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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 18:03

Cette image d’elle qui s’oblitère,

Flou souvenir sépia,

Là ces instants si solitaires

Que jamais elle n’épia.

 

Ses traits si fin est délicats,

Sa longue chevelure,

Trouble vestiges et reliquats

Qui s’estompent et perdurent.

 

Courbes et vals de sa peau claire,

Laiteuse et diaphane,

Sous l’oblique d’un jour qui l’éclaire

Vierge blanche et profane.

 

L’esprit la cherche et s’y attache,

Caresse immatérielle,

Quête sensuelle et sans relâche,

Sans autre nonpareille.

 

Désir troublant et si intense

Qui enfièvre la chair,

Dès lors plus rien n’a d’importance

Que ce cri des charnelles enchères.

 

Le sang palpite et s’accumule,

Engorge les tissus,

Images et gestes se cumulent

Il n’est plus d’autre issue.

 

Sa bouche, ses lèvres dessinées,

Ses formes là naissantes,

Dans cette étreinte hallucinée,

Si douce et caressante.

 

Spasme intérieur et si sauvage

Qui explose incident,

Flot de ce désir et de rage,

Jaillissant du dedans.

 

Cette image d’elle qui floue s’éloigne,

Belle souvenance sépia,

Là ces instants qui la rejoignent

Ceux jamais qu’elle n’épia.

(15/10/2017)

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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 18:46

La pensée qui s’égare

Se dérobe et s’enfuit,

Départie du regard,

De ces yeux qui la fuient.

 

La recherche d’une image,

Celle… d’une silhouette,

Du dessin d’un visage

Qui dedans se reflète.

 

L’émotion corollaire,

La chamade attenante,

Toute entière prisonnière

Mais combien avenante.

 

Le supplice de l’absence,

De ses heures à rallonge,

La pénible vacance

Qui sans cesse se prolonge.

 

Là ne pouvoir rien faire

Sinon attendre en vain,

Sans pouvoir se défaire

De l’attrait du ravin.

 

Si seul abandonné

Dans ce désert sans fin,

Silencieux bâillonné

Recherchant les confins.

 

L’étrange absurdité

De ces instants si vides,

De cette vacuité

Si gourmande et avide.

 

Prisonnier de l’attente,

D’un invisible lien,

D’une pensée là distante

Qui sans cesse nous retient.

 

Elle est la sourde oreille,

Que les mots indifférent,

Lointaine et sans pareille,

Qui ci n’en a que  faire.

(06/10/2017)

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5 octobre 2017 4 05 /10 /octobre /2017 16:45

Le jour et sa lente caresse,

Celle de l'archet d’un violon,

D’un violoncelle qui paresse,

D'un adagio ci bien trop long.

 

Brillant, le soleil égaré,

Incongru, ici dans l’automne,

Dessus l’horizon déparé

De couleurs et pastels monotones.

 

Des mots des silences des attentes,

Le cœur qui bat et qui résonne,

Les heures qui s’écoulent si lentes,

Fluant invisible amazone.

 

L’ivresse de la mélancolie,

Etrange douce et caressante,

Comme se balancent les ancolies

Dessous les rafales incessantes.

 

Là quand bien même l’agitation,

La multitude des impatiences,

Le jour écrit sa rotation

A l’encre blanche de sa patience.

 

Le temps déroule son parchemin,

Tel un palimpseste éternel,

Il trace par nous son long chemin,

Par nous sans cesse qu’il renouvelle.

 

L’émotion si forte et fugace,

Des instants amours et désirs,

Dedans l’éternité se glace

Quand lors plus rien n’est à saisir.

 

La vanité des corps…des âmes,

Celle des êtres et de toutes les choses,

De ces cœurs qui d’un coup s’enflamment,

Aux vains feux ardents de leurs causes.

 

Le jour encore passe et s’étire

Emmenant le temps à sa traîne,

Qu’importe qu’ici il se retire,

Car déjà ailleurs... il s'étrenne.

(05/10/2017)

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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 13:58

Elle vole, ici, par-dessus la place,

Anormale, incongrue,

Plane élégante elle se déplace,

Esseulée et perdue.

 

Comme oublieuse de son histoire,

De celle de ses ancêtres,

Lointaine de la mer, de sa moire,

Emigrée et champêtre.

 

Son vol si lent est un ballet,

Soliste de la ville,

Comme l’étoile s’en est allée

De sa troupe immobile.

