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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 20:53

Ne plus savoir qui l’on est

Car tout entier de l’autre,

Perdu dans la journée

Comme un christ sans apôtres.

 

Ne plus savoir penser

Dans la vague d’un refrain,

L'angor venant danser

Sans arrêt ni de frein.

 

Le martel d’une chamade,

Qui pulse lancinante,

Sa migraine nomade

Pulsation dominante.

 

Dans les nuits sans sommeil,

Le ballet des images,

Des instants qui sommeillent

Devenant des mirages.

 

Cette angoisse étouffante

Des demains improbables,

S’immisçant par les fentes

Des pensées innommables.

 

Animal pris au piège,

Qui se débat en vain,

S’endormant dans la neige

D'un profond ci ravin.

 

D’amour contaminé,

Se mourant lentement,

Par la fièvre là miné

Laminé en l'aimant.

 

Si malade d’amor,

Consomption qui ravage,

Ce chien loup qui vous mord

Et vous donne la rage.

 

C’est un vent qui entête

Une chanson sans couplet,

Un refrain dans la tête,

A votre âme accouplé.

(20/06/2015)

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 19:23

Aimer à en crever,

A en vouloir mourir,

Ne pas s’en relever

Se laisser là pourrir.

 

N’être pas et plus rien,

Invisible et mortel,

Cadavre et vaurien

Sous les coups du martel.

 

S’arracher vif le cœur

D’une folle violence,

Sans colère ni rancœur

Le percer d’une lance.

 

Laisser le sang jaillir

S’étaler sur le sol,

Sans jamais défaillir,

Dans l’instant qui s’immole.

 

Lentement se vider

De sa vie, de son sang,

Voir ci se dévider

La bobine en dansant.

 

Laisser couler ses larmes,

Pleurs tièdes et rougissants,

Enfin baisser les armes

Sans ces cris mugissants.

 

Holocauste de soi

Catharsis si douce,

Cadeau que l’on reçoit,

Dessous la lune rousse.

 

Ne plus vouloir demain,

Tant ce jour ci vous pèse,

Au diable les lendemains

Quand rien ne vous apaise.

 

Fermer enfin les yeux

Rougis, de sang fardés,

Sans un dernier adieu,

Ne pas s'y s'attarder.

 

Aimer à en mourir,

A vouloir en crever,

Se laisser là pourrir

Ne plus se relever.

(19/06/2015)

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 16:06

Comme une longue attente, un silence,

Un instant sans saveur,

Continue migraine qui élance

Nous offrant ses faveurs.

 

Chemins qui se croisent, et s’éloignent,

Parallèles impossibles,

Destinées ci nullement compagnes

Aux lointains amissibles.

 

Un jour sans soleil, nuit sans lune,

Aux heures interminables,

Une plage étouffant dans les dunes,

Sinistre abominable.

 

L’instant qui perdure et se traine,

Qui oppresse et angoisse,

La vague noire qui là vous entraine

Dans l’instant qui vous lasse.

 

D’hier les images et pensées

Aux couleurs chamarrées,

Les chamades si belles insensées

Dans les cœurs amarrées.

 

Il n’est plus de mots, de sourire,

De frissons dans le cœur,

Des éclats vivants de son rire,

Lors des instants moqueurs.

 

Une attente sans fin, éternelle,

Son ivresse malsaine,

Vanité de ses heures nouvelles

Que le temps vous assène.

 

Cet autre chemin, de traverse,

Qui se dessine meilleur ,

Sous un ciel serein, sans averse,

Vers d’autres jours ailleurs.

 

Il n’est sur l’horizon lointain

Qu’une ligne tracée,

Le reflet d’un miroir sans tain

D’une image effacée.

 

Comme une plage vide, sans l’océan,

Un désert disgracieux,

Un endroit livide, malséant,

Sahara silencieux.

(19/06/2015)

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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 09:34

La voici qui s’approche,

Déliée et gracieuse,

Si lointaine et si proche,

Délicate insoucieuse.

 

Un sourire, élégante,

Joliment découplée,

Délicieuse, avenante,

Au soleil accouplée.

 

La passante du temps,

Devant elle qui s’arrête,

Toute entière de l’instant

De l’instant qu’elle sécrète.

 

Sa fine silhouette,

Autrement différente,

La lumière qui l’apprête

Belle douce amarante.

 

Interdit l’on se tait

Fasciné par l’image,

Du soleil de l’été

Lui rendant son hommage.

 

Sous ses traits juvéniles

Se dessine une femme,

Une femme nubile

Qui bouleverse notre âme.

 

Une présence, un instant,

Qui se forment et se fondent,

L’émotion et le temps,

En l’instant se confondent.

 

La voici qui s’éloigne,

Déliée et gracieuse,

Cette bulle de champagne,

Délicate et délicieuse.

(14/06/2015)

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 18:50

La senteur de l’instant,

Ses fragrances si belles,

Les frissons insistants,

Inhérents et rebelles.

 

Là, l’éclat de son rire

De sa douce jeunesse,

Le dessin d’un sourire

Tout empli d’allégresse.

 

Si femme et plus encore,

Sensuelle et troublante,

Effaçant le décor,

De façon nonchalante.

 

Son insigne beauté

Unique et sans pareille,

Par les dieux cadeautée

D’un reflet de soleil.

 

Une aurore inconnue

Et son aube nouvelle,

S’éveillant là ténue

En la nuit qu’elle tavelle.

 

C’est le temps qui s’arrête

Une vie qui commence,

Intérieure et discrète

Une intime romance.

 

Elle est là souriante,

Si belle de ce qu’elle est,

Féminine élégante,

Subliment décalée.

