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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 20:11

Viens danser, dans le vent, sous la pluie,

Prends ma main, ne dis rien, enlace-moi.

Sous l’averse, dans les flaques, le tournis,

De tes yeux si brillants, embrasse-moi.

 

Lamparo de musique, une chanson de lumière,

Flottent les notes, ivres de couleurs.

C’est le bal de la vie, dans tes bras en hiver,

Le frisson d’une nuit de voleurs.

 

Le tango des étoiles dans la valse du temps,

Tournent les âmes et les têtes par des pas arrondis.

Les regards se cherchent en les souffles haletants,

Et les mains redécouvrent le chemin des envies.

 

Sous les lampions assoupis, entre les tables vides,

Les pas glissent, et se perdent les corps.

Farandole muette dans le ciel des regards avides,

C’est le désir qui replante le décor.

 

Viens danser dans l’ailleurs, dans la nuit,

Où personne n’est plus ni nous ne guette,

Confondus enlacés, unis, à jamais réunis,

Sans plus rien, plus rien que l’on regrette.

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 19:30

Des larmes des pleurs,

La vie, tout simplement,

Te voir et te savoir,

T’attendre et attendre.

 

Des mots et des regards,

Le silence,

Ton corps, le ciel,

Et tout le reste encore.

 

En l’instant vouloir mourir,

Et vouloir vivre à la fois,

Rester en la demeure,

S’échapper et s’enfuir.

 

Le vent, ton souffle,

Le ciel, tes yeux, ta peau,

Ce soleil si grand,

Cet émoi si fort.

 

La chair qui hurle, qui saigne,

Au-dedans, au dehors,

Chamade violente,

Chaotique indolente.

 

Mes mains, mes peurs,

Tes lèvres, ton ventre,

Le temps qui passe,

Qui parfois s’arrête.

 

Les gens, tous les gens,

Autour, ailleurs, ici,

La vie, quotidienne,

L’ivresse, entêtante.

 

La nuit, le jour, hier déjà,

Aujourd’hui, encore,

Des bruits, des pas,

Les autres, toujours les autres.

 

Ton sourire, tes cris,

Ta bouche, mon désir,

Et moi qui te regarde,

Qui te regarde et m’emplis.

 

(15/04/2001)

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 18:42

Aurore diaphane,

De mousseline revêtue,

Dans la nuit qui se fane

Sous le jour impromptu.

 

Dans sa traîne de brume

Par-dessus les marais,

Treillissée par les grumes

La lumière apparaît.

 

Au tréfonds des mémoires

Des recoins de pénombre,

L’âme étire sa moire,

Le dessein de son ombre.

 

Silhouette du jour

Dans la brune fatiguée,

Au travers les ajours,

Des roseaux dans le gué.

 

C’est une brise qui souffle

La caresse d’une aube,

Sur la nuit qui s’essouffle

Et qui tombe sa robe.

 

La rosée qui scintille,

En perles de brouillard,

Translucides apostilles

D’un matin scribouillard.

 

Transperçant les ramées

La lumière dilacère,

Par de longues framées

Elle pénètre et s’insère.

 

C’est la vie qui reprend

Qui s’écrie de nouveau,

Sur ce ton qui surprend

Sa sortie du caveau.

 

Le baiser matinal

D’une humide clarté,

Sur le pli inguinal

De collines écartées.

 

L’horizon se dessine

Sur un tulle oranger,

Si lointaine traversine

D’un azur arrangé.

 

Et la terre respire

Exhale ses parfums,

Dans un ciel qui expire

Par-delà ses confins.

 

Cathédrale de futaie

Qui s’élève triomphante,

Lueur profane et hâtée

De cet astre qui l’enfante.

 

Quand sonnent les mâtines

Dans l’antre des clairières,

Les ombres palatines

Terminent leurs prières.

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 18:25

 

La vague me berce,

Mais en elle je me noie,

Onde qui caresse

Maîtresse qui ennoie.

 

Le crépuscule d’un jour,

D’un jour si fugace,

De nos instants trop courts,

De nos instants qui passent.

 

Les coulisses profondes,

D’une nuit trop longue,

Où les âmes se fondent,

En leur baie d’Halong.

 

En l’écume des jours,

Sont des larmes de sel,

Des chagrins contre-jour,

Les douleurs isocèles.

