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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 13:06

L’aube d’un jour dedans l’hiver,

Sa lueur froide et si brillante,

Sur l’horizon en son revers

Cette onde pâle et scintillante.

 

Les champs les plaines et les futaies,

Silhouettes figées et lunaires,

Cinglés par la bise affutée

Semblent déserts et lagunaires.

 

Sans vie le temps semble infini

Comme égaré cherchant sa trace,

Chaque relief se définit

Approfondissant là l’espace.

 

Transie de froid la terre se casse

Chaque labour pris d’engelures,

Les arbres au loin semblent des carcasses

Ombres figées en dentelures.

 

La vie n’est pas la vie n’est plus

Sinon le jais des noirs augures,

Dessus ce monde de froid perclus

Un corvidé fait belle figure.

 

Loin les oranges d’un horizon

Qui montent et lentement s’étalent,

Etrange et froide floraison

D’un jour glacé sans ses pétales.

 

Un vent tranchant, bien effilé,

Arase, cingle, découpe et pourfend,

Silencieux, cinglant défilé

D’une bise invisible et soufflant.

 

La nuit accouche enfin du jour,

Livide et glaciale parturiente,

L’abandonnant comme toujours

Vieille femme en couches ci mourante.

 

L’hiver s’étale en sa lumière

Réveillant lors tous les reliefs,

Caresse les terres et les chaumières

Affirmant là quel est son fief.

(03/12/2016)

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 21:24

C’est une vague, c’est une lave,

Une rivière épaisse et meuble,

Une émotion qui là m’entrave,

Une lumière là qui m’aveugle.

 

Tel un refrain sempiternel

Un souvenir qui se répète,

Une inlassable ritournelle,

Une musique qui là m’entête.

 

Etrange rêve réveillé

Comme indicible et silencieux,

Qui se ressasse comme enrayé

Si extensible et délicieux.

 

Une ombre vague et sensuelle,

Une silhouette qui s’approche,

L’instant de grâce inusuel

D’une inconnue qui se rapproche.

 

Elle s’en revient si inlassable,

Dans mes pensées de chaque instant,

Comme la coulée de grains de sable

D’un sablier inconsistant.

 

Lors rien ni fait ni n’y fera,

Ce carrousel est éternel,

Sans cesse il me traversera

Comme shrapnel obsessionnel.

 

Ce bel instant là si troublant,

Si bref étrange inattendu,

Dedans le temps se dédoublant

M’apparaissant comme étendu.

 

Son beau regard, son beau sourire,

Son élégance féminine,

Sur ce chemin à parcourir

Si alliciante et sibylline.

 

Telle une vague une caresse,

Une marée dans sa tempête,

Une onde chaude légère épaisse,

Un souvenir qui se répète.

(02/12/2016)

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 13:43

Dures, les terres sont uniment blanches,

L’horizon lointain lui rougeoie,

Ci la nuit sur le jour se penche,

Ombres et lumières là se coudoient.

 

Au loin le soleil est macule,

Disque carmin et flamboyant,

Le jour peu à peu se recule,

Hier et demain se côtoyant.

 

Lors le froid referme son étau,

Embrassant les terres et les cieux,

Dedans le temps ce rubato,

Silence étrange et malicieux.

 

Les arbres nus semblent des eaux fortes,

Ombres chinoises d’un crépuscule,

Brun camaïeux d’une nature morte

Dessus ce jour qui capitule.

 

Là-haut les nues langues célestes

S’étalent sans fin léchant le ciel,

Blêmes écharpes légères et lestes,

Blanches cicatrices superficielles.

 

Tel un garrot qui se resserre

Le vent cinglant n’est plus que bise,

En tout recoin le froid s’insère,

Les champs les plaines semblent banquise.

 

Tout parait mort et effrayant,

L’apocalypse d’un hiver,

Ce soir glacé là magnifiant

Ce petit rien dans l’univers.

 

Comme plus de vie ni mouvement,

L’immobilisme d'un néant,

Le vide s’étale fabuleusement

Prince des ténèbres et de céans.

 

Sombre paysage d’un outre-tombe,

Figé de froid et de pénombre,

Glaciales ouvertes catacombes

Où tout se fige même les ombres.

