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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 10:24

21 Sa brune chevelure,

Au vent des heures passées,

Altière son encolure,

Aux rides effacées.

 

En son regard l’azur

Sur ce lointain porté,

L’entière démesure

Venant s’y reporter.

 

Chimère du temps qui passe

Enfant de sa jeunesse,

Ses souvenirs repassent,

Arguant leur droit d’aînesse.

 

Son étrange beauté

Mélange d’une vie,

Au charme déjeté,

Teinté de ses lavis.

 

La voici là si belle

En cet âge avancé,

Ignorant sa querelle,

De ce temps l’avancée.

 

Ses lèvres son sourire,

Sa silhouette fière,

Semblant se départir

Du poids de ses hier.

 

Ni aube ni crépuscule,

Soleil sans horizon,

Qui jamais ne bascule

Aux heures des oraisons.

 

Dans le désir des uns,

Ou l’étonnement des autres,

Magnifique catin,

Détresse d’un apôtre.

 

Sur elle onc se retourne,

Cherchant sans bien savoir,

Ce que cet âge détourne

Pour ainsi l’émouvoir.

 

Qu’importent les années,

Amante que l’on désire,

A vouloir se damner

Condamner au plaisir.

 

Le temps l’a oubliée,

Se perdant en sa moire,

La laissant publier,

Du charme le mémoire.

(26/01/2012)

 

  

 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 15:24

En l'attente vaine de  sa Juliette,  Roméo aurait pu écrire :  

   (Débuter lecture à la 20ème sec)

   

Comme un bruit dans la nuit,

Une frayeur ancestrale,

Une ombre qui vous suit,

L’écho lointain d’un râle.

 

Là, si présent en vous,

Si fort et si charnel,

L’intime au rendez-vous,

L’entrevous criminel.

 

Frissons dessous la peau

Des larmes dans les yeux,

En l’esprit ce dépôt,

De souvenirs trop vieux.

 

Le ventre qui se serre,

La peur qui l'envahit,

L'étreinte qui enserre,

Cette âme qu'elle trahit.

 

Qu’en est-il de la vie,

Par devers le mensonge ?

Quand devant les envies,

Se démentent les songes.

 

Chemins dans la forêt,

Etranges souvenances,

Images remémorées,

Chamade en résonnance.

 

Les anciennes prières,

Les dévotions d’antan,

Les malles aux charnières,

Qui grincent toutes au temps.

 

Qui es-tu ? Où es-tu ?

Présente en mon attente,

Quand bien même s’est tu,

L’appel de l’autre absente.

 

Je t'ai toujours aimée,

Sans jamais te connaître,

A plus n'en pouvoir mais,

Mais sans n'y rien paraître.

 

Le chant des violons,

Aux accords monotones,

Sanglote tout au long,

De l’instant qui s'étonne.

 

Le soyeux des nuages,

Ce coton de douleur,

Les plis de son tissage

Si noir en sa couleur.

 

Déjà hier n’est plus,

Mais pourquoi donc demain ?

Aujourd’hui il a plu

Des larmes de chagrin.

 

La parabole du jour,

 Son orbe dedans le ciel,

Ces instants de toujours,

A jamais essentiels.

 

Comme un cri dans l'ennui,

Une lueur automnale,

Le présent qui s’enfuit,

Dans l’ombre qui s’étale.

 

Un jour me viendras-tu?

Dans l'aube printanière,

Si belle et dévêtue,

Juliette de lumière.

 

(21/01/2012)

 
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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 18:55

theatre-92174-copie-1.gifLa vie comme au théâtre

En l’avers d’un décor,

Feu de bois, feu plâtre,

Fausses flammes encore.

 

Des paroles et des mots

Un décalogue de sourds,

Les errances de nos maux,

Les entrées coté cour.

 

Brigadier que voilà,

Résonance des à-coups,

Le rideau dévoila,

L’arrogance tout à coup.

 

La poursuite de lumière,

Le halo qui vadrouille,

Les ombres costumières,

La porte qui se verrouille.

 

On s’agite çà et là,

On s’étonne dans la salle,

Qui est-il celui là ?

Ce curieux commensal.

 

Des larmes et des pleurs !

L’on crie, l’on parle et rit !

De beaux bouquets de fleurs,

Que l’on jette aux orties.

 

Pince fesses et princes sans rire,

Petits meurtres entre amis,

L’un esquisse un sourire,

L’autre à peine un demi.

 

Des rimes et des vers,

Pantomimes et silences,

Le traitre par devers,

L’amant dans sa romance.

 

Un balcon bien trop bas,

Un nez par trop petit,

Le tonnerre ici-bas,

Qui gronde et retentit.

