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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 21:45

Le souffle d’un souvenir,

Sa douleur, sa caresse,

Que l'on sent revenir

En l‘instant qui nous presse.

 

Son ombre et sa chaleur,

Son frôlement effilé,

Son étrange couleur,

Son sombre défilé.

 

Son parfum si prégnant,

Si âcre et doucereux,

Dans l’instant contraignant

Trainant et poussiéreux.

 

Acide ébriété,

Ivresse caressante,

Cette autre brièveté

D’une belle passante.

 

Les stigmates de l’âme,

Cicatrices inguérissables,

De ce temps que l’on blâme

Fugace insaisissable.

 

Sourdine d’un lamento,

D’un refrain qui s’enchaine,

D’un charnel mémento

Aux blessures là prochaines.

 

Flagelles oblatives,

Ex-voto et suppliques,

Les images sont hâtives,

La souffrance les complique.

 

Un garrot, son étreinte,

Son tournis enivrant,

Souvenances contraintes

A l’espoir se livrant.

 

La brume d’un étang,

D’une nuit de l’humeur,

Crépuscule de l’étant

D’un été qui se meurt.

(02/09/2016)

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 21:57

( Commencer lecture après 6min23 sec de la musique, ou démarrer la musique à 6.23)

 

L’ombre d’une ile

La brume d’un océan,

Un froid d’avril

La nuit et son néant.

 

Une silhouette,

Un souvenir fugace,

Le cri d’une mouette

Qui sans cesse nous agace.

 

Un horizon,

Etale et bien trop loin,

Telle une prison

Le silence en témoin.

 

Un chant, qui pleure,

Qui résonne là toujours,

Du monde, l’ampleur,

Douloureuse, nuit et jour.

 

L’amour, la mort,

De baisers et morsures,

Muerte, amor,

Caresses et blessures.

 

Larmes d’hiver,

Le chagrin d’un crachin,

Les mots divers

Qui sera le prochain ?

 

De l’eau, des rides,

Dans la paresse du vent,

Une terre aride,

Sa poussière s’élevant.

 

Un bal masqué,

Un cortège funéraire,

Flaveurs musquées

De laineuses cinéraires.

 

Toi, moi, les autres,

La vanité des choses,

Le tien, le nôtre,

L’un à l’autre s’oppose.

 

Hier et demain,

Aujourd’hui n’est jamais,

Prières de mains,

Paroles à blâmer.

 

L’ombre d’une rue

Dans la brume d’un matin,

Labours enrues,

La vie est une catin.

(29/08/2016)

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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 17:32

 

Ce temps qui nous dérobe

Nos heures et nos années,

Doucement nous enrobe

Sans jamais ricaner.

 

Ce voleur de jeunesse,

De nos forces et sourires,

Nous offrant la vieillesse,

Bien avant de mourir.

 

Lui qui nous laisse accroire

Que le tout nous est dû,

Que bien pleine est l’armoire

Pour nos ventres dodus.

 

Vieillir n’est pas pour nous

Eternels enfants,

S’égaillant sur la noue

Criants et triomphants.

 

Pour autrui sont les deuils,

Les malheurs et les rides,

Les instants qui endeuillent

Les noires éphémérides.

 

Les vieux ce sont les autres,

Divine punition,

La jeunesse elle se vautre

Dans son adulation.

 

Qu’importent tous ces jours

Que l’on néglige souvent,

Il en est tant toujours

Par devers et devant.

 

Il nous rend si confiant

Insouciant et cynique,

Sans arrêt nous défiant

De cet air ironique.

 

 

Désordre et incurie,

C’est le temps qui nous gère,

De nous il se nourrit,

Nous dissout et digère.

 

(27/08/2016)

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 22:49
El abrazo del sol

 

La pesanteur de l’air,

Sa touffeur étouffante,

A l’instar d’une serre

Son étreinte éprouvante.

 

Au travers le vantail

D’un volet là tiré,

La filtrant d’une entaille

Une lumière attirée.

 

Sur sa peau perspirant,

Une rosée de sueur,

De ce corps transpirant

Sous la lourde chaleur.

 

La lueur la dessine,

La câline et l’étreint,

Caressante assassine,

Prégnante en son écrin.

 

Les courbes de son corps,

Ci moites et humides,

En l’étranger décor

Princesse numide.

