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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 23:35

A l’enterrement d’une feuille morte

Ne sont pas venus les balayeurs

Aucun forestier

Ni même charançon.

 

A l’enterrement d’une feuille morte

Il n’y avait pas de cortège

Aucun corbillard

Ni même d’oraison.

 

A l’enterrement d’une feuille morte

Nul n’a déposé de couronne

Aucune fleur

Ni même de saison

 

A l’enterrement d’une feuille morte

Personne n’est venu

Aucun bourgeon

Ni même feuillaison.

 

A l’enterrement d’une feuille morte

Personne n’a versé de larmes

Aucun crachin

Ni même de frisson

 

A l’enterrement d’une feuille morte, seul était là, réjoui… un composteur.

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 20:38

Je sais pas  marrant de lire cela  au premier jour des vacances :-), Promis je vais  faire un effort cet été, bien que je vais être pris par les travaux de ma SDB à finir!

 

 

E

coutez ! L’entendez-vous ? Non, j’en doute, pourtant il ronge et ronge, cela depuis toujours dans les recoins intérieurs, à l’abri des autres, et moi seul le sens, l’entends… il gratte.

Petit lorsque la nuit s’en venait et que le silence des sens apposait son voile obscur, alors je le sentais s’éveiller. Un grignotement ténu, inexplicable, loin au profond de la chair, difficile à situer, qui croissait dans l’attente du sommeil, attisant l’attention de ma juvénile inquiétude. Je ne savais ce que c’était, les yeux dans le vide sombre je restais ainsi à attendre sa signification, terrorisé par cette douleur inconnue mais si prégnante. A mes côtés, dans ce lit au matelas de laine bosselé, mon frère dormait à poings fermés tandis que les miens cherchaient à frapper cet ennemi intérieur qui se baladait en moi. Je me rapprochais doucement de mon aîné espérant une quelconque protection par ce seul contact effleuré, son souffle régulier me rassurant un peu. Mon pied froid touchait alors les siens, et j’imaginais une transfusion de force et de courage à son insu, afin d’affronter plus assurément ces ennemis ubiquitaires du jour et de la nuit.

En moi quelque chose remuait, inconnu, inquiétant, un envahisseur malin, insaisissable, immatériel mais si tangible pourtant. Mon esprit agacé par cet indicible malaise laissait défiler des images aux couleurs tourmentées, m’entraînant dans un scénario bien trop torturé pour une âme si fragile, si vulnérable. Je n’osais appeler, terrorisé par cette chose inexplicable, essayant, immobile, de la dissuader de sortir. Je priais, ex voto balbutiant à ce Dieu trop sévèrement dépeint et raconté.

Le jour dans l’effervescence de ma jeunesse et de la vie en croissance, il semblait ne plus être, mais parfois, entre deux secondes, quand mon esprit s’abstrayait de l’instant, alors je l’entendais remuer perceptiblement. Je retournais aussitôt à mon existence, mais ce n’était plus comme auparavant, car le doute s’était de nouveau installé, et déjà je redoutais la venue de la nuit et la survenue ostensible de son comparse cynique. J’abritais un compagnon de mauvaise augure, un passager clandestin de mon âme, et je ne pouvais le dire à personne car peut être était ce un démon que je nourrissais, alors à qui aurais je pu le confesser ? Dans le cœur des enfants il est des secrets honteux, des malédictions inavouables qu’ils traînent tout au long de leur vie ! Un péché sans explications qu’ils ne savent avouer, parce que souvent ils se sentent coupables d’un crime qu’ils n’ont jamais commis, ni même observé, mais qu’ils ressentent cependant. La honte originelle que des mots des silences ou des regards peuvent installer à jamais.

