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28 avril 2021 3 28 /04 /avril /2021 19:04

Tenant ses cheveux un foulard,

Comme les femmes d’hier et d’antan,

Qui accrochant là mon regard,

M’emmène à rebours dans le temps.

 

Le charme simple d’une élégance,

Cette beauté sans de paroles,

Toute évidente en sa flagrance,

Dans sa lumière et parabole.

 

Dès lors c’est une danse lente,

Une émotion douce et qui porte,

Telle une valse nonchalante,

Dont les pas au loin vous emportent.

 

Ce beau visage comme dénudé,

Ici tout entier de sa grâce,

Lors impossible à éluder,

En la douce lumière qui l’embrasse.

 

Une musique en moi joue son air,

Ses caressantes pulsations,

Ballet intérieur et solitaire,

En sa plus belle commission.

 

La ligne fine de ses épaules,

Dessous son cou bellement gracile,

Une silhouette qui danse folle,

Qui tourne tourne et ne vacille.

 

Ce n’est qu’un morceau de tissu,

Morceau de tissu coloré,

Posé sur elle tel un fichu,

Aux teintes vives et mordorées.

 

Dedans le temps cette parenthèse,

Rappel des femmes de ce passé,

Trouble, émotion, dansent et se taisent,

En leur instant non dépassé.

 

Danse, danse, que tourne cette émotion,

Ce trouble insigne si émouvant,

Cette tarentelle d’une vision,

Emoi prégnant et si mouvant.

 

Une inconnue et son foulard,

Serre-tête d’un tissu bien serré,

En ce moment plein d’un brouillard,

Venu en moi l’y insérer.

(28/04/2021)

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25 avril 2021 7 25 /04 /avril /2021 16:58

Qu’est-ce qui nous pousse à vivre,

Aussi à nous transmettre ?

Prendre ce chemin le suivre,

Sans jamais se démettre.

 

Pourtant tout se finit,

Il est une limite,

Perdus dans l’infini,

Où nul ne nous invite.

 

Il n’est point de trésor,

Au bout d’éternité,

Juste notre simple mort,

Néant d’inanité.

 

A quoi bon ce chemin ?

Cette route en impasse ?

Quand s’arrête demain,

Il faut laisser sa place.

 

L’on sait qu’il est une fin,

Non écrite par nous,

De ce monde sans confins,

Qui sans cesse se dénoue.

 

Par quatre lettres écrites,

Alphabet d’un génome,

Par si peu de mérite,

Sommes devenus des Hommes.

 

Les passions mises en chair,

S’exprimant sans raison,

Répondant aux enchères,

De nos de péroraisons.

 

Étrange que cette vie !

Naitre que pour être là,

N’être que pour les envies,

Nous laissant souvent las.

 

Naitre croitre et vieillir,

Sachant qu’il est une fin,

Vouloir s’enorgueillir,

D’une raison que l’on feint.

 

Quand la mort du soleil,

Viendra tout effacer,

Plus aucune merveille,

Ni de corps enlacés.

 

Dans l’histoire du néant,

Si peu dedans nous sommes,

L’univers ce géant,

Ne croquera la pomme.

(25/04/2021)

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24 avril 2021 6 24 /04 /avril /2021 20:08

Quels sont les mots de la beauté ?

Est-elle tangible, réalisable ?

Comment est donc celle d’à côté ?

Par ces mots applicables ?

 

Il est si facile de dire : belle,

Beau, troublante et joli(e) !

Un adjectif tour de Babel,

Sans être défini.

 

Pourquoi et comment la beauté ?

Par le trouble qu’elle suscite ?

Par ce désir tout emporté ?

Six lettres que l’on récite.

 

Toujours ce mot pour mille visages,

Autant de silhouettes,

Ayant traversé tous les âges,

Qui là toujours s’apprêtent.

 

Unanimes, c’est une évidence !

Tant de sujets pourtant,

Tous différents en apparence,

Depuis la nuit des temps.

 

Dans tous les âges et déguisements,

Diverses et sensuelles,

Femmes étrangères apparemment,

Que l’on dit être belles.

 

Un point commun, une référence ?

Une table de calcul ?

Glossaire ou règles d’apparence ?

Un nombre, un matricule ?

 

La forme des yeux, la chevelure ?

Charnues, dessin des lèvres,

D’un beau menton la fine structure ?

La peau couleur de sèvre ?

 

Tant de choses dans ce petit mot,

Tant de variétés d’êtres,

Ils sont pourtant des plus normaux,

Fascinants de paraitre.

(24/04/2021)

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24 avril 2021 6 24 /04 /avril /2021 17:44

( J'écris parce que j'aime la musique des mots, jouer avec eux, certains condamnent accordant à mes écrits un nature sexuelle, agressive, malsaine et je ne sais encore... je crée, je ne suis pas un grand artiste, mais combien on fait ceci avant moi et sont reconnus par tous, Ronsard parlait de rose,  rose qui n'était pas une fleur réelle... aurait-il parlé d'une chatte que de nos jours on le mettrait au pilori). De toutes façons si peu me lisent!

