Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Recherche

Articles Récents

6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 22:09

 

Un regard, une silhouette,

Une femme chimère,

Une image étrange et muette,

Sortant de l’ordinaire.

 

Ci, le noir tissu de son voile

Descendant sur ses lombes,

Là, sombre foulard qui dévoile

Son visage et retombe.

 

Etonné mon regard s’y arrête,

Interdit y succombe,

Mystère en ce jour qui l’apprête,

Mon désir lui incombe.

 

Voilée, élégante, sensuelle,

Paradoxe surprenant,

Cachée, féminine et duelle,

Dans l’instant détonnant.

 

Grande alliciante et dessinée,

Ses courbes me séduisent,

Par ce charme-là, fasciné

Elles m’emportent, vers elles me conduisent.

 

Ses hauts talons, son maquillage,

Ses yeux sombres fardés,

Sa peau hâlée, son métissage,

S’en viennent me poignarder.

 

Son voile plus qu’il ne dissimule,

Souligne là son charme,

Tel un loup ténu il simule

Bien plus qu’il ne désarme.

 

Princesse d’un lointain orient,

Comme issue d'une nuit,

Au visage si pur et souriant

Dans l’instant me séduit.

 

Aux regard des hommes interdite,

Elle n’est là qu’évidence,

L’étoffe par mes yeux contredite,

Dévoile sa confidence.

(06/08/2016)

* voile sensuel

Repost 0
Published by Etsivousosiez
commenter cet article
30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 06:10

Un regard qui s’évade,

Prisonnier d’un ailleurs,

Comme partant en croisade

Pour un monde meilleur.

 

Il se mêle à l’épure

Dessinée devant lui,

Cette femme ci là si pure

En l’instant le conduit.

 

Qui est-elle vraiment

En ce jour inconnu ?

Le désir d’un amant

Tout entier contenu ?

 

Comme surgie de nulle part,

Un mirage une esquisse,

Une femme bien à part

Dans le jour qui se tisse.

 

Est-ce Vénus qui renait,

Une hallucination ?

Fille d’un Dieu japonais

D’une charnelle érection ?

 

Cette étrange métaphore

De nos désirs secrets,

Comme le vin d’une amphore

Aigre-doux et sucré.

 

Le regard et la chair,

Une imagination,

Une porte cochère,

Son illumination.

 

La singulière chimère

De la femme et l’enfant,

Lolita douce-amère

D’un désir triomphant.

 

Un regard prisonnier,

Prisonnier d’un ailleurs,

Tout entier buissonnier

Dans ce monde non voyeur.


(30/06/2016)

Repost 0
Published by Etsivousosiez
commenter cet article
29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 18:41
Manga

Telle l’image d’un ailleurs,

Autre monde sublimé,

D’un regard non fuyeur,

De désir imprimé.

 

Dentelles et coton,

De grands yeux si troublants,

L’on regarde à tâtons,

Ce dessin ce semblant.

 

Si belle caricature

Nubile et provocante,

Sensuelle miniature

Duelle et confondante.

 

Dans ce livre à l’envers

Aux tracés de pinceau,

Ce dessin découvert

D’un nippon Picasso.

 

L’impromptu d’un désir

Sa flagrance inouïe,

Initiant ce plaisir

Si profond enfoui.

 

Petite femme innocente,

Mais coupable peut-être,

Qui emprunte les sentes

Sensuelles du paraitre.

 

Irréelle impossible

Emotion d’un instant,

Elle s’impose ostensible

Ce présent contestant.

 

Reflet d’un absolu

Inscrit en nos tréfonds,

En nos rêves dissolu

Intangible et profond.

 

Une image, un ailleurs,

D’une femme sublimée,

D’un regard si voyeur,

D’un désir exprimé.


(29/06/2016)

Repost 0
Published by Etsivousosiez
commenter cet article
28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 18:35

Son cou Modigliani,

Gracile et dessiné,

Si bellement défini,

De lumière bassiné.

 

Une femme, une enfant,

Dans son charme duel,

De l’instant triomphant

Ce trouble graduel.

 

Un regard, un sourire,

Ses lèvres vermillon,

La douceur d’un soupir

D’un sucré sémillon.

 

Si belle et si fragile,

Femme en son devenir,

Si fraiche d’une argile,

Délicate à tenir.

