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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 16:19

PhotoFunia-4c674e.jpg 

(01/10/11)

Une place et ses lampions,

Le ciel en contrepoint,

La nuit telle un bâillon,

Le jour ne se tait point.

 

Décor sur l’horizon,

Perspective cavalière,

Les grues, leurs cargaisons,

L'ancienne poudrière.

 

Le ciel étale et bat

Sa plaine démesure,

Dessus son contrebas

Les nues sont sa mesure.

 

Au loin s’étend la mer,

Se mêle au crépuscule,

Ses ondes éphémères

Se suivent et se bousculent.

 

Reflets des lampadaires

Sur le miroir de l’eau,

La moire récipiendaire

De ce méli-mélo.

 

Petite femme légère

Dedans sa robe noire,

Sur la place étrangère,

A la tombée du soir.

 

Elle marche, et puis s’arrête,

Comme pour prendre la pose,

Sortant une cigarette,

S’étonnant de la chose.

 

Une femme, un enfant,

Chimère et plus encore,

Ce dessin triomphant,

Qu’est l’épure de son corps.

 

Ballerine de la nuit,

Danseuse crépusculaire,

Que la pénombre fuit

Au pied des réverbères.

 

Elle parle et puis sourit,

Provocante et rieuse,

Petit rat qui s’enfuit,

Etoile mystérieuse.

 

La voici qui repart,

Sur ce parvis de gré,

Dessus les vieux remparts

La lune s'en vient migrer.

 

En la brune équanime,

Son ombre se confond,

Synonyme anonyme,

S'y anime et s’y fond.

 

 

La place et ses lampions,

Le ciel est son pourpoint,

La nuit sombre haillon,

Posé sur son tiers-point.

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 20:40

PhotoFunia-f9564-copie-1.jpgCapelages et gréements,

Le pont, les voiles, les mats,

En l’attente du vent,

Qui loin l’emmènera.

 

Sabords et bastingage,

Le roulis et la houle,

Dans le port elle s’engage,

La marée qui déroule.

 

Moulinent les cabestans

Et s’enroulent les drisses,

Car quand arrive le temps

Elles s’étarquent et se hissent.

 

Il glissera sur l’onde,

Silencieux émouvant,

Vaisseau d’un nouveau monde

Emporté par l’évent.

 

Enfin le souffle adonne

Lui ouvrant cette route,

Confiant s’y abandonne,

Capitaine et sans doute.

 

Il s’embouque et s’en va,

Comme un oiseau s’envole,

Saint Domingue ou java,

La bourlingue d’Eole.

 

La misaine se hisse,

Mantille sur l’azur,

Elle, se tient à la lisse,

Du vide l’embrasure.

 

Chevelure dans le vent,

Les pupilles océanes,

Sirène dorénavant,

Dansante sévillane.

 

Les embruns le soleil,

Sur sa peau, sur ses lèvres,

En parure de vermeil

A la nacre de fièvre.

 

Elle part, sans un regard,

Le laissant sur la grève,

Tout semble bien trop tard,

C’est ailleurs qu’est le rêve.

 

S’éloigne le navire

Hirondelle des mers,

Sur l’onde qui chavire,

Goélette et chimère.

 

(29/09/2011)

 

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 11:25

 

 

Comme un point immobile,

 Infime et si ténu,

Sur ce lointain labile,

Y semble retenu.

 

Posé sur le couchant

Obscur grain de beauté,

A peine se détachant,

De l’onde abricotée.

 

Parti sans prévenir,

Porté par la marée,

En l’instant à-venir,

Parait s’être amarré.

 

Sur le sable durci,

L’écume mousse puis se pose,

Cherchant le raccourci,

Les vagues la déposent.

 

Lente, la brune s’en vient,

Lors dévoile son ombre,

De ce lent va et vient,

Elle efface l’encombre.

 

Il semble ne point bouger,

Par les reflets enceint,

De la lune engagée,

Engageant son dessein.

 

Là-bas est son destin,

A l'ailleurs se destine,

Sans même clandestin,

Sur le pont qui festine.

 

La chevelure au vent,

Et l’étrave qui tranche,

S’éloigne du levant,

L’étrange dame blanche.

 

L’azur est en ses yeux

Quand bien même la nuit,

S'y fondant sans adieu,

Sans adieu elle s’enfuit.

 

Reviendra-t-il un jour,

Toutes voiles dehors,

A la tombée du jour,

En l’approche du port ?   