 

Vouloir jouer avec les mots,

Sans de retenue ni tabou,

Parler de nos instincts primaux,

Jusqu’aux cadavres dans la boue.

 

Ecrire le désir et la mort,

La pluie tombant des nuages,

Les courbes lascives d’un corps,

L’automne au chemin de halage.

 

Se jouer de la prosodie,

Du sens des mots et des contraires,

Calligraphier la mélodie,

Du quotidien pour s’en abstraire.

 

Ci saisir le moindre prétexte,

Un son, un regard, une parole,

De là laisser venir le texte,

Sans que lors rien ne le contrôle.

 

Au gré de ces terminaisons,

Suivre l’émotion, la traduire,

Par les syllabes et conjugaisons,

Simplement se laisser conduire.

 

Oser, oser que tout s’écrive,

Pour le plaisir de la syntaxe,

Pour que chacun lisant revive,

Un trouble neuf  et puis ses frasques.

 

User sans peur de tous les mots,

De tous les arrangements possibles,

Pour que s’expriment alors nos maux,

D’une façon combien sensible.

 

Un instant de vie bien banal,

Une silhouette ci s’éloignant,

Une inconnue près d’un canal,

Un jour d’automne là si poignant.

 

Écrire, entier d’une émotion,

Libre de tous ses mots et images,

Décrire, comme sur une partition,

Une musique intime en partage.

 

Chacun lira à sa façon,

S’appropriant alors les sens,

Y trouvera que la façon,

Est faite de peu ou d’indécence.

 

D’aucuns se feront juges, bourreaux,

Condamnant alors ses pensées,

D’autres si lointains des tribunaux,

Sentiront leurs âmes caressées.

(24/04/2021)

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18 avril 2021 7 18 /04 /avril /2021 19:13

N’être ici que ce chien,

Dans sa libre pensée,

Un quelconque citoyen,

Révolté et sensé.

 

Se déprendre de tout,

N’avoir que l’essentiel,

Pour s’accomplir surtout,

Sans rien dessous le ciel.

 

Libéré des passions,

Des morales communes,

Des petites attentions,

S’endormir dans les dunes.

 

Dans un simple manteau

Aller des ville en ville,

Cerbère de son tonneau,

Pour n’être plus servile.

 

Chercher ce nu bonheur,

Dans sa banalité,

Dans l’écoulement des heures,

En son inanité.

 

Être heureux comme un lierre,

Riche comme un animal,

Au soleil sur sa pierre,

Sous l’ombre matinale.

 

Que ce rien soit un tout,

Ce beau trésor cynique,

Dépouillé des atouts,

De toute politique.

 

N’avoir que sa besace,

Son repas quotidien,

Pour ne suivre que la trace,

D’un nouveau méridien.

 

N’être là que ce chien,

Sans cesser d’aboyer,

Départi de tout lien,

De richesses et foyer.

(18/04/2021)

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14 avril 2021 3 14 /04 /avril /2021 18:13

Il n’est que silence et attente,

Plus aucun mot ni de murmures,

Les heures dès lors semblent si lentes,

Comme retenues par de grands murs.

 

La voici là telle une absente,

Une ombre floue, un souvenir,

Une image belle qui se fragmente,

Pour ne jamais plus  revenir.

 

C’est un grand vide, un noir néant,

Une longue chute qui ne s’arrête,

Profond ravin, un trou béant,

Qui vous avale par la tête.

 

Que des questions, sans de réponse,

De mots qui tournent et se répètent,

L’esprit s’affaisse et puis s’enfonce,

Dans cet abîme où il l’apprête.

 

C’est un mal être, une douleur,

Une blessure que nul ne voit,

Un monde obscur sans de couleurs,

Sans de lueur ni de pavois.

 

Tous ces pourquoi qui lors résonnent,

Forment un chœur pour leur antienne,

Un cri muet qui là détone,

Dans les arcanes qui le contiennent.

 

Il n’est plus rien de sa présence,

Seule cette attente qui tant perdure,

Les heures s’étirent en leur aisance,

Chaque seconde est longue et dure.

 

La vie n’est lors que ce malaise,

Que cet étau qui se resserre,

Cette lente chute d’une falaise,

La constriction de mes viscères.

 

La vie s’affirme en la souffrance,

S’impose à l’être si fortement,

Tant est présente son absence,

En ce terrible emportement.

(14/04/2021)

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10 avril 2021 6 10 /04 /avril /2021 15:20

Là dans mes pensées,

Telle une partie de moi,

Toute entière avancée

Dans ce qui fait l’émoi.

 

En des mots bousculés,

Aux échos bousculant,

Des paroles insensées,

Icelles se déroulant.

 

Ces mots à retenir,

Pour ne pas qu’ils s’échappent,

Si durs à contenir,

Qu’au-dedans ils me happent.

