sous le pont Mirabeau.

(20/02/2012)

Repost 0
Published by Etsivousosiez - dans Poèmes
commenter cet article
19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 14:54

 

 

C’est une aube figée dans sa nuit qui se traine,

Un matin qui attend ce soleil inascible,

Matineux crépuscule de la brune qui l’entraine,

Le rendant chaque jour ainsi plus irascible.

 

Dans ce temps qui passe, ne sont que contrefaçons,

N’étant point de lumière sinon celle qui lui ment,

Qui copie ses manières, lui montrant sans façon,

Ce faux jour qui adhère laissant croire l’écoulement.

 

Quand bien même il vieillit, il n’est que la demeure,

Cette avance controuvée d’un surplace qui se grime,

En ces heures envieillies qui renaissent et se meurent,

Se lamentent et se suivent les instants anonymes.

 

Là, sise en son espoir, une différente aurore,

Aux éclats de rosée d’un soleil rougeoyant,

Décrivant dans le ciel orangé sémaphore,

Le tracé, le dessin d’un destin foudroyant.

 

Combien furent ces matins, ces levers faux-semblants ?

Où s’enchaînait le temps, où s’enchaînait la vie,

Ces longs jours incertains si fades et ressemblants,

Dépourvus tout autant, tout autant de l’envie.

 

La vanité des choses, la vanité des êtres,

L’une et l’autre les saisons, aux heures indécises,

L’attente qui se forlonge et ressemble paraître,

En cette aube espérée, qui bien peu se précise.

 

Elle est là il le sent, indicible et confuse,

Par devers un regard, ou alors quelques mots,

Qui méfiante telle une femme, tout d’abord se refuse,

Pour ensuite se donner, sans qu’importent ses maux.

 

Entre chien et loup dedans la nuit qui s’étire,

Un matin qui attend, depuis l’aube naguère,

Un si vieux crépuscule que la brune s’attire,

Le rendant chaque jour, si simplement vulgaire.

 

Quelques notes, des silences, les touches d’un clavier,

En ce dimanche d’hiver, la courte après midi,

Du lendemain l’angoisse, impossible à obvier,

Prégnante et si pesante, l’attente d'un lundi.

(19/02/2012)

Repost 0
Published by Etsivousosiez - dans Poèmes
commenter cet article
12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 09:34

uvij3rny.jpgJ’aimerais vous voir marcher, si belle atournée,

Mais aussi vos yeux découvrir, prendre le temps,

Errante en la rue, puis vers moi vous retourner,

Si brune et Catalane, aux pas non hésitants.

 

M’approcher de vous, me rapprocher au plus près,

Et là, me perdre en l'obscur de votre regard,

Ne plus savoir l’avant, ne plus vouloir l’après,

N’être que dans l’instant qui s’enivre et s’égare.

 

Découvrir de vos lèvres empourprées et brillantes,

Le signe d’un étonnement, de votre hésitation,

La stupeur fugace en vos prunelles défiantes,

D’une arrogance méfiante pour cette invitation.

 

Marcher en retrait afin de vous admirer,

Pour contempler dans la foule, votre silhouette,

Cette féminité, en les regards se mirer,

Comme en ce beau miroir, s’admirent les alouettes.

 

Vous suivre et vous aimer, comme on aime silencieux,

Ne rien vous dire ni demander, vous découvrir,

Des yeux vous suivre, telle une étoile en les cieux,

Chalande et vive que des ombrages viennent recouvrir.

 

J’aimerais vous rejoindre en cette rue obombrée,

En ce passage sombre abrité où nul ne passe,

Puis là vous enlacer en me laissant sombrer,

Car enivré de vos lèvres en cette fausse impasse.

 

Laisser glisser mes mains le long de votre corps,

Par-dessous le tissu de ce fermé manteau,

Me plaquer contre vous comme on plaque un accord,

Vous étreindre comme la pièce est étreinte par l’étau.

 

Malhabile vous aimer dans la froidure du soir,

Caresser vos cheveux, dévorer votre bouche,

Puis me glisser en vous à la faveur du noir,

Fière, rétive berbère, abandonnée manouche.

 

Respirer vos soupirs, m’abreuver de vos cris,

En un unique regard lier mes yeux aux vôtres,

Aller si loin en vous nonobstant le décri,

Le décri de ces morales si lointaines des nôtres.

 

Rester ainsi sans bouger ni rien se dire,

Chimère dans la nuit, complices dans la chair,

Nous regarder sans la cesse, à n’en plus finir,

Liés tous deux en l’obscur d’une porte cochère.

Repost 0
Published by Etsivousosiez - dans Poèmes
commenter cet article