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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 15:54

On a volé le soleil, et le ciel tout autant,

Dérobé les étoiles, puis l’horizon ci-devant;

Il ne reste que le vide, et l’écho dissonant,

Des angoisses et peurs, qui résonnent au-dedans.

 

On a assassiné la lune, sous les yeux de Terre,

Souillé son cadavre, sans disperser de cendres,

Bafoué sa dépouille, sans la mettre en terre,

Pour que le rideau de l’aube, ne puisse plus descendre.

 

On a élevé le bûcher du dernier jour,

Prodrome du sabbat, d’une ultime nuit,

Incarnat de la colère, et du sang qui sourd,

Flammes des ravages, sur l’horizon qui luit.

 

De la vie, il ne reste rien d’autre qu’un combat,

Traces de la guerre, de la douleur, les sons éternels,

Ces cris de l’enfant abandonné, qui seul se débat,

Ses sanglots se propageant, infinis et sempiternels.

 

L’obscurité sans nom d’un nouvel enfer,

D’une voie sans issue, d’un chemin sans retour,

Ce noir purgatoire, dont on ne peut se défaire,

Le paradis perdu, d’une nuit sans détour.

 

C’est en ce jour que la dernière messe est dite,

Au chœur des nénies, le lamento de prières,

Ite missa est, la procession interdite,

La contrition des actes, d’une foi meurtrière.

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 08:33

Dans l’impatience grise d’un ciel,

De l’abandon de son azur,

En sa lueur circonstancielle,

Dessous sa haute démesure.

 

Dans les replis cobalt de sa couche,

Drapée de ses nuages épais,

Tourmente lointaine que rien ne touche,

Sur l’horizon d’un lit défait.

 

Sa profondeur, sa négligence,

D’une abondance chiffonnée,

Que la lumière dans sa tangence

Hésite à peine à griffonner.

 

Longue et plaine qui étale son nombre

A l’instar d’une main qui passe,

Passe et dépose, son étoffe d'ombre

Robe de pénombre qui enlace.

 

Les cicatrices et fissures

De ces terres longues altérées,

Ci-devant, s’exhibent en blessures

Meurtrissures des landes éthérées.

 

C’est dessous cette voûte provisoire

Pesant plafond cotons obscurs,

Qu’est la stridence de l’aiguisoir

De ce rémouleur qui l’écure.

 

Le vent repasse sa lame fine

Dessus la caillasse qu’il érode,

Ces plissés reliefs qu’il affine

Par ses caresses et sa maraude.

 

L’averse, en cinglante ambassade

D’une tempête encore éloignée,

Drosse ses vives embrassades

Vers d'autres rivages encoignés.

 

L’impromptue débandade du jour

De par cette nuit fausse et factice,

Qui d’un coup abaisse l’abat jour

D’une brune incongrue subreptice.

 

Le crachin étire sa tenture

Et dès lors étrécisse l’espace,

Obscurcissant la devanture,

D’une rue se faisant impasse.

 

Des ruisseaux renaissent des rus,

Ces enfants de fleuves à venir,

Qui s’écouleront par les enrues,

Vers les coursives de l’avenir.

 

En un instant, d’une sombre agitation,

Dans la grosseur d’un ciel confus,

Le crépuscule, ou son imitation,

Virent apposer, leur voile diffus.

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 21:44

Mots acerbes, regards fous, violence,

Rien n’apaise, rien ne calme, flots de haine.

C’est au fond, que se cache l’enfance,

Aux tréfonds, que se traîne la peine.

 

Etre meurtri par la honte qui l’obsède,

Bourreau d’autrui, pour ne plus l’être de soi.

Envie de faire mal, pour unique remède,

Mais chaque coup donné, en retour le reçoit.

 

Intime tumulte, sans répit, ni caresse,

Déchirée dérobée, et souillée l’innocence.

Chaque geste, chaque mot, maladresse,

En un vent de colère, tourbillon de souffrance.