 

Sur cette onde une jonque,

Sage songe léger,

Qui navigue quelconque,

Aux regards étrangers.

 

Une image dans un rêve,

En la brune intérieure,

Quand le lointain se lève,

Sur des matins ailleurs.

 

Des reflets et des ombres,

D’argent et de lumière,

En la trouble pénombre

Par-dessous les paupières.

 

L’azur de ton regard,

En voile d’horizon,

Où mon rêve s’égare,

Y perdant la raison.

 

Lamparo, cormoran,

Au coucher du soleil,

Sous l’éclat différent,

Des lueurs du sommeil.

 

Lentes, les pensées glissent,

Sur ce delta obscur,

En l’onde étale et lisse

Sans vague ni murmure.

 

L’attente du lendemain,

Au lieu des souvenirs,

T’y prendre par la main,

Te voir y revenir.

 

Le doux baiser d’une aube,

Sur le sable du jour,

Quand le ciel vêt sa robe,

Aux couleurs de toujours.

 

Voir la jonque revenir,

Et son ombre sur le large,

Lentement s’agrandir,

Sur l’espace en sa marge.

 

Les couleurs du levant,

D’un hélianthe matinal,

Orangé dans le vent,

Dans le jour liminal.

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 20:22

P1010953a1.JPGBrillantes et conjointes

En l’ombre de l’abside,

Si proches si disjointes,

Opaques translucides.

 

Lumière des vœux, lueur des âmes,

Chagrin secret larmes de cire,

Histoire d’un homme ou d’une femme

Que la pénombre vient adoucir.

 

En le silence des lieux,

Côte à côte enflammées,

De ces regards si pieux,

Votives allumées.

 

Flammes légères et dansantes,

Fines ballerines conventuelles,

En ce transept toutes ondoyantes,

Voisines, complices et mutuelles

 

Des cierges et chandelles,

Lentement se consument,

Suppliques des fidèles,

Présentes ou posthumes.

 

Pavane des âmes insérées,

Oblations, offrandes et prières,

Volutes de flammes incérées

Sacrificielles écuyères.

 

Vitraux parfums d’encens,

Parfois un courant d’air,

L’invisible embrassant,

Ces filles de lumière.

 

Un bruit de pas, un bruit de chaise,

Une ombre passe sous la nef,

Ténue, discrète si peu à l’aise,

Venant frôler les bas-reliefs.

 

Etrange crucifié,

Embaumé de lumière,

En l’antre pacifié

Des querelles guerrières.

 

Sabbat chrétien enluminé,

Danse des anges et démons,

Sous cette voûte illuminée,

En l’intérieur est le sermon.

 

Brillantes et conjointes

Pénombre de l’abside,

Se touchent de la pointe,

Dansantes Parnassides.

 

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 20:06

Les mots, les sons,

Mais les musiques aussi,

Les silences, les souvenirs,

Tout est toi, rien que toi.

 

Le soleil et l’horizon,

Mais la pluie aussi,

Les hier et l’avenir,

Tout est toi, rien que toi.

 

La folie, la déraison,

Mais la passion aussi,

Les pensées le réfléchir,

Tout est toi, rien que toi.

 

Le temps, les saisons,

Mes les jours aussi,

Les souffles les soupirs,

Tout est toi, rien que toi.

 

Les rues, les maisons,

Mais les ruelles aussi,

Les impasses où se tapir,

Tout est toi, rien que toi.

 

Les hivers, les fenaisons,

Mais les automnes aussi,

Le soleil en son nadir,

Tout est toi, rien que toi.

 

La liberté, la prison,

Mais l’infini du ciel aussi,

Les larmes, les sourires,

Tout est toi, rien que toi.

 

Les reflets, les paraisons,

Mais la lumière aussi,

La bougie et sa cire,

Tout est toi, rien que toi.

 

L'orée, sa feuillaison,

Mais ses ramures aussi,

Ses feuilles en devenir,

Tout est toi, rien que toi.

 

Le crépuscule, sa liaison,

Mais l’aube nouvelle aussi,

Le jour naissant à définir,

Tout est toi, rien que toi.

 

La joie la peur, leur unisson,

Mais la quiétude aussi,

Le mal qui fait souffrir,

Tout est toi, rien que toi.