 

Devoir taire cette envie,

L’émotion corollaire,

Cette partie de la vie,

Telle une forte colère.

 

Paroles refusées,

Paroles interdites,

S’en venant diffuser,

Silencieuses et redites.

 

Ne pouvoir lui offrir,

Cette attente douloureuse,

Les instants à mourir,

De ces heures amoureuses.

 

Ces mots qui se bousculent,

Qui recherchent la fuite,

Que mes lèvres n’articulent,

N’ayant jamais de suite.

 

C’est un bouquet de fleurs

Aux pétales desséchés,

Un bouquet intérieur,

Nullement dépêché.

 

Un jour sera peut-être,

Celui de la parole,

Des mots à la fenêtre,

Des mots en farandole.

 

Alors je lui dirai,

Murmures et confidences,

Tous ces mots en retrait,

Qui hurlent chantent et puis dansent.

 

Le temps aura passé,

Des rides apparues,

Paroles lors dépassées,

Ni même sises entendues.

 

Ces mots lors seront vains,

Perdus en l’univers,

Laissant lors le chagrin,

Qui crie et vocifère.

(10/04/2021)

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9 avril 2021 5 09 /04 /avril /2021 21:03

Son visage porcelaine,

La blancheur de ses traits,

Dans le cœur coup d’alène,

Cette blessure de l’attrait.

 

Asiatique sublime,

Métissée par l’amour,

Grands yeux noirs qui arriment,

La lumière de nos jours.

 

Cette face épurée,

Si lisse, si belle et blanche,

Le regard attiré,

En notre âme elle s’épanche.

 

Sa chevelure de jais,

Contraste étourdissant,

Là venant s’arranger,

De reflets éblouissants.

 

Le trajet de l’histoire,

Des rencontres brutales,

La voici en miroir,

Dans l’instant qui s’étale.

 

Toute entière de beauté,

Sortilège innocent,

Qu’on ne peut lui ôter,

Comme restant languissant.

 

Les mots de son visage,

Sont-ils déjà écrits ?

Notés sur quelque page,

Sur quelque manuscrit ?

 

Elle semble si parfaite,

Étrange et étrangère,

La beauté en son faîte,

Si belle passagère.

 

Là souvenir du Siam,

Royaume lors oublié,

Le trouble de nos âmes,

A ce charme relié.

(09/04/2021)

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4 avril 2021 7 04 /04 /avril /2021 17:34

Quelques notes en la tête,

Qui résonnent au-dedans,

Qui sans cesse là répètent,

Leurs frissons incidents.

 

Quelques mots sont aussi,

S’écrivant en silence,

Comme les sons sont ainsi,

Sans aucune discordance.

 

Des images qui se font,

Se colorent et se suivent,

Sur notre âme en son fond,

Floues histoires qui s’ensuivent.

 

Des instants souvenirs,

Des parfums estompés,

Comme semblant revenir,

De s’être ici trompés.

 

Caresses des émotions,

De ces chants intérieurs,

De la pleine commission,

D’un passé là crieur.

 

L’enfance qui revient,

Les amours renaissantes,

Langoureux va et vient,

De ces vagues incessantes.

 

Le temps qui se déroule,

A nouveau qui s’effile,

Au-dedans qui s’écoule,

Qui s’étire tel un fil.

 

Au vrai rien n’a changé,

L’enfant est toujours là,

Des années bien chargé,

Supportant là son bât.

 

La vie comme un théâtre,

Une sourde symphonie,

Se jouant quatre à quatre,

Dans cette cacophonie.

(04/04/2021)

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4 avril 2021 7 04 /04 /avril /2021 11:51

Dans le froid du printemps,

D’un hiver qui se traine,

La voici dans le temps,

Mon regard qu’elle entraine.

 

Promeneuse inconnue,

Une femme dans la ville,

Quand le jour s’atténue,

Dans ce soir ci servile.

 

Ses cheveux qui s’écoulent,

Au-delà ses épaules,

S’éloignant de la foule,

En la grise métropole.

 

L’élégance de ses pas,

De sa fine silhouette,

De ses jambes appâts,

Qui jamais ne s’arrêtent.

 

Tout au bout de la rue,

Telle une ombre discrète,

Là voilà disparue,

Invisible et secrète.

 

Du printemps la froidure,

Sous la nuit qui s’avance,

Son image perdure,

Dans sa douce élégance.

 

Lentement se referment,

Les rues de cette ville,

La journée à son terme,

N’ayant plus de profil.

 

Souvenir qui s’efface,

D’un instant de douceur,

En ce temps là qui passe,

Estompant ses couleurs.

 

D’une belle inconnue,

Une floue souvenance,

Sur cette sombre avenue,

Sans aucune espérance.

 

Lors la vie continue,

Déroulant son chemin,

Son futur encore nu,

Jusqu’à nos lendemains.

 

Ces émois entassés,

Au-dedans nos arcanes,

Tous ici enlacés,

Aux tréfonds de nos crânes.

(04/04/2021)

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