 

Vouloir le pardon, de ce que l’on a pas fait,

Laver son âme d’un péché non commis,

Sans cesse se fuir, pour vouloir oublier,

Oublier, maquiller, cet instant ennemi.

 

Telle une proie qu’on abuse, en horrible bête,

D’un malin plaisir, d’une ignoble volonté.

Comme un objet dont on use, puis qu’on jette,

Ame fragile et meurtrie, confiante et éhontée.

 

Regards perdus, ailleurs, regards fuyants,

Vivre, s’enfuir au-dedans, réfugié de soi,

Fuir, éviter, tous ces yeux dérangeants,

Repousser à tout prix, les effractions du moi.

 

Quand le monde n’est plus que tournis,

Et que la vie, alors, devient tourmente,

L’obsession, cruelle, s’invite en amie,

Devenant de l’âme, l’irrépressible amante.

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 17:42

Une attente, infinie,

Où s’allongent les heures,

D’un reclus, d’un banni,

Affligé de bonne heure.

 

Rien d’autre que cela

Car tout entier d’icelle,

D’icelle bien terne et là,

Si las sans étincelle.

 

Que faire pour oublier,

Ne plus attendre en vain ?

En vain se replier,

Accouver son couvain.

 

S’enfuir et s’en distraire,

Desserrer son étau,

De sa cage s’extraire,

A grands coups de marteau.

 

Ne plus tourner en rond,

Ni le martel en tête,

Migraine macaron,

L’encéphalo-esthète.

 

Des ronds, des ronds de jambe,

Crémeux, des ronds de flan,

Flambant l’héron enjambe,

Néron sur son bat-flanc.

 

La voici la voilà,

La tante malicieuse,

Dans tout son tralala,

Tatie, la veuve anxieuse.

 

Sentez ses harassantes,

Ces heures et ces minutes,

Par paquet de soixante,

Qui cognent l’occiput.

 

Mal de tête, mâle d’eunuque,

Privé de son parti,

La lame dessus la nuque,

De nos bijoux sertie.

 

Quand cessera enfin,

Ce moment monotone,

Ce corps né si affin,

Du cornet d’Ellington.

 

Une attente, sans recours,

Où se longent les heures,

Bas nylon banni court,

Latente de ce bonheur.

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 11:37

L'an dernier j'avais commencé un roman assez spécial dans sa présentation et écriture; cela parlait d'un amour dans toute son absoluité, d'une passion sans égale. je voulais aller au bout des émotions, des mots, réussir enfin à traduire, transcrire ce que l'on ressent, ce qui nous si humain, vraiment humain quand on découvre le partage et le désir, le vrai désir, celui espéré si souvent et rarement abordé. J'avais la fougue, le biais grâce à ce texte, un texte épistolaire, une jeune femme ayant trouvé des lettres qu'elle lisait dans le désorde total; et puis je me suis rendu-compte à l'écoute d'une critique que je n'y ariverais pas, que c'était vain, et surtout faux, et d'un coup j'ai perdu la capacité de continuer, et même de le relire, il végétait sur mon disque dur... Et puis je me suis dit qu'il serait dommage de perdre  ces morceaux d'émotion assez forts je crois, et même s'ils étaientsans réalité,  et donc peut être que un jour je pourrais les remettre dans un autre roman, Qu'ils pourraient s'insérer dans une autre trame, pour un dessein différent, mais qu'ils serviraient, qu'il renforceraient,...je vous, pour le simple plaisir de la lecture, en offre un extrait, pris au hasard, vous jurerez et me direz si cela doit végéter à jamais sur le disque dur ou revivre autrement.

 

 

Mon Soleil,

 

Saurai-je trouver les mots ? Peut-on dire l’indicible ? Transcrire l’émotion si pure et sa carnation ? J’en doute, bien qu’il me semble que je doive essayer. Il est impensable que je n’écrive pas, que je n’essaie pas de transcrire ce que j’ai…ce que nous avons vécu ce jour.

