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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 16:43

Je n’avais ni fleurs ni chocolats,

D’ailleurs je ne suis pas venu,

Et puis lachambre était vide,

Elle était bien malade je crois.

 

Il avait beaucoup plu ce jour là,

Canicule sous ce grand soleil brûlant,

Un samedi bisextile de décembre,

Jour de crêpes et de carnaval.

 

L’hôpital était fermé, évidemment,

Les gens allaient et venaient sur le quai,

Il était tôt pour un jour désert et férié,

Alors que minuit venait de sonner à peine.

 

Les fleurs que je n’avais pas,

Sentaient si bon l’éther et le camphre,

Dans cette belle boite de chocolats,

Poudre de cacao et lécithines de soja.

 

Elle n’était pas  dans la chambre 23,

Au deuxième, à gauche du rez de chaussée,

Pneumologie, ouvert à toute heure,

Service du professeur Machin and Co.

 

Ce n’était pas l’heure des visites,

Il y avait du monde dans la salle d’attente,

Plus encore  au bloc opératoire,

Je n’ai pas trouvé de journal pour patienter.

 

La panseuse me demanda le scalpel,

Un petit garçon efféminé pleurait,

Le facteur posa le courrier sur le champ,

Le patient ne l’était plus trop .

 

Il y avait du sang dans les gouttières,

Forcément avec ce violent orage,

L’anesthésiste remonta son pantalon,

Il rentrerait bredouille ce soir.

 

Je ne frappai pas à la porte fenêtre,

Puis voyant arriver le bus je sortis,

On venait d’amener le cœur dans de la glace,

D’ailleurs, elle préférait les rillettes,

 

Demain on sera presque mardi et des poussières,

Bien sûr il fera jour, parait-il d'après le journal!

Ne lui reste que quelques heuresçà et là à vivre,

Elle a refusé de fumer son dernier hareng .

 

Je reviendrai quand je ne pourrai pas,

Ca fait toujours plaisir tous ces retards,

Les malades sont de bons morts-vivants,

Vraiment j’ai bien aimé cet enterrement.

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 19:19

Attention, ce poème est "pornographique", du moins c'est ce que dirait d'aucuns après l'avoir lu... je le mets donc  à votre disposition si vous m'en faites la demande...il ne reflète pas le contenu de ce blog évidemment... N'hésitez pas  à laisser vos commentaires ensuite.

 

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 16:14

 

Mot après mot, je touche le clavier,

Tel un pianiste caressant le sien,

Me tais, le temps d’un rubato convié,

Le doigt en l’air, suspendu musicien.

 

L’étant, en l’instant qui passe et s’arrête,

De remous, calmes plats et tourbillons,

Quand sur les rives, seuls, les amants s’apprêtent,

A franchir, l’invisible portillon.

 

Là, sous le pont se repasse la cène,

L’instant du partage, l’étang d’un mensonge,

Quand sous cette arche les caresses obscènes,

Lentes se dessinent, douces se prolongent.

 

Pâles sont les eaux de la rivière qui coule,

Tandis que le temps semble s’arrêter,

Pour des amours si lointaines qui s’écoulent,

Les souvenirs consentent à s’apprêter.

 

Touche après touche, des mots la partition,

Qui s’accordent, se relient, puis se séparent,

S’évitent ou se choisissent par l’élection,

D’une prosodie dont chacun d’eux s’empare.

 

En l’onde imaginaire passant sous ce pont,

Sont les reflets de ce qui n’eut pas lieu,

La réflexion de vos mutins jupons,

Tout comme l’opale si profonde de vos yeux.

 

Onde serpentine entre ces deux rives,

S’approchant et s’éloignant toutefois,

Ivre bateau, en sa lente dérive,

Seul emporté par les eaux d’autrefois.

 

Les paroles s'oublient, les écrits demeurent,

Ne se baignant qu’une fois dans la même eau,

Les jours s’en vont, comme s’éloignent les heures,

Coule la scène, sous le pont Mirabeau.

(20/02/2012)

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 14:54

 

 

C’est une aube figée dans sa nuit qui se traine,

Un matin qui attend ce soleil inascible,

Matineux crépuscule de la brune qui l’entraine,

Le rendant chaque jour ainsi plus irascible.

 

Dans ce temps qui passe, ne sont que contrefaçons,

N’étant point de lumière sinon celle qui lui ment,

Qui copie ses manières, lui montrant sans façon,

Ce faux jour qui adhère laissant croire l’écoulement.

