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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 23:06

C’est un chant sans paroles

Silencieux et intime,

Une pièce sans rôles,

Un refrain anonyme.

 

Un sourire un visage,

Une étrange caresse,

Une mer sans rivage,

Un morceau de tendresse.

 

C’est le bleu d’un azur,

D’un regard si profond,

D’un éclat d’embrasure

Dans lequel on se fond.

 

Une douce chamade,

Une angine dans le cœur,

Une paresse nomade

Dans le souffle d’un chœur.

 

Une ivresse discrète,

Intérieure et câline,

Une fleur qui sécrète,

Des senteurs d’églantine.

 

C’est un si doux frisson,

Un instant qui me berce,

Mon âme en un buisson

Que ma pensée transperce.

 

Le jour… entier d’un rêve,

D’un rêve qui se répète,

Une longue errance sans trêve

Circonscrite en la tête.

 

Cet instant simple d’elle

Comme inscrit à jamais,

Souvenir éternel

De douceur parsemé.

 

Noria qui tourne lente,

Son ballet invisible,

Dans la tête…indolente,

Caressante et paisible.

(24/07/2017)

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 23:14

Un regard qui s’arrête,

Etonné qui s’attache,

Au visage il s’apprête,

De l’instant se détache.

 

Le dessin de ses traits,

La blancheur de son teint,

Tout entier de l’attrait

De ses lèvres satin.

 

Son sourire, sa beauté,

Si flagrante, innocente,

Dedans cet aparté,

D’icelui… ignorante.

 

Idiot… donner le change

Se nourrir des secondes,

Vouloir…que dure l’échange,

Sa belle chevelure blonde.

 

Ailleurs malgré la foule

Dans ce temps alenti,

Ce temps qui se déroule

Si bellement ressenti.

 

Elle ne sent ni ne sait

Ce trouble qu’elle fait naître,

Ni son charme insensé

Qu’elle ne semble connaître.

 

Bientôt sera le terme

De cette belle flagrance,

Pour elle l’instant se ferme

S’ouvrant aux occurrences.

 

Il faudra s’en aller,

Empli d’une émotion,

S’ensuivre les allées

Si pleines d’animation.

 

Un regard qui regrette,

Lentement se détache,

Un visage dans la tête

Se dessine et s’attache.

(19/07/2017)

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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 14:42

Les lins mûrs sont couchés,

Le ciel est gris et gras,

On pourrait le toucher,

Le saisir dans nos bras.

 

L’étendue des éteules

Rigides et coupants,

Clairsemée de ces meules

Sur ces champs se campant.

 

Hautes herbes sauvages

Qui fieffent ces pourtours,

Meubles murs de rivages

Altérés à l’entour.

 

Les vagues immobiles

De ces terres cultivées,

Paysages si labiles

Des saisons achevées.

 

La terre est cendre et poudre,

De sa soif craquelée,

La poussière se saupoudre

Sur ce sol gravelé.

 

Au lointain un sous-bois,

Tache verte isolée,

La lumière qui flamboie

Sous les nues insolées.

 

L’été, sa canicule,

La flagrance des orages,

Les fleurs d’un monticule,

La paille et les fourrages.

 

La torpeur qui écrase,

Le vent pesant et chaud,

Cet air qui nous embrase

Invisible cachot.

 

Tardive sera la nuit,

Collante et si pesante,

C’est bien après minuit

Qu’elle sera apaisante.

(16/07/2017)

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 23:48

Le vent dans les nuages,

Les blessures de la terre,

L’étendue d’un voyage,

Un chemin… son mystère.

 

Là le  temps qui s’étire,

Ci la course des nues,

La marée se retire,

Un regard ingénu.

 

L’ocre chaude des pierres,

Les pluies de la mousson,

Des montagnes en arrière,

La poussière des moissons.

 

Le silence incolore,

Le bruit de la débâcle,

La pureté d’une aurore,

Le pierrier d’un embâcle,

 

Des lichens et de mousses,

Un désert si aride

Le blé d’hiver qui pousse,

Un étang qui se ride.

 

La rosée sur une toile,

Un tapis de feuilles mortes,

Un ciel empli d’étoiles,

L’errance d’un cloporte.

 

Les roseaux d’un marais,

Les volutes d’un mirage,

Des bateaux amarrés,

Coquilles et coquillages.

 

Des neiges éternelles,

Une terre craquelée,

Un parfum de cannelle,

Des chevaux attelés.

 

La multitude des choses,

Si simples et si belles,

Le regard qui se pose

Sur ces choses qui appellent.

(15/07/2017)

 

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 12:32

C’est une aube nouvelle,

Un matin souriant,

De rosée ses prunelles,

Au regard si brillant.

 

Nouveau jour, autre monde,

Divine renaissance,

Dans la brume sur l’onde

De l’aurore la naissance.

 

Tel l’azur d’un regard,

Douces courbes d’un corps,

Lors la nuit qui s’égare,

Dans ce jour pas encore.

 

Contrepoint des hier,

D’un crépuscule passé,

Les mâtines et prières,

Les vêpres dépassées.

 

De la mémoire les rides

Si sèches et profondes,

Les souvenances arides

Qui dans le noir se fondent.

 

Sa longue chevelure

Légère et ondoyante,

Soyeuse et douce parure,

Volutes scintillantes.

 

Le passé ci s’estompe

S’efface lentement,

Plus rien alors ne trompe

Ce jour présentement.

 

L’enfant nait du chaos

De la nuit qui se meurt,

De la chair de chronos

Fidèle en la demeure.

 

Lors donc les funérailles

De ceux qui ont vécu,

Nouvelle en ce sérail,

Ignorant les vaincus.