 

 

  (27/09/2011)

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 17:16

 

commencer à lire au son du Duduk (21sec)

 

Quand les mots se perdent et s’égarent,

Se dérobant à la mémoire,

Errant seuls, perdus et hagards,

Comme toutes ces bêtes à l’abattoir.

 

Quand les paroles ne résonnent plus,

Se taisent, aphones et silencieuses,

Que leur écho ne s’entend plus,

Musique muette mystérieuse.

 

Quand la vie, là, semble se taire,

Ne plus rien dire et s’écouler,

Sous la férule du magister,

De ce silence à écouter.

 

Quand les murmures sont inaudibles,

Si loin déjà dans le passé,

Qu’ils ne sont plus inamissibles,

Par l’évidence sont effacés.

 

Quand la douleur se fait un cri,

Catilinaire, prosopopée,

Blasphématoire par le décri,

Du souvenir qu’elle vient happer.

 

Quand dans la nuit le jour se cache,

Comme pour gémir à l’intérieur,

Afin qu’ailleurs nul ne le sache,

Son lourd sanglot devient un pleur.

 

Quand les baisers sont des morsures,

Des coups de dents pleins de venin,

Que les serments sont des tortures,

Et les sourires sans lendemain.

 

Quand les promesses sont souillées,

Par des sentences patelines,

En les mensonges bafouillés,

C’est la confiance qu’on assassine.

 

Les mots salis et atterrés,

Ils gisent là, dans la souillure,

Les phrases se disent sans intérêt,

Contrefaisant belle figure.

 

 (25/09/2011)

 

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 18:18

(Lire à partir la 24ème seconde  de musique)

 

 

L’horizon sans soleil,

La nuit sans étoiles,

Un navire appareille,

Nonpareille est sa toile.

 

Plaine mer si étale

Sans reflet ni écume,

C’est en l’ombre que s’affalent,

Les regrets, l’amertume.

 

C’est la brune commune,

La sorgue qui décide,

Enveloppe la lune,

L’élève en son abside.

 

Des vagues les lames,

Sises, sont émoussées,

Laissant le vague l’âme,

La coque éclabousser.

 

Si sombres et confondus,

Comme un tout invisible,

Emmêlés et fondus,

Mers et cieux infrangibles.

 

Au loin, lente elle se glisse,

Cette ombre mystérieuse,

Découvre les abysses,

Puis s’y plonge curieuse.

 

Pas un bruit, pas un chant,

Ni la mouette, ni le flux,

Ni même le tranchant,

De l’onde qui reflue.

 

Le voilà disparu,

Sans traces ni remous,

En les sombres enrues,

Des flots fuyants et flous.

 

Mer d’huile et de silence,

Intangible et profonde,

Geôlière de l'indolence,

Les âmes s’y morfondent.

(24/09/2011)

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 21:31

Tout est sale, sali, souillé, l’âme, les sentiments, les chemins...mais aussi les ruelles, le ciel et l’herbe des prairies... chaque endroit, chaque lieu, chaque mot prononcé, écrit ou murmuré... tout est sale, sali, souillé...tout.

Les paroles, les silences, les regards, les caresses, les baisers, tout est sale, sali... les rimes et les vers, la musique, les prosodies, les larmes versées, retenues, étouffées, tout est sale, sali... souillé

Les grains de sel, les grains de sable, les dunes et l’écume des vagues, la couleur de l’horizon, les reflets sur la mer, les reflets sur l’étang,  les fleurs de printemps, la neige et le gris du ciel...tout est sale, sali... souillé

L’attente, les chamades, les instants éternels, les promesses, les soupirs, les souffles et les cris...tout est sale, sali... souillé.

Les rêves, le passé, l’espoir, les lendemains  qui traînent, se traînent, la vérité, les serments, les aveux... tout est sale, sali...souillé... alors je ferme les yeux, me refusant à voir, au dehors comme au dedans, ou je regarde ailleurs, à tout le moins je fais semblant... je contrefais... me refusant à regarder vraiment...car tout est sale, sali... souillé... à jamais; ce goût de...dégoût, ce goût de rien, cet amer du vide, amertume du néant...dans les yeux, l’âme et le cœur.

Tout est sale, sali, souillé...

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 20:50

On a volé le soleil, et le ciel tout autant,

Dérobé les étoiles, et l’horizon loin devant.

Il ne reste que le vide, et l’écho dissonant,

Des angoisses et peurs, qui résonnent au-dedans.

 

On a assassiné la lune, sous les yeux de Terre,

Bafoué sa dépouille, dans les couloirs de l’enfer,

Souillé son cadavre sans disperser ses cendres,

Pour que le rideau du jour, ne puisse plus descendre.