 

Quand bien même il vieillit, il n’est que la demeure,

Cette avance controuvée d’un surplace qui se grime,

En ces heures envieillies qui renaissent et se meurent,

Se lamentent et se suivent les instants anonymes.

 

Là, sise en son espoir, une différente aurore,

Aux éclats de rosée d’un soleil rougeoyant,

Décrivant dans le ciel orangé sémaphore,

Le tracé, le dessin d’un destin foudroyant.

 

Combien furent ces matins, ces levers faux-semblants ?

Où s’enchaînait le temps, où s’enchaînait la vie,

Ces longs jours incertains si fades et ressemblants,

Dépourvus tout autant, tout autant de l’envie.

 

La vanité des choses, la vanité des êtres,

L’une et l’autre les saisons, aux heures indécises,

L’attente qui se forlonge et ressemble paraître,

En cette aube espérée, qui bien peu se précise.

 

Elle est là il le sent, indicible et confuse,

Par devers un regard, ou alors quelques mots,

Qui méfiante telle une femme, tout d’abord se refuse,

Pour ensuite se donner, sans qu’importent ses maux.

 

Entre chien et loup dedans la nuit qui s’étire,

Un matin qui attend, depuis l’aube naguère,

Un si vieux crépuscule que la brune s’attire,

Le rendant chaque jour, si simplement vulgaire.

 

Quelques notes, des silences, les touches d’un clavier,

En ce dimanche d’hiver, la courte après midi,

Du lendemain l’angoisse, impossible à obvier,

Prégnante et si pesante, l’attente d'un lundi.

(19/02/2012)

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 09:34

uvij3rny.jpgJ’aimerais vous voir marcher, si belle atournée,

Mais aussi vos yeux découvrir, prendre le temps,

Errante en la rue, puis vers moi vous retourner,

Si brune et Catalane, aux pas non hésitants.

 

M’approcher de vous, me rapprocher au plus près,

Et là, me perdre en l'obscur de votre regard,

Ne plus savoir l’avant, ne plus vouloir l’après,

N’être que dans l’instant qui s’enivre et s’égare.

 

Découvrir de vos lèvres empourprées et brillantes,

Le signe d’un étonnement, de votre hésitation,

La stupeur fugace en vos prunelles défiantes,

D’une arrogance méfiante pour cette invitation.

 

Marcher en retrait afin de vous admirer,

Pour contempler dans la foule, votre silhouette,

Cette féminité, en les regards se mirer,

Comme en ce beau miroir, s’admirent les alouettes.

 

Vous suivre et vous aimer, comme on aime silencieux,

Ne rien vous dire ni demander, vous découvrir,

Des yeux vous suivre, telle une étoile en les cieux,

Chalande et vive que des ombrages viennent recouvrir.

 

J’aimerais vous rejoindre en cette rue obombrée,

En ce passage sombre abrité où nul ne passe,

Puis là vous enlacer en me laissant sombrer,

Car enivré de vos lèvres en cette fausse impasse.

 

Laisser glisser mes mains le long de votre corps,

Par-dessous le tissu de ce fermé manteau,

Me plaquer contre vous comme on plaque un accord,

Vous étreindre comme la pièce est étreinte par l’étau.

 

Malhabile vous aimer dans la froidure du soir,

Caresser vos cheveux, dévorer votre bouche,

Puis me glisser en vous à la faveur du noir,

Fière, rétive berbère, abandonnée manouche.

 

Respirer vos soupirs, m’abreuver de vos cris,

En un unique regard lier mes yeux aux vôtres,

Aller si loin en vous nonobstant le décri,

Le décri de ces morales si lointaines des nôtres.

 

Rester ainsi sans bouger ni rien se dire,

Chimère dans la nuit, complices dans la chair,

Nous regarder sans la cesse, à n’en plus finir,

Liés tous deux en l’obscur d’une porte cochère.

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 19:23

Bages

Voici la fin d’un jour par dessus cet étang,

Son soleil qui s’estompe, se couche et puis se meurt,

Là moribond sur le ciel étale de son sang,

Si pâle hémorragie fluante en la demeure.

 

Une langue de terre qui s’avance sur l’onde,

Au loin, des reliefs délinéant l’horizon,

Leurs reflets sur l’eau, plate copie de ce monde,

Et sa traîne si blême en ultime paraison.

