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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 18:45

 

(Lire  après l'intro 18ème seconde)    

De vos mots la lente caresse,

Ce murmure effleurant,

Vos paroles d’une douce adresse

Qui se disent en pleurant.

 

De verbes sujets et compléments

La syntaxe apaisée,

Adverbes articles et compliments

S’en venant en baisers.

 

Par les désinences des temps

Leur juste concordance,

Sont les modes d’un instant

En sa belle accordance.

 

Voilà que résonne leur sens

Intime prosopopée,

L’étrange et la trouble assonance

De sons apocopés.

 

Vous, mon aimante virtuelle

Si présente d’absence,

En moi, amante rituelle,

      Prémices d'une quintessence.


De vos mots la lente paresse,

Ce murmure caressant,

Si troubles paroles pécheresses

      Qui se lisent en pensant.


Nous, en ces pleins et déliés

D’une si belle écriture,

Par cette arrobe reliés

      S’écrit notre aventure.

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 16:57

 

 Lire dès le  crescendo 

 

Du ciel sont les armées célestes

Quand au crépuscule s'appose la nuit,

Cette sombre sorgue qui le déleste

Du jour dont les couleurs sont l’ennui.

 

La consécution de lumières

En l'infini pointillé des étoiles,

Ces immobiles séculières,

Si éloignées Caravelles sans voiles.

 

Voici le domaine de ces dieux,

Divinités invisibles et cruelles,

Là sombres esprits compendieux,

Si volubiles en les chants rituels.

 

Pières ! Vêpres complies et matines,

Sises en la nuit sont les larmes des êtres,

Jérémiades barbares et latines,

Que leurs âmes ne cessent d’émettre.

 

L’empyrée ce royaume lointain,

Scintillant de ces mondes impossibles,

Visibles quand le jour lui s’éteint,

Laissant aux rêves ces ailleurs compossibles.

 

D’Eli n’est-ce donc là que la terre !

Ce paradis thébaïde du Verbe,

L’infinitude d’un éther,

Aux infinies pâtures de grasses herbes !

 

Chevaliers de la vacuité

Tant brillants au sein de la bataille,

Qui si forts en notre acuité,

Inscrivent là ce monde qu’ils entaillent.

 

Bien las des cieux sommes nous les hommes,

De ces lumières en nos nuits tant promises,

Cavaliers célestes sans heaumes

      Aux prunelles nocturnes insoumises.

 

Dans la myriade de ces Dieux,

L’éclat de ces légions là-haut divines,

Braseros de l’armée des cieux,

Dans la voûte céleste qui se devine.

 

Las ! Il n’est point de paradis,

D’asiles où de retraites sans douleur,

En ces astres qui s’irradient,

      Ne sont que flammes de soleils sans couleurs.

 

(Dans la Torah les  étoiles sont appelées armées célestes)

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 22:57

A vous qui venez encore ici alors que moi même n'y viens plus... mes mots ont plus éloignés les gens demoi qu'ils leurs ont donné envie de  s'approcher; j'ai réalisé que je leur devais beaucoup de mes déboires, alors je n'écris  plus sans pour autant renier ces écrits qui furent de grands instants d'émotion, il n'était que quand j'écrivais que j'étais vivant...si vivant, au plus près de cette part cachée de notre humanité, de ce sentiment intime d'exister, d'être  bien plus qu'un être...je pense avoir entrouvert des portes cachées, cachées à beaucoup , mais n'ai jamais vraiment trouvé personne, de vrai, de sincère, pour avec moi explorer ces univers  de notre conscience, de notre sensibilité, sensualité, vérité profonde... de notre ..humanité...merci à vous, connu(e)s ou non de moi qui venaient encore ici, dans ce cimetière des illusions perdues...

