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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 11:35

 

 

 

Tapie par devers l’ombre,
L’aurore, instant nubile,
Naissante en son décombre
Pubère et infantile.

 

Du sacrifice, de l’hécatombe,
Autel lointain de l’horizon,
Quand le soleil embrase sa tombe,
Dans sa nouvelle paraison.

 

Cheveux d’or et de sang,
Cinabres effilés,
Mêlés et nitescents,
Entre les nues leur défilé. 

 

Là-bas, à peine le temps franchi,
Lent, il s’exhausse dans l’azur,
Astre léger et affranchi,

Rouge, entier de démesure.

 

S’écoule dans le ciel,
Sa lave de lumière,
Emporte l’arc en ciel,
Elave les hier.

 

Bâtard, orphelin de la nuit,
Les cieux, en leur ventre l’accueillent,
Montante, sa course le conduit,
Là-haut, où les heures le recueillent.

 

Garance dans le vent,
S’écoule sa lueur,
La rosée s’élevant,
Déroule sa chaleur.

 

La brise emporte les mâtines,
Antienne, prière originale,
Complies, jumelles et mutines,
Sœurs siamoises matinales.

 

Chante, sonne le bourdon,
Musique d’un renouveau,
Nuances céladon,
D’un empyrée nouveau.

 

La brune, d’un aujourd’hui s’accouche,
Corail, carmine parturition,
Lasse, exsangue, ensuite elle se couche,
Quand se termine la partition.

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 11:32

Nuit obscure, profonde intimité,
Par la ruelle étroite, je te rejoins,
Bien après la raison, par le désir guidé,
Avançant, osant encore plus loin.

 

Nuit humide, sauvage complicité,
Par la porte de l’autre côté, je viens,
Ignorant des évidentes pensées,
Attendant, désirant cet étrange regain.

 

Nuit moite, regards fous et enflammés,
Par toi, le sens interdit j’enfreins,
Au-delà la morale, à voix haute édictée,
Éprouvant, ressentant ce singulier entrain.

 

Nuit profonde, je vais et je viens,
Dans cette rue maintenant ouverte,
Et ta plainte heurtée me parvient,
Pâme, en cette traverse offerte.

 

Nuit intense, plus avant je m’engage,
En ces ténèbres réprouvées,
Roide, pris de folie, tout en nage,
Par ce mutuel plaisir éprouvé.

 

Nuit hurlement, douleur et folie mêlées,
De l’impasse je sors, d’ailleurs je reviens,
Lucide, mais aussi par l’audace étonné,
Promettant, peut-être, mais ne jurant de rien.

 

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 16:17

johan2.jpg 

Sur la campagne, caresse de l’ombre,

Qui file en s’allongeant,

Des nuages, l’étrange pénombre,

L’élonge la forlongeant.

 

Raccourci d’un jour qui s’enfuit,

S’étend et se démène,

Accueille vitement la nuit,

Dans l’ombre qui l’amène.

 

Tout s’assombrit et disparait,

Sous l’onde qui enlinceule,

Les champs, les bois et les marais,

Se fondent en un seul.

 

Telle une vague, qui lente se meurt,

S’étale sur le sable,

Le crépuscule dans sa demeure,

S’avance impérissable.

 

La nuit renverse son encre noire,

En recouvre la ville,

Faisant des rues les entonnoirs,

D’impasses ainsi viles.

 

Alors, s’effacent les couleurs,

Dans l’ombre des reliefs,

Les gris étalent leurs pâleurs,

Sur la lande qu’ils fieffent.

 

Il n’est qu’un tout dans le contraste,

Ombreux et monocorde,

Dans le silence de ce désastre,

S’ombrage la discorde.

 

Sur l’horizon s’accouche le soir,

Naissance de la brune,

Que nul, personne ne peut surseoir,

Pas même la pleine lune.

 

Dans le ciel, mais aussi sur terre,

La nuit enlace le jour,

L’étreint, l’étouffe, le met en terre,

Dans l’ombre d’un contre-jour.

 

 

 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 22:07

pageGrise, la mer au loin se retire,
Longue étale, la plage est déserte,
Opalines, les falaises s'étirent,
Incertaines, de brume couvertes.

Des pas dessinés sur le sable,
Par-dessus les vagues une écume,
Sur l'horizon indépassable,
La lumière, d'un soleil posthume.

Des mouettes, supportées par le vent,
Dansent en ballerines rieuses,
Légères, emportées par l'évent,
Baladines, s'élèvent crieuses.

Indistincts, dedans la brumaille,
Inquiets, s'appellent les navires,
Cornes plaintives d'accordailles,
D'aveugles, que la houle chavire.

