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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 19:09

Sentiments profonds et confus,

Iceux d'un amour improbable,

Cet étrange désir là diffus,

S'ouvrant en soi tel un retable,

 

L'éternel retour de l'instant,

Celui de ce premier regard,

De ce regard fortuit, insistant,

Nous laissant perdu tout hagard.

 

Une confusion, une déroute,

Plus rien ne semble ni ne paraît,

Lors l'instant même n'est plus qu'un doute,

Quand le temps ci là disparaît.

 

Il n'est plus donc que cette valse,

L'étrange mollesse qui nous berce,

Ces douces rides sur la surface

D'une marée qui nous renverse.

 

La tête tourne sans équilibre,

Les bruits les sons semblent étouffés,

L'esprit s'apaise s'évade libre,

De ce bien être tout étoffé.

 

Ici elle est une inconnue,

Comme ayant surgi de nulle part,

Un soleil écartant les nues

Pinceau, effaçant les remparts.

 

La molle impression d'une ivresse,

D'une volute qui lente s'élève,

D'un baiser remplit de tendresse,

D'un drap sur un corps qu'on soulève.

 

Ivre lors l'esprit déambule,

S'offrant à ce temps qui l'effleure,

Leste et délicat funambule

Ce sur fil parfumé de fleurs.

 

Sentiments incidents et confus,

Iceux d'un amour imprévu,

Cet étrange étant là diffus,

Par ce laps de temps entrevu.

(29/05/2016)

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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 14:28

Ce château si lointain

Qui sans cesse recule

Sous le ciel qui se teint

Si profond crépuscule.

 

L'étrange métamorphose

D'un instant si commun

De ce temps qui se pose

Oubliant son demain.

 

Méandres d'un procès

D'une audience mystère,

D'une chose insensée

Qui dans l'âme se terre.

 

Un regard là posé

Sa douce parabole

Venant se déposer

Sur ce jour sans symbole.

 

Impossible Amérique,

Mirage d'un désir

Illusion chimérique

Impossible à saisir.

 

Prisonnier d'un terrier

D'une geôle intérieure,

Dans le soir teinturier

Obombrant les lueurs.

 

Muet journal intime

Taisant ci son désir,

Cet attrait là ultime

S'envenant le saisir.

 

Soutier des sentiments

Des amours improbables,

Dans ce temps qui lui ment

Se faisant incapable.

 

Présente, si présente,

A jamais désirée,

Cette belle qui hante

Mes pensées éthérées.

(28/05/2016)

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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 22:25

Quelques notes, un tempo,

Une douce musique,

Un frisson sur la peau

Dans l'instant aphasique.

 

Un refrain, silencieux,

Intérieur et discret,

Se voulant séditieux,

De ce temps là distrait.

 

Une image, lointaine et floue,

Qui se projette et bouge,

Désir qui se renfloue

Dans une brume rouge.

 

Une lente spirale,

Caressante et légère,

Troublante et viscérale

Paraissant étrangère.

 

Elle est là, souvenir,

Intangible et réelle,

Venant se définir

Intérieure et duelle.

 

Dansante silhouette

Qui balle évanescente,

Dans ce temps girouette

Esquisse opalescente.

 

Ballerine ombrée

Sur la scène au dedans,

Délicate et cambrée

En ce rêve incident.

 

Cet instant du passé,

Au refrain qui entête,

S'en venant repasser

Doucement dans la tête.

 

Quelques notes, un tempo,

Une caresse de musique,

Dessinant sur la peau

Un frisson aphasique.

(27/05/2016)

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 11:18

Cet instant du premier regard,

Son insigne émotion,

Où le cœur s'emballe et s'égare,

Cognant ses pulsations.

 

D'un coup l'espace qui s'étrécit

Les autres n'étant plus,

Ce dessin d'elle là si précis,

Épuré de surplus.

 

Sa silhouette sensuelle,

La douceur de ses traits,

Paraissant là comme virtuelle

Si belle en ce retrait.

 

Le temps qui s'arrête et se fige

Prisonnier d'une lave,

L'âme emportée par ce vertige,

Aliénée sans entrave.

 

De la folle ivresse du désir

La douce ébriété,

Voyant lors la raison gésir

Comme ivre toute hébétée.

 

Une incroyable réalité,

Un mirage... si tangible,

Flagrance d'une idéalité

Devenue attingible.

