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7 mai 2022 6 07 /05 /mai /2022 16:14

Ces mots au dedans qui résonnent,

Que personne n'entend,

Mots que mes pensées arraisonnent,

D'aujourd'hui et d'antan.

 

Ils sont là hurlants et chantants,

Intérieurs prisonniers,

De par leur écho entêtant

Impossible à nier.

 

Tant de mots que je n'ai pu dire,

Nullement prononcés,

Des mots pour aimer ou maudire,

Ou alors pour dénoncer.

 

Ces mots si forts mais interdits,

Bannis par tant de monde,

Mots retenus et jamais dits,

Ces mots en moi qui grondent.

 

Des mots passionnés et brillants,

Emplis d'une émotion,

Mots étoilés et scintillants,

Si pleins de ma passion.

 

Ces mots que je voulais offrir,

Si tièdes et palpitants,

Mots d’un cœur à chérir,

Meurtris au cours du temps.

 

Des mots qu’elle ne pouvait entendre,

Tels des fruits hors saison,

Paroles si fortes à la surprendre,

A perdre la raison.

 

Des mots en fleurs orthographiées,

Cueillis dedans mon âme,

Des mots aux sens magnifiés,

Si parfumés de flamme.

 

Ces mots au dedans qui végètent,

Que personne n'attend,

Mots que mes pensées se répètent,

D’hier et de tout temps.

(07/05/2022)

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3 mai 2022 2 03 /05 /mai /2022 19:23

La senteur d'un parfum,
Duquel on suit la trace,
Traçant là son chemin,
Avant qu'il ne s'efface.

Ancestrales perceptions,
Qui s'éveillent subreptices,
Soulevant l'émotion,
En chemin elle se tisse.

Indicible attirance
Sans son explication,
Là menant cette errance,
Aux milliers de questions.

Qui est donc cette femme
Exprimée par cela?
Qui bouscule mon âme,
Bien que pas n'étant là!

Comme un jeu de poursuite
Au fil des rues qui passent,
En l'instant et sa suite,
Sans même qu'il ne me lasse.

Ces effluents prégnants,
Dilués dans la ville,
Mais semblant ci régnants,
Parmi d'autres hostiles.

Comme d'Ariane le fil,
Dans ce dédale urbain,
Invisible qui se file,
De ces brins de parfum.

Ce mélange de l'instant
D'avec les souvenirs,
En mon être insistant,
M'appelant à venir.

Ce fut une balade,
Une quête parfumée,
Anonyme chamade,
En mon cœur parsemée.

(03/05/2022)
 

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30 avril 2022 6 30 /04 /avril /2022 19:43

Regarder, ressentir,
Une gorge, un visage,
Un regard, un sourire,
Un sensuel ombrage.

Le temps d'une émotion,
De ce déséquilibre,
Cette perte de notion,
Où l'âme se sent si libre.

Quand l'instant s'alentit
L'espace se refermant,
Qu'il n'est plus de soucis,
Mais cet enfermement.

Ce réduit si troublant,
Entier et viscéral,
D'un plaisir redoublant,
D'une acmé sidérale.

Comme ouvrir en soi-même,
Des portes inconnues,
Terres nouvelles où là germe
Les émois non connus.

Se sentir autrement,
Autre qu'un humain,
Toucher le firmament,
Sans même lever les mains.

N'être plus que frissons,
L'émotion incarnée,
Cette étrange unisson,
Âme et corps aliénés.

N'être entier que de cela,
Magma d'une émotion,
Du trouble donnant le la,
A l'instant sa passion.

Regarder, ressentir,
A presque le toucher,
Éprouver ce désir,
Pour en soi le coucher.

(30/04/2022)

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30 avril 2022 6 30 /04 /avril /2022 16:02

Mon regard là comme attaché,

Sur cette poitrine qui se révèle,

Dessus l’ampleur comme affichée,

Qui ci s’impose et n’étant qu’elle.

 

Relief charnel et si troublant,

Comme soulevé par les bonnets,

Cet orbe blanc se dédoublant,

Ne laissant là que d’étonner.

 

Pouvoir trancher ces fines bretelles,

D’un geste vif, sans violence,

Que ces deux masses livrées à elles,

Retrouvent leur place et leur aisance.

 

Couper le centre du soutien-gorge,

Pour qu’apparaissent vraiment ces seins,

Massifs et lourds en cette gorge,

Si sensuels par leur dessin.

 

Si pleins de charme de volupté,

Peau ferme et fine des mamelons,

Sublimes galbes comme sculptés,

Leur pli dessous et tout le long.

 

Rien de plus beau et d’émouvant,

Œuvre divine et si charnelle,

Regard ému là les couvant,

Jamais de formes ne furent si belles.

