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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 11:18

Cet instant du premier regard,

Son insigne émotion,

Où le cœur s'emballe et s'égare,

Cognant ses pulsations.

 

D'un coup l'espace qui s'étrécit

Les autres n'étant plus,

Ce dessin d'elle là si précis,

Épuré de surplus.

 

Sa silhouette sensuelle,

La douceur de ses traits,

Paraissant là comme virtuelle

Si belle en ce retrait.

 

Le temps qui s'arrête et se fige

Prisonnier d'une lave,

L'âme emportée par ce vertige,

Aliénée sans entrave.

 

De la folle ivresse du désir

La douce ébriété,

Voyant lors la raison gésir

Comme ivre toute hébétée.

 

Une incroyable réalité,

Un mirage... si tangible,

Flagrance d'une idéalité

Devenue attingible.

 

Comme éternellement attendue,

Surgissant de nulle part,

Elle, en cet étant détendu

Que ce temps accapare.

 

Elle passe, légère et si troublante,

Souriante et ailleurs,

Se glissant là indifférente

En l'instant qu'elle effleure.

 

(24/05/2016)

 

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 11:10

(Laissez passer l'introduction avant les voix 1min03 avant de lire)

 

Dedans la nuit la procession,

Ses lueurs et ses chants,

La prière d'une intercession

D'âmes perdues se cherchant.

 

Là, ce lent défilé des ombres,

Pénitents flagellants,

File se mouvant en la pénombre,

Martyrs et chambellans.

 

La rue, éclairée de flambeaux,

Lumières ondoyantes,

De sang, de chair et de lambeaux,

Pénitences croyantes.

 

L'étrange lamento se propage,

Résonne et fait écho,

Ici les saigneurs sont des pages

Là payant leur écot.

 

L'onde plaintive chante glisse et avance,

Serpente et se flagelle,

Les ombres s'étirent et se balancent

Prieuse ribambelle.

 

Folles les lanières cinglent la chair,

Oblative douleur,

Enrues de ces corps en jachère

Cramoisis de couleur.

 

De flammes et lumières incérées

La procession se trace,

Âmes contre corps là si serrés

Dépourvus de cuirasse.

 

Les larmes coulent, rouges des péchés,

La douleur est extase,

Rien ici ne peut empêcher

Ce chemin d'épectase.

 

Dedans la nuit la procession,

Ses lueurs et ses plaintes,

Péché de possession

D'âmes perdues et complaintes.

(23/05/2016)

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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 14:21

 

De cette peau j'aime la couleur,

Cette ambre du soleil,

Bistre et toute entière de chaleur,

A l'éclat non pareil.

 

Parfums et senteurs océanes,

Des caresses des d'embruns,

Sa teinte douce de Havane

De blés mûrs et en brins.

 

Si belle des couleurs de son île

Silhouette lointaine,

Trouble inconnue en cet exil,

Princesse douce iléenne.

 

Si fine et bellement dessinée,

Légèrement vêtue,

Par le vent des mers bassinée,

Ci semble dévêtue.

 

De la beauté de son visage,

De son corps découplé,

Dessus ce joli paysage

Y semblant s'accoupler.

 

Le ciel se mêlant à la mer

D'un azur épuré,

Pigment d'une teinte primaire

Joliment azurée.

 

Là seul l'océan est ridé,

Uniment coloré,

En cette onde douce et débridée

Aux reflets mordorés.

 

Sensuelle esquisse d'une femme

Sous un soleil brillant,

Qui lentement caresse mon âme

En elle se publiant.

 

Comme dessinée sur l'horizon

Aux pigments d'un ailleurs,

D'une inconnue la floraison

Toute baignée de douceur.

(22/05/2016)

 

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 20:30

 

 

L'ambre du soleil sur sa peau,

Sur celle lointaine de ses ancêtres,

De ses gènes la trace, le dépôt,

En ses traits qui semblent paraître.

 

Quand la boucle d'une histoire

Ci par elle vient se refermer,

Des êtres l'étrange trajectoire

D'un lointain passé reformé.

 

Le chemin, la route des âges,

De ce peuple, primal et premier,

Au travers les nombreux paysages,

Ce tracé des primaux pionniers.

 

Douces, océanes Caraïbes,

Métisse de la croisée des voyages,

Belles condamnées et Danaïdes,

Belle mulâtre en témoignage.

 

La longue migration des êtres,

De ces premiers qui prirent la route,

Cherchant ailleurs à comparaître,

Aventuriers fuyant leurs doutes.

 

De la savane à la forêt,

Homo sapiens, Néandertal,

Ils avancèrent sans un arrêt,

De l'africain, l'occidental.

 

Palette de races et de couleurs,

Teintée de mort, teintée de sang,

De l'esclavage à la douleur,

Le déplacement des innocents.

 

Belle sang mêlé de nos Antilles,

Femme libre d'une Afrique lointaine,

Jadis payée de pacotille

Par quelque riche capitaine.