Il a grandi l’animal du dedans, cancer sans tumeur, sortant chaque nuit de sa tanière enfouie en moi pour se nourrir de mon âme apeurée, par petits lambeaux dépecés, tandis que je me tournais et retournais en quête du sommeil salvateur. Il me dévore de l’intérieur par petits bouts d’angoisse, vivant, sans que je le puisse arrêter. Il prolonge le supplice dans le silence interminable de la brune, me laissant épuisé au petit jour. Je repars alors dans ma vie avec l’âme sanguinolente et amoindrie, contrefaisant celui qui va bien pour donner le change à ceux qui disent n’abriter personne. Il fait bombance dans ces intervalles de temps lorsque l’esprit se coupe du quotidien, l’espace d’une pensée, entre deux mots, ou quand l’autre vous ignore, et que le regard cherche au lointain un appui, mais aussi lorsque la vie vous renvoie un écho dissonant de ce que vous avez cru être. C’est un prédateur affûté qui s’éveille au moindre doute et mord à pleines dents dans votre âme victime... victime expiatoire.

L’entendez vous déchiqueter au sein de mes entrailles ce qui fait ma raison ? Ressentez vous cette intime douleur qui se propage et me fait hurler  au-dedans ? Le rat de mon âme se repaît, parasite intelligent qui fait en sorte de ne point me détruire d’un coup, me laissant survivre pour pouvoir grossir un peu plus à mes dépens. Il ne sort plus que la nuit l’arrogant, n’a plus peur des bruits du quotidien et de la lumière des autres, il va et vient selon son bon vouloir, se promenant en moi, donnant çà et là ses coups de canines. Ne serais-je qu’une proie destinée à repaître un parasite déposé un jour par une génitrice en quête d’une nourrice pour des œufs à éclore? Est-ce lui qui est destiné à vivre et non moi ? Ne serais-je qu’un garde manger, à l’instar de ces insectes choisis pour devenir réceptacle et couveuse vivante pour des larves gourmandes ?

J’abrite un rat, un rat qui grossit plus chaque nuit, chaque jour, chaque instant. Un rat qui mastique mon âme et s’en nourrit, qui laisse glisser sa longue queue en ma chair les soirs de doute ! Un rat dont les petites pattes griffent et dépiautent mes viscères, entretenant un mal secret, imperceptible par autrui ! J’abrite depuis toujours un animal carnivore, que j’entends gratter au plus profond de mon intimité lorsque la nuit atténue puis estompe les bruits de la vie !

Une bête par la déception des autres nourrit...

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 18:43

Après lecture d'un poème sur un blog où j'allais parfois...un poème, fort, douloureux, parlant de souffrance intérieure, ... j'ai eu envie d'écrire et de partager, d'offrir...voilà ce qui est sorti...

 

Ma douleur est la tienne,

Et la tienne me ressemble,

Langoureuse et ancienne,

Eloignées mais ensembles.

 

En jumelles si distantes,

Siamoises séparées,

Duelles inconstantes

Chinoises déparées.

 

De nos âmes les vagues

Des marées intérieures,

Ces navires qui divaguent,

Et chavirent ailleurs.

 

Orages de l’espoir,

Nuages engrossés,

Tempêtes désespoir,

Rivages enfoncés.

 

Tes maux et tes paroles,

Douloureuse lointaine,

Dolente farandole,

Si fragile, si humaine.

 

Je te sais, je te sens,

Etrangère pourtant,

Comme la plaie sait le sang,

C’est le sans important.

 

Telle une ombre fugace,

Une ombre que l’on devine,

Présence qui agace,

Présence si divine.

 

Tu es là je le sais,

Sans te voir ni t’entendre,

Me sentant caressé,

Sans pouvoir me déprendre.

 

J’écoute ta confesse,

Ta plainte et ton murmure,

En cette intime messe,

Au-delà de nos murs.

 

Miroir et son reflet,

Reflet et son miroir,

Des âmes éraflées,

Les larmes les mouchoirs.

 

Ta douleur est la mienne,

Et la mienne te ressemble,

Lancinante et ancienne,

Séparées, mais ensembles.

 

 

 

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 22:48

Au bal des hypocrites je n’irai pas,

Non plus, à celui des orgueilleux!

Avec vous je préfère danser chez moi,

Vous en moi, il n’y a rien de mieux.