Vagues de mer, ondes de terre,
Parfums, fragrances océanes,
La rive s'enfonce puis se déterre,
Dentelle laiteuse et fil d'Ariane.

Lande de sable, sentier de craie,
Troublant, le brouillard se dépose,
Sur la muraille y vient s'ancrer,
Ce flou linceul qui s'interpose.

Galets, coquillages, immondices,
Hétéroclites orphelins,
Abandonnés sur la silice,
Par la marée en son déclin.

Là-bas, sentinelle de calcaire,
Blanc Nez s'érige en le brouillard,
Géante en son armure précaire,
Dressée par-dessus le rempart.

Dans cette ouate grise je vais,
Plein de fatigue et d'émotion,
Sentant mon âme s'élever,
En cette étrange dévotion.
 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 22:04

File, file la lune entre les nuages,

Par une nuit de grand vent,

Dans l’impalpable métissage,

Des ombres grises du levant.

 

En sa lucarne c’est le train du temps,

Qui en son sein, déroule le voyage,

La course des choses, la fuite en avant,

Sur ce chemin ombré de paysages.

 

En le treillis des ramilles dénudées,

Elle se déchire en s’enfuyant,

Portée par l’onde gravide des nuées,

Sous le souffle impavide du vent.

 

Dans la pénombre qui s’étale alentour,

Les monstres se tapissent pour attendre,

Fantômes intimes de la tombée du jour,

Qui n’ont de cesse de nous surprendre.

 

File, file la lune en cette obscurité,

Dans les torsions inquiétantes du ciel,

Emportant du regard les années,

Les heures si ténues et circonstancielles.

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 22:00

Sur mes doigts, ton parfum

Le parfum de ton ventre,

Fragrances et refrain,

Ce refrain qui m’éventre.

 

Tes cris, mes mots insanes

Violence des corps,

Qui paressent et qui flânent

Puis s’élancent encore.

 

Désir fol et folie,

Car de toi, tout entier,

Dans l’orage qui nous lie

Cet Eole cimentier.

 

Te faire mal et atteindre,

Approcher l’inttingible,

Réussir à étreindre

Par les maux l’intangible.

 

La douleur, le plaisir,

Camaïeu sensuel,

Où s’en viennent gésir,

Les anciens rituels.

 

Te mordre et te baiser

De baisers amoureux,

Sans pouvoir apaiser

Cet élan vigoureux.

 

Etre en toi, être ailleurs

T’enlacer, te serrer,

Pour le pire, le meilleur,

L’un en l’autre inséré.

 

Hurler, gémir, pleurer

De râles et de soupirs,

En nos larmes demeurer,

En nos âmes s’assoupir.

 

Mes lèvres sur tes lèvres,

Leurs effluves sapides,

La douceur et la fièvre

De leurs sources acides.

 

Tout simplement, t’aimer,

Comme on aime une fois,

Mais vouloir essaimer

Cet amour toutefois.

 

Et puis, te regarder,

Sans rien dire, longuement,

Sur tes hanches m’attarder,

Y flâner lentement.

 

De mes yeux, de mes mains,

La douce promenade,

Sur ton corps, parchemin,

De mon âme nomade.

 

Toi, à n’en plus finir,

De regard et de peau,

De désir m’agonir,

Sans un moindre repos.

 

Sur mes doigts, ton parfum

Souvenir de ton ventre,

Sa flagrance son refrain,

Je suis seul et je rentre.

 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 21:50

(Essayez de lire en écoutant la musique ci-dessous, car j'ai écrit à partir de celle-ci, en l'écoutant...)

 

 

 

C’était un grand navire, et il partit du levant, ou peut être du couchant, on ne sait plus, ce que l’on sait pourtant c’est qu’il partit par une nuit de grand vent, sur un grand océan, un océan de lait, de sang, ou de larmes, mais plus sûrement d’eau saline… nul ne s’en souvient vraiment. Est-ce bien important de savoir sur quel océan le navire s’engagea dites-moi ?


De quel port leva-t-il les amarres, ce grand navire ? Est-ce bien important de le savoir ? Il partit avec à son bord des hommes et des femmes, et bien sûr des enfants, des enfants de ceux-là…. là est la seule importance, n’est-ce pas ? Il paraît qu’il y avait un accordéoniste qui était du voyage, d’autres parlent d’un violoniste, et d’aucuns affirment qu’il y avait les deux. Mais qu’importe de savoir vraiment qui accompagnait ces gens, sur ce grand navire ?