 

La joliesse des aréoles,

En leur couleur et leur tracé,

Ci effleurées par maitre Éole,

A presque même les embrasser.

 

Si beaux de face comme de profil,

En leur soutien et leur ampleur,

Comme soutenus par quelques fils,

Lors nous offrant toute leur splendeur.

 

Magiques atours de cette femme,

Dans l’équilibre de sa ligne,

Sa silhouette comme une flamme,

Aux reflets doux et curvilignes

 

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20 avril 2022 3 20 /04 /avril /2022 17:17

Désespérant décor

S'étalant au lointain,

Aux quatre points encore,

Les fanaux sont éteints.

 

Ravages de la ville,

Squelettes de béton,

Surface semblant une île,

Grise et noire en ses tons.

 

Tout n'est que ruines, gravats,

Formes torses rouillées,

Là témoins des fracas,

Toutes les rues dépouillées.

 

Carcasses soviétiques,

De luttes fratricides,

Immeubles faméliques,

Des frappes homicides.

 

Échalas calcinés

De briques et de ciment,

La ville assassinée,

Par ce crucifiement.

 

Tous les êtres se terrent,

Tout ici semble mort,

Car les hommes s'enterrent,

En payant ce prix fort.

 

Bientôt sera l'orage

A la foudre d'acier,

Le vacarme et la rage

Dans la brume viciée.

 

Le ciel comme enflammé

Déversera sa lave,

De la haine proclamée

Accouchera l'orage.

 

Il faudra que tous meurent,

Pour que cesse cette pluie,

Que le vent des rumeurs,

Se taise dedans la nuit.

 

Marioupol va mourir,

Réduite et incendiée,

Ses êtres vont périr,

En leur pénitencier.

 

Sauvages attitudes,

Les Hommes sont ainsi,

L’histoire jamais n’élude,

Les combats sans merci.

(20/04/2022)

 

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18 avril 2022 1 18 /04 /avril /2022 20:39

Là mes mots endormis,
Silencieux et inertes,
En l'attente ennemie
De mes pensées alertes.

Pouvoir les réveiller,
Qu'ils sonnent à nouveau,
Laissant émerveillés
Les aimants de ces mots.

Que reviennent les flagrances,
Les émois surprenants,
Impromptues fulgurances
Tout à coup me prenant.

Que se joue la musique,
Celle de tous les accords,
Aux sons des phonétiques,
Des prosodies encore.

L'émotion qui dirige
Cet orchestre graphique,
Les mots étant liges
De l'intime métrique.

Retrouver cet ailleurs,
Ce bien être magique,
Cette danse intérieure,
Sensuelle et physique.

Ce régal de la rime,
Des mots sonnant justes,
De ce sens qui s'arrime,
Aux propos qui s'ajustent.

Ce plaisir indicible
De l'écriture jouée,
Son tempo inaudible,
En soi constitué.

J’attends là ce retour,
L’irrépressible envie,
De ces mots tour à tour,
Résonnant à l'envi.

 

(18/04/2022)



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9 avril 2022 6 09 /04 /avril /2022 15:52

J'ai tant écrit sur la beauté,

Au risque presque de me redire,

De n'avoir plus de nouveauté,

Pour lors devoir me l'interdire.

 

Me répéter différemment,

Comme un bouquet que l'on refait,

Plaçant les fleurs hasardeusement,

Pour un nouveau là contrefait.

 

Sujet que je savais sans fin,

Tant la beauté peut être plurielle,

Mais mes écrits et leur dessin,

Semblaient tellement superficiels.

 

Voilà qu'un jour mes yeux rencontrent,

Ce que je ne pensais possible,

Presque venant à mon encontre,

Une femme issue de l'impossible.

 

Tout était là en un seul être,

Chaque détail se complétant

Une perfection venant paraître,

Sur le décor de mon instant.

 

Etait-elle vraie ou création ?

Issue d'un esprit malicieux ?

Fruit de mon imagination

Ou divinité tombée des cieux ?

 

Je ne pouvais que l'admirer,

M'étonner là de cette vision,

Restant figé tout attiré,

Comme sidéré par l'illusion.

 

Aucun mot ne pouvait la dire,

Tous semblaient avoir disparus,

Cette présence à m'étourdir,

Me laissant ci presque abattu.

 

Comment parler de son visage ?

Écrire sans faute sa silhouette ?

Je ne pouvais sortir une page,

Ni réussir à être honnête.

 

Je n’étais lors qu’un invalide,

Un incapable, un illettré,

Une sorte d’être non solide,

A peine une ombre, un être abstrait.