 

Sa poitrine se soulève,

De chaleur écrasée,

Doucement elle prélève

De cet air embrasé.

 

En ce mol abandon

Ses cuisses sont ouvertes,

Telle une offre, tel un don,

Sensuelle et offerte.

 

Ses longs cheveux mouillés

S’étalent sur sa couche,

Gisant ensommeillée

Elle entrouvre la bouche.

 

Alentie dans ses gestes,

Elle se tourne lentement,

La chaleur dans sa geste,

L’enveloppe lourdement.

 

Elle n’est plus une guerrière,

En sa geôle sans barreaux,

Là vaincue, prisonnière,

Du céleste lamparo

(24/08/2016)

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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 11:42

Dépasser la raison

Pour ouvrir d’autres portes,

Là quitter sa maison,

Que le vent nous emporte.

 

Il est ailleurs d’autres choses,

Des secrets inouïs,

Que la brise nous dépose

Bellement ébahis.

 

C’est à deux qu’on le crée,

Le dessine et le forme,

Du désir et sa craie

Au-delà de la norme.

 

La folie, la passion,

Ou cet autre nous-même,

Délicieuses tentations

Si précieuses que l'on sème.

 

Le confort des routines,

Des amours ordinaires,

Du temps qui s’aroutine

D’alternances binaires.

 

Ensemble créer l’ailleurs,

Cette œuvre d’outre soi,

Ces caresses meilleures,

D’épidermes de soie.

 

S’aimer différemment,

Sans penser à demain,

Du présent être amant,

Découvrant son chemin.

 

Etre, faire, se regarder,

Mutuels créateurs,

D’hier ne rien garder

Dialogues et acteurs.

 

Chimère ne faisant qu’un,

Dans le mélange des corps,

Arc en ciel arlequin

Dans un autre décor.

(23/08/2016)

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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 17:28

T’offrir les mots t’offrir mon cœur,

Mon âme, mon corps, mon sang, ma chair,

Sans peine, sans douleur ni rancœur,

T’offrir mon amour en jachère.

 

Dans la passion mourir un peu,

Ouvrir ces portes interdites,

S’aimer de rien, s’aimer de peu,

S’aimer de façon inédite.

 

De violence et de caresses,

De regards de pleurs et baisers,

Bâtir en nous une forteresse,

Pour notre désir apaiser.

 

Un tourbillon une fontaine,

Les larmes tièdes d’une averse,

Une lave brûlante fluide et soudaine,

Un sang bouillant qui se déverse.

 

La si folle folie d’un instant,

Instant déchirant de passion,

D’un cri combien peu hésitant,

D’une mort dans sa rémission.

 

Te prendre…au plus profond de l’être,

Dans cette ivresse si charnelle,

De nous ne jamais nous repaître,

En cette communion éternelle.

 

Brûlants de fièvre et d’irraison,

De tremblements et de désir,

S’aimer bien outre la raison,

Jusqu’aux tréfonds de ce plaisir.

 

Hurler se mordre et puis se taire,

Se regarder…infiniment,

Se désirer jusqu’au mystère,

S’unir enfin comme des aimants.

 

T’offrir les mots t’offrir mon âme,

Mon cœur, mon corps, mon sang, ma chair,

Sans peine, sans douleur, dans les larmes,

T’offrir cet amour là si cher.

(21/08/2016)

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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 13:11

Cet instant du premier regard

Son émotion alors nouvelle,

En son ivresse qui nous égare,

Nous grise tant et nous révèle.

 

Pouvoir en nous la retrouver

Ici intacte et si intense,

Pour la revivre et l’éprouver,

Là cancellant toute distance.

 

Redécouvrir et ressentir,

Ce fou licol nous étreignant,

Puis accepter et consentir,

Son doux garrot nous astreignant.

 

Laisser l’esprit ci s’égarer,

Filer, poursuivre d’autres chemins,

Tel un navire non amarré,

Une plume d’oie sans parchemin.

 

Outrer l’histoire bien plus avant,

La parfumer d’autres senteurs,

Lui retirer son paravent,

La délivrer des pesanteurs.

 

Que lors ce rêve suive sa dérive,

Porté par la caresse des ondes,

S’éloigne… bien au-delà des rives

Vers l'inconnu d'un nouveau monde.

