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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 23:32

Lui dire les paroles les plus belles,

Tous ces mots caressants,

Sous un ciel éclairé aux chandelles

A l'éclat nitescent.

 

L'aimer comme on aime aucune autre,

De passion, de désir,

D'un amour dans lequel on se vautre

Impossible à saisir.

 

Tout entier de cette émotion,

De frissons et chamades,

D'une sublime et si belle dévotion

Se voulant ambassade.

 

Silencieux, regarder son corps,

Des yeux la caresser,

Effleurer son corps et encore

S'y laissant paresser.

 

De sa présence là s'émouvoir,

Sentir battre son cœur,

La regarder ci se mouvoir,

Dessinant lors son chœur.

 

Se savoir vivant, si humain,

Si plein d'humanité,

Comme voir s'ouvrir d’autres chemins

Troublants d'aménité.

 

De mots et de caresses l'aimer,

Lui dire son importance,

Vouloir crier et blasphémer

Sans aucune repentance.

 

D’elle s'approcher pour l'embrasser,

L'enlacer de passion,

Toucher de son corps le tracé,

D'une douce ostentation.

 

Lui dire les paroles les plus douces,

Tous les mots enfiévrés,

Dessous la lune curieuse et rousse

D'un l'éclat délivré.

(05/05/2016)

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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 14:02

(Elle est jeune, belle, caricature presque, prête à tout, elle le dit, le déclame, le réclame. Elle revendique son désir de brûler sa vie par les deux bouts, sans retenue, sans pudeur ni vergogne... Elle ne cache rien, s'affiche, provoque, crie au monde sa rage de plaisir et d'outrance... C'est étonnant, laisse interdit, peut choquer et choque évidemement, elle s'en nourrit. Je ne sais vraiment que penser face à cette approche de la vie, elle est à l'image de ce monde emplit de gourmandise... elle séduit et repousse, fait peur aussi! Cela m'inspire, me donne envie d'écrire, de traduire, de rendre troublant ce qui peut paraître insane et folie )

 

Ce fou désir de perfection

Bien au-delà de toute chose,

Pour se vouloir cette exception,

Cet être à qui nul(le) ne s'oppose.

 

Toujours plus, plus fort et plus loin,

En cette quête infinie de soi,

Dedans cet éternel besoin,

Pour que rien jamais ne sursoie.

 

Sans cesse rechercher sa limite,

Aller outre ce sensé possible,

Pour n'être celle qu'aucune n'imite,

Unique en femme incompossible.

 

De l'excès faire sa nourriture,

Comme seul objet de son désir,

Faire de son corps une écriture,

Le dessin du chemin des plaisirs.

 

Se vouloir reflet des miroirs,

Idéale image éternelle,

Refusant à jamais de déchoir,

Inaltérable beauté charnelle.

 

Ivresse en la folie des sens,

D'une consumante consommation,

Délice insigne de l'indécence,

Jouir... en la sublimation.

 

A tous prix, l'absoluité,

S'approcher à toucher les flammes,

En cette extrême ténuité

De cet instant où tout s'enflamme.

 

Se vouloir belle, par dessus soi,

Faire de son corps un absolu,

Avoir pour âme un fil de soie,

Dans cette vie là dissolue.

 

Ce désir fol de perfection,

Bien au-delà de la raison,

Se vouloir une, une exception,

Tel un soleil sans horizon.

(05/05/2016)

Mens in corpore
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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 20:16
Sublima puta

( Le net est un monde étrange, obscur et surprenant, au cours de me périgrinations j'y ai croisé cette femme étrange et fascinnate affichant  sa soif d'outrance et d'absolu de la chair et du désir... de troublantes photos et des mots sans pudeur, une affirmation  vive de son insanité sensuelle. Je ne juge ni ne critique, j'essaie de trouver ce qu'il y a de beau dans cette nouvelle violence des êtres... des femmes.)

 

Son corps en son parfait dessin,

Elle pose, montrant là ce qu'elle est,

Cet absolu de son dessein,

A ses courbes lisses toute attelée.

 

Sensuelle finesse de ses traits,

La perfection de leur tracé,

De sa minceur bellement outrée,

Que nos regards viennent embrasser

 

Ses muscles fins à fleur de peau,

Là si saillants et dessinés,

Si provocante tel un propos

A nos désirs seul destiné.

 

Elle est plaisir, elle est outrance,

Sa quête est vaine d'un absolu,

Ses mots son corps, sa nonchalance,

Ses folles mœurs si dissolues.

 

Toute entièrement de ses pulsions

De cette lave qui la brûle,

Se veut désir et séduction,

Tout en son ventre se bouscule.

 

Ses mots tabous sont éloquents,

Tels des fouets qui cinglent fort,

Vulgaires insanes et provocants

Incontinent ils nous perforent.

 

Ses lèvres insultent et mouillent aussi,

Dans l'impudeur sa chair s'expose,

Rêvant de mâles bien circoncis,

De glands de sexes qui explosent.