 

Sous le soleil de l'océan,

De canne de sucre et de coton,

Dans la richesse des bienséants

De bois d'ébène nous discutons.

 

L'ambre du soleil sur sa peau,

Pigments venus de si loin,

De ses gènes la trace, le dépôt,

Par elle le passé nous rejoint.

(21/05/2016)

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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 11:52

Je vous dirai les mots insignes,

Les mots insanes, les mots tendresses,

Vous baiserai avec les signes,

Vous écrirai toutes mes caresses.

 

Ma langue partout vous léchera,

De propos doux concupiscents,

De mots vulgaires agonira

Votre désir tant indécent.

 

De belles insultes je vous prendrai,

De violence et de passion,

Par ces paroles vous apprendrai

Les folles et douces soumissions.

 

Ainsi viendrai en votre ventre

Au plus intime de votre âme,

De votre chair serai le chantre

De votre mouille et de vos larmes.

 

Tout de murmures et de harangues

Alors l'amour je vous ferai,

Ici et là de cette langue,

Votre pudeur je déferai.

 

Des mots mordants des mots baisers,

Paroles humides et caressantes,

De ce plaisir inapaisé

Je mettrai fin à toute attente.

 

De cris de souffles et d'invectives

Au plus profond de vous j'irai,

Par ces syllabes oblatives

Entre vos cuisses je jouirai.

 

Grossière et belle prosodie

Vous caressant et flagellant,

Concupiscence d'une rhapsodie

De deux désirs s’entremêlant.

 

Je vous dirai les mots insignes,

Les mots insanes, les mots caresses,

Vous baiserai avec les signes,

Vous écrirai toute ma tendresse.

(16/05/2016)

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15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 18:41

Des mots, la valeur de l'instant,

Fugaces, dépourvus de mémoire,

Fragiles et labiles, inconstants,

Ces miroirs sans tain ni de moire.

 

Là , si facilement égrenés,

Sans aucun frein ni retenue,

Aussitôt par le temps entraînés

A peine à notre âme parvenus.

 

Paroles légères et transparentes,

Départies de tout lendemain,

Ici offertes et caressantes

Comme les doux passages d'une main.

 

Ces aveux si tièdes et mols,

Baisers d'une conjugaison,

Que le jour d'après carambole

Dans un silence pour oraison.

 

Une rue déserte de fin de bal,

Un petit jour blême et si fade,

De tous ces mots les pierres tombales,

Sur la grisaille de ces façades.

 

Un musicien sans partition,

Une chanson sans son refrain,

Le papier blanc d'une pétition,

Un lourd silence que l'on enfreint.

 

Un corbillard qui traîne vide

Un espoir jeune que l'on enterre,

Le jour se lève combien livide,

Plus de paroles sur l'éventaire.

 

Quand l'aujourd’hui est orphelin

De ce présent intemporel,

De ces aveux de ces câlins,

Papier buvard d'une aquarelle.

 

Des mots sans âme et inconstants,

Sans trace, dépourvus de mémoire,

De la valeur d'un court instant,

Comme des miroirs sans tain ni moire.

(15/05/2016)

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 14:33

Faire de son désir un ailleurs,

Un autre instant d'humanité,

En faire le nouveau pourvoyeur,

Qui cancelle notre inanité.

 

Ensemble devenir créateurs,

Être la main être l'objet,

Vouloir être ce duel sculpteur,

Artisans mais aussi projet.

 

Tous deux s'aimer par tous les sens,

Spectateurs de soi et de l'autre,

Faire du désir l'unique essence,

En être l'esprit et l'apôtre.

 

S'aimer de regards et baisers,

Mais aussi de mots et de caresses,

Créer le désir et l'apaiser,

Dans une fougue pleine de tendresse.

 

Se dire se voir et ressentir,

Être, paraître, sembler, demeurer,

Prendre recevoir et consentir,

Devenir, rester, s'amourer.

 

Choses et créateurs mutuels,

Là esclaves et maîtres chacun ,

Instant profane et cultuel,

Où l'un et l'autre ne font qu'un.

 

Se donner se prendre et s'offrir,

Oublier les vieilles amours,

De la douleur ne pas souffrir

Sans de pavot ni d'anamoure.

 

Alliage de plaintes et de soupirs

En ce mol amalgame des chairs,

S'aimer follement puis s'assoupir,

Vainqueurs de ces folles enchères.

 

Faire de son plaisir un ailleurs,

Nouvel instant d'aménité,

En faire le nouveau convoyeur,

D'une sensuelle humanité .

(08/05/2016)

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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 23:32

Lui dire les paroles les plus belles,

Tous ces mots caressants,

Sous un ciel éclairé aux chandelles

A l'éclat nitescent.

 

L'aimer comme on aime aucune autre,

De passion, de désir,

D'un amour dans lequel on se vautre

Impossible à saisir.