Je ne sais par où commencer, par quel bout prendre cette chose qui est là en moi, et bouscule tout ! Tout cela est si vivant, si bouillonnant… si intense. Elle est, cette chose, comme un taureau furieux, un de ces monstres espagnols qu’on lâche tous les ans dans les rues de Séville et qui va au-devant de lui sans aucune préoccupation que de foncer, donnant çà et là des coups de cornes pour dégager sa route…tout entier de force et de colère. J’ai en moi une bête furieuse, qui ravage tout sur son passage, et il me semble impossible de la maîtriser, de maîtriser son élan, son allant. Rien ne paraît pouvoir lui résister, freiner sa course. Comment puis-je faire pour dire, dire sa puissante, sa puissance irréméable et dévastatrice ?

Dire que je t’aime devrait se suffire, se suffire à lui-même, mais cela est très, trop insuffisant cependant. Comme est pauvre ce verbe au regard de ce qui m’habite. Il n’est qu’un misérable verbe du premier groupe, miteux, usé, dépenaillé, privé de tout apparat par l’usage, l’usage que l’on en fait depuis si longtemps !

Ce n’est qu’un manant, un rustre, que je ne veux plus conjuguer, tant il me semble pauvre et appauvri, si scélérat, usé jusqu’à la corde, vidé de sa substance, et bien trop étroit pour que je le remplisse de la mienne ! Ce verbe d’usage et hors d’usage mon amour ! Il ne peut convenir pour traduire à ce que j’éprouve et cherche à te dire.

Je ne sais par où commencer, quel mot choisir en préambule, tout semble si confus et net à la fois ! Il me faut dire l’extraordinaire alors que celui-ci s’inscrit, se circonscrit au banal, dans le sens où ce que nous avons vécu cette après midi, beaucoup d’autres l’ont déjà vécu, et le vivent aussi. Cet instant a été singulier, parce qu’il fut le nôtre, mais dans sa situation, son décor, sa gestuelle, il ne le fut pas. Nous n’avons rien inventé, sinon cette émotion, et c’est cela qui importe. N’est-il que nous pour la comprendre ? La ressentir si forte et si fortement ? Abstrait du contexte, de notre subjectivité, reste-t-elle singulière et si belle ? J’en suis convaincu, pourtant, maintenant que j’essaie de l’écrire, je me rends compte que les mots ne sauront pas lui rendre sa particularité, son unicité ! Je me rends compte que cet animal furieux qu’est mon désir, mon étonnement, ce bouleversement, je ne peut le décrire tel qu’il est en moi, le traduire, le mettre en mots, sans qu’il ne se dilue, se désacralise….et que de ce fait, l’écrire ne fera que le banaliser, l’appauvrir, le rendre contingent et si platement humain.

Aujourd’hui nous avons refait l’amour, dans cet hôtel qui nous est coutumier maintenant, et de l’écrire ainsi… me peine, me frustre, car nous n’avons pas fait l’amour comme tous ces gens le font, comme toi et moi avons pu le faire auparavant, avec d’autres… comme nous l’avons déjà fait ensemble ces derniers temps ! J’enrage devant mon clavier ! Ô oui j’enrage de ne pouvoir trouver les mots, les phrases… d’être incapable de me départir de cette image de banalité qu’ils ramènent dès que je les pose sur l’écran, alors que ce que nous avons vécu n’a rien de banal, de commun.. rien à voir avec ces histoires d’adultères et de baise…avec ces histoires d’amour vulgaires, dans l’acception première de ce mot !

Comme est grand mon orgueil en l’instant de traduire ce qui nous a lié, relié dans cette chambre ! Je revendique cette fatuité, cette prétention à l’unique, à l’exception…l’exceptionnel ! Car ce que nous avons vécu dépasse ce que nous avions vécu, et qui déjà était hors norme, surhumain… Aucun de nos instants n’est comparable, aucun ne peut se confondre avec son précédent, ni ne pourra servir de référence au prochain.

