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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 21:57

Compossibles amants,

En la nuit des ombrures,

Du soleil réclamant,

L’éternelle dorure.

 

En sa chevelure blonde,

Sont des éclats de ciel,

Induline des ondes,

Puis flocons d’arc-en-ciel.

 

Mémoire, son orient,

Serrure de son astre,

Sur le lever priant,

Se tourne son palastre.

 

Sans eau, île perdue,

Mais que l’autre précède,

Dans sa traîne éperdue,

Par des heures qui l’obsèdent.

 

La caresse des attentes,

Leur étreinte invincible,

Dans les nuits hésitantes,

De détresse indicible.

 

La lumière sélénique,

Incroyable transfert,

D’un soleil onirique,

Que la nuit indiffère.

 

Les pensées analogues,

Au chevet des instances,

D’un muet monologue,

De paroles à distance.

 

La clarté en l’abside,

Sous le sombre du cœur,

Sur la ligne des apsides,

La chamade d’un chœur.

 

Une étoile lointaine,

En la stupeur du temps,

Infinie quarantaine,

Malheureux contretemps.

 

Sablier d’une étoile,

Poussière d’or s’écoulant,

En la brume, en son voile,

De son orbe coulant.

 

Empyrée d’autres cieux,

Que l’espoir renouvelle,

Ce soleil si gracieux,

Cette lune nouvelle.

 

Impossible voyage,

Improbable rencontre,

Par l’éclipse l’hommage,

D’une aura qui se montre.

 

Quand le jour se termine,

Sur sa ligne garance,

Les volutes carmines,

Y dessine leur errance.

 

Nouvel astre du jour,

De minuit, la lumière,

Intérieur contre-jour,

De la nuit costumière.

 

Compossibles instants,

Crépuscule d’un ailleurs,

La rivière des temps,

D’un soleil orpailleur.

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 18:38

 

Fière et sans retenue, je la regarde,

Pleine de vie, d’une force nouvelle,

Provocante et roide sans mégarde,

Comme un défi, une sorte d’appel.

 

Outrance, mais aussi un émoi,

Une œuvre, une provocation,

Une sorte de création de soi,

Une offrande, une agression.

 

Chaude, doux témoignage,

Vulgaire et incroyable,

Pleine de vie, emplie de rage,

Sublime et pitoyable.

 

Venu du plus profond, et désigner le ciel,

S’emplir de désir, d’un sang brûlant,

Signe d’arrogance forte et superficielle,

De la vanité d’un orbe qui se tend.

 

Enfant de chimère, d’orgueil et d’excès,

Forte sur l’instant, faible toutefois,

Sûre, implacable, fragile en son succès,

Fille des attentes et images d’autrefois.

 

Surpris et étonné, je la regarde,

Dans une émotion d’impudeur,

En ce qu’elle offre je me hasarde,

Dans l’écoulement de son humeur.

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 11:02
Ils ont vieilli... moi aussi, mais le frisson est intact!
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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 10:48

Poison doux éprouvé,

Qui lentement s’instille,

En nos corps accouvé

Se répand, se distille.

 

Délicieuse ciguë

Qui s’écoule au-dedans,

De douleurs aigues

Pour un mal trop ardent.

 

De nos sangs la liqueur

Le venin assassin,

Répandu en nos cœurs

Au profond de nos seins.

 

Cette intime brûlure

D’une lave discrète,

D’une lente coulure

En nos failles secrètes.

 

La résine d’un passé,

En perles de soleil,

Où l’amour amassé,

Dans l’ambre se délaye.

 

Le frisson de nos lèvres

En des rêves éveillés,

De sueur et de fièvres

Aux instants de veillée.

 

Parasite des âmes,

Malaria de nos sangs,

Punition de l’infâme,

Pour des cœurs innocents.

 

Flagellants silencieux,

Lanières cicatrices,

Morbides malicieux,

Spectateurs, spectatrices.

 

Interdits de bonheur,

Préposés des attentes,

Improbables honneurs,

D’incertaines ententes.

 

Là, en nous, si discret,

D’évidence pourtant,

Ce si prégnant secret,

Si lourd, insupportant.

 

Ce feu qui nous dérange,

Qui en nous tout ravage,

Braises et cendres mélange

Recouvrant nos rivages.

 

Incendie de nos plaines

Crépuscule de nos cieux,

En ce ciel porcelaine

Aux lointains capricieux.

 

Lentement se consument,

La raison, l’assurance,

Quand des doutes s’exhume

Le cadavre de l’errance.