 

De mots il n’est pas

Ni de comparaison,

Tant sont là ses appas

Bien plus que de raison.

 

La douceur de l’instant,

Sa flagrance rebelle,

Des frissons persistants

L’émotion si nouvelle.

(13/06/2015)

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 12:28

La douleur délicieuse

De cet instant-là,

Délicate et gracieuse

Nouant ses entrelacs.

 

Aimer sans le savoir,

Sans pouvoir se le dire,

Entier de nonchaloir

A vouloir s’étourdir.

 

Aimer dans le silence,

Spectateur interdit,

Frappé de nonchalance

Complétement étourdi.

 

Fasciné de l’instant,

De sa grâce, de son charme,

Si bellement existants

Reflétés par les larmes.

 

Une si belle complétude,

Un ensemble indicible,

Le dessin d’une étude

D’un parfait impossible.

 

Se taire et regarder,

S’emplir de l’émotion,

En soi la sauvegarder

Sublime complétion.

 

Ne plus vouloir le temps

Le fuir et l’oublier,

Se figer en l’instant

En soi le publier.

 

S’enivrer de l’ivresse,

De cet esprit devin,

De sa douce caresse,

Dans ce moment divin.

 

Aimer sans ne rien dire,

Souffrir délicieusement,

Sans jamais se dédire,

Aimer amoureusement.

(13/06/2015)

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 21:54

Syllabes et phonèmes,

S’épelle son prénom,

Vocable que l’on aime,

Que dire d’autre sinon ?

 

Quelques lettres, quelques sons

Qui résonnent en nous,

Délicieuse chanson

Où ces lettres se nouent.

 

Une antienne, un refrain

Le murmure d’une prière,

L’émotion d’un chagrin

D’aujourd’hui et d’hier.

 

Où va-t-elle si loin

Quand bien même est elle là ?

Là si trouble témoin

D’un nouvel au-delà.

 

Sur nos lèvres son nom,

Doucement épelé,

Chuchotis d’un prénom

Comme voulant l’appeler.

 

Dans la tête ces sons,

Signifiant signifié,

Musical unisson,

Stupéfiant stupéfié.

 

Une plainte, un appel,

Une supplique discrète,

D’un prénom qui rappelle,

Ces chamades secrètes.

 

Lamento et complainte,

Dont l’écho se répète,

Le parfum d’une absinthe

D’une absence complète.

 

Un prénom, une image,

L’émotion d’un instant,

D’une lumière, d’un orage,

Eclatants et distants.

(12/06/2015)

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 18:09

(Désolé pour la publicité au debut du morceau)

Ses lèvres, sa bouche, si bellement dessinées,

Ces doux fruits de chair, de sang et de miel,

Colorées de leur fard, rouge destinée,

Baies purpurines et gourmandes de soleil.

 

Prémices d’un baiser, d’un instant d’ailleurs,

De ceux, si rares, qui arrêtent le temps,

Ce temps qui passe, bien si souvent railleur,

De nos amours, de nos émois d’antan.

 

Elles sont chamade émotion et désir,

Fantasme, rêve, douce improbabilité,

Telle une fleur, que l’on ne pourrait cueillir

Paralysé par l’immobilité.

 

Lèvres que l’on mord la nuit dans une venelle,

Que l’on savoure d’un langoureux baiser,

Qui ont ce parfum, fragrances charnelles,

Lèvres, dont la saveur semble tout apaiser.

 

Ce baiser qui n'est pas ni ne sera,

Que l'on attend là tout entier de lui

Qui sur nos lèvres jamais ne dansera,

Baiser que l'on attend et qui nous fuit.

 

Sa bouche, sa bouche, à d'autres destinée,

Ces doux fruits de sang, de chair et de miel,

Si bellement colorées et dessinées,

Baies purpurines gourmandes et sans pareilles.

(08/06/2015)

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 20:35

(Ecoutez en lisant, désolé pour la pub)

Je regarde ses lèvres

Leur dessin sensuel,

En cette douce fièvre

Délicieuse et duelle.

 

Si pulpeuses et gourmandes,

Carmines et luisantes,

Magnifiques amandes

Si charnelles et présentes.

 

Carnation d’un ourlet,

Méandres délicieux,

Aux portes du palais

D’un baiser audacieux.

 

Douces baies d’un été

Sanguines et sucrées,

Si bellement pigmentées

De ce pourpre nacré.

 

Elles arrêtent mes yeux

Mon regard et le temps

Me laissant silencieux

Captivé tout autant.

 

Tout entier de cela

De cette bouche nonpareille,

Il n’est rien au-delà

Que ses lèvres au soleil.

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 12:47

Si belle et si charnue,

Si bellement dessinée,

De sa chair rose et nue

Aux baisers destinée.

 

D’orbes et de doux méandres,

Son galbe voluptueux,

Fragrances de coriandre

D’un tracé onctueux.

 

C’est l’instant d’un désir,

Celui d’un regard,

La naissance d’un plaisir,

Dans lequel on s’égare.

 

Les sensuels tourments

D’une bouche si troublante,

Aux reliefs ci gourmands,

Délicieuse et brûlante.

 

Elle brille sous le soleil

La lumière de l’été

A nulle autre pareille

Tel un fruit de piété.

 

Des lèvres à croquer,

A mordre doucement,

D’un baiser suffoqué,

Interminablement.

 

Une bouche entrouverte

A l’ourlet si tracé,

Si troublante et apperte

Qu’on ne peut effacer.

 

Si belles et si charnues,

Si bellement dessinées,

Dans leur chair rose et nue

Aux baisers destinées.

(06/06/2015)

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