 

Où donc est cette brune au charme si troublant ?

Si belle inconnue, sirène dans la brume,

Qui parfois se dessine au crépuscule tremblant,

En encre de lumière s’écoulant de sa plume.

 

Bien avant le couchant, le vent s’est assoupi,

Laissant ainsi sur l’étang cette image lisse,

Celle d’un visage sans rides aux agates lapis,

Dont les lèvres font les rives où les ondes se glissent.

 

Sises à même les collines sont les courbes d’un corps,

Orbes de jambes ombre des cuisses galbes de seins,

Qui se figurent en les penchants et les accores,

D’un paysage dont les traits défont leur dessin.

 

Quand le jour se finit et que s’endort le temps,

Alors, sortant de l’onde et se mêlant aux cieux,

Une brune femme et silhouette de l’étant,

Semble naître apparaître en l’instant silencieux.

 

Elle est la lueur et à la fois la pénombre,

De la nuit elle renait dans l’étang qui l’accouche,

Elle y danse, elle y vit, mais aussi elle y sombre,

Lorsqu’au petit matin l’obscurité se couche.

 

C’est en l’aube brumeuse, par-dessous son linceul,

Que la brune endormie de ces temps la fluente,

Agonise silencieuse en étant enfin seule,

Effacée par les rides de ces vagues affluentes.

(05/02/2012)

 (Essayez de lire à voix haute avec la musique à partir du piano 

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 14:37

monte-farra-crop-copie-1.jpgDe la mémoire les ombres promeneuses,

Ces instants de jadis qui s’en reviennent,

Légères impromptues, floues ou lumineuses,

Passantes chalandes en valses de Vienne.

 

Parfums de madeleines aux figues mûres,

Au soleil si chaud de ces autres fois,

Les ombres qui lézardent sur les murs,

De ces bâtisses lointaines de l'autrefois.

 

Le profond silence des après midi,

Campanile au tocsin des heures passées,

Chaleur pesante de cet outre midi,

De l’astre, en son zénith si haut placé.

 

Dessous les paupières le voici venu,

Petit village de ces temps oubliés,

Décorum d’une enfance revenue,

De l’insouciance, aux ailes éployées.

 

De vieilles femmes, courbées, de noir vêtues,

Passantes troubles en l’ondoiement de l’air,

Les rues désertes, chauffées, comme revêtues,

D’une chaux de lumière ardente et claire.

 

Peu à peu, comme sortis de siestes molles,

Dans la touffeur apparaissaient des gens,

Qui par devers eux traînaient sur leur sol,

Leurs âmes tassées, sous ce ciel obligeant.

 

Le soir, la fraîcheur tombée des sommets,

Glissante et lente s’épanchait sur la plaine,

Caressante comme auparavant jamais,

Laissant en la sorgue une lune pleine.

 

Les réverbères, lamparo des ruelles,

Agglutinaient les insectes nocturnes,

Noces des fourmis et lunes de miel,

Etranges ballets des anneaux de saturne.

 

Il était des brouhahas et des bruits,

Harangues de cris et musiques lointaines,

S’égaillant en la brune de ces soird’hui,

Où chuchoteuses, s’écoulaient les fontaines.

 

Dans la nuit, sur le penchant des montagnes,

Scintillaient de surprenants vers luisant,

Feux follets, entre versants et campagne,

Logis agrestes de ces paysans.

 

En la mémoire, des ombres promeneuses,

Des instants de jadis qui redeviennent,

Légères incongrues, douces et capiteuses,

Allantes passantes qui s'en vont et viennent.

(29/01/2012)

 (Pour le plaisir d'écouter)

 

 

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 15:44

541.jpgFoule et folle folie,

Il n’est point de balcon,

Ni jardin d’ancolies,

En nos rêves si féconds.

 

De l’enfer le chemin,

Un regard sans détour,

Eurydice là demain,

L’impossible retour.

 

Montaigu Capulet,

Les amours interdites,

En ce monde esseulées

Sont des âmes maudites.

 

Couleur ou noir et blanc,

Un cliché de jadis,

Au regard si troublant

D’ineffables iris.

 

Quelques mots dans le vide,

Un appel sans destin,

Aux oracles livides

Des viscères l'incertain.

 

Bouteilles à la mer,

Attentes éternelles,

Sur les lèvres amères

Des regrets de cannelle.

 

Un appel, un refus,

Une porte qui se ferme,

Dans l’instant si confus

Qui réclame son terme.