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 20:42

Il est dur, avec le recul du temps et que j'ai pris, je sais que je suis allé trop loin dans les mots, et qu'elle me manquera quand elle partira à jamais.

 

J’ai tant aimé ma mère,

Pour aujourd’hui ne plus l’aimer,

J’ai tant aimé ma mère,

Pour aujourd’hui la renier.

 

Comme un enfant si apeuré,

Que sa maman ne comprenait,

Un petit homme tant égaré,

Dans cette vie si malmenée.

 

Il me souvient de sa jeunesse,

De sa beauté, de ses colères,

Quand elle chantait, sa joliesse,

Quand elle pleurait, sa vie galère.

 

Son inquiétude et ses misères,

Besoin d’amour et de sourires,

L’indifférence de sa mère

À l’instant même de mourir.

 

J’ai tant aimé ma mère,

Pour aujourd’hui ne plus l’aimer,

J’ai tant aimé ma mère,

Pour aujourd’hui la renier.

 

Si fragile et si forte,

Avide de l’amour,

Toujours entre deux portes,

Inquiète du désamour.

 

Présente et partagée,

Ici et là, sans cesse tiraillée,

Absente et ombragée,

N’ayant de cesse de batailler.

 

Ses mots câlins, ses mots cruels,

Accusations et confidences,

Reproches acerbes et mutuels,

Paroles douces et médisances.

 

J’ai tant aimé ma mère,

Pour aujourd’hui ne plus l’aimer,

J’ai tant aimé ma mère,

Pour aujourd’hui la renier.

 

A trop vouloir être aimée,

Elle n’a jamais su comment faire,

Se démenant, si mal-aimée,

Pour simplement, que ne défaire.

 

Pour elle, il ne bat plus,

Ce vieux cœur suppliant,

Si caché, si reclus,

Oublieux, oubliant.

 

Voulûment orphelin,

Naufragé volontaire,

Asséché du chagrin,

Du chagrin de l’amer.

 

J’ai tant aimé ma mère,

Pour aujourd’hui ne plus l’aimer,

J’ai tant aimé ma mère,

Pour aujourd’hui la désaimer.

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 18:56

Dans la chair et le sang,

Les humeurs et les sanies,

Aux regards indécents,

Sont honneurs et avanies.

 

La rime et le mot, le son,

La danse des coups et des gestes,

Sempiternelles leçons,

De murmures aux refrains indigestes.

 

Lèvres douces, acide baiser,

Esquisse, sardoniques sourires,

Discours et propos malaisés,

Chairs mortes qu’on laisse pourrir.

 

Faux espoirs, avenirs controuvés,

Factices caresses, égratignures,

Angoisses si prégnantes éprouvées,

Solitudes, dans les encoignures.

 

Sibyllin voyage, absconse destinée,

Ici, là-bas, l’on s’égare, l’on se perd,

En des paysages aux autres destinés,

Dans ce vide plein sans aucun repère.

 

Promesses énoncées et non tenues,

Ablation des droits et des membres,

Adresses dénoncées non retenues,

Depuis janvier jusqu’à décembre.

 

Face cachée de la lune et des âmes,

La vérité ne se dévoile,

Tranches d’océan à coups de rames,

Sur ce miroir qui lors se voile.

 

Gifle du vent, larmes du ciel,

Entailles profondes gerçures,

Peau bistre d’un hâle partiel,

Sur ce sable qui rassure.

 

Pile ou face, même revers,

La lumière se colle à l’ombre,

L’obscur devenant l’avers,

La lueur, elle, la pénombre.

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 13:22

Ne vous inquitez pas ce n'est qu'un délire :-)

 

Du rien il fit le tout, en son infinitude il mit de l’infini dans l’infini, ajoutant l’illimité entre un et deux, et ainsi de suite en chaque point de l’univers.

Il conçu ensuite la créature à son image, mais pour qu’elle puisse un jour atteindre son humanité, de un, il fit deux, elle et lui… sans autre possibilité qu’une union imparfaite, car il fallait séparer les sexes, pour que l’être ne puisse se fondre en l’unicité, et redevenir l’immanence, le très grand, et alors ne jamais découvrir ce qu’il est par delà cette image.