 

Tout entier de cette émotion,

De frissons et chamades,

D'une sublime et si belle dévotion

Se voulant ambassade.

 

Silencieux, regarder son corps,

Des yeux la caresser,

Effleurer son corps et encore

S'y laissant paresser.

 

De sa présence là s'émouvoir,

Sentir battre son cœur,

La regarder ci se mouvoir,

Dessinant lors son chœur.

 

Se savoir vivant, si humain,

Si plein d'humanité,

Comme voir s'ouvrir d’autres chemins

Troublants d'aménité.

 

De mots et de caresses l'aimer,

Lui dire son importance,

Vouloir crier et blasphémer

Sans aucune repentance.

 

D’elle s'approcher pour l'embrasser,

L'enlacer de passion,

Toucher de son corps le tracé,

D'une douce ostentation.

 

Lui dire les paroles les plus douces,

Tous les mots enfiévrés,

Dessous la lune curieuse et rousse

D'un l'éclat délivré.

(05/05/2016)

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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 14:02

(Elle est jeune, belle, caricature presque, prête à tout, elle le dit, le déclame, le réclame. Elle revendique son désir de brûler sa vie par les deux bouts, sans retenue, sans pudeur ni vergogne... Elle ne cache rien, s'affiche, provoque, crie au monde sa rage de plaisir et d'outrance... C'est étonnant, laisse interdit, peut choquer et choque évidemement, elle s'en nourrit. Je ne sais vraiment que penser face à cette approche de la vie, elle est à l'image de ce monde emplit de gourmandise... elle séduit et repousse, fait peur aussi! Cela m'inspire, me donne envie d'écrire, de traduire, de rendre troublant ce qui peut paraître insane et folie )

 

Ce fou désir de perfection

Bien au-delà de toute chose,

Pour se vouloir cette exception,

Cet être à qui nul(le) ne s'oppose.

 

Toujours plus, plus fort et plus loin,

En cette quête infinie de soi,

Dedans cet éternel besoin,

Pour que rien jamais ne sursoie.

 

Sans cesse rechercher sa limite,

Aller outre ce sensé possible,

Pour n'être celle qu'aucune n'imite,

Unique en femme incompossible.

 

De l'excès faire sa nourriture,

Comme seul objet de son désir,

Faire de son corps une écriture,

Le dessin du chemin des plaisirs.

 

Se vouloir reflet des miroirs,

Idéale image éternelle,

Refusant à jamais de déchoir,

Inaltérable beauté charnelle.

 

Ivresse en la folie des sens,

D'une consumante consommation,

Délice insigne de l'indécence,

Jouir... en la sublimation.

 

A tous prix, l'absoluité,

S'approcher à toucher les flammes,

En cette extrême ténuité

De cet instant où tout s'enflamme.

 

Se vouloir belle, par dessus soi,

Faire de son corps un absolu,

Avoir pour âme un fil de soie,

Dans cette vie là dissolue.

 

Ce désir fol de perfection,

Bien au-delà de la raison,

Se vouloir une, une exception,

Tel un soleil sans horizon.

(05/05/2016)

Mens in corpore
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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 20:16
Sublima puta

( Le net est un monde étrange, obscur et surprenant, au cours de me périgrinations j'y ai croisé cette femme étrange et fascinnate affichant  sa soif d'outrance et d'absolu de la chair et du désir... de troublantes photos et des mots sans pudeur, une affirmation  vive de son insanité sensuelle. Je ne juge ni ne critique, j'essaie de trouver ce qu'il y a de beau dans cette nouvelle violence des êtres... des femmes.)

 

Son corps en son parfait dessin,

Elle pose, montrant là ce qu'elle est,

Cet absolu de son dessein,

A ses courbes lisses toute attelée.

 

Sensuelle finesse de ses traits,

La perfection de leur tracé,

De sa minceur bellement outrée,

Que nos regards viennent embrasser

 

Ses muscles fins à fleur de peau,

Là si saillants et dessinés,

Si provocante tel un propos

A nos désirs seul destiné.

 

Elle est plaisir, elle est outrance,

Sa quête est vaine d'un absolu,

Ses mots son corps, sa nonchalance,

Ses folles mœurs si dissolues.

 

Toute entièrement de ses pulsions

De cette lave qui la brûle,

Se veut désir et séduction,

Tout en son ventre se bouscule.

 

Ses mots tabous sont éloquents,

Tels des fouets qui cinglent fort,

Vulgaires insanes et provocants

Incontinent ils nous perforent.

 

Ses lèvres insultent et mouillent aussi,

Dans l'impudeur sa chair s'expose,

Rêvant de mâles bien circoncis,

De glands de sexes qui explosent.

 

Son corps objet rêve de fessée,

Sublime catin se revendique,

Dans la douleur veut confesser

Ses rêves déments et impudiques.

 

Sa chair en son divin dessin,

S'exhibant là dans l’impudence,

Ce provocant de son dessein,

De son désir dans la flagrance.

(02/05/2016)

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