(Rubempré)

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 18:55

 

Elle a quitté le boulevard pour emprunter la rue piétonne et son revêtement pavé, pleine de gens qui vont et viennent, s’agglutinant devant les vitrines et aux terrasses des cafés. Il est midi à l’heure solaire, l’étroitesse de la voie la préserve un peu du soleil qui commence à taper dur, elle longe les façades où s’étale une faible marge d’ombre, le sol clair renvoyant un air chaud qui n’arrive à s’évacuer du goulot que forme la ruelle. Murielle a mis une jupe légère, blanche, froissée, descendant jusqu’aux genoux, et un maillot sans manche, en fil de coton, tricoté au crochet, qui laisse entrevoir à peine sa peau blanche au travers des mailles larges. Elle se sent allègre, aérienne, détachée de tout, presque belle. Parfois elle se regarde dans le reflet des vitrines, remontant ses lunettes de soleil en diadème sur ses cheveux.  Il y a bien longtemps qu’elle n’a plus eu cette forme de coquetterie, d’intérêt pour son image de femme, aujourd’hui elle apprécie sa quarantaine, la joliesse de ses mollets remontés par le petit talon de ses chaussures, et le galbe arrondi de ses épaules dans l’échancrure du débardeur. Elle  ressent l’instant comme le sien, sans poids, sans la pression d’une quelconque attente, consciente de chaque partie d’elle-même et de l’agencement parfait de chacune d’elle dans un tout qui la constitue et qui le ressent. Elle a le sentiment de s’inscrire parfaitement dans l’espace qui l’entoure, de s’y inclure et d’y évoluer sans frottement, sans ne rien bousculer. C’est une émotion singulière, qui devrait l’étonner, la surprendre, mais il n’en est rien, cela, au contraire, semble juste, adapté.

 Tout en regardant les sous-vêtements en vitrine d’un magasin spécialisé, chose que ne faisait jamais jusqu’alors, elle se revoit hier soir dans sa salle de bain, tandis que les enfants dormaient, le rasoir deux lames à la main, se demandant comment s’y prendre. Juste avant elle avait fait couler un bain, la buée s’était déposée partout dans la pièce pendant que l’eau chaude s’écoulait du robinet, et une sorte de brume résiduelle s’était mise à flotter autour d’elle et des meubles. Après s’être détendue puis lavée, elle avait passé son peignoir et s’était assise sur le rebord de la baignoire, face au miroir, restant ainsi un certain temps sans trop savoir que faire, regardant les ciseaux posés sur le meuble du lavabo à côté de la bombe de mousse et du rasoir jetable. Sans précipitation, avec des gestes souples, elle avait tout d’abord dénoué la ceinture de tissu éponge, et lentement écarté les genoux, prenant conscience du mouvement tout en cherchant son reflet dans le flou du miroir humide. Elle ne voulait rien précipiter, ne mettre aucun trouble ni émotion dans ce qu’elle allait entreprendre, mais le faire et en être spectatrice à la fois. Libres de toute retenue, les pans de la sortie de bain glissèrent peu à peu sur ses cuisses et les découvrirent. En détachant ses yeux du miroir, d’un lent mouvement du cou, Murielle put voir sa toison brune qui allait de son bas ventre jusque dans l’ombre de son pubis. Jamais elle ne s’était regardée ainsi. Elle se pencha alors et prit la petite paire de ciseaux de la main droite, puis par gestes brefs, la main gauche appuyée sur l’intérieur de sa jambe, elle se mit à tailler ses poils longs et frisés, avec précaution, sans trembler, jusqu’à qu’elle me puisse plus le faire sans risquer de se blesser.

 

 Cette lingerie est belle, peut être un peu provocante à son goût, et surtout faite pour un corps à la taille fine et aux seins généreux. Pourtant elle se risquerait presque à entrer dans le magasin, pour la voir de plus près, la toucher. L’essayer ? Pas encore, et peut être jamais, mais de s’y intéresser c’est déjà un grand pas. Quand elle eut fini de tailler les poils de son pubis, elle resta quelques temps à regarder ce sexe qu’elle ne connaissait pas, découvrant un peu son visage intime, et la ressemblance qu’il pouvait avoir d’avec ces caricatures qu’elle croyait voir sur l’écran. Cet instant de découverte et de familiarisation passé, elle agita la bombe aérosol, puis en exprima la mousse qu’elle déposa entre ses cuisses. Ce fut agréable, un mélange de froid et d’onctuosité, mêlé d’un amusement de transgression. Puis, délicatement, écartant les chairs et étalant les replis, elle se mit à raser les petites extrémités drues des poils qui dépassaient encore, rinçant régulièrement sous l’eau les lames du rasoir, afin qu’elles conservent toute son efficacité. Quand elle eut terminé cela, avec un gant de toilette mouillé à l’eau froide, elle ôta le reste de mousse qui lui souillait l’entrejambe. Tout au long de l’opération elle était restée concentrée, appliquée, pour ne pas risquer de se couper, et n’avait pas vraiment regardé. Son attention avait été opérationnelle, et nullement curieuse, malgré la nouveauté de ce qu’elle découvrait.