 

Comme éternellement attendue,

Surgissant de nulle part,

Elle, en cet étant détendu

Que ce temps accapare.

 

Elle passe, légère et si troublante,

Souriante et ailleurs,

Se glissant là indifférente

En l'instant qu'elle effleure.

 

(24/05/2016)

 

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 11:10

(Laissez passer l'introduction avant les voix 1min03 avant de lire)

 

Dedans la nuit la procession,

Ses lueurs et ses chants,

La prière d'une intercession

D'âmes perdues se cherchant.

 

Là, ce lent défilé des ombres,

Pénitents flagellants,

File se mouvant en la pénombre,

Martyrs et chambellans.

 

La rue, éclairée de flambeaux,

Lumières ondoyantes,

De sang, de chair et de lambeaux,

Pénitences croyantes.

 

L'étrange lamento se propage,

Résonne et fait écho,

Ici les saigneurs sont des pages

Là payant leur écot.

 

L'onde plaintive chante glisse et avance,

Serpente et se flagelle,

Les ombres s'étirent et se balancent

Prieuse ribambelle.

 

Folles les lanières cinglent la chair,

Oblative douleur,

Enrues de ces corps en jachère

Cramoisis de couleur.

 

De flammes et lumières incérées

La procession se trace,

Âmes contre corps là si serrés

Dépourvus de cuirasse.

 

Les larmes coulent, rouges des péchés,

La douleur est extase,

Rien ici ne peut empêcher

Ce chemin d'épectase.

 

Dedans la nuit la procession,

Ses lueurs et ses plaintes,

Péché de possession

D'âmes perdues et complaintes.

(23/05/2016)

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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 14:21

 

De cette peau j'aime la couleur,

Cette ambre du soleil,

Bistre et toute entière de chaleur,

A l'éclat non pareil.

 

Parfums et senteurs océanes,

Des caresses des d'embruns,

Sa teinte douce de Havane

De blés mûrs et en brins.

 

Si belle des couleurs de son île

Silhouette lointaine,

Trouble inconnue en cet exil,

Princesse douce iléenne.

 

Si fine et bellement dessinée,

Légèrement vêtue,

Par le vent des mers bassinée,

Ci semble dévêtue.

 

De la beauté de son visage,

De son corps découplé,

Dessus ce joli paysage

Y semblant s'accoupler.

 

Le ciel se mêlant à la mer

D'un azur épuré,

Pigment d'une teinte primaire

Joliment azurée.

 

Là seul l'océan est ridé,

Uniment coloré,

En cette onde douce et débridée

Aux reflets mordorés.

 

Sensuelle esquisse d'une femme

Sous un soleil brillant,

Qui lentement caresse mon âme

En elle se publiant.

 

Comme dessinée sur l'horizon

Aux pigments d'un ailleurs,

D'une inconnue la floraison

Toute baignée de douceur.

(22/05/2016)

 

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 20:30

 

 

L'ambre du soleil sur sa peau,

Sur celle lointaine de ses ancêtres,

De ses gènes la trace, le dépôt,

En ses traits qui semblent paraître.

 

Quand la boucle d'une histoire

Ci par elle vient se refermer,

Des êtres l'étrange trajectoire

D'un lointain passé reformé.

 

Le chemin, la route des âges,

De ce peuple, primal et premier,

Au travers les nombreux paysages,

Ce tracé des primaux pionniers.

 

Douces, océanes Caraïbes,

Métisse de la croisée des voyages,

Belles condamnées et Danaïdes,

Belle mulâtre en témoignage.

 

La longue migration des êtres,

De ces premiers qui prirent la route,

Cherchant ailleurs à comparaître,

Aventuriers fuyant leurs doutes.

 

De la savane à la forêt,

Homo sapiens, Néandertal,

Ils avancèrent sans un arrêt,

De l'africain, l'occidental.

 

Palette de races et de couleurs,

Teintée de mort, teintée de sang,

De l'esclavage à la douleur,

Le déplacement des innocents.

 

Belle sang mêlé de nos Antilles,

Femme libre d'une Afrique lointaine,

Jadis payée de pacotille

Par quelque riche capitaine.

 

Sous le soleil de l'océan,

De canne de sucre et de coton,

Dans la richesse des bienséants

De bois d'ébène nous discutons.

