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Articles RÉCents

24 septembre 2022 6 24 /09 /septembre /2022 17:46

Il est tant de visages,

D'alliciantes silhouettes,

De femmes de tous âges,

Avec ou sans paillettes.

 

De poitrines opulentes,

Dans leurs flagrances insignes,

Si belles et corpulentes,

Dessinées et si dignes.

 

Des regards merveilleux,

Palette de couleurs,

Tant de dessins des yeux,

Certains venus d’ailleurs.

 

Beautés patentes, normées,

Recueillant les suffrages,

Évidentes, conformées,

Tels des cieux sans nuages.

 

Des jambes la perfection,

Du bassin, de la taille,

Objets d’interjections,

D’étonnements sans de faille !

 

Mais outre ces dernières,

Ces femmes reconnues,

D’autres particulières,

Retiennent notre vue.

 

Charmantes et naturelles,

Sans besoin d’artifices,

Bellement sensuelles,

Fascinants précipices.

 

Troublantes de ce qu’elles sont,

Du temps qui a passé,

Femme simples sans façons,

Nullement compassées.

 

Combien douces sont leurs rides,

Les sourires qu’elles nous donnent,

Ces émois si torrides,

En nos cœurs qui détonent

(24/09/2022)

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17 septembre 2022 6 17 /09 /septembre /2022 17:25

Pas de mots, ni même un regard,

Rien sinon cette si longue attente,

J’attends au temps ne prenant gare,

En cette douceur si violente.

 

Des souvenirs, des souvenances,

Quelques bribes d’instants morcelés,

D’évanescents émois qui dansent,

Qu’en moi je cherche à décelés.

 

Ce sentiment de finitude,

Que ci plus rien ne reviendra,

Quand bien même toutes les attitudes,

Jamais ne soulèveront ce drap !

 

Elle est ailleurs, une autre vie,

Parmi les entrelacs du temps,

En une autre ivresse à l’envi,

Goûtant chacun de ses instants.

 

Il ne me reste que la mémoire,

Parfums et sourires du passé,

Images tachées de lavis noirs,

Intimes portraits là dépassés.

 

Des chamades poussives et alenties,

Pour un cœur meurtri et usé,

Film noir et blanc au ralenti,

Passions aux caves d’un vieux musée.

 

Que d'ancuens cartons dans la tête !

De morceaux de vie mal rangés !

D’espoirs vieillis mais qui s’entêtent,

Tels ceux d’un esprit dérangé.

(17/09/2022)

Chet Baker alors qu'il était déjà un grand trompettiste fut agressé par un bookmaker qui lui brisa les dents il dut réapprendre à jouer avec son dentier ce qui fut un calvaire pour lui. Il lui fallut du temps pour retrouver sa façon de souffler et poser ses lèvres sur son instrument.

 

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16 septembre 2022 5 16 /09 /septembre /2022 18:45

Une si ancienne interjection,

Venue de Samarie ou de Judée,

L'étoile d'une constellation,

Ci impossible à éluder.

 

C'est l'histoire du croissant fertile

De l'ancienne Mésopotamie,

De peuples guerriers et serviles,

Nations paisibles ou ennemies.

 

Guerres des Hommes guidés par leurs dieux,

De tant de conquêtes incessantes,

De frontières changeantes des lieux,

D'amours et de haines violentes.

 

Souventes fois les migrations,

Des peuples déchus en les déserts,

Là des dieux les apparitions,

Traçant lors routes des pauvres hères.

 

Les mots, les langues voyagèrent,

Au fil du temps et des pas lents,

Les hommes, les femmes se dispersèrent,

Parmi les terres nouveaux chalands.

 

L'exclamation fit son chemin,

Telle dans les cieux l'étoile filante,

Noms et discours de ces pèlerins,

De cette humanité errante.

 

Les générations s'ensuivirent,

L'histoire écrivit son chemin,

Tant d'êtres se virent asservir,

Car le mal est en l'être humain.

 

De transmissions en transmissions,

Beaucoup de peuples survécurent,

Cherchant ailleurs la rémission,

De leurs péchés et maux obscurs.

 

Mazeltov! Au-delà des âges,

La bonne étoile trace sa route,

Il n'est point de plus beau bagage,

Que ce qui reste de nos déroutes!

 

Toute l'histoire des tiens est en toi,

En ta beauté et en ses rides,

Ton charme qui jamais ne déçoit,

Ni l'étoile de tes yeux humides.

 

(16/09/2022)



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15 septembre 2022 4 15 /09 /septembre /2022 18:20

J'ai toujours suivi mon ombre,
Petite ou longue me précédant,
Que je perdais en la pénombre,
Jusqu'à l'aube aux rayons ardents.