(02/07/2017)

 

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 21:50

 

Cœur corps courbes et cuisses,

Ses yeux troublants si sombres,

La lumière là se glisse,

Sur ses vals et leurs ombres.

 

Carmines et charnelles

Ses lèvres sises ourlées,

Prémices sensuelles

De ce si bel ourlet.

 

L’orbe délicat et lisse

De sa ferme poitrine,

Où ses courbes s’unissent

Et si belle la dessinent.

 

Ses jambes si oblongues

Alliciantes et graciles,

Paraissant fines et longues,

Belles douces indociles.

 

Ses prunelles…maquillées,

Outrance d’un Rimmel,

De pigments habillées

Qui les rendent si belles.

 

Ci cet étrange instant

De sa provocation,

D’un regard insistant

En son évocation.

 

Elle nous parait si garce,

Dans la belle acception,

De ce mot là comparse

Disant sa perfection.

 

Vénus contemporaine

Aphrodite renaissante,

Déesse et si humaine,

Jeune femme naissante.

 

Corps cœur courbes et cuisses,

Ses yeux troublants et sombres,

L’éclat du jour se glisse

Sur sa peau et ses ombres.

 

(25/06/2017)

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 19:39

Ce visage qui n’est pas

Que je vois là pourtant,

Là faisant quelques pas,

Quelques pas m’emportant.

 

Des reliefs et des ombres,

L’horizon souligné,

La lumière, la pénombre,

Des nuages alignés.

 

Elle est là… si présente,

Sur le ciel et la terre,

Dessinée… si pressente,

Arc en ciel solitaire.

 

La douceur de ses traits

De ses courbes sensuelles,

Par ici en retrait,

Si patentes et réelles.

 

Un insigne mirage,

Douce hallucination,

Son dessin, son image,

Etrange fascination.

 

En mon âme en mes yeux,

Absente et si lointaine,

Dans ces cieux camaïeux

Evidente et certaine.

 

Je la sais… je la sens,

Fasciné et lucide,

La pressens… la ressens,

Sur les ondes translucides.

 

Des macules informes

Renait sa silhouette,

Se dessine et se forme

Sa douceur qu’elles reflètent.

 

Cet être qui n’est pas

Que je sais là pourtant,

Là faisant quelques pas

Quelque part m’emportant.

(24/06/2017)

 

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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 15:22

Un geste…si banal

Mais là….si sensuel,

Dans ce temps ordinal,

Mouvement…usuel.

 

La beauté de son teint,

Cette grâce de ses gestes,

En ce lieu si certain,

Délicate est sa Geste.

 

Une danse…un ballet,

Ralenti si gracieux,

Son regard étoilé,

Dans l’azur de ses yeux.

 

Une enfant déjà femme,

Si blonde vénitienne,

Dessinant sur mon âme

Les délices anciennes.

 

Toute entière de l’instant

Ballerine si troublante,

Danse de gestes hésitants,

Si légère… et tremblante.

 

Ce moment... si… normal

Par elle redessiné,

Devenant animal,

Me laissant fasciné.

 

Naturelle et posée,

Gracile et diaphane,

Semblant ci s’apposer

Sur l’instant si profane.

 

Elle sourit… innocente,

Ne sachant son pouvoir,

De la femme naissante

Que l’on peut entrevoir.

 

Il n’est qu’elle que je vois,

Remarquée … remarquable,

Elle me laisse sans voix,

Sensuelle ineffable.

(03/06/2017)

 

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 18:12

S’endormir dans le vent

Porté par les nuages

Soupir nous élevant

Dessus le paysage.

 

Sa caresse sur le sable

Effleurant notre peau,

Sur les vagues inlassables

Cette écume en rouleaux.

 

Le soleil sur l’azur

Scintillant et brûlant,

Cette étrange césure

Dans les cieux ambulants.

 

Un printemps capricieux,

La marée qui descend,

Dans l’instant silencieux

Ces remous incessants.

 

L’infini se découvre

Se découvre et s’étale,

Ciel et mer se recouvrent

Dans ce bleu gris étale.

 

Onde grise et plissée

Qui lente se retire,

S’en venant tapisser

L’horizon qui s’étire.

 

Elle regarde au lointain

Les reflets du soleil,

Du soleil qui déteint

Sur la mer et le ciel.

 

Ses cheveux fins et clairs

Caressés par le vent,

Dans un souffle de lumière

Apparaissent vivants.

 

Le temps s‘est arrêté,

Elle regarde la mer,

Ce miroir facetté

Là semblant éphémère.

(25/05/2017)

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 13:46

Nos vérités… mathématiques,

Axiomes et théorèmes,

De la raison …problématique,

Syntagmes et phonèmes.

 

Ici, ailleurs, outre mon moi,

Ce monde de mes sens,

Passions et fruits de mon émoi,

L’étrange de notre essence.

 

Pouvoir… savoir connaître hors tout,

L’inerte connaissance,

Indépendant des autres surtout,

L’insensible puissance.

 

Construire cet autre paradigme

Pensée désincarnée,

Résoudre à tout jamais l’énigme

Vouloir s’y acharner.

 

A tout jamais faire la critique

Jusqu’à la nuit des temps,

La raison pure et la pratique,

A l’aube de ce printemps.

 

Homo faber homo sapiens

Chimère inséparable,

Là nos désirs étant nos princes,

Passions irréméables.

 

Un jour enfin devenir Dieu

Oblitérer la foi,

Aux heures passées faire nos adieux,

Oublier l’autrefois.

 

Remplir à plein l’ancienne boite,

Ensuite la refermer,

Que jamais nul ne la convoite,

Pandore l’y enfermer.

 

Ce petit rien dans ce grand vide,

Poussière d’une équation,

Dedans ce temps qui se dévide,

De lui, l’aliénation.

(07/05/2017)

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