 

Comme des corps à l’encan

De femmes oubliées,

Qui s’offrent aux décans,

Là mêmes publiées.

 

Par l’annonce des désirs,

En l’ombre du mystère,

Voilà qu’il faut saisir,

L’occasion de se taire.

 

En attendant Tristan,

Yseult se fait belle,

Son âme se contristant

Des mots de ces libelles.

 

Virtuel océan,

Pénélope et sa toile,

Ulysse n'est point céans,

Ni même son étoile.

 

Chevalier de la table

Cherche reine inconnue,

Rendez-vous au retable

D'un l’hôtel peu connu.

 

Défilé des enchères

Sur l’écran de l’attente,

Mais allons donc mon cher !

N’est il rien qui vous tente ?

(28/01/2012)

 

(Relisez avec la musique maintenant, à voix haute, au  choix de votre rythme évidemment

 

 

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 10:24

21 Sa brune chevelure,

Au vent des heures passées,

Altière son encolure,

Aux rides effacées.

 

En son regard l’azur

Sur ce lointain porté,

L’entière démesure

Venant s’y reporter.

 

Chimère du temps qui passe

Enfant de sa jeunesse,

Ses souvenirs repassent,

Arguant leur droit d’aînesse.

 

Son étrange beauté

Mélange d’une vie,

Au charme déjeté,

Teinté de ses lavis.

 

La voici là si belle

En cet âge avancé,

Ignorant sa querelle,

De ce temps l’avancée.

 

Ses lèvres son sourire,

Sa silhouette fière,

Semblant se départir

Du poids de ses hier.

 

Ni aube ni crépuscule,

Soleil sans horizon,

Qui jamais ne bascule

Aux heures des oraisons.

 

Dans le désir des uns,

Ou l’étonnement des autres,

Magnifique catin,

Détresse d’un apôtre.

 

Sur elle onc se retourne,

Cherchant sans bien savoir,

Ce que cet âge détourne

Pour ainsi l’émouvoir.

 

Qu’importent les années,

Amante que l’on désire,

A vouloir se damner

Condamner au plaisir.

 

Le temps l’a oubliée,

Se perdant en sa moire,

La laissant publier,

Du charme le mémoire.

(26/01/2012)

 

  

 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 15:24

En l'attente vaine de  sa Juliette,  Roméo aurait pu écrire :  

   (Débuter lecture à la 20ème sec)

   

Comme un bruit dans la nuit,

Une frayeur ancestrale,

Une ombre qui vous suit,

L’écho lointain d’un râle.

 

Là, si présent en vous,

Si fort et si charnel,

L’intime au rendez-vous,

L’entrevous criminel.

 

Frissons dessous la peau

Des larmes dans les yeux,

En l’esprit ce dépôt,

De souvenirs trop vieux.

 

Le ventre qui se serre,

La peur qui l'envahit,

L'étreinte qui enserre,

Cette âme qu'elle trahit.

 

Qu’en est-il de la vie,

Par devers le mensonge ?

Quand devant les envies,

Se démentent les songes.

 

Chemins dans la forêt,

Etranges souvenances,

Images remémorées,

Chamade en résonnance.

 

Les anciennes prières,

Les dévotions d’antan,

Les malles aux charnières,

Qui grincent toutes au temps.

 

Qui es-tu ? Où es-tu ?

Présente en mon attente,

Quand bien même s’est tu,

L’appel de l’autre absente.

 

Je t'ai toujours aimée,

Sans jamais te connaître,

A plus n'en pouvoir mais,

Mais sans n'y rien paraître.

 

Le chant des violons,

Aux accords monotones,

Sanglote tout au long,

De l’instant qui s'étonne.

 

Le soyeux des nuages,

Ce coton de douleur,

Les plis de son tissage

Si noir en sa couleur.

 

Déjà hier n’est plus,

Mais pourquoi donc demain ?

Aujourd’hui il a plu

Des larmes de chagrin.

 

La parabole du jour,

 Son orbe dedans le ciel,

Ces instants de toujours,

A jamais essentiels.

 

Comme un cri dans l'ennui,

Une lueur automnale,

Le présent qui s’enfuit,

Dans l’ombre qui s’étale.

 

Un jour me viendras-tu?

Dans l'aube printanière,

Si belle et dévêtue,

Juliette de lumière.

 

(21/01/2012)

 
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