 

Son corps objet rêve de fessée,

Sublime catin se revendique,

Dans la douleur veut confesser

Ses rêves déments et impudiques.

 

Sa chair en son divin dessin,

S'exhibant là dans l’impudence,

Ce provocant de son dessein,

De son désir dans la flagrance.

(02/05/2016)

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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 18:35

Son maquillage, opalescent,

Sa bouche, ses lèvres peintes rouges,

Ce petit jour, évanescent,

Sa douce silhouette qui bouge.

 

Légère grande si mince et gracile,

De ses cuisses l'arche délicieuse,

L'aisance de sa marche, facile,

Sensuelle féminine et gracieuse.

 

Là... curieuse, ci... indifférente,

Elle parle, regarde souriante,

Des autres ô combien différente,

Jeune femme, si belle et alliciante.

 

Ses mains d’albâtre, longues et fines,

Ses gestes, légers et déliés,

Sa taille, qui dans ce jour s'affine,

Courbe de ce corps si singulier.

 

Ses longs cheveux noirs et sa frange,

Cette nonchalance contrefaite,

Rien ne la gêne ni la dérange,

Semblant en l'instant si parfaite.

 

Elle parle, octroyant son sourire,

Alentour elle la vie se fait,

Le temps ne semble plus courir,

Lent, son écheveau se défait.

 

Autour les badauds vont et viennent,

La vie distillant son esprit,

Elle est, qu'importe ce qu'il advienne,

En notre instant qu'elle s'approprie.

 

La voici qui se lève et s'éloigne,

Jetant çà et là son regard,

En cette foule qui là l’empoigne,

Lentement, son épure s'égare.

 

Voilà, le rideau est tombé,

Le temps reprend sa bonne mesure,

Celui pour nous tous incombé,

Sans maquillage, ni démesure.

(01/05/2016)

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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 10:27

Le rideau de la nuit se pose,

Ci se déroulant lentement,

Ici, rien à lui ne s'oppose,

Obscurcissant le firmament.

 

Il a suffi de quelques mots,

De banals propos incidents,

Pour que mon âme soit en lambeaux,

De par cet aveu dissident.

 

Là de simples paroles émises,

Douloureusement inattendues,

Pour que s'efface la terre promise,

Cet ailleurs, tellement attendu.

 

Tous les sons s'étouffent et s'estompent,

Il n'est plus que ce noir silence,

Ce vide intérieur qui me trompe,

Dedans lequel mon âme s'élance.

 

Silencieuse, elle s'en est allée,

Pour ne laisser d'elle que des traces,

En moi, souvenirs étalés,

De ses instants flous et fugaces.

 

Mais qui donc vraiment était elle

Ce doux et si lointain mirage ?

Silhouette toute de pastels,

Esquisse, si belle de son image.

 

La vie, la mort, l'ont emportée,

Un jour, là-bas, silencieusement,

Si douce note de cette portée,

Oblitérée si brutalement.

 

Il n'est plus alors qu'une errance,

Une quête, vaine et douloureuse,

Dessous, de fausses apparences,

Dans ces heures, que l'on croit heureuses.

 

Le linceul de la nuit se pose,

En moi s'étirant lentement,

Dessus mon âme il se dépose,

Venant noircir mon firmament.

(28/04/2016)

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 09:47

 

Elle est là, si belle et putain,

En cette aube déjà fatiguée,

Traînant en ce petit matin

Par ses souvenirs intriguée.

 

Femme sensuelle et salope,

En catin qui se revendique,

Si ivre de ses nuits interlopes,

Abîmes combien peu romantiques.

 

Son corps tatoué et percé,

Sa silhouette, si désirable,

Chairs par les plaisirs exercées

En leurs désirs inexorables.

 

Souvent elle se donne arrogante,

Sauvage et garce dans sa mise,

Femme sensuelle et provocante,

Esclave servile et insoumise.

 

Elle est jeune ivre et insouciante,

Toute entière de provocation,

Fière putassière et souriante,

Emplie de ses délectations.

 

Elle dévore la vie, la consume,

Chaque nuit, se donnant çà et là,

En cette gourmandise qu’elle assume,

Toujours plus loin et au delà.

 

Femme objet hautaine et soumise,

Offerte aux désirs de chacun,

On la baise, on la sodomise,

Elle aime, car elle se veut putain.

 

 

Barbara, papillon de nuit

Aux ailes de poussière colorée,

Qui fuit, les instants de l'ennui,

En femme si chienne et délurée.

 

Voilà, la sorgue s'en est allée,

La parodie range ses effets,

Son parfum traîne sur les allées,

Sa nuit lentement se défait.

(24/04/2016)

 

(Barbara existe, je n'ai rien inventé, seulement traduit. Le l'ai croisée un jour, dans les méandres du net, provocante, dans cet excès de la vie, salope revendiquée, fière de son outrance. Nous avons échangé, elle rétive aux mots, aux phrases, déclarant sans cesse de façon ostentatoire sa liberté d'être une putain, de jouir de la vie par ses plaisirs de la chair.. Barabara attachante pour celui qui sait voir au-delà des apparences, insaisissable et sans mesure... j'ai voulu lui rendre hommage alors qu'au premier abord  beaucoup la condamneraient. Je sais que le jour où elle lira ces lignes elle  se fichera complétement de ce qu'elles disent et que cela l'énervera... Qu'elle me pardonne de cela...Barbara rebelle et  si salope!)