 

Elle ne suit plus les chalutiers

Ballerine du vent,

Portée par-dessus les chantiers

Par-dessous et devant.

 

La ville est humide grise et vide,

L’oiseau glisse sur les cieux,

Dans cet espace seul et avide,

Léger et silencieux.

 

Que fait-il si loin de chez lui 

Ce beau coursier des mers ?

Là solitaire en ce jour d’hui

Volatile de brumaire.

 

Lointaines sont ses blanches compagnes,

Piaillant dessus l’écume,

Nuée dans le vent des campagnes

S’envolant dans la brume.

 

Seule… là tournant sur les quartiers,

La mouette se déplace,

Allant…sans aucune moitié,

Atterrir sur la place.

 

Oiseau de mer et goéland

Egaré dans la ville,

Là sur le pavé s’envolant

Sans un poisson qui brille.

(01/10/2017)

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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 19:38

Quand la nuit se lève impromptue

Ecrasant lentement le jour,

Qu’incontinente elle nous tue

Par devers son sombre abat-jour.

 

Dans l’ombre uniment esquissée,

Là si pesante et uniforme,

S’enlisent et coulent nos pensées,

En cette poix qui les déforment.

 

Lors on erre et divague en soi

L’âme égarée dans sa personne,

En la pénombre qui ne sursoit

Ni ne jamais nous abandonne.

 

De tes mots ce lent crépuscule

Linceul d’un silence si pesant,

Dès lors plus rien ne se bouscule

Dans cet instant ci malfaisant.

 

Il n’est lors plus que cette sombreur,

Intime et lourde obscurité,

Ce noir palais de la douleur

Sans mur ni autres extrémités.

 

Chant silencieux d’un te deum

Lamento que souffle le vent,

Le cœur n’est plus qu’un muséum,

Empli de nos vestiges d’avant.

 

Passent l’oubli et son cortège,

Cette lente marabunta des ombres,

Pleine de silence et sans arpèges

En la grisaille et la pénombre.

 

L’âme est meurtrie, l’âme est en deuil,

Le corps s’égare dedans lui-même,

Le jour intime passe en cercueil

Victime de l’autre et de soi-même.

 

La nuit est là toute à son aise

Pesante et lourde silencieuse,

L’âme s’enivre du malaise

Dedans la sorgue victorieuse.

(30/09/2017)

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 09:28

Tel un lent ruisseau qui s’écoule,

Sinue dedans un bois,

Le temps lentement se déroule,

Sans tes mots ni ta voix.

 

Lors… les heures semblent infinies,

Eternelles et si vides,

Ce silence qui n’en plus finit

Etale et comme livide.

 

Les nuits sont longues et agitées,

Les jours sont des attentes,

Pesant… l’ennui vient y gîter,

Etrange mort latente.

 

La ribambelle de mes questions

Dansant sur mes chamades,

Tout n’étant plus qu’introspections

Blessantes et nomades.

 

C’est le ballet des ombres intimes,

Images floues et furtives,

Blessures qui sur l’âme s’impriment,

Danseuses des coursives.

 

Ces mots que l’on lit et relit,

Dans la tête résonnent,

Nausées tangages et roulis,

L’esprit plus ne raisonne.

 

Le temps n’est plus qu’une symphonie,

De larmes et violons,

Orchestre des pleurs et de dénis

Dans ce temps-là si long.

 

Toutes ces heures longues et équanimes,

Si remplies de ce peu,

De ce vide que plus rien n’anime,

Collant et sirupeux.

 

Ce lent ruisseau qui là s’écoule,

Se perd dans un sous-bois,

Comme immobile qui se déroule

Silencieux de ta voix.

(29/09/2017)

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 10:00

Sa chair là douce et juvénile

A peine dessinée,

Femme si jeune et nubile

En mes yeux fascinés.

 

Elle est à l’aube de sa vie,

De sa féminité,

De ce futur qui la convie

Si plein d’aménité.

 

Ses courbes à peine se révèlent

Discrètes et retenues,

Femme naissante, femme nouvelle,

Esquisse toute nue.

 

La blanche douceur de son visage,

De cette peau si lisse,

Son corps ci refuse son âge,

Mais le  temps lui s'y  glisse.

 

Ses hanches ne sont point encore faites

Attendant le ciseau,

Le burin d’un sculpteur en fête

Sur le marbre de sa peau.

 

Là si belle dans son enveloppe,

Tel un fruit naissant,

Dont la pulpe, lente se développe,

Soleil opalescent.