 

 Elle semble attentive aux ensembles de la vitrine, mais au vrai l’image de celle-ci se mêle et se perd dans celle du souvenir de la veille, il n’est que Murielle pour le savoir, les autres, là autour, ignorent totalement ce qu’elle est en train de vivre et où ce rituel va la conduire.

 

 L’incroyable fut qu’elle ne regarda pas directement le résultat, mais en chercha l’image brouillée sur le miroir qui lui faisait face, nimbé de buée, lui renvoyant sa silhouette floue dans cette pose incroyable et impudique. Elle aurait pu se découvrir en baissant de nouveau la tête, mais ne le fit pas, retenue par une décision inexplicable sur l’instant, mais si  certaine en elle. Il ne fallait pas aller outre, ce n’était pas encore le moment de voir, elle en était convaincue.

 

 Comme s’il n’y a plus rien à voir sur l’écran de cette vitrine, Murielle reprend son chemin, et quitte la rue piétonne, se dirigeant maintenant vers ce boulevard où se trouve le garage, et où, elle le sait, l’attend l’homme au bandana rouge. Elle a rendez-vous. Chaque pas la rapproche de l’instant dont elle ignore ce qu’il sera, aucune émotion ne la guide, ni ne la trouble étonnamment. Sous sa jupe elle ne porte rien, non pas qu’elle se soit préparée à un ébat, à du sexe, pas du tout, tout simplement parce qu’elle a pris conscience de cette partie d’elle, et que dans ce qu’il va se créer aujourd’hui il lui fallait venir ainsi. Dans quelques minutes elle saura pourquoi cela était nécessaire, forcément nécessaire. « Rasez-vous le sexe » était un préalable, rien d’autre, voilà pourquoi elle l’a fait.

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 14:43

 

 

856644_373014-melanie-laurent-egerie-ysl-637x0-1.jpg 

Là, nos âmes indéfectibles,

Côte à côte, cependant disjointes,

Un jour peut être susceptibles,

De s’unir, pareilles conjointes.

 

Cet instant, celui d’un ailleurs,

Par vous si tiède ensoleillé,

Minutes et secondes meilleures,

Pour des heures lentes éveillées.

 

En votre regard, comme un ciel,

Là bas, outre tout, outre temps,

Caresse douce tangentielle,

Sur ce lieu de nous si distant.

 

Vos lèvres pourpres et carmines,

Désir attendant d’advenir,

Ourlets vifs d’une bouche encline,

Encline aux baisers à venir.

 

Que se trainent enfin ces minutes,

Ces heures ci, par nous inventées,

Ces vents discrets qui nous chahutent,

Navires aux voiles déventées.

 

Il n’est rien d’autre ici que vous,

Unique, infante d’arc en ciel,

Sublime objet d’un rendez vous,

Entre la pluie et le soleil.

 

S’approchant de votre visage,

Ma main amoureuse et câline,

Aimante des sillons de votre âge,

Ridules si bellement opalines.

 

Vous, vous en moi, toute et partie,

Tel un frisson, une caresse,

En cet instant toute impartie,

Langueur d’une suave paresse.

 

Nous, comme enlacés et dansants,

Tourbillon, volute charnelle,

Des corps la prière et l’encens,

Parfums et saveurs de cannelle.

 

Danses des langues et salives,

De mots, de souffles et murmures,

Nos âmes s’enlacent lascives,

Tressant ensemble leurs amures.

 

Comme au premier jour vous aimer,

Tel un novice vierge d’hier,

Voir ainsi en nous s’allumer,

Ce feu, de nos passions premières.

  (23.12.2012)

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 09:47

 

 

  

 

femmeE2Vos yeux clairs tels un océan,

Là, si limpides et si profonds,

Dedans lesquels me noie céans

En les heures sises qui se défont.

 

 Sont les traits de votre visage

Ici, si bellement dessinés,

Ces jours passés d’un paysage,

Jadis, maintenant bassinés.