 

Sortie côté jardin,

Le soleil dans les cintres,

Rayons incarnadins

Dessinés par des peintres.

 

On éructe on déclame,

Sa colère ou sa joie,

L’un demande ou réclame,

La tête des bourgeois.

 

Une pièce en ses trois actes !

Respectant l’unité,

Qui oublie les entractes,

Si pleine de vanité.

 

Voici madame moi-je,

Qui parle, qui parle d’elle,

De la vie fait un jeu,

Un je de demoiselle.

 

  Cyrano qui supplie,

Roméo qui se meurt,

Sur le cap les complies,

Récitent la rumeur.

 

La vie comme au théâtre

En l’amer d’un raccord,

Feu de joie, feu dans l’âtre,

Jeux de drôles et de corps.

 

 ( Clin d'oeil à Juliette;19/01/2012)

  

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 20:18

"Je passe un instant ici pour rendre hommage à A.B, comédienne et metteur en scène, qui a posé son regard sur mes textes, et par ses mots leur a rendu hommage,  me le signifiant longuement par écrit et à voix haute. Ce petit poème est un rendu, bien modeste en comparaison du prêté!"

 

Vous voici là juchée, mademoiselle,

Allante et si vivante sur ces tréteaux,

Vous ébattant tel un oiseau sans ailes,

Qui piaille et crie sans apprêt tôt.

 

Fardée de costumes, habillée de fards,

Sur ces planches, vous allez et revenez,

Déclamant la vie, ses instants épars,

Comme si là même, celle-ci vous advenait.

 

Habitée des maux, du bonheur d’autrui,

De leurs joies ou de leurs peines,

Mendiants de leurs mots ou d’iceux instruits,

Marchant de bonne heure ou marchant à peine.

 

Vous arrêtez le temps, en damoiselle,

Le restreignant ainsi par vos propos,

A l’aune du peu ou de l’excès de zèle,

Usant de l’accessoire et d’à-propos.

 

Quand cognent les trois coups du brigadier,

Que du parterre le brouhaha se tait,

Que la pénombre le jour s’en vient radier,

C’est du réel, que vous nous délestez.

 

Dès lors que s’ouvre et lève le rideau,

Ici, là-bas, jadis ou bien ailleurs,

En Fille de roi, ou même de chalandeau,

De Mademoiselle, rien bien que le meilleur.

 

Aucun outrage, sur vous rien n’y fera,

Ni même le temps et ses répétitions,

Libre de l’âge, et de son embarras,

Toujours serez, en d’autres l'impression. 

 

A jamais ici bas mademoiselle,

Comédienne, à l’affiche sur le livret,

Juliette, Marie, Fantine ou bien Gisèle,

Du temps des rides, à jamais délivrée.

 

14/01/2012

 

Pour le plaisir sans autre motif que celui-là, pas lien direct avec le texte... 

 

 

 

 

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 12:24

Les fins d'années amènent souvent les bilans, alors je vais faire le bilan de 2011, année à part dans ma vie, ensuite j'attaquerai 2012 en espérant qu'elle ne ressemblera en rien à sa soeur précédente, ce sera mon dernier article ici  je crois, pour diverses raisons, la plus notable étant le peu de succès rencontré par les écrits de ce blog, quant aux autres j'essaierai de les définir... un jour. L'une d'entre elles, m'a bien été expliquée par Valdy, qui osa un jour me dire que mes écrits étaient bien trop lourds, abscons et compliqués pour être appréciés sur OB... mais je ne sais écrire autrement! Bref on verra bien si je retrouve une nouvelle inspiration ... 

 

En gros 2011 année à oublier! Donc je la supprime de mon passé!

 

Meilleurs voeux à ceux qui passent et surtout à la Bulle a qui je dois tant, à Marie Claude pour ses mots, et à vous...

 

En guise de cadeau de fin d'année (lisez avec la musique en fond, lecteur ci-dessous)

 

Sublime blasphème

 

Ames divines immortelles, du désir possédées,

Missa, l’indicible union en l’après de l’aître,

Qui, par cette eucharistie vient là concéder,

A l’adbitum mentis, les secrets de son être.

 

Tous deux, en ce chœur circonscrit par ses arcades,

Sur l’autel, ombres enlacées face à l’abside,

Sans autre témoin qu’Eli, l’invisible alcade,

Se donnant l’un à l’autre extasiés si lucides.

 

Corpus mysticum, gisants, cariatides de chaire,

Sous la lueur éthérée filtrée des meneaux,

Chœur à corps, corps à cœur, et corps à corps de chair,

L’accordée des plaisirs nus et libidinaux.