Bien sûr chaque amant tient en lui ce discours, s’enorgueillit de la singularité de sa passion, se prévaut de vivre l’unique, mais j’emmerde les autres et leurs pitoyables passions, leurs médiocres amours, leurs chamades bringuebalantes et de pacotille ! Ma bête à moi est puissante, sauvage, animale et destructrice… elle ravage, elle bave, meugle, donnant de violents coups de cornes, embrochant mon cœur, mon âme, mes tripes. Elle n’a pas de répit, le goût du sang l’agace… elle est une boule de muscles bandés, que rien ne peut arrêter…ni la raison, ni la force, ni même la mort je crois. Je l’ai affrontée cette après midi, dans l’arène de tes bras, dans celle de ton ventre… combien magnifique fut ce combat, cette lutte corps-à-corps, corps à cœur et cœur à cœur !

Elle est là, toujours en moi, grattant le sol et ma poussière, prête à repartir au combat, couverte d’un sang magnifique et luisant. Je l’entends, j’entends son souffle, sa chamade, sa colère et son désir de bataille.

J’aurais voulu te dire par les mots ce qu’aujourd’hui j’ai ressenti et vécu… mais je n’ai pas su… demain peut être y arriverai-je ? Là, j’attends la nuit, je la sais sans sommeil, mais ne la redoute point.

 

 

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 19:03

 

 

 

Silhouette pensée,

Le fusain de Stendhal,

Son tracé nuancé,

Au contour de scandale.

 

De pourpre et de sanguine

Départie de l’encombre,

Sensuelle et câline

Se dessine son ombre.

 

Un mirage dans la tête,

Paysage insistant,

S’y révèle s’y entête,

Le désir de l’instant.

 

La mémoire qui devine

Dans le rouge et le noir,

Au travers de la bruine,

La passante du soir.

 

Son flou linéament,

Ses courbes et vallées,

Maîtresse sans amant,

Là-bas, s’en est allée.

 

La pluie fine sur son corps

Qui scintille à la lune,

Dans l’étrange décor,

Cette femme si brune.

 

Tel un rêve un espoir,

La voici qui s’approche,

Se distingue du noir

De son galbe l’ébauche.

 

Il fait nuit dans la rue

Sous le parme des cieux,

La pénombre s’est accrue,

Soulignant l’audacieux.

 

Les pavés, la chartreuse,

La scansion de ses pas,

La vision ténébreuse,

Crayonnant ses appas.

 

Dans l’onde des caniveaux

Où la lune se baigne,

S’entremêle l’écheveau

Des néons, des enseignes.

 

Il la voit, l’imagine,

Dessus ce marchepied,

Chalande sibylline

Passante de papier.

 

Griffonne sa mémoire,

L’attrait de son plaisir,

Se reflètent de sa moire,

Les traits de son désir.

 

Elle s’en vient prestement

De l’obscur se détache,

De sa ligne le vêtement,

D'où ses hanches s'attachent.

 

Silhouette mystère,

Le dessein de l’attente,

Il la croque et l’espère,

Tel le fruit qui le tente.

 

La voici qui le touche,

Puis ses bras qui enlacent,

Lente, elle approche sa bouche,

Il pleut sur la grande place.

 

Par devers les paupières,

Un baiser se prolonge,

Sans parfum des hier

Se consacre le songe.

 

Sous les effets trempés,

Plaqués, moulant son corps,

Sont ces formes estampées,

D’une lande sans écore.

 

C’est à lui qu’elle se donne,

Dans la nuit de ses rêves,

Sans défi, s’abandonne,

Se concède sans trêve.

 

(10/12/2011)

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 16:39

 

 

Au crépuscule, en perdition,

Elles s’affaissent, se couchent puis s’étalent,

Pour cette vaine immolation,

De filles perdues, de femmes fatales.

 

Elles s’avancent, et puis se reculent,

Comme attirées, comme obligées,

Jusqu’à l’instant, où tout bascule,

Incoercibles affligées.

 

Lasses, aliénées au pied des dunes,

Brisées, elles s’y laissent mourir,

Ces filles de nuit, filles de la lune,

Non jamais plus, n’iront courir.