Je la voyais souvent traîner,
Comme voulant faire demi-tour,
Voulant peut-être m'entraîner
Vers d'autres chemins à rebours.

Mais elle semblait savoir sa route,
Vive, allante vers le couchant,
Même si parfois prise de doute,
Elle n'était plus en me touchant.

Droit devant était sa devise,
S'étalant par monts et par vaux,
Là habillée d'une aube grise,
Entre trottoirs et caniveaux.

Je savais bien où elle allait,
En m'entraînant imperturbable,
Telle une barge elle me halait,
Vers l'horizon inatteignable.

Cette compagne de mes jours
Évanescente au crépuscule,
Comme découpée dans les ajours,
De gardes corps qui s'articulent.

Elle était là fidèle compagne,
De mon lever jusqu'à couchant,
A travers villes et campagnes,
Devant derrière là s'épanchant.

Je savais bien sa destinée,
Son grand vouloir irréfragable,
Qu'en fait c'est elle qui me menait
Vers cette fin inévitable.

Ainsi tous deux nous sommes allés,
De ma naissance à la vieillesse,
Au terminus de cette allée,
Que peu de gens si bien connaissent.

(19/09/2022)

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10 septembre 2022 6 10 /09 /septembre /2022 20:37

Un soleil qui se traine,

Comme refusant son sort,

Sur l’horizon là peine,

Incapable d’essor.

 

Sa chaleur trop humide

Dans un ciel équanime,

Azuré et si vide,

Sans nuages qui l’animent.

 

C’est l’été qui se meurt

D’une lente agonie,

Restant en la demeure,

En toute son atonie.

 

Bien avant de tomber

Dans le vent elles s’agitent,

Toutes ces feuilles indomptées,

Des ramées qui là gitent.

 

Parfum de nostalgie,

Des hier si allègres,

Dans ce temps qui là gît,

Aux fragrances si aigres.

 

Les sanglots dans le cœur,

Des journées souvenir,

La langueur de leurs heures

N’étant plus à venir.

 

L’automne fait son chemin

Malgré cette embellie,

Il s’en viendra demain,

Sonnant son hallali.

 

Césure ou hémistiche,

La pluie fera son choix,

Traçant ses acrostiches,

Sur des cieux à claires-voies.

 

Un soleil qui insiste,

Refusant son destin,

Sur l’horizon sa piste,

Bien plus courte chaque matin.

(10/09/2022)

 

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5 septembre 2022 1 05 /09 /septembre /2022 21:40

Comme le temps a passé
Laissant loin sa jeunesse,
Ne faisant qu'amasser
Les journées sans paresse.

C'est l'automne de sa vie,
Où la chair se fatigue,
Où sont lasses les envies,
En l'esprit qui navigue.

Mais pourtant est son charme,
Une chose si étrange,
Cette silencieuse alarme
Qui appelle l'échange.

Fragile féminité
Toujours ici présente,
Sa douce aménité
Qui de suite nous enchante.

Âgée mais si aimable 
Sans que l'on puisse comprendre,
Par ce désir coupable
On laisse surprendre.

Ce petit bout de femme,
Délicieuse et gentille,
Là si belle en son âme
En ses yeux qui frétillent.

Elle bouscule l'habitude
S'imposant à chacun,
En sa belle attitude
Surprenante pour d'aucuns.

Sa présence s'impose
Sa douceur nous caresse,
Nous atteint et se pose
Tel un voile de tendresse.

Surprenante occurrence,
D'une petite femme âgée,
Offrant sa connivence,
Sans même de viager.

 

(05/09/2022)

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29 août 2022 1 29 /08 /août /2022 21:04

Fermer les yeux pour la revoir,

Pour recouvrer cette émotion,

Comme un coucher étend le soir

Son voile teinté de vermillon.

 

L'instant passé en sa présence,

Tenant l'esprit, prenant la chair,

Là tout entier de sa prégnance,

Du trouble intime et son enchère.

 

Comme un regain que l'on ressent,

Le doux retour de nos hier,

Ce bel émoi que l'on pressent,

Bien au-delà de nos paupières.


Une voix, des mots et des regards,

De longues attentes enfiévrées,

Quelques silences bien bavards,

Pour des esprits lors enivrés.

 

Dans la flagrance d'un souvenir,

D'un aujourd'hui couleur passé,

Cette chamade s'en revenir,

Dans un vieux cœur outrepassé.

 

Toute la senteur de cet instant

En un écho qui se répète,

Comme si le temps se répétant,

Réveille en nous ce qu'on regrette.