 

Bientôt le galbe de ses seins

Prendra forme de chair,

Traçant son sensuel dessin

Sur ce buste en jachère.

 

Ses cuisses seront alors oblongues,

Délicieuses et galbées,

Graciles belles et longues

Redessinant leur baie.

 

Le fruit se gorgera de sève

De sucres et de fragrances,

Rose et plissée sera sa fève,

Sublime en sa flagrance.

(27/09/2017)

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24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 16:46

L’âme le cœur et les mains,

Tous entiers projetés,

Vers l’ailleurs et demain,

En ce temps déporté.

 

L’interdit de son âge,

Des regards et morales,

La douceur d’un visage

D’un désir immoral.

 

Sa longue chevelure,

Charnelle métamorphose,

Celle d’un corps immature

Dont les formes se posent.

 

Caresses imaginées,

Baisers imaginaires,

Dans l’instant fasciné

Là si peu…ordinaire.

 

Sous la lune nouvelle

Encimbrée de ses nues,

Enfant femme sensuelle

Se livrant toute nue.

 

Holocauste mirage,

Sacrifice païen,

D’une vierge dans l’orage

Délivrée de ses liens.

 

Livrés aux gémonies,

Flagelle des insultes,,

De crachats agonis,

Parjurés de leur culte.

 

En son ventre la semence,

Blasphème de luxure,

L’agonie là commence,

Dans l’encens des sulfures.

 

Sa peau si douce et vierge,

Ses lèvres, roses et sucrées,

En son ventre le cierge,

D’un amour qui se crée.


(24/09/2017)

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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 17:36

Dedans, continûment présente,

Comme partie de moi-même,

Consubstantielle et si prégnante,

Présence folle d’un dilemme.

 

Une danse légère et alentie,

Sa caresse effleurant le sol,

Amours anciennes repenties

Car son image me console.

 

La pureté de son visage,

Ses traits de femme juvénile,

Dans l’équivoque de son âge,

Du doux tracé de ses sourcils.

 

Là, telle une fleur à peine éclose,

Belle, enrobée de ses pétales,

Sous cette aurore qui se dépose

Dans la lumière-lors qui s’étale.

 

Sa silhouette qui va et qui danse,

Sensuelle, à peine dessinée,

En moi, entière, sa présidence,

Si beau mirage halluciné.

 

Mes mains, virtuelles la cherchent

Voulant épouser son esquisse,

Ses courbes et son corps qu’elles recherchent,

Pour qu’entre elles alors elles se glissent.

 

Douces volutes interdites,

Caresses insanes et volées,

Si la morale reste interdite

Les instants sages sont violés.

 

Le rêve emporte les pensées

Loin des contrées de l’impossible,

Vers des ébats si insensés

Ailleurs qu’ici non admissibles.

 

Dans la lumière là si mariale

Petite femme imaginée,

Si belle si douce et virginale

Je la regarde fasciné.

(16/09/2017)

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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 18:01

Elle aimerait que le temps passe

Que son âge rattrape son corps,

Pour lors jamais plus être lasse,

Chairs et âme en ce même décor.

 

Etre une femme, à part entière,

Réelle, à l’image de son charme,

Loin de cette enfance ordinaire,

Pleine, de solitude et de larmes.

 

Sa silhouette qui surprend,

Déjà sensuelle et troublante,

Elle qui de son âge se déprend,

Ci déjà femme et surprenante.

 

Nul(le) ne peut vraiment la comprendre,

Exception confirmant la règle,

Ses chiffres s’en venant nous surprendre

En ce temps que son corps dérègle.

 

Sa longue chevelure légère,

Les traits si doux de son visage,

Ses lèvres dessinées et pulpeuses

Jeune fille ne faisant pas son âge.

 

A tous ces autres elle se bouscule

Comme étrangère en son milieu,

Petite femme majuscule

Comme isolée dans sa banlieue.

 

Ce magasin de porcelaine

Où elle s’ébat, renversant tout,

Elle voudrait fuir à perdre haleine

Quitter ce jeu sans un atout.

 

Femme naissante bourgeon éclos,

Sans cesse étranges sont les regards,

Si sensuelle un peu trop tôt,

Son âme en elle alors s’égare.

 

Elle aimerait que le temps passe

Que son âge dépasse son corps,

Pour lors jamais plus être lasse,

Corps et âme jouant en accord.

(15/09/2017)

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