A la créature il offrit le choix, par là donc la liberté, celle d’être ou de ne pas être, et de sa première décision, l’Homme engendra la question. Commença alors l’incertaine quête de soi. Commença alors l’envie, la souffrance, les remords, la haine, et l’insupportable de soi dans chaque acte de l’autre.

Afin que la créature se souvienne et s’interroge, le très grand lui offrit la possibilité d’éprouver son immanence originelle, par le travers du plaisir et de la chair. Dans l’instant de l’accouplement la créature réveille et retrouve presque la saveur de l’unicité, mais le très grand a fait en sorte que cette fusion soit incomplétude, en ne faisant pas de deux un, mais trois, rendant plus encore complexe l’équation de la finitude.

Lorsque la créature, par Babel et l’uniforme, crut avoir trouvé le chemin qui menait au très grand, et résoudre enfin son dilemme et lui complaire, Dieu installa l’incompréhension entre les êtres, obligeant la prééminence du doute et de l’incertitude, afin que chacun se pose encore plus de questions, et cherche hors lui et sa ressemblance, la solution de ce qu’il devait être et accepter ce qu’autrui soit.

Depuis le premier choix, depuis la première question, depuis qu’il a découvert la liberté, depuis l’impossible retour à l’immanence, la créature se cherche et s’éprouve. Elle a engendré des descendances, qui elles aussi se cherchent et s’éprouvent, multipliant les interrogations et les fausses réponses. La créature erre dans un monde qu’elle définit de plus en plus, au point de pouvoir s’en abstraire croit-elle. Son chemin de quête sera long, bien long, car cette humanité qu’il lui faut trouver, en fait elle la perd et s’en éloigne, plus elle avance, plus elle pense l’avoir trouvée et s’en rapprocher, plus elle lui échappe..

La créature croit que par la satisfaction du plaisir, de l’univoque, de l’uniforme, elle atteindra ce qu’elle mérite, et qu’alors le tout sera en elle et qu’elle sera le tout, à l’abri des questions, dans sa propre immanence. Est-ce la voie ? Est-ce cela l’humanité qui lui était promise ? La réponse n’était elle pas au départ, et la quête du tout une erreur ? Nul ne le saura, ni la créature, ni le très grand, car son dessein est en elle, à l’abri de lui et d’elle aussi.

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 22:36

  

Depuis des mois, tu m’aimes, sans relâche

Comme un couteau qui tranche

Une braise qui dévore

Tu me tortures, sans que je ne t’apprivoise

Avec ta lame qui pénètre et découpe sans retenue ni pudeur

Ton feu qui grésille et consume

Tu es là chaque jour, chaque instant

Sans répit tu me parles, tu te dis

Par des mots qui entêtent, et me rendent fou.

Tu fouilles en moi, impudique

Tu me découpes, impitoyable

J’ai beau supplier, vouloir t’éloigner

Tu refuses, tu t’obstines, tu domines.

Ton tison n’est qu’enfer, lave, douloureux cautère

Qui coule, brûle transperce et envahit

Et ta lame, sourire, scintille avant de pénétrer et de fouiller ma chair, nom âme.

Chaque jour, chaque nuit, seconde après seconde, inlassable,

Tu t’esclaffes, tu bouscules, tu murmures, tu insistes

Dévorant mon espace, mon temps et mes pensées.

Me privant de moi, de toute envie, de tout ailleurs

Tu t’imposes compagne, fidèle et sans rivale, insupportable

Dans l’éclat ou dans ta sournoise présence.

Tu es là, sans cesse, discrète ou extravagante, aigue ou prégnante... irrépressible et tenace

Toi, toi ma douleur, si profonde et inscrite, qui me ronge, m’obsède et me détruit... quand me laisseras-tu ?