 

 

 

 

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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 14:38

 

 

Quelques mots que l'on pense,

Mots que l'on voudrait dire,

Quelques mots sans dispense

Que l'on peut interdire.

 

Un simple petit verbe

Petitement conjugué,

Dépourvu de l' adverbe,

Venant nous subjuguer.

 

Le présent d'un pronom,

Un complément d'objet,

Là taisant son prénom

Pour lui dire notre objet.

 

La simple désinence

D'un verbe du premier groupe,

Disant sans éminence

Que notre cœur chaloupe.

 

Trois simples petits mots,

Dépourvus d'artifices,

Trois tout petits émaux

Tenant notre édifice.

 

Le je pour un accord,

Ce simple singulier,

Nul besoin de décor

Le verbe est régulier.

 

Si le poing est au cœur

Serrant comme une angine,

L'exclamation du chœur

A le point d'origine.

 

Aimer a son sujet

Son complément direct,

Le te est son objet,

La phrase reste correcte.

 

On lui dira : je t'aime,

Dans une exclamation,

Quelques mots que l'on sème,

Pour toute réclamation.

Trois petits mots

(23/04/2016)

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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 12:25

( Merci à Aude pour m'avoir conseillé cette musique )

 

Un instant qui s'enfuit,

Des moutons dans le ciel,

Comme des nues qui nous fuient

Effleurant le soleil.

 

Des champs là si étales

De colza et de blé,

La grisaille qui installe,

Sa flagrance ci d'emblée.

 

Un printemps qui vacille,

Dont le vent nous froidit,

La journée qui dessille

Ses prunelles refroidies.

 

Les cieux se couvrent gris

Dévorant la lumière,

L'horizon semble aigri

Refermant sa paupière.

 

Les ramures en eau forte,

Leur étrange dentelle,

Les nuages qui confortent

Cette noire tarentelle.

 

Le jour est crépuscule,

Comme treillissé de pluie,

Tout s'en va se bouscule

Dans l'absence de bruits.

 

Les ornières se remplissent,

Les caniveaux aussi,

De ce ciel de réglisse

Par l'averse dégrossi.

 

Camaïeu de contrastes

De grisaille nuancée,

Dans le vent qui dévaste

Les plantules avancées.

 

Un instant assombri,

Moutons noirs dans le ciel,

L'eau ruisselle de débris

De fragments d'arc-en-ciel.

(23/04/2016)

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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 10:39

Prendre la mesure du temps

De celle de sa paresse,

Poussière dedans le vent

Épousant sa caresse.

 

Rechercher sa lenteur,

En de longues minutes,

Celles allongeant nos heures

Dans de lentes volutes.

 

Que traînent nos regards,

Qu'ils glissent lentement,

Qu'au lointain ils s'égarent

Regardant autrement.

 

Là, se laisser aller,

Porter par nos instants,

Sur les monts et vallées

De cet autre printemps.

 

Poussière dedans le vent

Sans poids ni gravité,

En l'air nous soulevant,

Indolemment agité.

 

Oublier nos attaches

Canceller nos hier,

Ces douleurs qui font tache

Ces garrots de nos lierres.

 

Ne plus vouloir courir

Ni se précipiter,

Ne laisser accourir

Des choses la vanité.

 

Se laisser transporter

Par la lenteur du temps,

Ne rien lui apporter,

Rien d'autre d'important.

 

Prendre la mesure du temps

De celle de sa caresse,

Poussière dedans le vent

Épousant sa paresse.

(18/04/2016)

 

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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 12:32

 

De dos sa silhouette,

Ses courbes déliées,

Mon regard s'y arrête

Pour sur elles se lier.

 

Ses jambes longues et graciles,

Oblongues et sensuelles,

Son visage, de profil,

Sa douce gestuelle.

 

Mirage d'un instant,

D'un moment qui se fige,

D'un présent insistant

Délicieux de vertige.

 

Elle s'écrit dans l'espace,

Bellement s'y dessine,

Ballerine qui passe

Dessinant sa doucine.

 

L'invisible caresse

De cet instant soyeux,

Son étrange paresse

S’inscrivant en mes yeux.

 

Oublier les entours,

La fadeur de ces choses,

S'imprégner des atours

De ce charme qui simpose.

 

Accepter cette invite,

Cet ailleurs lancinant,

Que souvent l'on évite

Car par trop fascinant.

 

S'abreuver de l'ivresse,

La boire de tout son soûl,

En la douce allégresse

De ce temps qu’elle dissout.

 

De dos la belle épure,

Ses courbes déliées,

Ce tracé d’elle si pure

Par mes yeux déplié.

(17/04/2016)

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