Si l’on écoute bien ceux qui racontent, on leur entendra dire qu’il y avait aussi des mouettes dans le ciel, et des embruns de sels, des vagues aux hautes crêtes, et le bruit de l’étrave métallique, qui, à grands coups de bélier, fendait le mur ondoyant de la houle. Et pour ceux qui étaient à la poupe, ils pouvaient admirer les remous de hélices qui brassaient l’océan… des remous de lait, de sang, de larmes, ou d’eau saline plus sûrement. D’autres qui en rajouteront, vous parleront des fumées noires que crachaient les hautes cheminées du grand navire, de la pluie d’or et du crachin marin, du salut de la proue à la mer comme un pénitent que se dodeline, mais tout cela n’ajoutera rien à l’histoire n’est-il pas ?


Oui c’était un grand navire, par un soir de pluie d’or dit-on, qui partit de là-bas pour aller ailleurs, emportant en son sein des gens, des gens qui cherchaient un quelque part qui n’était plus ici ou là. Ceux qui s’en souviennent, et ils sont peu, ne savent plus dire si c’est la pluie qui était d’or, ou les larmes des passagers qui brillaient à la lueur de la pleine lune. Mais est-ce bien utile de le savoir ? De savoir s’il pleuvait ce soir là de l’or ou de l’argent ?


Et il vogua ce grand navire des hommes, jour après jour, et parfois, dans la profondeur de la nuit, l’on pouvait entendre, entre les à-coups de la houle sur la proue, le fredon des prières, comme venu du dedans du ventre de cet espoir flottant, le bourdon des angoisses de ce peuple en pèlerinage. D’aucuns affirment que c’était la plainte de l’accordéon qui se laissait entendre, tandis que d’autres, pas les plus nombreux, sont sûrs que c’était les sanglots du violon que l’on pouvait entendre. De là à dire que les deux instruments pleuraient ensemble, d’aucuns osent le penser. Mais est-ce bien important que de savoir cela ? Que de savoir si le violon  sanglotait en compagnie de l'accordéon?


Et chaque matin, bien avant l’aurore, et même l’aube, ce crépuscule de la nuit, avant que les enfants ne se réveillent, et que les femmes encore ensommeillées ne s’enviennent dénouer leurs cheveux dans le vent… sans bruit, sans paroles, dit-on, les hommes, tels des ombres silencieuses, remontaient à la queue leu leu sur le pont, les bras chargés des morts de la nuit, pour les offrir, enveloppés, au grand appétit des vagues. C’est ce que racontent, ceux qui se souviennent, de ce que ceux qui disaient l’avoir vu, ont raconté, quand ils vivaient encore assez, pour se souvenir de l’avoir vécu.


On ne sait pas où a accosté ce grand navire, parti une nuit de pluie d’or, sur un grand océan, une mer de lait, de sang ou de larmes, mais d’eau saline plus sûrement. A-t-il un jour touché terre, remonté une embouchure, découvert une île déserte, un continent oublié ou une terre inconnue ? Nul ne peut le dire au vrai. Personne ne sait si tous les hommes ont fini par jeter par-dessus bord, matin après matin, les vieillards,  puis les femmes, aux cheveux dénoués, et enfin les enfants trépassés…s’ils ont fini par s’entredévorer, dévorer par la faim, ou entretuer, poussés par les démons intimes qu’ils avaient malheureusement embarqués ? Au juste nul n’est vraiment sûr, et plus personne ne s’en souvient de ce qui s’est passé vraiment sur ce grand navire, parti un jour, plutôt une nuit du levant, ou du couchant… mais est-ce important de le savoir ?


Tendez l’oreille les soirs de grand vent, quand la houle cogne contre les étraves métalliques, et que les mouettes dansent immobiles dans le ciel obscur… peut être alors entendrez-vous un fredon, un murmure de la nuit,la voix d’un vieil homme vous raconter l’histoire du grand navire parti du levant, ou peut être du couchant, sur une mer de lait, de sang ou de larmes…mais d’eau saline plus sûrement. Vous narrer l’épopée de ces gens embarqués pour un ailleurs, parce qu’ici et là-bas il n’y avait plus ... de lendemains possibles et des aujourd’hui trop pesants.

 


 
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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 21:48

Ciel lourd, empesé, de sombre et de gris,

Dans les intervalles ténus de l’averse,

Une silhouette floue, treillissée de pluie,

S’éloigne, dans l’ombre qu’elle traverse.

 

Les lumières de la ville, dans les gouttes s’irisent,

Kaléidoscope d’un crépuscule qui se dépose,

Tandis que les formes, au loin s’amenuisent,

Et que du jour, la nuit, lentement dispose.