 

On a allumé le bûcher des derniers jours, de l’ultime nuit,

Feux de la colère, du sang qui coule, rouge et qui luit.

Il ne reste que la guerre, et le son, éternel, du combat

Qui se propage, infini, dans le désert, tout autour, et là bas.

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 14:05

Au rendez-vous des amants

Tu n’es pas venue

Moi non plus

Chacun avait le sien, évidemment !

Tu avais beau être là

J’avais beau l’être aussi

Au vrai, tu étais là-bas

Et moi, j’étais ici.

 

Au rendez-vous des amants

Nos mots se sont croisés,

Les miens s’en allant

Les tiens d’un autre côté.

Tu avais beau me dire,

J’avais beau ouïr

Nous ne nous entendions pas

Chacun n’écoutant que soi.

 

Au rendez-vous des amants

Nos cœurs ont palpité,

Dans un singulier battement

Dans un désordre duel,

Chacun de leur côté,

Sans passion mutuelle.

Au vrai tu m’attendais

Et moi, je t’espérais.

 

Au rendez-vous des amants

Toi et moi, sans le savoir

Nous nous sommes ratés,

Croyant être pourtant.

Chacun avait son miroir

De l’amour, et de l’autre son idée

Au vrai, tu m’attendais, différent,

Et moi je te voyais, autrement.

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 23:56

Je t’emmènerai dans le pays de nous-mêmes, là, où toi et moi, sommes autrement. Nous ouvrirons les portes dérobées, celles que d’aucuns disent ne pas exister, mais que nous saurons trouver, pour les ouvrir doucement.

Nous irons, ensemble, plus avant, là où tout est possible, dans ce pays de l’ailleurs, où le ciel a la profondeur des attentes, et le vent la fragrance des soupirs.

Toujours plus loin je t’emmènerai, dans le crachin du désir, à la recherche de la source, par les vallées, leur brume, et les collines de ton intime à nouveau découvertes.

Par tes yeux je chercherai la route, en cet azur par tes larmes exhaussé, le tracé vers ce monde que nul avant nous n’a encore foulé. Guidé, guidé par le fredon de tes murmures, de tes mots retenus puis lâchés sans pudeur.

Plus rien ne pourra nous effrayer, même pas nous-mêmes, emportés par l’animalité de nos envies, de nos actes et de nos pulsions… mus par cet appel de la chair, dans la confusion des mots, des cris, des caresses, des regards et des morsures.

Avec toi et par toi, je remonterai le cours de tes humeurs, cette rivière aux rives secrètes et si molles, à l’écume de désir et de spasmes, dont la source de toi seule est connue, et que ta féminité abrite dans les tourbillons intérieurs.

Je boirai tes baisers goulûment  de salive et d'ambroisie, comme l’on se baffre de fruits trop mûrs et se saoule d'hydromel, dans la vulgarité de ma gourmandise, et la frénésie de cette bestialité dont tu auras ouvert la porte afin qu’elle soit enfin sans retenue.

Je fermerai les yeux pour être avec toi plus encore, mêlant nos souvenirs à l’instant, les parfums d’hier et les senteurs du moment, n’écoutant que ton souffle comme j’écoutais le vent, quand nous étions couchés, toi et moi, dans les blés de juillet. J’attendrais sa caresse tiède, prémices d’un baiser, d’un enlacement, d’une étreinte, d’une indistinction de nos corps... de nos âmes.

Plus rien n’aura de sens, plus d’hier, de demain, ni même d’aujourd’hui dans son écoulement… nous serons comme des enfants de ce monde, adolescents de cet ailleurs, sans calendrier ni éphéméride… mais aussi des adultes, par le désir et l’audace de nos corps, amants nouveaux par-dessus nos histoires anciennes, sans repère aucun, sans mémoire non plus, ni même comparaison.

Évadés de nous-mêmes, loin de la geôle quotidienne, fugitifs emportés par la complicité d’un partage, d’une envie sans vergogne, nous saurons ne plus nous retourner, ne plus chercher l’heure et l’égrènement des secondes, pour ne saisir que l’instant, le figer afin qu’il ne s’écoule plus et nous laisse réunis dans cet intervalle inventé.

En nous la poussière des âges ne saura se déposer, le soleil ne se couchera plus, ou alors s’étirera jusqu’à s’unir à des crépuscules incroyables, dans l’embrassement du ciel en des couleurs sublimes et confondues, où les mauves et les pourpres s’enlaceront dans l’azur tel un voile d’orient dont les plis sont des reflets.

