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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 09:23

Toi

La lumière,

Comme un pinceau,

Dessine le soir,

Ou peut être le matin,

Sur ta peau,

Sur ton corps,

En ses ondes.

 

La lumière,

 

Comme un pinceau,

 

Dessine tes formes,

Ou peut-être les peint,

Sur ma peau,

Sur mon corps,

En son ombre.

 

La lumière,

Comme un pinceau,

Dessine ton corps,

Ou peut être l’exhibe,

Face à moi,

Au-dedans,

Au dehors.

 

La lumière,

Comme un pinceau,

Dessine le jour,

Ou peut être la nuit,

En nos pâmes,

Sur nos lèvres,

Dans nos cœurs.

 

La lumière,

Comme un pinceau,

Raconte révèle,

Tes lombes,

Ta bouche,

Mes songes,

Combien tu es belle.

 

La lumière,

Comme un pinceau,

Dessine nos émois,

Sur le temps,

Caresse nos âmes,

Sur les draps,

En nos chairs.

 

La lumière,

Comme un pinceau,

Dessine ton ventre,

Raconte tes seins,

Trouble faisceau,

Sur tes hanches,

Sur tes reins.

 

La lumière,

Comme un pinceau,

Dessine ton âme,

Clair obscur,

D’un instant,

D’une chambre,

D’une femme.

 

La lumière,

Dans mes yeux,

Dessine ton corps,

Et ses ombres,

En mon regard,

La lumière,

Dessine des larmes.

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 20:50

Je voudrais courir dans le vent et que d’un coup, dans une rafale, il m’emporte à jamais par dessus les temps, tel un air de violon interminable un soir de mélancolie. Voir se rider les océans et poudroyer l’écume des vagues, projeter les flots sur la berge pour les fracasser en myriades de perles salées. Repousser l’onde et la faire se cabrer, revenir, puis tout éclabousser. Assécher la saumure sur le rivage et le durcir, pour n’y laisser que des langues blanchâtres de mousse parmi les coquillages évidés.

Je me voudrais tout ou partie de lui pour souffler les volutes de sable dans l’arrondi des dunes géantes des déserts torrides. Tracer les ondes de silice dans les ergs silencieux et chauffés à blanc. Qu’il m’élève assez haut pour être giflé par les blizzards d’altitude, aux confins des sommets arides et figés, où les cristaux deviennent des linceuls, et son souffle une froide blessure.

Je le voudrais inlassable, dans sa course des airs, pour effleurer les épis et faire courir cette caresse d’ombre sur l’immensité des champs emblavés, tel l’accéléré d’une journée qui s’écrit et semble se résumer dans sa course. Le voir s’emmêler dans les branches, s’y disperser, et l’entendre hurler sa plainte de douleur, longue, dans l’obscurité naissante d’un crépuscule de novembre, en chouette de rumeur.

Je serais la bourrasque, le souffle et le courant d’air qui effeuilleront les arbres à l’automne de l’an, déposant un tapis mouvant sur l’humus d’hier, et apposant la brume aux instants de répit dans les ramures dénudées des jours qui passent. Maîtres, lui et moi, de la pluie cinglante et froide, telle le couteau de l’hiver, qui s’en viendra taillader les visages de ceux qui s’attardent à la tombée de la nuit, en punition des retards solitaires dans la brune qui s’impatiente.

Plus jamais je ne reviendrais alors, restant éternellement impalpable et caressant, dans l’immensité du néant, voyageant sans cesse par-dessus les océans, les plaines, les déserts et les sommets, dansant avec les feuilles dans la musique du vent, secouant les ramures, frôlant les pelages et gonflant les duvets. Je serais alors tout et rien à la fois, dans la bruine collante, dans l’air asséché et brûlant, dans la giboulée brutale et le câlin tiède des brises. Tout et rien dans l’infini du mouvement, dans l’incroyable mouvance des nuages nuit de pleine lune, tout et rien dans les volets qui claquent et voiles gonflées.

Un jour je partirai aux côtés du vent pour ne plus être que lui, oubliant qui je suis vraiment pour l’être autrement, ailleurs, à la source sienne, dans ce lointain pays caressant. Un jour plus personne ne me saura, ne me cherchera, car je serai fils du vent détaché de moi et d’autrui, et je pourrai danser, danser éternellement, lui et moi, poussières et rafales enlacées.

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 20:30

Dans la bousculade des heures,
j’ai arrêté le temps,

Figeant les vagues du bonheur,

Dans ce mien contretemps.