(02/12/2016)

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 18:30

L’hiver s’en vient caresser l’automne,

Lentement novembre se meurt,

Parfois une éclaircie détone

Chassant le gris de sa demeure.

 

Elle est là, toujours si présente,

Quand bien même son indifférence,

Telle une belle ombre caressante,

Sublime et si troublante errance.

 

Les jours s’inclinent face à la nuit

Dessous le voile du crépuscule,

Se tissant de sombre et d’ennui

A cet instant de leur bascule.

 

Fantôme de ce présent passé,

Douce ballerine de la mémoire,

Elle danse ne faisant que passer

Devant cet intérieur miroir.

 

Vif le vent succède aux averses

Tailladant les chairs à nu,

Le froid peu à peu se déverse

Annonçant là sa survenue.

 

Une mélodie, mélancolique,

La ritournelle d’un instant,

Le gris d’un ciel si métallique,

Un souvenir… si insistant.

 

Au loin les arbres sont dentelle

Eclaboussures d’encre de chine,

Danseurs figés d’une tarentelle

Torses boisés dressant l’échine.

 

Elle flâne au fil de mes pensées,

Ombre gracile et sensuelle,

Gracieuse, ne faisant qu’y danser,

Là si tangible et virtuelle.

 

Arides, les plaines sont transies,

La glèbe grasse se durcit,

Au loin le ciel est cramoisi

Sur l’horizon qui s’obscurcit.

 

Je pense à elle sans qu’elle le sache,

Noria intime qui se répète,

A la pénombre les cieux s'attachent,

Toutes de sombre les nues se vêtent.

(27/11/2016)

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 17:39

D’un regard l’occurrence,

D’un instant survenu,

D’une belle apparence,

L'étonnante advenue.

 

En la banalité

De ce temps qui s’écoule,

De sa tonalité

Monocorde qui coule.

 

Un visage si joli

Aux traits si sucrés,

Délicate ancolie

 Me livrant son secret.

 

Ses yeux et son sourire,

La caresse de sa voix,

Qui s’en viennent nourrir

L’émotion qu’ils pourvoient.

 

Une étrange musique

Intérieure, contenue,

Douces et belles harmoniques

Intimes et soutenues.

 

Elle est là…tellement femme,

Magnifique et sans âge,

Un sourire, un sésame,

Dans l’instant qui voyage.

 

Toute entière d’élégance,

Sensuelle silhouette,

Là si belle afférence

Sur ce temps quelle empiète.

 

Tenir sa place, son rôle,

Ne rien laisser paraître,

Contenir ses paroles,

Pour ensuite disparaitre.

 

Retrouver son chemin

Avec en soi cette elle,

Sachant bien que demain,

L’oiseau... sera sans ailes.

(16/11/2016)

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 12:57

Là le froid qui étreint,

Sa gifle sa morsure,

Dans ce jour sans entrain

De frissons et gerçures.

 

Au-dedans la pensée,

La vision d’un instant,

D’un instant non censé

Si prégnant subsistant.

 

Un rayon de lumière

D’une chaleur caressante,

Par-dessous les paupières,

Cette image renaissante.

 

Fine et douce silhouette

Toute de sombre vêtue,

Du passé là soustraite,

D’un présent revêtue.

 

Le soleil d’un hiver

Dans un ciel épuré,

Singulier et divers

D’un éclat saturé.

 

Un si beau souvenir,

Son émotion poignante,

Revenant revenir

Souvenance brûlante.

 

Son sourire son allure,

Sa démarche légère,

Délicieuse brûlure

D’une belle étrangère.

 

Mémoire et ritournelle

Dans la brise qui me gerce,

D’un émoi si charnel

Paressant qui me berce.

 

La vive caresse du vent,

Cinglante qui entaille,

La pensée paravent

Refermant son vantail.

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 23:24

Volte face

Parfois je me retourne

Pour retrouver l’enfant,

Mon regard se détourne

De ce monde étouffant.

 

Je cherche mon innocence,

Ces fatigues si belles,

Ces instants des vacances,

Ces journées ribambelle.

 

Mes chamades et passions,

Ces désirs lors nubiles,

Mes folles exaltations

Muettes et volubiles.

 

Ces antichambres des rêves,

Où j’étais le plus fort,

Les folles courses sans trêve,

De sable mes châteaux forts.