 

Je fais belle figure, seul, gavé chaque jour de toutes sortes de médicaments qui m'abrutissent et me rendent dépendant,, laissant croire que tout va bien, privilégiant le boulot, car sinon on est plus rien si l'on est faillible, les obligations diverses... mais bien seul ,et parfois au bord du néant...car elle est là et me détruit à petit feu.. Je crois que les mots ne pourront jamais traduire le ressenti de la douleur, ce sentiment de perdition quand le corps se manisfeste au point que l'on voudrait mourir pour ne plus ressentir cette chose incontrolable, qu'elle cesse enfin... et je sais que d'autres souffrent plus encore de la douleur, mais parfois suis allé si loin dans la soumission à elle....alors merci la bulle si pleine de tendresse et d'humour de vérité, merci Valdy sensible et  secrète, merci dame céleste  fidèle et vraie, de vos regards et réelle affection, et de votre soutien au poète en herbe ...car en ces instants vrais j'arrive à oublier ce parasite qui me dévore

 

 

 

 

 

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 21:08

(Bon la bulle, il fait trop chaud pour écrire, j'ai retrouvé ce vieux truc de 2008, mais promis  j'écrirai bientôt quand je trouverai les mots pour traduire)

 

 

Égaré dans les plis, perdu dans les recoins,

Quand la nuit se déploie, et lentement s’étale.

Empêtré dans le silence de l’obscur qui point,

A chercher son souffle en cet instant fatal.

 

Écouter l’âme qui couine, l’entendre gémir,

Dégoulinante d’une peur qui suinte ;

Se battre contre des ombres et frémir,

Intimes fantômes, qui font des pointes.

 

S’ébattre en vain, cogner dans le vide,

Supplier, grogner, crier pitié sans cesse,

Les yeux écarquillés, le visage livide,

Se battre, renoncer, terrassé de détresse.

 

Frapper sa coulpe, pleurer, encore, pleurer,

Se retourner, chercher le jour, celui d’hier,

Vouloir agripper le vent, pour se leurrer,

Se mentir, se rassurer, sortir de l’ornière.

 

S’effondrer, se relever, puis, tomber à nouveau,

Se déchirer à coups d’ongles sales le visage,

Sentir la douleur du corps dans son caniveau,

S’étouffer dans les remugles du naufrage.

 

Perdu dans l’ampleur du doute,

Absorbé, dans l’angoisse confondu,

Sans force, malmené par la déroute,

Se coucher, se fondre en l’étendue.

 

Se perdre, disparaître dans la pénombre,

Devenir aveugle, sourd, invalide du temps,

Dévoré vivant dans l’hallali des ombres,

Victime des autres, et de soi tout autant.

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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 12:47

Nice dans cette nuit d’un été,

A l’ombre Russe de cathédrale,

En robe Anglaise sur sa jetée,

Tel un ourlet du littoral.

 

En le silence de la vieille ville,

Et l’abandon d’une amitié,

Les rues étroites qui sautillent,

Dans ce regard du vieux quartier.

 

La tête tourne du souvenir des bars,

Il n’est personne dans la rue,

Elle se sent seule en son bazar,

En sa détresse comparue.

 

Elle va, sous le Cimiez, titubante,

Incapable d’une mémoire,

Seule, dans les ruelles adjacentes,

Dedans sa peur et son déboire.

 

L’autre est parti, lâche de lui-même,

La laissant en l’inconnu de l’ivresse,

Égarée, dans ce brouillard d’elle-même,

Hagarde perdue, et sans une adresse.

 

Elle erre, dans la moiteur de la brune,

Larmes aux yeux, peine au cœur,

Sans voir même, l’éclat doux de la lune,

Si aveugle de rancœur.

 

Çà et là elle va, au petit bonheur,

Rues et ruelles anonymes,

Emplie d’alcool, mais aussi de malheur,

D’une porte à l’autre synonyme.

 

Elle est seule dans son dégoût,

Celui d’un passé, d’un présent,

Vomissant dans les égouts,

Sa peur d’hier et de l’instant.

 

Nice ville endormie se tait,

Marie cherche en vain son chemin,

Par les vapeurs entêtée,

Laetitia pleure son lendemain.

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