 

Telle une aube naissante,

Un matin qui s’élève,

Une femme adolescente,

Une amante qui se lève.

 

Une perle de rosée

Sur un pétale éclos,

Dans la plaine arrosée

Par une aube qui se clôt.

 

L’étrange floraison

D’un être sensuel,

D’un nouvel horizon

Si peu habituel.

 

Le temps lui offrira

Ses atours et son charme,

D’or la couvrira,

De bonheur et de larmes.

(28/06/2016)

Repost 0
Published by Etsivousosiez
commenter cet article
17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 11:16

 

J’ai largué les amarres

Pour partir naviguer,

Plutôt que par hasard,

Me laisser seul voguer.

 

Aller au fil des autres,

Et celui des ailleurs,

Devenir cet apôtre,

Egaré voyageur.

 

Aux vents me laisser faire,

Quels qu'ils fussent agités,

Poussé par les contraires

Sans ne rien éviter.

 

Refuser la boussole

Le sens des alizés,

En marin tournesol

Soleil paralysé.

 

Balloté par les vagues,

Cajolé par la houle,

Lignes droites et zigzag

A l’encontre des foules.

 

Naufragé solitaire

Sur l’infini des temps,

Egaré volontaire

Débouquant de l’instant.

 

D’océans en détroits,

Des archipels en îles,

Refusant tout octroi,

Aux entrées de leurs villes.

 

Errer, seul, çà et là,

Sans ligne directrice,

Dans le jour que voilà,

Errance migratrice.

 

J’ai hissé la grand-voile

Pour partir naviguer,

Déroulant toute la toile,

Au lieu que de voguer.


(17/06/2016)

Repost 0
Published by Etsivousosiez
commenter cet article
14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 14:02

L'orée d'un autre monde

Ailleurs, dissimulée,

Terre ni plate et ni ronde

Mirage informulé.

 

Au delà de nous-mêmes,

Ces confins intérieurs,

Cet ailleurs sans carême,

Indicible et meilleur.

 

Évident et secret

Si présent là pourtant,

Nirvana si discret

Chaque jour s'écourtant.

 

Son chemin invisible

Sans lumière ni tracé,

Paraissant impossible,

Ci possible effacé.

 

Souventes fois perçu

Au hasard des instants,

Ailleurs entraperçu,

En notre âme existant.

 

Il est dans ces regards,

Ces croisées impromptues,

Dans le temps qui s'égare,

L'émotion qui ponctue.

 

Une porte qui s'entrouvre,

Son rayon de lumière,

Ce bonheur que l'on trouve

Ensemble là derrière.

 

Sans frontières ni limites

Sinon celles d'ici bas,

De ce monde qui l'imite

Qui vainement le combat.

 

L'orée d'une autre vie,

Ailleurs, dissimulée,

De désir à l'envi,

Sans jamais simuler.

 

(14/06/2016)

 

Repost 0
Published by Etsivousosiez
commenter cet article
11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 18:57

 

C'est un ciel en colère

Si pesant de ses nues,

Un orage brisant l'air

Plein d'éclairs contenu.

 

De roulements et de flashs

Coups de foudre et d'averses,

Invisibles coups de hache

Dans ce ciel qu'ils traversent.

 

Cet étrange pugilat

En ces cieux obscurcis,

Dans l'arène au-delà

Des nuages endurcis.

 

Par le vent les rafales

Si vives et violentes,

L'empyrée qui dévale

De sa pluie déferlante.

 

D'une épée assassine,

Épais de sa sombreur,

L'enfer ci se dessine

Diabolique et sabreur.

 

Lors la nuit paradoxe

Se pose tumultueuse,

Sur le ciel orthodoxe

Meurtrière et tueuse.

 

Spirales et tourbillons

La pluie cingle et lacère,

Humides ardillons

Qui flagellent et enserrent.

 

Le début d'une fin

De ce monde qui se meurt,

D'un courroux la grand faim

Ce voulant ci semeur.

 

C'est un ciel en colère

Si rempli de ses nues,

Une foudre, un tonnerre

Un grondement continu.

(11/06/2016)

Repost 0
Published by Etsivousosiez
commenter cet article
7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 19:45

Ce simple instant que l'on partage,

Fait de mots regards et silences,

Quand au dedans s'en vient l'orage,

De l'émotion son incidence.

