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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 18:21

(Au retour d'une promenade avec mon chien...)

Le froid s’est posé sur la plaine,

Les éoliennes ne tournent plus,

Les nues dans les cieux semblent pleines

Lourdes, empesées de leur surplus.

 

Le rouge au lointain se délaye,

Encre garance sur l’horizon,

Camaïeu d’orange pareil

D’un cristal en sa paraison.

 

Les labours asséchés se brisent

Vastes ornières qui s’envieillissent,

Les terres lointaines paraissent grises,

Gelés des brins sauvages y flétrissent.

 

Toute vie ci semble arrêtée,

Le jour grisâtre porte son deuil,

Déjà la nuit s’est apprêtée

Glissant là sur son lit de feuilles.

 

Les branches sombres enchevêtrées

Se dessinent en ombres de Chine,

Dentelles figées et empêtrées

Dans la lumière pâle qui crachine.

 

Dès lors le temps comme en retard

Se hâte semblant lors si pressé,

Si bien qu’encore tôt il est tard

La sorgue venant s’y adresser.

 

L’espace s’étrécit, se referme,

Le crépuscule est en avance,

Là-bas disparaissent les fermes

Dessous ce voile qui les devance.

 

La pénombre embrasse les terres

L’une après l’autre les étreignant,

En la noirceur le jour s’enterre

Le ciel lentement s’éteignant.

 

Le froid plus dense s’est apposé

Figeant cet infini obscur,

Sombreur unie et disposée

Dessous l’éclat des Dioscures.


(20/12/2016)

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Published by Etsivousosiez
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