 

De l’amour, les attentes,

Torses incertitudes,

Plurielles, confluentes,

Retorses d’attitudes.

 

Lierre fol controuvé,

Qui lent s’entortille,

En nos cœurs éprouvés,

Les chamades embastille.

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 10:19

 

 
 

 

 

 

 

Le temps d’un regard, d’une chanson, d’un tableau, d’un sourire, d’un coucher de soleil, d’un baiser, d’une main, d’une caresse, d’un bon film, d’un repas, d’une pensée, d’une attente... arrêter le temps, le suspendre... un instant...pour se sentir vivant, si vivant et humain.

 

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 09:59

P1000815a.JPG 

 

 

Nuit agitée, rêves confus,

Matin, j’entrouvre la fenêtre,

Rideau de brume sur la rue,

D’un petit jour venant de naître.

 

Sur la grisaille, des silhouettes,

Devant, un fil dans le travers,

En la découpe des fermettes,

La trouble face de l’avers.

 

Théâtre d’ombres et de rosée,

D’antennes floues et de toitures,

D’un gris décor là déposé,

En l’entrebail de l’ouverture.

 

Sur cet écran d’écume grise,

Elles étaient là, bien immobiles,

Comme ajoutées à cette mise,

D’une lumière encore fragile.

 

Figées et troubles en équilibre,

Comme apposées dessus la toile,

Coups de pinceau d’un geste libre,

Belles secrètes dessous leur voile.

 

Deux simples notes sur une portée,

Deux noires, deux croches silencieuses,

Musique écrite et rapportée,

Sur l’aube unie et si gracieuse.

 

En ce brouillard, presque accouplées,

Bougeant à peine sur ce fil,

Formes graciles et découplées,

Comme dessinées par un faufil.

 

Taches impromptues sur une épure,

Qui se détachent de la grisaille,

Perles de jour d’une guipure,

À l’entrelacs de fines mailles.

 

Je les fixais, tout interdit,

Par l’émotion de leur présence,

Dans la fraîcheur, comme engourdi,

Comme figé par l’innocence.

 

Elles étaient là, statues de ciel,

Équilibristes impassibles,

De cette brume consubstantielles,

De cet instant, inamissibles.

 

Il n’était plus ni temps, ni lieu,

Mais elles et moi, tout simplement,

En cette aurore, en son milieu,

Comme seuls, sublime peuplement.

 

C’était hier, je m’en souviens,

Au sortir d’une nuit si confuse,

En un doux brouillard diluvien,

Se fit cette émotion diffuse.

 

Par la croisée je les regarde,

Légères, côte à côte et si frêles,

Si rassurées et sans mégarde,

Ombres chinoises tourterelles.

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 09:45

0--2759834_4-00.jpgJe tourne, je tourne en rond,

Derviche Derviche,

Avec mes pensées de plomb,

Derviche Derviche.

 

Ma tête ne tourne, ne tourne pas rond,

Derviche Derviche,

Prisonnière d’un tourbillon,

Derviche Derviche.

 

Mes mots tournent, tournent à l’envers

Derviche Derviche,

Et toi, tu les entends de travers,

Derviche Derviche.

 

Danse, danse le bal des incompris,

Derviche Derviche,

Danse qui donne le tournis,

Derviche Derviche.

 

Je tourne, tourne dans l’ivresse,

Derviche Derviche,

Vaste valse maladresse,

Derviche Derviche.

 

Je tangue, tangue moribond,

Derviche Derviche,

Aux mesures d’un accordéon,

Derviche Derviche.

 

Ronde, ronde solitaire,

Derviche Derviche,

Ronde dans le désert,

Derviche Derviche.

 

Ecoute, Ecoute ma chanson,

Derviche Derviche,

Sanglots de déraison,

Derviche Derviche.

 

Demain tourneur ne serai plus,

Derviche Derviche,

L’ourlet de plomb combien surplus,

Derviche Derviche.

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 20:59

Comme un incendie,

Qui dévore et ravage,

Animal maudit,

Fauve, animé de rage.

 

Carnivore et brûlant,

Dans sa course animée,

Qui égorge en hurlant,

Et s’en vient décimer.

 

Sur les plaines des âmes,

Au crépuscule des peines,

Se déroulent des drames,

Et s’ourdissent les haines.

 

Flammes, le feu intérieur,

Attisé par les vents,

Meurtriers ingénieurs,

Assassins connivents.