 

Le feu des enfers, braises de stupres et de flammes,

Sous le regard du Tout Autre, sans honte ni péché,

La jouissance des chairs, mais aussi celle des âmes,

Que nulle eau de baptême ne saurait empêcher.

 

Du cogito à l’éros, de l’insane la foi,

Sans leur confession de la luxure en l’amour,

Trempant dans le bénitier longuement les doigts,

Puis les lèvres, puis le cierge pareillement sans détour.

 

Que cette église suinte du transept à sa croisée,

En le plus intime de sa nef et de ses fonts,

Que son humeur s’écoule de ses jambes décroisées

Jusqu’au chevet du cœur des êtres qui la font.

 

Confiant, pénétrant ici par la sacristie,

A rebours du parvis et des collatéraux,

Dans la béatitude de l’offrande à l’hostie,

Il s’en fut au plus loin, en ces fonts baptismaux.

 

Agnus Dei, c’est au plus secret des annales,

De Gomorrhe à Sodome, ces cités agonies, 

Qu’interdites, s’en renaissent dès lors les bacchanales,

Ces callipyges ivresses des inverses réunis.

 

Quand le sens du caché s’en revient au vrai corps,

Lui délivre l’extase et sa nue jouissance,

Alors l’âme au mystère du sacré s’incorpore,

Faisant naître en la chère la divine renaissance.

 

Du trivial au profane, s'en faisant l’exégèse,

Par la débauche et l’orgasme, les multiples stations,

Ne se privant aucunement, sinon de l’ascèse,

De la concupiscence, viendra l’absolution.

 

 

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 20:20

 

Une parole, des mots, vous,

Là, présente et lointaine,

L’absente d’un rendez-vous,

D’une attente incertaine.

 

Comme une ombre sans lueur,

Un chemin sans entrée,

Où s’égrènent toutes ces heures

Des instants sans attrait.

 

Des présents impossibles,

Aux demain improbables,

Tant de verbes indicibles,

De murmures ineffables.

 

Contumace des désirs,

Caresses imaginaires,

Le corps en son plaisir

Se cherche solitaire.

 

Sur vos reins en leur val,

Mes mains imaginées,

De l’amont vers l’aval

Vos seins vont dessiner.

 

Des soupirs entendus

Tel le souffle qui réclame,

Ces paroles retenues

Quand l’encore se déclame.

 

Le respire qui s’arrête,

Le ventre qui se noue,

Qui se voue et se prête

S'apprête au rendez-vous.

 

Parfum de votre humeur,

Lubrifiante et tépide,

S’écoulant en primeur

De votre antre sapide.

 

Sur mes lèvres et doigts,

Humides et parfumés,

Vos fragrances je me dois,

De naguère exhumer.

 

Il n’est rien que j’attends

Rien d’autre que cela,

Quand mon désir s’étend,

A vous donner ce la.

(27/12/2011)

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 14:51

Taïaut, taïaut, la cavalcade dans les allées,

Rosée de sang de peur de larmes et de salive,

La traque s’enivre, se saoule de cris, se laisse aller,

C’est le temps de la fuite et celui de l’esquive.

 

Flashs, images et stroboscope, la voilà qui halète,

Chamade, terreur, à-coups du cœur dans la forêt,

Le souffle court dans un effroi qui ne s’arrête,

La nuit s’en vient quand la bête hésite à l’orée.

 

Chiens, c’est la meute folle cruelle qui hurle et aboie,

C’est la courre carnivore, de l’aube au crépuscule,

Voici sa course, ses cors, la proie est aux abois,

Dans sa fougue du sang, la foule la traque et l’accule.

 

Hélas, la haine et la mort ont suivi sa trace,

Et lasse, l’envie de vivre l’abandonne,

Les jeux sont faits, rien ne va plus, rouge impair et passe,

Tapis de feuilles mortes, la mise se couche et se donne.

 

Las, au-dedans, exsangues, les âmes sont livides,

La dague, son éclat vif par la lueur happée,

Flots pourpres, la vie se meurt de la veine qui se vide,

Et l’œil ouvert, enfin, la peur voit s’échapper.

 

Chahuts, mâchoires, canines, le goût de l’amertume,

Flots empourprés, entrailles et gluantes babines,

La terre boit son sang, et son cadavre s’embrume,

Les gueules se battent et jappent, las! La chasse se termine

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 12:10
 
Joue ! Tango du dedans,

Tes yeux noirs si profonds,

En leur regard ardent

Les pudeurs s’y défont.