 

Dessous le voile gris des cieux,

Dans le vent du bord de mer,

De ce regard séditieux,

J’ai redessiné brumaire.

 

Rideau d’une écume de sel,

Dans la profondeur du jour,

Des nuages le carrousel,

En la lumière des ajours.

 

Ton absence pesante lourde,

Comme l’infini lointain,

A mes appels restant sourde,

Dans tes silences hautains.

 

Colère et tumulte des choses,

Chamade des océans,

Quand sur notre horizon s’impose,

L’obscur voile du néant.

 

Par l’orchestre des éléments,

Se disent les colères,

Peines et choeurs des amants,

Qui s’affrontent dans l’air.

 

Bourrasques de terre et de ciel,

Sombreur du firmament,

Vaine attente de l’arc-en-ciel,

Sur son linéament.

 

Opéra, courroux de la vie,

Oratorio des âmes,

Les pleurs s’écoulent à l’envi,

Quand les êtres se pâment.

 

Navires qui se perdent au loin,

Qui s’échouent sans retour,

Se meurent sans témoin,

Quand se meurt le jour.

 

C’est le murmure des souvenirs,

Le souffle des hier,

Que l’on écoute s’en revenir,

En le chant des prières.

 

La marée dépose puis efface,

S’étale et s’en repart,

Mer et rivage sont face à face,

Plus rien ne les sépare.

 

Et les attentes sont belles,

Dans la grisaille du mal,

Où la jetée se fait dentelle,

Des vagues qui l’avalent.

 

Dans l’amalgame du chaos,

Sous les gifles du vent,

Une tourmente tout là-haut,

S’agite en s’élevant.

 

Dans l’aube pâle du crépuscule,

Quand las se couchent nos soleils,

De lourds nuages les bousculent,

Sombres pensées qui appareillent.

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 18:40

Je regarde à la fenêtre et je vois ce quai qui démarre, me laissant seul sur le train. Je pourrais crier au chauffeur de la gare attendez je monte sur ce quai moi aussi ! Et pourtant je le laisse partir. Mon train ne bouge pas et tous les quais s’en vont, j’y laisse des morceaux de mon âme emportés par des inconnus et d’autres plus aimés. Je regarde ce quai qui s’en va, et sur lequel tu es, et je n’arrive  à sortir mon billet ! De tous les quais qui sont partis à l’heure j’aurais aimé que celui-ci fût en retard afin que j’apprenne à composter mon ticket d’accès…On m’a laissé dans le train sans m’accompagner, j’y ai croisé quelqu’un qui voulait bouger ! Moi j’attendais sans savoir si l’on devait venir me chercher et j’ai regardé partir le quai !

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 18:22

Aime-moi, aime-moi dans les secondes qui passent,

Dans le flot des souvenirs qui s’écoulent.

En les instants qui jaillissent et nous dépassent,

Aime-moi, quand je me perds dans la foule.

 

Que ton doux regard jamais seul ne me laisse,

Tel un lien  invisible, une amarre souple et solide,

Me reliant au port, au quai de tes caresses,

Me protégeant des vagues et bourrasques avides.

 

Emmène-moi sur l’onde des frissons,

Sur l'océan de ta peau, au vent de tes soupirs.

Emmène-moi loin, par-delà la raison,

Vers ces terres inconnues, au deçà du plaisir.

 

Par les mots, dans tes silences, en tes attentes,

Aime-moi, de tes yeux, de tes mains et de tes lèvres.

Que ton désir doux rende les secondes lentes,

En ces instants de folles passions et de douces fièvres.

 

Trace de ton regard l’horizon de mes lendemains,

Au crépuscule qui s’annonce, rassure-moi,

Sois ce miroir qui adoucit les images de son tain,

Ce reflet de ce que je suis, et qui scintille en toi.

 

Aime-moi, aime-moi toujours et à jamais,

Dans les pleins et déliés que tu traces,

Et ne pose ni n’écris le dernier guillemet,

Sur ces phrases où nos âmes s'enlacent.

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 21:57

Compossibles amants,

En la nuit des ombrures,

Du soleil réclamant,

L’éternelle dorure.

 

En sa chevelure blonde,

Sont des éclats de ciel,

Induline des ondes,

Puis flocons d’arc-en-ciel.

 

Mémoire, son orient,

Serrure de son astre,

Sur le lever priant,

Se tourne son palastre.

 

Sans eau, île perdue,

Mais que l’autre précède,

Dans sa traîne éperdue,

Par des heures qui l’obsèdent.

 

La caresse des attentes,

Leur étreinte invincible,

Dans les nuits hésitantes,

De détresse indicible.

