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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 22:49
El abrazo del sol

 

La pesanteur de l’air,

Sa touffeur étouffante,

A l’instar d’une serre

Son étreinte éprouvante.

 

Au travers le vantail

D’un volet là tiré,

La filtrant d’une entaille

Une lumière attirée.

 

Sur sa peau perspirant,

Une rosée de sueur,

De ce corps transpirant

Sous la lourde chaleur.

 

La lueur la dessine,

La câline et l’étreint,

Caressante assassine,

Prégnante en son écrin.

 

Les courbes de son corps,

Ci moites et humides,

En l’étranger décor

Princesse numide.

 

Sa poitrine se soulève,

De chaleur écrasée,

Doucement elle prélève

De cet air embrasé.

 

En ce mol abandon

Ses cuisses sont ouvertes,

Telle une offre, tel un don,

Sensuelle et offerte.

 

Ses longs cheveux mouillés

S’étalent sur sa couche,

Gisant ensommeillée

Elle entrouvre la bouche.

 

Alentie dans ses gestes,

Elle se tourne lentement,

La chaleur dans sa geste,

L’enveloppe lourdement.

 

Elle n’est plus une guerrière,

En sa geôle sans barreaux,

Là vaincue, prisonnière,

Du céleste lamparo

(24/08/2016)

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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 11:42

Dépasser la raison

Pour ouvrir d’autres portes,

Là quitter sa maison,

Que le vent nous emporte.

 

Il est ailleurs d’autres choses,

Des secrets inouïs,

Que la brise nous dépose

Bellement ébahis.

 

C’est à deux qu’on le crée,

Le dessine et le forme,

Du désir et sa craie

Au-delà de la norme.

 

La folie, la passion,

Ou cet autre nous-même,

Délicieuses tentations

Si précieuses que l'on sème.

 

Le confort des routines,

Des amours ordinaires,

Du temps qui s’aroutine

D’alternances binaires.

 

Ensemble créer l’ailleurs,

Cette œuvre d’outre soi,

Ces caresses meilleures,

D’épidermes de soie.

 

S’aimer différemment,

Sans penser à demain,

Du présent être amant,

Découvrant son chemin.

 

Etre, faire, se regarder,

Mutuels créateurs,

D’hier ne rien garder

Dialogues et acteurs.

 

Chimère ne faisant qu’un,

Dans le mélange des corps,

Arc en ciel arlequin

Dans un autre décor.

(23/08/2016)

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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 17:28

T’offrir les mots t’offrir mon cœur,

Mon âme, mon corps, mon sang, ma chair,

Sans peine, sans douleur ni rancœur,

T’offrir mon amour en jachère.

 

Dans la passion mourir un peu,

Ouvrir ces portes interdites,

S’aimer de rien, s’aimer de peu,

S’aimer de façon inédite.

 

De violence et de caresses,

De regards de pleurs et baisers,

Bâtir en nous une forteresse,

Pour notre désir apaiser.

 

Un tourbillon une fontaine,

Les larmes tièdes d’une averse,

Une lave brûlante fluide et soudaine,

Un sang bouillant qui se déverse.

 

La si folle folie d’un instant,

Instant déchirant de passion,

D’un cri combien peu hésitant,

D’une mort dans sa rémission.

 

Te prendre…au plus profond de l’être,

Dans cette ivresse si charnelle,

De nous ne jamais nous repaître,

En cette communion éternelle.

 

Brûlants de fièvre et d’irraison,

De tremblements et de désir,

S’aimer bien outre la raison,

Jusqu’aux tréfonds de ce plaisir.

 

Hurler se mordre et puis se taire,

Se regarder…infiniment,

Se désirer jusqu’au mystère,

S’unir enfin comme des aimants.

 

T’offrir les mots t’offrir mon âme,

Mon cœur, mon corps, mon sang, ma chair,

Sans peine, sans douleur, dans les larmes,

T’offrir cet amour là si cher.

(21/08/2016)

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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 13:11

Cet instant du premier regard

Son émotion alors nouvelle,

En son ivresse qui nous égare,

Nous grise tant et nous révèle.

 

Pouvoir en nous la retrouver

Ici intacte et si intense,

Pour la revivre et l’éprouver,

Là cancellant toute distance.