 

L’instant, la comparaison,

Mais toute chose aussi,

Le temps à impartir,

Tout est toi, rien que toi.

 

Mon âme, ma raison,

Mais ma vie aussi,

Mes désirs à venir,

Tout est toi… rien que toi.

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 18:52

Par ses ombres et ses contrastes

S’étale ton ventre,

Chaude douce lueur de l’astre

Qui émane de ton antre. 

 

Plaine molle qui palpite

Sous la caresse d’un désir,

D’un frisson qui crépite

À cet appel du plaisir.

 

Il s’écoule dans son ondulation

Jusqu’au delta, par les ombrages,

Ample frémissement d’une palpitation

Qui lente va et se propage.

 

Avide volcan d’un bord de mère

Dont les écumes sont translucides,

Ventre qui s’ouvre sur un cratère

Aux vapeurs douces et acides.

 

Par la faille de cette chair vive

S’écoule une lave brûlante,

Que l’envie de mes doigts avive

Par des caresses indolentes.


Ils entrent en toi au plus profond,

En la moiteur de tes replis,

Dans ce volcan en ses tréfonds,

En tes entrailles et leur surplis.

 

Tes jambes se serrent, ton ventre crie,

Un spasme fige ta chair,

Ton souffle se perd, centre décrit,

De l’orbe de la sphère.

 

Je sens tes reins qui se durcissent,

Ma langue fouille ton intime,

Et tes humeurs qui s’épaississent,

Dans ce baiser des bouches ultimes.

 

Tu mouilles, de ma salive tu mouilles,

Qui à celle de ton ventre se mêle,

Dans cet abouchement que rien ne souille

Où nos sucs et chairs nôtres s’emmêlent.

 

Ton corps s’agite et puis s’emballe

Se crispe se tord et se détend,

Dans la frénésie de ce bal

Et de nos souffles haletants.

 

Là ton ventre palpite, cœur enivré,

En cet instant d’outrance,

Par ma langue des tabous délivré,

Il coule d’abondance.

 

De mes lèvres file une lave

Que les tiennes ont exprimée,

Limpide sève suave

Aux fragrances sublimées.

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 09:23

Toi

La lumière,

Comme un pinceau,

Dessine le soir,

Ou peut être le matin,

Sur ta peau,

Sur ton corps,

En ses ondes.

 

La lumière,

 

Comme un pinceau,

 

Dessine tes formes,

Ou peut-être les peint,

Sur ma peau,

Sur mon corps,

En son ombre.

 

La lumière,

Comme un pinceau,

Dessine ton corps,

Ou peut être l’exhibe,

Face à moi,

Au-dedans,

Au dehors.

 

La lumière,

Comme un pinceau,

Dessine le jour,

Ou peut être la nuit,

En nos pâmes,

Sur nos lèvres,

Dans nos cœurs.

 

La lumière,

Comme un pinceau,

Raconte révèle,

Tes lombes,

Ta bouche,

Mes songes,

Combien tu es belle.

 

La lumière,

Comme un pinceau,

Dessine nos émois,

Sur le temps,

Caresse nos âmes,

Sur les draps,

En nos chairs.

 

La lumière,

Comme un pinceau,

Dessine ton ventre,

Raconte tes seins,

Trouble faisceau,

Sur tes hanches,

Sur tes reins.

 

La lumière,

Comme un pinceau,

Dessine ton âme,

Clair obscur,

D’un instant,

D’une chambre,

D’une femme.

 

La lumière,

Dans mes yeux,

Dessine ton corps,

Et ses ombres,

En mon regard,

La lumière,

Dessine des larmes.

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 20:50

Je voudrais courir dans le vent et que d’un coup, dans une rafale, il m’emporte à jamais par dessus les temps, tel un air de violon interminable un soir de mélancolie. Voir se rider les océans et poudroyer l’écume des vagues, projeter les flots sur la berge pour les fracasser en myriades de perles salées. Repousser l’onde et la faire se cabrer, revenir, puis tout éclabousser. Assécher la saumure sur le rivage et le durcir, pour n’y laisser que des langues blanchâtres de mousse parmi les coquillages évidés.