 

Plus de boussole ni capitaine,

De cap, de quarts et méridiens,

Des terres nouvelles et lointaines,

Fol horizon peuplé d’indiens.

 

Oser enfin ce qui ne fut,

Se départir de toutes ses peurs,

Dans cet émoi brûlant confus,

L’aimer de trouble et de stupeur.

 

Ce bel instant de nos regards

Son émotion si belle et forte,

Dans cette ivresse qui nous égare,

Nous grise tant et nous emporte.


(20/08/2016)

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 22:41

Fermer les yeux, tout doucement,

Puis… écouter battre son cœur,

Laisser venir là lentement

Toutes ces images dans la langueur.

 

Ne plus penser ni réfléchir,

Laisser l’instant prendre son temps,

Suivre sa course sans l’infléchir,

De toute contrainte… nous délestant.

 

Etre bercé par cette ivresse,

Par cette houle de nonchalance,

Sur cette sente qui digresse,

Qui nous entraine en sa balance.

 

Oser les mots, oser l’invite,

Ces choses que l’on avait su faire,

Regards que toujours l’on évite,

Paroles que l’on ne sut que taire.

 

Les yeux clos savoir l’enlacer,

Effleurer son cou puis ses lèvres,

Ne plus avoir à s’effacer,

Lors tout entier de cette fièvre.

 

Béat se laisser emporter,

Doucement bercé par la vague,

Par le bien-être transporté

En cet endroit si bellement vague.

 

Dompter alors la vanité,

Son inutile si prégnant,

Rendre si vaine l’inanité,

Cet impossible nous contraignant.

 

De sa peau sentir le parfum,

Pour s’enivrer de ses fragrances,

En ce monde… sans début ni fin

S’abandonner à sa flagrance.

 

Fermer les yeux, pour oublier,

Puis… écouter battre son être,

Laisser couler le sablier,

Pour vivre enfin et disparaitre..


(19/08/2016)

* A rebours

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 21:07

 

Comme des mains douces pourraient le faire

De mots la caresser,

Suivre ses courbes sans ne rien taire,

Savoir y paresser.

 

Paroles tendres et insanes,

Délicates et fortes,

Tels un tango une pavane,

De notes qui transportent.

 

Effleurer des lèvres et des sons,

Le tracé de son corps,

Pour l’aimer sans façons

Sans costumes ni décors.

 

La gestuelle, la prosodie,

Le mime et les paroles,

Le scénario, la mélodie,

Jeux de corps et de rôles.

 

Lors à l’oreille lui murmurer,

Les baisers si gourmands,

Qui en son corps remueraient

Ses délices et tourments.

 

Lui conjuguer à tous les temps

Les caresses intimes,

La désinence de ces instants

Délicieux et ultimes.

 

Par les vibrations de mes lèvres

Venir troubler les siennes,

Mouillant alors de cette fièvre

Troublante et musicienne.

 

Dialogues de mots et de chairs,

De tendresse violente,

De ce  désir épris d'enchères,

Petite mort douce et lente.

 

Suivre ses courbes… sans s’interdire,

De mots… venir en elle,

Par mes mains douces savoir lui dire,

Ce désir sensuel.

 

(17/08/2016)

 

 

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 22:50

La caresse d’un instant,

D’une douce pensée,

Souvenir hésitant,

Sensuel insensé.

 

Une image subreptice,

Délicate et troublante,

Au travers l’interstice,

Souvenance hésitante.

 

Une silhouette déliée,

Légère et découplée,

A l’instant reliée,

Si bellement accouplée.

 

Belles jambes oblongues,

La courbe de ses lombes,

Cette ombre fine et longue,

Sa chevelure qui tombe.

 

Un moment si ténu,

Là dérobé au temps,

Un instant retenu,

Si léger et flottant.

 

Nul autre ne l'a vécu

Ni même ressenti,

Nul autre ne fut vaincu

Par ce doux ralenti.

 

Il s’est inscrit en moi,

Là-bas au plus intime,

Parcelle d’un émoi,

Dont je fus la victime.

 

Une ombre, un mouvement,

Un corps qui me dépasse,

La fraction d’un moment,

D’une femme qui passe.

 

L’instant s’est refermé,

Sans qu’elle n’en sache rien,

De cette onde déformée,

D'un temps qui me revient.

(11/08/2016)

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