 

C’est sans rien dire que je m’étonne,

Comme interdit par l’émotion,

Du charme votre qui détonne,

Censure de l’âge par sa motion.

 

Puis ce dessin de votre cou,

Ce port de tête, votre sourire,

Tel une estompe sans à-coups,

Un autre ailleurs vient de s’ouvrir.

 

Bien plus qu’un trouble, une beauté,

C’est un instant qui s’éternise,

Un monde à part, un à-côté,

Jetant son ombre sur Venise.

 

Vos mains, vos bagues et bracelets,

Cette élégance délicate,

Que cette transe vient déceler,

Là se faisant, votre avocate.

 

Je voudrais dire mais ne le puis,

Par ce regard, tant fasciné,

Cet indicible qui me conduit

Sur son chemin là dessiné.

 

Une Joconde, un empyrée,

Faits de couleurs et de musique,

Une œuvre d’âme toute inspirée,

Du temps passé, comme amnésique.

 

Vous n'êtes point réalité,

Rien qu'une image, capsieux mensonge, 

Un faux semblant d'ainséité,

Car tant de belles, ne sont que songes..

 

    Vos yeux si clairs, vos lèvres peintes,

Modigliani en votre col,

En cette ivresse, en cette absinthe,

De vous Je fais, mon bel alcool.

 

 

16/12/2012
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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 16:15

Faute d'envie, mais surtout ne voulant plus salir mon âme en offrant  mes mots, j'avais décidé de ne plus écrire, de ne plus partager mon émotion, le peu qu'il me restait de celle-ci. Ne plus la corrompre avec des gens sales en eux, tant elle avait été salie et bafouée par ...D'ailleurs je n'avais plus d'émotion, ... et puis j'ai parlé avec une amie, elle  m'a conté sa vie, sa souffrance,  bien plus terrible et douloureuse que la mienne... j'ai si fortement ressenti cela que j'ai voulu lui offrir le peu qu'il me restait de tendresse, car elle le méritait, en avait besoin, ô combien plus que moi.

Alors j'ai écrit cela pour elle, et elle a accepté que ce poème soit publié ici , alors qu'il était son cadeau...je l'embrasse tendrement , avec tendresse, lui offrant par cela encore mon émotion.

 

 

andrea.2.jpgAndréa

 

L’horizon de la nuit,

Ourlet sombre d’un jour,

De vos heures qui s’enfuient

Qui s’échappent toujours.

 

Sur ces teintes cuivrées

Le retour d’un soleil,

Du passé délivrées

Sont les heures nonpareilles.

 

Le destin vous a pris

De vous-même l’autre part,

Votre cœur là dépris

Bat sa peine bande à part.

 

Dans ces yeux éperdus,

Ce regard si lointain,

Cet amour là perdu,

Ce chagrin si certain.

 

En la douleur d’un corps,

Dedans les maux d’un cœur,

Crie le passé encore,

Sont-les hier en chœur.

 

Demain un autre jour,

Des heures à s’effiler,

Bien même le contrejour

Etendant ses filets.

 

Sur votre peau laiteuse,

Ce frisson du passé,

Ces journées si heureuses

Leur regain dépassé.

 

Il faut bien vivre encore,

Pour ceux qui vous entourent,

Canceller le remord

Son éternel retour.

 

Sur vos cheveux de cuivre

Un rayon de soleil,

Qui vous invite à suivre,

D’autres chemins pareils.

 

Comme passe une rivière

L’amour n’est il qu’une fois ?

Une chamade, une prière

Unique dans sa foi?

 

Partir au loin devant,

Ne plus se retourner,

Passer les passavants,

Ne pas s’en détourner.

 

Oser, vouloir oser,

Ce différent voyage,

Son fardeau déposer

Pour d’autres paysages.

 

Ligne d’un jour nouveau,

D’un matin sans chagrin,

D’un été renouveau

Quand les blés sont en grains.

 

Demain elle aimera,

Sans perdre sa mémoire,

Cet autre qui mènera,

Son âme outre le noir.

 29/11/2012

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 13:04

 

johanA vous, qui, par vos curieux regards continuez de faire exister mes mots...des mots que personne ne lit n'ont plus d'intérêt,  et l'émotion de laquelle ils furent enfantés alors se meurt.