 

La lumière sélénique,

Incroyable transfert,

D’un soleil onirique,

Que la nuit indiffère.

 

Les pensées analogues,

Au chevet des instances,

D’un muet monologue,

De paroles à distance.

 

La clarté en l’abside,

Sous le sombre du cœur,

Sur la ligne des apsides,

La chamade d’un chœur.

 

Une étoile lointaine,

En la stupeur du temps,

Infinie quarantaine,

Malheureux contretemps.

 

Sablier d’une étoile,

Poussière d’or s’écoulant,

En la brume, en son voile,

De son orbe coulant.

 

Empyrée d’autres cieux,

Que l’espoir renouvelle,

Ce soleil si gracieux,

Cette lune nouvelle.

 

Impossible voyage,

Improbable rencontre,

Par l’éclipse l’hommage,

D’une aura qui se montre.

 

Quand le jour se termine,

Sur sa ligne garance,

Les volutes carmines,

Y dessine leur errance.

 

Nouvel astre du jour,

De minuit, la lumière,

Intérieur contre-jour,

De la nuit costumière.

 

Compossibles instants,

Crépuscule d’un ailleurs,

La rivière des temps,

D’un soleil orpailleur.

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 18:38

 

Fière et sans retenue, je la regarde,

Pleine de vie, d’une force nouvelle,

Provocante et roide sans mégarde,

Comme un défi, une sorte d’appel.

 

Outrance, mais aussi un émoi,

Une œuvre, une provocation,

Une sorte de création de soi,

Une offrande, une agression.

 

Chaude, doux témoignage,

Vulgaire et incroyable,

Pleine de vie, emplie de rage,

Sublime et pitoyable.

 

Venu du plus profond, et désigner le ciel,

S’emplir de désir, d’un sang brûlant,

Signe d’arrogance forte et superficielle,

De la vanité d’un orbe qui se tend.

 

Enfant de chimère, d’orgueil et d’excès,

Forte sur l’instant, faible toutefois,

Sûre, implacable, fragile en son succès,

Fille des attentes et images d’autrefois.

 

Surpris et étonné, je la regarde,

Dans une émotion d’impudeur,

En ce qu’elle offre je me hasarde,

Dans l’écoulement de son humeur.

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 11:02
Ils ont vieilli... moi aussi, mais le frisson est intact!
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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 10:48

Poison doux éprouvé,

Qui lentement s’instille,

En nos corps accouvé

Se répand, se distille.

 

Délicieuse ciguë

Qui s’écoule au-dedans,

De douleurs aigues

Pour un mal trop ardent.

 

De nos sangs la liqueur

Le venin assassin,

Répandu en nos cœurs

Au profond de nos seins.

 

Cette intime brûlure

D’une lave discrète,

D’une lente coulure

En nos failles secrètes.

 

La résine d’un passé,

En perles de soleil,

Où l’amour amassé,

Dans l’ambre se délaye.

 

Le frisson de nos lèvres

En des rêves éveillés,

De sueur et de fièvres

Aux instants de veillée.

 

Parasite des âmes,

Malaria de nos sangs,

Punition de l’infâme,

Pour des cœurs innocents.

 

Flagellants silencieux,

Lanières cicatrices,

Morbides malicieux,

Spectateurs, spectatrices.

 

Interdits de bonheur,

Préposés des attentes,

Improbables honneurs,

D’incertaines ententes.

 

Là, en nous, si discret,

D’évidence pourtant,

Ce si prégnant secret,

Si lourd, insupportant.

 

Ce feu qui nous dérange,

Qui en nous tout ravage,

Braises et cendres mélange

Recouvrant nos rivages.

 

Incendie de nos plaines

Crépuscule de nos cieux,

En ce ciel porcelaine

Aux lointains capricieux.

 

Lentement se consument,

La raison, l’assurance,

Quand des doutes s’exhume

Le cadavre de l’errance.

 

De l’amour, les attentes,

Torses incertitudes,

Plurielles, confluentes,

Retorses d’attitudes.

 

Lierre fol controuvé,

Qui lent s’entortille,

En nos cœurs éprouvés,

Les chamades embastille.

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 10:19

 

 
 

 

 

 

 

Le temps d’un regard, d’une chanson, d’un tableau, d’un sourire, d’un coucher de soleil, d’un baiser, d’une main, d’une caresse, d’un bon film, d’un repas, d’une pensée, d’une attente... arrêter le temps, le suspendre... un instant...pour se sentir vivant, si vivant et humain.

 

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