 

Je n'eus au vrai que l'émotion,

Comme témoignage de sa beauté,

Les mots n'étant qu’une allusion,

Pour rendre compte de sa pureté.

 

 

C'est là que je compris enfin,

Qu'écrire n'était qu'incomplétude,

Que la beauté était sans fin,

Qu’il n’était point de certitudes.

(09/04/2022)

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6 avril 2022 3 06 /04 /avril /2022 16:17

Au lointain l'orage gronde et tonne,

Le ciel est pur, étale,

Impromptu ce fracas étonne,

L'horizon lui s'étale.

 

Il fait froid sur la plaine gelée,

La bise porte les sons,

Les arbres encore échevelés,

 Ressemblent à des buissons.

 

Les cieux résonnent de grondements,

S'éclairent au lointain,

La foudre tombe lourdement,

En de éclats soudains.

 

Parfois le sol paraît trembler,

Tant est puissant l'éclair,

Là-bas rien ne peut étrangler,

Les fracas du tonnerre.
 

Sans cesse se succèdent les roulements,

Bien après les lueurs,

Il n'est que ce déferlement,

D'éclats et de rumeurs.

 

L'empyrée semble s'être incendié,

Les cieux se consumant,

Les échos viennent comme reliés,

Vibrant au firmament.

 

Dès lors l'orage parait un tambour

Aux coups qui se répètent,

Des coups lointains, puissants et lourds

Que rien ici n'arrête.

 

Le trait lointain de l'horizon

Se trouble de nuages,

De nues blanches aux reflets marrons

Couvrant les paysages.

 

Des cieux verse une épaisse poussière,

L’air sent le feu, la poudre,

La plaine au loin est une carrière,

Pleine de grains d’Hommes à moudre !

 

A la poussière se mêle le sang,

La chair et tous les pleurs,

Elle semble ici un peu l’encens,

Mais Dieu n’est pas des leurs.

 

L'orage déverse sa pluie d'acier,

Sur cette terre qui est lasse,

Il est tel un grand échassier,

Bombardant le Donbass.

 

(06/04/2022)

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3 avril 2022 7 03 /04 /avril /2022 12:48

Des rues encombrées,
Des carcasses  rouillées,
Un char sans tourelle,
Un vélo renversé,
Là son cycliste,
Une balle dans la nuque,
Des voitures broyées,
Avec leurs passagers dedans,
Des mains liées,
Leur corps assassiné,
Des façades meurtries,
Des immeubles sans façades,
Des gravats et décombres,
Des gens qui errent,
D'autres qui cherchent,
Des passants sans âmes,
Des corps amaigris,
Des corps qui ont faim,
Des cadavres çà et là,
Une fosse commune,

Une autre charnier ,
Des odeurs dans le froid,
Un autre char qui rouille,
Une ville fantôme,
Un paysage en ruines,
Des soldats qui patrouillent,
Des militaires qui constatent,
Des vieux qui pleurent,
Des vieux qui errent,
Des rues encombrées,
De cadavres,
D'épaves,
De gravats,
D'âmes perdues sans demeure,
Une ville,
Son nom, Boutcha,

Rien d'autre... pour l'instant!

 

(04/04/2022)

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2 avril 2022 6 02 /04 /avril /2022 19:09

Me voilà seul devant l’écran,

Cherchant de mots nouveaux,

D’autres propos si qualifiants,

Pour offrir en cadeau.

 

Pouvoir lui écrire autrement,

La dessiner de lettres,

D’une façon nouvelle, sobrement,

Pour sublimer son être.

 

Dire ses jambes, leurs galbes et leurs traits,

Si belles repliées,

Combien fort peut-être l’attrait,

Pour cette chair magnifiée.

 

Une géométrie charnelle,

Un dessin en l’espace,

Lignes belles, douces sensuelles,

Dont mes yeux ne se lassent.

 

Là ses cuisses fermes et ambrées,

Peau tendue et si lisse,

Silhouette gracile et cambrée,

Dans l’instant qui se glisse.

 

Son visage et sa joliesse,

Impossible à écrire,

Sans âge, tout entier de finesse,

Ne sachant le décrire.

 

Son élégance comme évidente,

Dans cette allure légère,

Gracieuse souriante et allante,

Princesse en son éther.

 

Mon regard s’y arrête, s’y attache,

Effleurant son dessin,

Là pourtant simple, toute de panache,

En sa robe qui l’enceint.

 

Ses jambes sublimes et incroyables,

Prémices du désir,

Lointaines troublantes et impalpables,

Insigne souvenir.

 

Trouver d’autres mots volcaniques,

Paroles incendiaires,

Des mots pour elle au sens unique,

Les mots de ma prière.

(03/04/2022)

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