 

Les langues incendiaires,

Qui lèchent les blessures,

Sur l’ horizon d’hier,

Les avides morsures.

 

Oranges et carmines,

Nos terres ensauvagées,

Quand ces braises illuminent,

Les vallées ravagées.

 

Vacarme des chamades,

De poitrines essoufflées,

Myocardes nomades,

Et paupières boursouflées.

 

Terre de feu, lit de sang,

Larmes grasses et rouges,

Ce pourpre qui descend,

De l’invisible bouge.

 

Sidération folies,

Rires, silences et pleurs,

Résonne l’hallali,

Trompette son ampleur.

 

Caresses et baisers,

Regards et attentes,

Colère inapaisée,

Ivresse mésententes.

 

Amour, folle passion,

Insupportable vide,

Des faits la commission,

Par les passions avides.

 

Elle tourne dans sa cage,

De désir, bête folle,

D’un désir qui l’enrage,

Qui l’enrage et l’affole.

 

Intérieur parasite,

Magnifique douleur,

Ces instants qui hésitent,

Ralentissent les heures.

 

Il ronge et se repaît,

Brûle, les âmes et les chairs,

S’apaise et puis renaît,

Dévaste les jachères.

 

Sous la nuée ardente,

D’un volcan ravageur

En des terres irrédentes,

Son courroux si rageur.

 

Et la cendre se dépose,

Recouvrant les malheurs,

Grise lie où repose,

Nos anciennes douleurs.

 

Poudre et sang mêlés,

Linceul de poussière,

Mort et vie emmêlés ,

L’intérieur cimetière.

 

Comme des monstres possibles,

Sur les landes intimes,

Nos passions indicibles,

Languides nous déciment.

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 11:46
(Lire à partir 1min19)

 

C’est la marche des ombres,

Celles issues des temps,

Qui avancent en nombre,

Au bord d’un étang.

 

Longs et lents défilés opaques,

Marabunta des âges,

Sur les pourtours confus d’un lac,

Non loin des amarrages.

 

Fleuve obscur qui coule,

Sur la ligne d’un horizon,

En son lit qui s’enroule,

Qui enlace les saisons.

 

Sur les bas reliefs de la lune,

Se glisse sa course,

Sous les capelages des hunes,

Brille la grande ourse.

 

Marche des pénitents,

Sur les berges du destin,

En des pas hésitants,

Vers un ultime festin.

 

Dentelle du crépuscule,

Sur l’ouvrage du jour,

Chenille qui s’articule,

Sur les plaines alentour.

 

Rien ne change rien n’y fait,

Dans la brune va la file,

Par le jour qui se défait,

Se font les songes qui défilent.
 

Ondulation mouvante et grise,

Reflets d’or sur la surface,

La procession de l’onde se grise,

Aube et nuit sont face à face.

 

C’est  la marche des ombres,

Dans le défilé des heures,

Des instants de pénombre,

Qui se succèdent sans heurt.

 

 

 

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 10:07

vagues-marseille-plus-belles-photos-vagues_177119.jpgEaux noires qui se déversent et bousculent,

Les voilà au-dedans, impitoyables torrents,

Flots sombres face auxquels tout se recule,

Balayé, écrasé, par cet implacable courant.

 

C’est une boue fluante qui vous aspire,

Masse sombre et lourde qui s’immisce,

Enveloppant tout ce qui dedans respire,

Puis dans l’âme lasse s’insinue et se glisse.

 

Une eau froide, si froide, mêlée de fange,

Qui ravage, écrase, et emprisonne.

Lave glacée qui piège et puis vous mange,

L’esprit meurtri qui déraisonne.

 

Rivière aux tumultes intérieurs,

Vase intime qui se dépose,

L’âme noyée cherche l’extérieur,

Pour fuir ce qui l’indispose.

 

La masse vous circonvient, vorace,

Vous enveloppe et vous entraîne,

Cogne dans votre tête, la fracasse,

En ses tréfonds vous y emmène.

 

Lentement tout s’empêtre puis se noie,

Dans cet amalgame, cet infini obscur,

Rêves et cauchemars en une seule poix,

Forme vorace et gluante qui perdure.

 

Elles vous happent et vous dévorent,

Petit à petit, votre intérieur vivant,

Masses épaisses, mates et incolores,

Qui s’écoulent du crépuscule au levant.

 

Rien n’arrête les eaux noires intérieures,

Flots poisseux des brunes sans atours

Vagues intimes d’une discrète fureur,

Qui de la nuit font un interminable jour.

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