 

Là, sous le regard des étoiles,

Muettes, lointaines et scintillantes,

Devers la brune, dessous sa toile,

Elles se tairont, agonisantes.

 

Etales dessus l’ombre du sable,

Viendront gésir l’écume aux lèvres,

Ces filles de joie, femmes inlassables,

Couvertes de morve, emplies de fièvre.

 

Sans se douter qu’elles s’immoleront,

Dans une suite interminable,

L’une après l’autre, elles dérouleront,

Leur blanc tapis, devant le diable.

 

L’astre du ciel et de la nuit,

Dans sa lueur découvrira,

Cette hécatombe qui le suit,

Que sa pénombre recouvrira.

 

C’est tous les jours, par attraction,

Qu’elles s'abandonnent au pied des dunes,

Vague habitude, par distraction,

Filles de la mer, et de la lune.

 

 

  (09/12/2011)

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 19:14

Quelques notes, une odeur ou une image,

S’en renaît hier enfoui,

En des souvenirs vagues et bien sages,

Dans ce grenier des aujourd’hui.

 

Là, tout nous revient tel un flot,

Comme une marée de là-bas,

 S'en venant sur le sable chaud

Dérouler son branle-bas.

 

Du plus profond ressurgissent les chamades,

Les frissons anciens, les sanglots, les sourires,

Qui dans une folle et incroyable cavalcade,

Sous la peau, dans le cœur, se remettent à courir.

 

Des enfants, des baisers, des courses des veillées,

Un tournis, des farandoles, des rires, des regards,

Les émois des premiers désirs doucement réveillés,

Dans ce train du passé qui d’un coup entre en gare.

 

Et l’âme dans l’ivresse d’antan se laisse emporter,

Entraînant le corps avec elle dans cette sarabande,

S’égarant dans ce que les souvenirs ont apporté,

De ces rues perdues des émotions non chalandes.

 

Tout est clair, évident, comme si était l’instant,

Des voix, des mouvements et des couleurs.

Tout est là, dans cet hier disparu, mais insistant,

Si prégnant de parfums et d’anciennes chaleurs.

 

Quelques bruits, une odeur, une lumière,

Alors s’égaillent ces jours passés,

Qui dansaient allègres, sous nos paupières,

Pour dans notre mémoire, s’effacer.

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 11:03

Comme un rayon de soleil tombant sur la rosée, au petit matin, tes mots, murmure inattendu , sur ma peine se sont posés, arrêtant l'espace de l'instant, la douleur et ce temps qui nous échappe... alors quand bon te semblera, sache arrêter, le temps de la surprise, l'écoulement du sablier.

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 13:06

Laure est une amie au talent incroyable, rencontrée sur le net par hasard, elle a accepté que j'expose ici l'un de ses clichés, elle a cette qualité rare de sublimer les corps et surtout le sien... mais aussi sur  les choses qu'elle croise au hasard de la ville

 

 

kkk.jpgSon regard, lui, est un pinceau,

La lumière, sa palette,

Elle peint, dessine sur la peau,

Ce que l’œil interprète.

 

En noir et blanc ou de couleur,

Son trait est un émoi,

Un instant de vie et d’ailleurs,

Dans ce temps qu’elle sursoit.

 

Son monde, fait d’ombre et de lumière

Où s’exaltent les corps,

Au droit des poses singulières

Effondre ses accores.

 

Ses images dévoilent,

Nous interpellent et nous provoquent,

Blasphème d’une toile,

Troublante, délicieuse équivoque.

 

Gros plan, voici ses seins,

Ses lombes, l’intime de son val,

Collines d’un bassin,

Penchant de nos désirs, l'ovale.

 

L'impertinence de son invite,

Charnelle invitation,

Rayon, halo d’une poursuite,

Lueur, incarnation.

 

Son regard, insigne est décent,

Sa lumière, sensuelle,

Elle feint, décline l’indécent,

Dessillent nos prunelles.

 

 

(Merci à Corinne pour  ce morceau) 

 

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