 

 

Johan

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 12:53
  (Si vous le voulez, lire le texte après 1 min 20sec environ de musique, au moment du piano)

 

Une bouteille à la mer

Dessus des vagues blanches,

De la brume dans l’air

Mais aussi dans les branches.

 

Un soleil qui se lève

Un autre qui se couche,

Le matin qui s’élève

Où l’horizon l’accouche

 

Au lointain un navire

Si petit, immobile,

Là dans l’ombre chavire

Son destin malhabile.

 

Quelques mots griffonnés,

A l‘encre de la peine,

Un papier chiffonné,

Aux tracés de sa penne.

 

Sur le sable des pas,

Que les vagues cancellent,

Dessinant sans compas

Leurs volutes de sel.

 

A la côte amarrée

La crayeuse falaise,

Que la haute marée

Vient saper à son aise.

 

La dune et ses oyats,

Les restes d’un filet,

Une haie de thuyas

Qui semble un défilé.

 

Des coques et des couteaux

Carapaces calcaires,

Coquilles sans manteau

Vestiges saint jacquaires.

 

Le cri des goélands

Qui dansent dans le vent,

Chanteurs horripilants

Mais planeurs émouvants.

 

Galets et bois flottés

La caresse du temps,

L’azur abricoté

En ce jour hésitant.

 

Postillons de l’écume,

Le brouhaha des vagues,

L’invisible porte-plume

De l'aurore qui divague.

 

Sis là-bas au levant

En son aube marine,

Un soleil s’élevant

Arrobe mandarine.

 

Des confettis d’argent

Sur la mer se déposent,

Un crabe diligent

Dans les roches s’expose.

 

Sur le plissé de l’onde

Venant s’y réfléchir,

L’image de l'ancien monde

A l’heure de s’infléchir.

 

Une bouteille à la mer

S'échouant au rivage,

Dans l’éclat éphémère

D’un matin sans nuages.

15/06/2012

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 14:09

Ce poème est une ode, un hommage aux femmes  qui, nonobstant le temps qui passe, restent si désirables, ô combien sensuelles et n'en sont alors que plus belles! Il est possible de couper les alexandrins et de faire alors des vers de 6 pieds, comme j'aime le faire sous forme de quatrains, les rimes resteront, seul changera le rythme, àvous de voir ce qui "chante" le mieux.

 

 
 

Je vois le temps qui passe et ses rides certaines,

Acceptant de guerre lasse le tourment qu’il entraîne ;

Mais pourtant malgré tout, il est de beaux instants,

Ces heures pleines surtout qui modèlent le temps,

Regards outre brillants aux silences emplis,

Iris sémillants d’instances accomplies.

 

Les souvenirs présents dessinant un visage,

De lui contredisant l’irréparable outrage,

Toutes ces années pesantes, de votre vie passée,

Choses jadis outrageantes, sises à peine effacées ;

Mais le charme indicible, l'instante féminité,

Là, rendent encore possible, du corps... l’aménité.

 

Cet émoi si troublant cette vague intérieure,

Quand le cœur ci tremblant s’agenouille prieur,

Il murmure sa chamade, soliloque ânonné,

Paroles douces nomades d’un regard étonné ;

Face à lui cette femme, de ses rides embellie,

Réceptacle d’une âme en l’instant aboli.

 

Il est une musique, une intime rivière,

Au présent amnésique s’écoulant dans l’hier,

La beauté éternelle, son désir infini,

En l’étreinte charnelle à jamais définie ;

Par le ventre l’enchère, du regard et la peau,

Cet appel de la chair refusant son repos.

 

Vous voici là madame, tel un péché mortel,

Ici de corps et d’âme en désirable autel,

Là, riche de vos hier, sensuelle de votre âge,

Aux cils et paupières colorés de voyages ;

Halée par ce soleil astre du temps qui passe,

Si belle et nonpareille quand mes yeux vous enlacent.

 

Vous je ne peux qu’aimer, maintenant, pour toujours,

En cette ombre lamée de l’instant contre-jour;

De ridules exhaussées quand elles cherchent au loin,

Vos prunelles font danser les amants du refrain ;

Rien n’y fait, n’y fera, ni l’avant, ni l’après,

Sensuelles en l'aura, à jamais diaprées.

 

(20/05/2012)

 

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