 

Filets d’une eau qui mousse dans les caniveaux,

La pluie lave la ville, cité quiète qui s’assoupit.

Les pas s’assourdissent, ne laissant qu’un écho,

Dans la matité d’un silence, que le soir ennoblit.

 

La vie s'endort, n’étant plus que dans les reflets,

La silhouette se fond, dans les rues qui se vident.

Les gouttes s’écrasent, se dispersent sur le pavé,

Se mêlant à la brune, sur les trottoirs humides.

 Les clapotis seuls, murmurent leur refrain,

Le fredon de la pluie, dans l’espace des ruelles.

Les gouttières goulues, dégorgent un chagrin,

La tristesse d’un automne, prisonnier des venelles.

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 21:46

Je regarde ton ventre,

Ton ventre qui respire,

Qui respire et qui rentre,

Qui rentre et qui soupire.

 

Tu agites la tête

Tes mains cachant tes yeux,

Balancement qui entête

D’un plaisir séditieux.

 

Tu es là sans y être

Différente et ailleurs,

Départie de paraître

Pour un autre meilleur.

 

Tes spasmes et tes larmes,

Amante, femme et enfant,

En l’intime vacarme

D’un désir étouffant.

 

En toi je suis et je vais,

De ton regard épris,

Par la fièvre endêvé

De moi-même dépris.

 

Ton souffle et ta salive,

Ta langue, tes seins, tes hanches,

Tes caresses lascives

Ton ventre qui s’épanche.

 

Mes mots et tes soupirs,

Tes cris si retenus,

Ces mols diapirs,

Lave de nos âmes nues.

 

Tout en moi je retiens,

La bête qui enrage,

Pour que ce plaisir tien,

Se vête de l’orage.

 

Alors le temps n’est plus,

Pénombre d’une chambre,

Sans le moindre surplus,

Où tes lombes se cambrent.

 

Et l’oubli devient voile,

Toile qui nous enveloppe,

Où nos âmes se dévoilent

Étoiles interlopes.

 

Cérémonie étrange,

D’une union adultère,

De l’intime mélange,

D’un secret ministère.

 

Il n’est que toi, que toi,

En mes bras prisonnière,

Femme, fille de l’émoi,

Amante buissonnière.

 

Tu t’agites et tu pleures,

Me supplies de jouir,

Dans les plis des humeurs,

Je me laisse enfouir.

 

En toi je suis venu,

En quête d’un ailleurs,

D’un ailleurs devenu,

Revenu orpailleur.

 

Je regarde ton ventre,

Ton ventre qui soupire,

Qui soupire et qui entre,

Qui entre et qui respire.

 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 21:30

Il est un pays, une vallée,

En des collines entichée,

Où des corolles ombellées,

Par le soleil sont aguichées.

 

Le vent y a une douceur,

Moite, caressante et tiède,

Comme un invisible danseur,

Du souffle de l’aède.

 

Les plaines y sont arrondies,

S’y étendent à perte de vue,

Comme des ventres rebondis,

Aux reliefs à peine entrevus.

 

Au secret intime d’un val,

Dessous les ombres des collines,

Qui se déversent sur l’aval,

En une longue capeline.

 

Là est le lieu dit des Fendus,

Où les écorces sont blessées,

Cuirasses fortes pourfendues,

Vieil épiderme damassé.

 

Un jour, d’une longue balade,

Dans la moiteur de l’air,

Par un chemin en enfilade,

Je découvris son aire.

 

Hors les penchants, dans les replis,

Là où ne viennent les bergers,

Dessus la terre qui s’assouplit

J’ai découvert ce vieux verger.

 

Le sol ingrat y est humide,

Soupir d’une source secrète,

Perspirante, discrète et timide,

Fille de la pluie dessus les crêtes.

 

L’on y entend du vent l’écho,

Ce doux murmure des connivences,

Sous le ciel gris tissé d’escot,

Par des nuages en abondance.

 

Dans la lueur des ajours,

Sous le travers des ramures,

En la ténuité du jour,

Viennent se tendre des amures.

 

En me glissant en son milieu,

Dans la pénombre de l’ombrage,

En un silence compendieux,

Je l’aperçus sous les nuages.

 

Il était là, lisse et gonflé,

Gorgé d’un suc de plaisir,

En ses contours et plis renflés,

Je n’avais plus qu’à le saisir.

 

De mes doigts doucement le prendre,

Puis à mes lèvres l’apporter,

Quand dans le ciel vint se pendre,

Une lune claire en aparté.

 

Au crépuscule d’une journée,

Dans un lieu dit, une vallée,

Où si peu  j’avais séjourné,

D’une alberge, me suis régalé.

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