 

Toutes ces peurs de l’école

Ces leçons oubliées,

Ces avions qui décollent

De papier bien plié.

 

Le courroux de ma mère,

Les journées sans télé,

Ses colères amères

Aux soucis attelées.

 

Ces si lents crépuscules

Aux instants de l’été,

Quand le jour gesticule

Se voulant entêté.

 

L’horizon d’un futur

Si bellement coloré,

Dessiné de peintures

Aux reflets mordorés.

 

Souvent je me détourne

De ce jour d'hui maussade,

Mes yeux alors retournent

Derrière la palissade.

(11/11/2016)

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 11:54

Cette musique qui nous berce,

Silencieuse et intime,

Qui lente nous traverse

Doucement nous intime.

 

Ce refrain de paroles

De ces mots entendus,

De pensées qui s’envolent,

En le temps suspendu.

 

Souvenirs si prégnants,

Proches et lointains,

S’en venant atteignant

Cet instant incertain.

 

Mélopée vibrations,

Le timbre de sa voix,

L’étrange invitation

D’un passé sans pavois.

 

Telle une valse, une étreinte,

Un sourire intérieur,

Quelques pas sans astreinte

Balancés et rieurs.

 

Un sourire, un parfum,

Une silhouette belle,

Souvenirs si emprunts

De ses lèvres mirabelles.

 

La danse d’un esprit,

D’une tête qui tourne,

Tel un vin dont l'esprit

Du présent nous détourne.

 

Sa ligne serpentine,

Ses grands yeux souriants,

Des vêpres aux matines

Princesse d’un orient.

 

Cette musique qui caresse,

Intérieure et discrète,

Cette douce paresse,

Délicate et secrète.

(06/11/2016)

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 21:40

L’émotion d’un instant

Celui tant attendu,

Ephémère laps de temps,

Dans ce temps  suspendu.

 

Des mots que l’on retient

Car par trop indicibles,

Ce semblant de maintien

D’un désir non dicible.

 

L’intérieur aparté,

Ce muet monologue,

Paroles adaptées

D’un commun dialogue.

 

Cet interdit de l’autre,

L’impossible possible,

Cette elle qui n’est pas notre,

L’impossible impassible.

 

Sa silhouette fine,

Si femme sensuelle,

Délicieuse morphine

Féminine et duelle.

 

Elégante et gracieuse

Accorte et souriante,

M'écoutant silencieuse

Là si belle et troublante.

 

Un instant pour deux mondes,

Univers déparés,

Chacun dedans sa ronde,

Forcément séparés.

 

Telles deux droites parallèles,

Ne pouvant se croiser

Qui jamais ne s’emmêlent

Ni ne peuvent s’évaser.

 

Le temps s’est égrené,

Lors l’espace se referme,

Mots banals et gênés,

L’instant meurt de son terme.

(04/11/2016)

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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 13:12

Un soleil égaré,

Qui cherche sa saison,

De lumière si paré,

En la défeuillaison.

 

Son éclat qui se traine,

D’un bel anachronisme,

Dans l’automne qui s’étrenne

Ci vêtu d’illogisme.

 

Belles couleurs irrédentes*,

Pastels enluminés,

Controuvées et ardentes

D’un ciel illuminé.

 

Quelques nues en dentelle

Diaphanes et laiteuses,

Si lointaine arantèle

Sur la voûte soleilleuse.

 

Ors pourpres et mordorés

Des ramures qui s’effeuillent,

Cette lueur colorée

Décorant là ce deuil.

 

Les fleurs des chrysanthèmes

Sanguines et bleutées,

Tel un bel énanthème

Sur ce jour de piété.

 

L’infini épuré

Tout entier de lumière,

Bellement écurée

Lumineuse lamiere.

 

Dans un jour apocryphe,

Le mensonge d’une saison,

Le soleil ébouriffe

Les dernières floraisons.

 

Un automne languide

S'étirant de douceur,

Ce soleil qui le guide,

Silencieux et censeur.

 

Dans ce jour paradoxe

De nos saints et défunts,

La lointaine équinoxe

Diffuse son parfum.

(01/11/2016)

* Ce n'est pas un néologisme pour briller :-) mais un jeu de mots et des rimes

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