En ton ventre, en le mien, seront des frissons, des spasmes, des ondes intérieures… vague scélérate qui impromptue gonfle et bouscule l’âme et les viscères, et que l’on ne contrôle pas ; cet emportement qui mène aux frontières de la vie, aux portes de l’ivresse folle et suprême, au bord de cette falaise éclaboussée par les embruns de la tempête, où le ciel semble s’être approché si près qu’il se confond avec le tout… Emportés, emportés auprès d’elle, à la côtoyer sans céder à son appel… à s’en approcher en souriant, en souriant à la mort, pour lui dérober cette part de la vie méconnue, inconnue, dissimulée en son giron, dans la brièveté et l’intense des émotions, ce ressenti magnifique, si fugace, si flou et insaisissable... si terrifiant.

Aller plus avant encore et sans crainte, dans la précipitation des chamades, sentir nos cœurs battre au travers de la peau, toujours plus amplement, s’agiter dans le désordre, échappant aux contrôles intérieurs, pour se cogner au-dedans si sourdement, au point de vouloir exploser et jaillir par-delà nos poitrines, dans un geyser de désir fluant pourpre et chaud. Sentir ces palpitations remonter jusque dans nos gorges, sourdre en nos intimités, se répandre dans nos oreilles par derrière les tympans, en une pulsation violente et spasmodique, puis de s’écouler, ailleurs, dans ces humeurs suaves, collantes, acides et impudiques.

 

Il est ce monde, cet ailleurs, cet univers aux couleurs différentes, où le vent à la tiédeur des soupirs, la pluie la moiteur des appels, et les nuées le contraste des mauves et des pourpres enlacés. Chacun le sait, le sent, le cherche, l’appréhende, et rarement le trouve. Il faut être deux pour en défricher l’entrée, pour s’y glisser doucement, ou violemment encore, dans une frénésie et un désir partagés, construit, ensemble, par les attentes et les provocations, les regards et la fuite des yeux. Petit à petit dans l’abandon des conventions, nourri par les amours et les déceptions d’auparavant, enrichi du frisson des mots, des vibrations internes, des images de l’instant et de celles que l’on se refusait juste avant. Ce monde où l’on devient spectateur de nous, acteur de soi et de l’autre, où chaque geste en entraîne un nouveau à sa suite, comme un complément qui le renforce, le fait perdurer, construisant cet amalgame du plaisir, du désir, ce mélange inédit de paroles, de peau, d’humeurs, de regards, de gêne et de caresses, d’outrance et de douceur. C‘est un tout fait de l’addition des détails, magnifique dans son ensemble, unique dans son accomplissement, mais où chaque partie devient aussi un tout, par le biais de l’acuité nouvelle qui s’est faite jour en cet ailleurs… un tout riche de l’infinité des choses que l’on ose y mettre et y trouver.

 

Un jour tu m’emmèneras là-bas, car sans toi jamais je ne trouverai la porte de ce monde enfoui en chacun, mais qui n’est accessible qu’à ceux qui savent s’unir pour le faire exister.

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 19:52

J'avais lu sur un blog  un poème d'une inconnue qui contait un instant avec son amant, j'ai eu envie de reprendre son idée et de l'écrire à ma façon... la fin étant de moi.

 

J’offrais à sa langue curieuse mon impudeur nue,

A la fois acide et sucrée sous sa gangue,

De mon corps libérant le plaisir sans retenue,

Tel le parfumé nectar d’une mangue.

 

Mes reins, mes lombes cambrées réclamaient,

Que mon amant enfin éteigne la flamme,

Et par mes soupirs s’en vienne la souffler,

En un instrument qui susurre ses gammes.

 

Il allait et venait, doucement, en mon antre,

Comme un sésame cherchant la serrure secrète,

L’huis caché bien au chaud de mon ventre,

Dans le dessein, d’y libérer son explosion muette.

 

Quand son désir fut assoupi, et mon feu contenu,

Cette envie d’amour mollement s’éteignit.

Il n’était que lui pour l’assouvir sans retenue,

Lui mon amant, mon bel aimant de la vie.

 

Me quittant sa main glissa sur la mienne,

Et ce fut comme un instant d’éternité.

Il partait, mais son âme n’était plus sienne,

Pour toujours à sa jumelle venait de se lier.

 

Dans la solitude des draps je cherchais l’instant,

Par mes doigts sur ma peau, la trace des souvenirs,

Sentant s’écouler en moi l’absence d’un amant,

Qui m’avait quitté, pour ne plus jamais me revenir.

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