 

Redécouvrir et ressentir,

Ce fou licol nous étreignant,

Puis accepter et consentir,

Son doux garrot nous astreignant.

 

Laisser l’esprit ci s’égarer,

Filer, poursuivre d’autres chemins,

Tel un navire non amarré,

Une plume d’oie sans parchemin.

 

Outrer l’histoire bien plus avant,

La parfumer d’autres senteurs,

Lui retirer son paravent,

La délivrer des pesanteurs.

 

Que lors ce rêve suive sa dérive,

Porté par la caresse des ondes,

S’éloigne… bien au-delà des rives

Vers l'inconnu d'un nouveau monde.

 

Plus de boussole ni capitaine,

De cap, de quarts et méridiens,

Des terres nouvelles et lointaines,

Fol horizon peuplé d’indiens.

 

Oser enfin ce qui ne fut,

Se départir de toutes ses peurs,

Dans cet émoi brûlant confus,

L’aimer de trouble et de stupeur.

 

Ce bel instant de nos regards

Son émotion si belle et forte,

Dans cette ivresse qui nous égare,

Nous grise tant et nous emporte.


(20/08/2016)

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 22:41

Fermer les yeux, tout doucement,

Puis… écouter battre son cœur,

Laisser venir là lentement

Toutes ces images dans la langueur.

 

Ne plus penser ni réfléchir,

Laisser l’instant prendre son temps,

Suivre sa course sans l’infléchir,

De toute contrainte… nous délestant.

 

Etre bercé par cette ivresse,

Par cette houle de nonchalance,

Sur cette sente qui digresse,

Qui nous entraine en sa balance.

 

Oser les mots, oser l’invite,

Ces choses que l’on avait su faire,

Regards que toujours l’on évite,

Paroles que l’on ne sut que taire.

 

Les yeux clos savoir l’enlacer,

Effleurer son cou puis ses lèvres,

Ne plus avoir à s’effacer,

Lors tout entier de cette fièvre.

 

Béat se laisser emporter,

Doucement bercé par la vague,

Par le bien-être transporté

En cet endroit si bellement vague.

 

Dompter alors la vanité,

Son inutile si prégnant,

Rendre si vaine l’inanité,

Cet impossible nous contraignant.

 

De sa peau sentir le parfum,

Pour s’enivrer de ses fragrances,

En ce monde… sans début ni fin

S’abandonner à sa flagrance.

 

Fermer les yeux, pour oublier,

Puis… écouter battre son être,

Laisser couler le sablier,

Pour vivre enfin et disparaitre..


(19/08/2016)

* A rebours

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 21:07

 

Comme des mains douces pourraient le faire

De mots la caresser,

Suivre ses courbes sans ne rien taire,

Savoir y paresser.

 

Paroles tendres et insanes,

Délicates et fortes,

Tels un tango une pavane,

De notes qui transportent.

 

Effleurer des lèvres et des sons,

Le tracé de son corps,

Pour l’aimer sans façons

Sans costumes ni décors.

 

La gestuelle, la prosodie,

Le mime et les paroles,

Le scénario, la mélodie,

Jeux de corps et de rôles.

 

Lors à l’oreille lui murmurer,

Les baisers si gourmands,

Qui en son corps remueraient

Ses délices et tourments.

 

Lui conjuguer à tous les temps

Les caresses intimes,

La désinence de ces instants

Délicieux et ultimes.

 

Par les vibrations de mes lèvres

Venir troubler les siennes,

Mouillant alors de cette fièvre

Troublante et musicienne.

 

Dialogues de mots et de chairs,

De tendresse violente,

De ce  désir épris d'enchères,

Petite mort douce et lente.

 

Suivre ses courbes… sans s’interdire,

De mots… venir en elle,

Par mes mains douces savoir lui dire,

Ce désir sensuel.

 

(17/08/2016)

 

 

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 22:50

La caresse d’un instant,

D’une douce pensée,

Souvenir hésitant,

Sensuel insensé.

 

Une image subreptice,

Délicate et troublante,

Au travers l’interstice,

Souvenance hésitante.

 

Une silhouette déliée,

Légère et découplée,

A l’instant reliée,

Si bellement accouplée.