 

L'ambre du soleil sur sa peau,

Pigments venus de si loin,

De ses gènes la trace, le dépôt,

Par elle le passé nous rejoint.

(21/05/2016)

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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 11:52

Je vous dirai les mots insignes,

Les mots insanes, les mots tendresses,

Vous baiserai avec les signes,

Vous écrirai toutes mes caresses.

 

Ma langue partout vous léchera,

De propos doux concupiscents,

De mots vulgaires agonira

Votre désir tant indécent.

 

De belles insultes je vous prendrai,

De violence et de passion,

Par ces paroles vous apprendrai

Les folles et douces soumissions.

 

Ainsi viendrai en votre ventre

Au plus intime de votre âme,

De votre chair serai le chantre

De votre mouille et de vos larmes.

 

Tout de murmures et de harangues

Alors l'amour je vous ferai,

Ici et là de cette langue,

Votre pudeur je déferai.

 

Des mots mordants des mots baisers,

Paroles humides et caressantes,

De ce plaisir inapaisé

Je mettrai fin à toute attente.

 

De cris de souffles et d'invectives

Au plus profond de vous j'irai,

Par ces syllabes oblatives

Entre vos cuisses je jouirai.

 

Grossière et belle prosodie

Vous caressant et flagellant,

Concupiscence d'une rhapsodie

De deux désirs s’entremêlant.

 

Je vous dirai les mots insignes,

Les mots insanes, les mots caresses,

Vous baiserai avec les signes,

Vous écrirai toute ma tendresse.

(16/05/2016)

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15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 18:41

Des mots, la valeur de l'instant,

Fugaces, dépourvus de mémoire,

Fragiles et labiles, inconstants,

Ces miroirs sans tain ni de moire.

 

Là , si facilement égrenés,

Sans aucun frein ni retenue,

Aussitôt par le temps entraînés

A peine à notre âme parvenus.

 

Paroles légères et transparentes,

Départies de tout lendemain,

Ici offertes et caressantes

Comme les doux passages d'une main.

 

Ces aveux si tièdes et mols,

Baisers d'une conjugaison,

Que le jour d'après carambole

Dans un silence pour oraison.

 

Une rue déserte de fin de bal,

Un petit jour blême et si fade,

De tous ces mots les pierres tombales,

Sur la grisaille de ces façades.

 

Un musicien sans partition,

Une chanson sans son refrain,

Le papier blanc d'une pétition,

Un lourd silence que l'on enfreint.

 

Un corbillard qui traîne vide

Un espoir jeune que l'on enterre,

Le jour se lève combien livide,

Plus de paroles sur l'éventaire.

 

Quand l'aujourd’hui est orphelin

De ce présent intemporel,

De ces aveux de ces câlins,

Papier buvard d'une aquarelle.

 

Des mots sans âme et inconstants,

Sans trace, dépourvus de mémoire,

De la valeur d'un court instant,

Comme des miroirs sans tain ni moire.

(15/05/2016)

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 14:33

Faire de son désir un ailleurs,

Un autre instant d'humanité,

En faire le nouveau pourvoyeur,

Qui cancelle notre inanité.

 

Ensemble devenir créateurs,

Être la main être l'objet,

Vouloir être ce duel sculpteur,

Artisans mais aussi projet.

 

Tous deux s'aimer par tous les sens,

Spectateurs de soi et de l'autre,

Faire du désir l'unique essence,

En être l'esprit et l'apôtre.

 

S'aimer de regards et baisers,

Mais aussi de mots et de caresses,

Créer le désir et l'apaiser,

Dans une fougue pleine de tendresse.

 

Se dire se voir et ressentir,

Être, paraître, sembler, demeurer,

Prendre recevoir et consentir,

Devenir, rester, s'amourer.

 

Choses et créateurs mutuels,

Là esclaves et maîtres chacun ,

Instant profane et cultuel,

Où l'un et l'autre ne font qu'un.

 

Se donner se prendre et s'offrir,

Oublier les vieilles amours,

De la douleur ne pas souffrir

Sans de pavot ni d'anamoure.

 

Alliage de plaintes et de soupirs

En ce mol amalgame des chairs,

S'aimer follement puis s'assoupir,

Vainqueurs de ces folles enchères.

 

Faire de son plaisir un ailleurs,

Nouvel instant d'aménité,

En faire le nouveau convoyeur,

D'une sensuelle humanité .

(08/05/2016)

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