 

Regarde ! Là, ce doux visage,

Son tracé, sa pâleur,

Si lointain de ton âge,

Juvénile et moqueur.

 

Cogne ! Interdite passion,

Rondes et bousculades,

Pulsation des scansions

Percutions et chamades.

 

Ecoute ! Ce tempo intime,

Métronome amoureux,

Viscéral verbatim

D’un récit langoureux.

 

Serre ! Angine si discrète,

Constrictions et douleur,

Anonymes et secrètes

Affidées du malheur.

 

Approche ! Tes lèvres lisses,

Pulpe suave d’un baiser,

Fruit mature aux délices

Capiteuses et osées.

 

Chante ! La messe intérieure

Des amours interdites,

En le chœur des prieurs

Leur confesse est maudite.

 

Pleure ! Tiède mélancolie,

Lamentos et fredons,

Sanglots d'une mélodie,

Mélopée du pardon.

 

Crie ! Au travers le temps,

Nonobstant les distances,

Que sans cesse tu l’attends,

Par delà l’existence.

 

Regains impératifs,

Souvenirs mélodieux,

Présent contemplatif

D’un passé compendieux.

 (25/12/2011)

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 00:01

 

(Pour lire avec la musique attendre la 43ème sec, prononcer les syllabes soulignées

 

 

DSCF0921.JPGJe te donnerai tous les mots et plus encore,

La bestiale furie d’un désir incomparable,

Ces mots les plus fous, d'iceux qui s’adressent au corps

Hurlent au ventre, gémissent, et séduisent le diable.

 

Insoucieux des ragots, ignorant des rumeurs,

Enivré, passionné de toi et de ton corps,

Saoul de ta chair, de ton antre et de ses humeurs,

Toute, je te prendrai, sans témoin ni recors,

 

De l’église interdite tu seras le mirage,

L’évanescence soufrée d’une vierge souillée,

Pour laquelle, l’union des chairs se voudra l’hommage,

L’offrande de nos êtres enlacés agenouillés.

 

En l'insane, seront l’enfer et le paradis,

En nos âmes, le maelström et la brise douce,

Car il ne sera point, de chemins interdits,

Ni de traverses illicites sous la lune rousse.

 

Au bûcher des plaisirs tout entier de folie,

Ma foi et mon âme, là, j’immolerai,

Tout entier de plaisirs, au bûcher des folies,

C’est consumé par les flammes, que je t’aimerai.

 

Empli de mes péchés, infâme et pestilent,

Jusqu’à la déréliction, pénitent de nous,

Dans la procession j’irais, hâve flagellant,

Là où mal et grâce dans les plaies vives se nouent.

 

A genoux, face aux juges, en leur cérémonie,

Déniant le blasphème, refusant le pardon,

Radieux, à jamais voué aux gémonies,

De ma chère oblative, aux dieux, ferai le don. 

 

Ce bonheur interdit je devrai renier,

De contrition, d’attrition, de mea culpa,

Je meurtrirai ma chair sans pourtant oublier

La brûlure merveilleuse, que me firent tes appas.

(22/12/2011)

 (Les mots en italiques étaient  une contrainte, points obligés de départ de ce poème) 

 

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 16:20

Tic tac, quand l’attente se fige,

Semblant vouloir perdurer,

Hôte impromptu, qui nous oblige,

Las nous contraint, à l’endurer.

 

En notre gorge, notre poitrine,

Le va et vient d’un balancier,

Alentissant dans sa combine,

Son balancement circonstancié.

 

Une procession allant à l’amble,

Dans sa démarche syncopée,

Ce lent tangage, qui lui ressemble,

A la chaloupe, d’un éclopé.

 

Chemin sans fin, faisant la trace,

A peine planté de candélabres,

Se refermant, telle une impasse,

Sur un lointain qui se délabre.

 

Il n’est que l’ombre des hier,

Pâles souvenirs des anciens jours,

Chinoises sombres sous nos paupières,

Vestiges obscurs, de nos détours.

 

Toutes ses heures, qui se traînent longues,

Sans goût, ni saveurs et parfums,

Sans phrases, ni paroles et diphtongues,

Ces heures, de nos instants défunts.

 

Des hurlements, bien silencieux,

Dans ce dédale de nos pensées,

Insupportable, cercle vicieux,

Semblant ne faire, que commencer.

 

Clepsydre sale si asséchée,

D’où ne s’écoulent que les poussières,

Fines cendres grises bien dépêchées,

En ces instances colinéaires.

 

Il en sera, d’autres aurores,

Quand bien même ces longues nuits,

Ces sabliers des petites morts,

Regain sableux, de notre ennui.

  

 (21/12/2011)

 

 

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