 

Tempête au dehors invisible,

Venant écheveler les vagues,

Bousculant notre âme paisible

Notre âme dansante qui divague,

 

Ce moment fol d'une inconnue,

D'une silhouette qui défile,

D'un soleil au travers les nues,

Celui d'un visage, d'un profil.

 

Une ombre qui passe, langoureuse,

Un sourire naissant, son adresse,

Une émotion douce, merveilleuse,

Qui en nous se glisse  paresse.

 

Ce lien, qui discrètement se noue

A l'insu de ce monde qui bouge,

Ce frisson divagant en nous

Dans ce sang ci ô combien rouge.

 

Une douce et caressante ivresse,

Ce garrot serrant nos viscères,

Désir qui s'en vient et progresse,

Nous étreignant en sa resserre.

 

A l'abri du temps, des regards,

Niché au plus intime de l'être,

Ce plaisir nous laissant hagard

Sans que rien ne le laisse paraître.

 

Tourbillons discrets de la vie,

Alcool secret que l'on distille,

Quand de l'instant renaît l'envie,

Envie secrète et si subtile.

 

Ce simple moment que l'on recrée,

Fait de mots regards et silences,

Quand au dedans naît au secret,

Une émotion dans l'évidence.

(07/06/2016)

Repost 0
Published by Etsivousosiez
commenter cet article
5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 12:48

Elle danse, gracile et déliée,

Onde lascive et sensuelle,

Belle douce à mon regard liée,

Femme si légère et ci charnelle.

 

Sa longue chevelure soyeuse,

Ses courbes, délicieuses volutes,

Souriante, insouciante et joyeuse,

De ce moment l'anacoluthe.

 

L'étrange dessin de ses grands yeux,

Des traits si fins de son visage,

Le tournoiement de ses cheveux

Caressant là le paysage.

 

En ballerine d'un instant

Elle se dessine sur l'horizon,

Soleil ballant s'y ajustant

Orange  trouble paraison.

 

Elle est désir, elle est attente,

Caresses douces et mouvement,

Elle valse belle, elle valse lente,

De son sérail l'enlèvement.

 

Elle tourne glisse et puis s'arrête,

Regarde là puis recommence,

L'instant n'est lors qu'une opérette

Son corps nous conte sa romance.

 

On aimerait pouvoir l'étreindre,

Saisir sa taille étroite et mince,

A sa présence seule nous restreindre

Sans que rien d'elle ne nous évince.

 

Qu’elle nous emporte dans sa danse,

Dans la fusion de nos deux corps,

Que la chamade soit la cadence

Puis l'infini notre décor.

 

Elle glisse, gracile et sensuelle,

Onde lascive et déliée,

A mon regard là si charnelle,

Ames aux coeurs bellement liés.

(05/06/2016)

 

Repost 0
Published by Etsivousosiez
commenter cet article
29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 19:09

Sentiments profonds et confus,

Iceux d'un amour improbable,

Cet étrange désir là diffus,

S'ouvrant en soi tel un retable,

 

L'éternel retour de l'instant,

Celui de ce premier regard,

De ce regard fortuit, insistant,

Nous laissant perdu tout hagard.

 

Une confusion, une déroute,

Plus rien ne semble ni ne paraît,

Lors l'instant même n'est plus qu'un doute,

Quand le temps ci là disparaît.

 

Il n'est plus donc que cette valse,

L'étrange mollesse qui nous berce,

Ces douces rides sur la surface

D'une marée qui nous renverse.

 

La tête tourne sans équilibre,

Les bruits les sons semblent étouffés,

L'esprit s'apaise s'évade libre,

De ce bien être tout étoffé.

 

Ici elle est une inconnue,

Comme ayant surgi de nulle part,

Un soleil écartant les nues

Pinceau, effaçant les remparts.

 

La molle impression d'une ivresse,

D'une volute qui lente s'élève,

D'un baiser remplit de tendresse,

D'un drap sur un corps qu'on soulève.

 

Ivre lors l'esprit déambule,

S'offrant à ce temps qui l'effleure,

Leste et délicat funambule

Ce sur fil parfumé de fleurs.

 

Sentiments incidents et confus,

Iceux d'un amour imprévu,

Cet étrange étant là diffus,

Par ce laps de temps entrevu.

(29/05/2016)

Repost 0
Published by Etsivousosiez
commenter cet article