Je me voudrais tout ou partie de lui pour souffler les volutes de sable dans l’arrondi des dunes géantes des déserts torrides. Tracer les ondes de silice dans les ergs silencieux et chauffés à blanc. Qu’il m’élève assez haut pour être giflé par les blizzards d’altitude, aux confins des sommets arides et figés, où les cristaux deviennent des linceuls, et son souffle une froide blessure.

Je le voudrais inlassable, dans sa course des airs, pour effleurer les épis et faire courir cette caresse d’ombre sur l’immensité des champs emblavés, tel l’accéléré d’une journée qui s’écrit et semble se résumer dans sa course. Le voir s’emmêler dans les branches, s’y disperser, et l’entendre hurler sa plainte de douleur, longue, dans l’obscurité naissante d’un crépuscule de novembre, en chouette de rumeur.

Je serais la bourrasque, le souffle et le courant d’air qui effeuilleront les arbres à l’automne de l’an, déposant un tapis mouvant sur l’humus d’hier, et apposant la brume aux instants de répit dans les ramures dénudées des jours qui passent. Maîtres, lui et moi, de la pluie cinglante et froide, telle le couteau de l’hiver, qui s’en viendra taillader les visages de ceux qui s’attardent à la tombée de la nuit, en punition des retards solitaires dans la brune qui s’impatiente.

Plus jamais je ne reviendrais alors, restant éternellement impalpable et caressant, dans l’immensité du néant, voyageant sans cesse par-dessus les océans, les plaines, les déserts et les sommets, dansant avec les feuilles dans la musique du vent, secouant les ramures, frôlant les pelages et gonflant les duvets. Je serais alors tout et rien à la fois, dans la bruine collante, dans l’air asséché et brûlant, dans la giboulée brutale et le câlin tiède des brises. Tout et rien dans l’infini du mouvement, dans l’incroyable mouvance des nuages nuit de pleine lune, tout et rien dans les volets qui claquent et voiles gonflées.

Un jour je partirai aux côtés du vent pour ne plus être que lui, oubliant qui je suis vraiment pour l’être autrement, ailleurs, à la source sienne, dans ce lointain pays caressant. Un jour plus personne ne me saura, ne me cherchera, car je serai fils du vent détaché de moi et d’autrui, et je pourrai danser, danser éternellement, lui et moi, poussières et rafales enlacées.

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 20:30

Dans la bousculade des heures,
j’ai arrêté le temps,

Figeant les vagues du bonheur,

Dans ce mien contretemps.

 

Dessous le voile gris des cieux,

Dans le vent du bord de mer,

De ce regard séditieux,

J’ai redessiné brumaire.

 

Rideau d’une écume de sel,

Dans la profondeur du jour,

Des nuages le carrousel,

En la lumière des ajours.

 

Ton absence pesante lourde,

Comme l’infini lointain,

A mes appels restant sourde,

Dans tes silences hautains.

 

Colère et tumulte des choses,

Chamade des océans,

Quand sur notre horizon s’impose,

L’obscur voile du néant.

 

Par l’orchestre des éléments,

Se disent les colères,

Peines et choeurs des amants,

Qui s’affrontent dans l’air.

 

Bourrasques de terre et de ciel,

Sombreur du firmament,

Vaine attente de l’arc-en-ciel,

Sur son linéament.

 

Opéra, courroux de la vie,

Oratorio des âmes,

Les pleurs s’écoulent à l’envi,

Quand les êtres se pâment.

 

Navires qui se perdent au loin,

Qui s’échouent sans retour,

Se meurent sans témoin,

Quand se meurt le jour.

 

C’est le murmure des souvenirs,

Le souffle des hier,

Que l’on écoute s’en revenir,

En le chant des prières.

 

La marée dépose puis efface,

S’étale et s’en repart,

Mer et rivage sont face à face,

Plus rien ne les sépare.

 

Et les attentes sont belles,

Dans la grisaille du mal,

Où la jetée se fait dentelle,

Des vagues qui l’avalent.

 

Dans l’amalgame du chaos,

Sous les gifles du vent,

Une tourmente tout là-haut,

S’agite en s’élevant.

 

Dans l’aube pâle du crépuscule,

Quand las se couchent nos soleils,

De lourds nuages les bousculent,

Sombres pensées qui appareillent.

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