 

Revoir ce corps, sa silhouette,

Qui se dessine évanescente,

Dedans la brume d'un jour de fête,

Où secondes nous semblent lentes.

 

Sentir en soi le goût des larmes,

Lèvres sucrées, lèvres salées,

Dans ce passé teinté de parme,

Qui dans l'intime se laisse aller.

 

Fermer les yeux pour éclairer,

Ce vieux décor d'un autrefois,

Pour ressentir comme jamais,

Combien le temps n'a point de foi.

 

Ne plus vouloir ouvrir les yeux,

Continuer l’introspection,

Cet intérieur si merveilleux,

Telle une ivresse, une addiction.

 

Ne faire rien d’autre que s’émouvoir,

Dans un espace sans gravité,

Dans cette clarté toute de noir,

Sur la douceur comme alité.

(29/08/2022)

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28 août 2022 7 28 /08 /août /2022 21:40

Allant ci de l’avant,

Mais jamais à rebours,

Quand bien même souvent,

L’on regrette certains jours.

 

Nul ne le retient,

Simplement se retourner,

Pour des souvenirs siens,

Confus et atournés.

 

Les enfants sont là-bas,

Ne pouvant le poursuivre,

Jeune arbres que l’on abat,

Incapables de suivre.

 

La mémoire s’en souvient,

Y retourne seule parfois,

Quand le mal survient,

Cette envie d’autrefois.

 

Le corps suit la route,

S’usant à avancer,

Avance dans le doute,

De peur d’être distancer.

 

Un début, une fin,

Point de pause, de retour,

Nonobstant le chagrin,

C’est le temps qui impose.

 

Mais pourtant aux tréfonds,

Par devers le costume,

C’est en larmes qu’il fond,

L’enfant que l’on inhume.

 

La foule se précipite,

Plus vite chaque jour,

Oubliant l’incipit,

Aux premiers contre-jours.

 

Ainsi s’enfuit le temps,

Voleur de notre enfance,

Prenant à chaque instant,

Son fruit de récompense.

(28:08:2022)

 

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12 août 2022 5 12 /08 /août /2022 22:48

Être celui qui réussit,

Qui entre dans les cœurs,

Y trouvant le sursis,

Un morceau de bonheur.

 

Le musicien des âmes,

Jouant ses notes graves,

En l’être qui se pâme,

Lors libre de ses entraves.

 

N’être plus qu’une caresse,

Un tempo qui effleure,

De sa lente paresse

Parfumée de fleurs.

 

Un trouble, une émotion,

Une larme, une chamade,

Comme une involution,

Une douce ballade.

 

Être amant, être amour,

Tout entier de désir,

Cette aube de chaque jour

Impossible à saisir.

 

Un rêve ou un mirage,

Une évasion intime,

Dans les cieux un nuage,

Que sa blancheur imprime.

 

Être tant désiré,

Nécessaire et vivant,

Heureux et déchiré,

Comme le sont les amants.

 

Attendu et encombrant,

Espéré comme aucun,

Tel un cœur succombant

Aux appels du chagrin.

 

Être une ombre qui passe,

Une attente, une envie,

Un instant qui trépasse,

Aussitôt qui revit.

(12/08/2022)

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11 août 2022 4 11 /08 /août /2022 21:30

De tant de mots j'ai fait l'usage,
Essayant de traduire la vie,
Voulant décrire ses paysages,
Les émotions et les envies.

Ai je réussi cette gageure,
Ce grand défi de tous les temps?
De dessiner les maux, les heurs,
L'hiver l'automne ou le printemps?

Jouant les notes de l'orthographe,
La prosodie des désinences,
En l'harmonie des paragraphes,
Faire résonner même les silences.

Les mots revivent par la lecture,
Par l'émotion des gens curieux,
Sinon est vaine l'écriture,
Quand bien son air est mélodieux.

Voilà pourquoi je m'interroge,
Sur l'intérêt de ce besoin,
Puisque jamais je n'ai d'éloge,
Pour ce qui est de mes quatrains.

Vouloir toucher l'âme d'autrui,
Pour exister bien autrement,
Comme une fleur devient le fruit,
Changeant alors d'accoutrement.

Trouver les mots et liaisons,
Comme sont les notes sur la portée,
Aller parfois dans l'irraison,
Pour la laisser nous emporter.

Saisir les cœurs et les pensées,
Donner un sens à tout cela,
Paroles sensées ou insensées,
Comme un écho de l'au-delà.

J'aurais aimé être capable,
D'être un passeur pour d'autres âmes,
Un calligraphe formidable,
Trempant sa plume dans ses larmes.

(11/08/2022)

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