 

Belles jambes oblongues,

La courbe de ses lombes,

Cette ombre fine et longue,

Sa chevelure qui tombe.

 

Un moment si ténu,

Là dérobé au temps,

Un instant retenu,

Si léger et flottant.

 

Nul autre ne l'a vécu

Ni même ressenti,

Nul autre ne fut vaincu

Par ce doux ralenti.

 

Il s’est inscrit en moi,

Là-bas au plus intime,

Parcelle d’un émoi,

Dont je fus la victime.

 

Une ombre, un mouvement,

Un corps qui me dépasse,

La fraction d’un moment,

D’une femme qui passe.

 

L’instant s’est refermé,

Sans qu’elle n’en sache rien,

De cette onde déformée,

D'un temps qui me revient.

(11/08/2016)

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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 22:09

 

Aimer dans le silence

En refusant de dire,

Pour taire ce que l’on pense

Certains mots s’interdire.

 

Jouer là l’innocence

Ci la banalité,

Faire de rien son essence

Savoir la vanité.

 

Regards et dérobée,

Chamade contenue,

Paroles enrobées

Banales et convenues.

 

Comme si de rien n’était,

Jouer la comédie,

Savoir se contenter,

Que l’on vous congédie.

 

Saisir quelques morceaux

De l’instant si banal,

Se vouloir le verso

D’un recto marginal.

 

Savoir fermer les yeux

Se refuser de voir,

Pour des rêves séditieux

Impossibles à prévoir.

 

Un détail sur la toile,

Une touche de peinture,

La plus terne des étoiles,

D’une céleste ceinture.

 

Accepter cet état,

Cet état d’impossible,

Le terrible potentat

De ces mots indicibles.

 

La savoir et se taire,

Disparaitre de fait,

Se vouloir solitaire

Totalement imparfait.

(08/08/2016)

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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 22:09

 

Un regard, une silhouette,

Une femme chimère,

Une image étrange et muette,

Sortant de l’ordinaire.

 

Ci, le noir tissu de son voile

Descendant sur ses lombes,

Là, sombre foulard qui dévoile

Son visage et retombe.

 

Etonné mon regard s’y arrête,

Interdit y succombe,

Mystère en ce jour qui l’apprête,

Mon désir lui incombe.

 

Voilée, élégante, sensuelle,

Paradoxe surprenant,

Cachée, féminine et duelle,

Dans l’instant détonnant.

 

Grande alliciante et dessinée,

Ses courbes me séduisent,

Par ce charme-là, fasciné

Elles m’emportent, vers elles me conduisent.

 

Ses hauts talons, son maquillage,

Ses yeux sombres fardés,

Sa peau hâlée, son métissage,

S’en viennent me poignarder.

 

Son voile plus qu’il ne dissimule,

Souligne là son charme,

Tel un loup ténu il simule

Bien plus qu’il ne désarme.

 

Princesse d’un lointain orient,

Comme issue d'une nuit,

Au visage si pur et souriant

Dans l’instant me séduit.

 

Aux regard des hommes interdite,

Elle n’est là qu’évidence,

L’étoffe par mes yeux contredite,

Dévoile sa confidence.

(06/08/2016)

* voile sensuel

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 06:10

Un regard qui s’évade,

Prisonnier d’un ailleurs,

Comme partant en croisade

Pour un monde meilleur.

 

Il se mêle à l’épure

Dessinée devant lui,

Cette femme ci là si pure

En l’instant le conduit.

 

Qui est-elle vraiment

En ce jour inconnu ?

Le désir d’un amant

Tout entier contenu ?

 

Comme surgie de nulle part,

Un mirage une esquisse,

Une femme bien à part

Dans le jour qui se tisse.

 

Est-ce Vénus qui renait,

Une hallucination ?

Fille d’un Dieu japonais

D’une charnelle érection ?

 

Cette étrange métaphore

De nos désirs secrets,

Comme le vin d’une amphore

Aigre-doux et sucré.

 

Le regard et la chair,

Une imagination,

Une porte cochère,

Son illumination.

 

La singulière chimère

De la femme et l’enfant,

Lolita douce-amère

D’un désir triomphant.

 

Un regard prisonnier,

Prisonnier d’un ailleurs,

Tout entier buissonnier

Dans ce monde non voyeur.


(30/06/2016)

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