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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 14:50

Ecoute la rengaine, la chanson qui martèle,

Danse la folie, valse de l’humeur,

Les murmures se moquent et sourient.

 

Dispersion, en toi les mots épars,

Ribambelles et farandoles,

Dans les pensées la phrase s’égare,

Obscurs propos et fariboles.

 

Tac tac, tac tac, le train sur les rails

Tap tap, tap tap, les pas sur le bitume

Toc toc, toc toc, le bec de l’oiseau, qui picore la tête.

 

Détricote le cerveau, maille après maille.

Acre parfum, senteurs d’amertume.

Les idées poissent le remugle qui entête.

 

Voltige, les mots s’aheurtent

Vertige, les idées se bousculent

Odeur d’envie de meurtre

La violence, peu à peu, s’accumule.

 

Tac tac, tac tac, le train sur les rails

Tap tap, tap tap, les pas sur le bitume

Toc toc, toc toc, le bec de l’oiseau, qui picore la tête.

 

Imbroglio de paroles, tisse la toile

Raison, enfin, laisse les coutumes

Que vienne le temps, le temps de l’après fête.

 

Rappe ta colère, chante ton courroux

Danse le geste, et le mime des fous

Nul n’est prophète, nul n’est victime.

C’est l’encre de la colère qui décide de la rime.

 

Tac tac, tac tac, le train sur les rails

Tap tap, tap tap, les pas sur le bitume

Toc toc, toc toc, le bec de l’oiseau qui picore la tête.

 

Les mots se chevauchent, et les idées déraillent

Au baptême des phrases, c’est l’irraison qu’on exhume

L’oiseau de nuit, affamé, sans cesse picore, évide la tête.

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 13:18

Ca ne parle qu’à vous,

Dans un murmure intime,

Une sorte de refrain,

De mauvais rendez-vous,

Une sourdine si infime

Sans pause ni frein.

 

Une homélie bafouillée,

Au son d’un mauvais bourdon,

Un truc intérieur à capella,

D’une raison affouillée

Par l’usure d’un fredon

Qui sans cesse donne le la.

 

Mutique marteau piqueur,

Tambourin du dedans,

Métronome inlassable

Et derviche penseur,

Qui se butte au redan

De questions inclassables.

 

Une histoire sans paroles,

Silencieuse confidence,

D’un battement de chœur,

Dans un acte sans rôle

Ni aucun pas de danse

Éternel haut le cœur.

 

Pulsation assourdie

Qui dévore la tête

Et résonne sans cesse,

D’un esprit alourdi,

Par l’écho qui l’entête

Et ne trouve de cesse.

 

Procession de martels,

Au chemin des enclumes,

En musique d’étameur,

Mauvais râles d’artels,

Associés d’amertume

Qui répètent leur clameur.

 

Vive valse hors des temps

Comme un tango frappeur

Sur le parquet des tempes,

En des pas haletants

De mauvais attrapeurs

Qui martèlent leurs étampes.

 

Crécelle monotone,

Dans le grenier des idées,

Et qui n’annonce rien,

Rengaine d’un automne,

Par les averses lapidé,

D’un crépuscule vaurien. .

 

C’est un ragot, en nous,

Une sourde pulsation,

Un soliloque pesant,

Qui s’attache et se noue,

Intérieure constriction,

Au-dedans s’imposant.

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 12:39

 

 (laissez passer les 20 premières secondes de musique...)

 

 

C’est un ciel, un ciel gris

Un ciel lourd qui se prolonge,

Ciel d’un jour qui s’aigrit

Dans les plis des vagues,

D’un azur qui se forlonge

Plus qu’il ne divague.

 

Assis sur la dune molle

 Dans la cinglure du vent,

Sous les cieux qui s’affolent

Une chanson dans la tête,

Je regarde au loin devant

S’en venir une tempête,

 

Traces de sel et goémon,

Une plage obscure s’étale,

Sombre interminable piémont

D’où la marée se retire,

Oubliant sur son étal

Son écume qui respire.

 

Les embruns vitement procèdent,

S’engouffrent vers l’estuaire,

En des rafales qui se succèdent

D’une violente procession,

Quand dans le calme portuaire,

Se vit l’attente de l’accession.

 

La nuit et le jour s’emmêlent

Se mélangent puis se confondent,

Ouate brune qui se pommelle

Brutale et grasse sur l’horizon,

Où des couleurs se morfondent

En une noire retiraison.

 

La mer s’en est allée, lointaine,

Chantant là-bas ses épithètes,

Et ma silhouette quintaine

Que le sable sec fustige,

Sur la dune s’arrime et s’entête

Dans les élymes qui voltigent.

 

Quand l’onde se fait le miroir

De cette voûte qui se grise,

Parant de soufre son égrisoir,

C’est dans les crêtes de sa colère,

Qui l’éclaboussent de leur emprise,

Que l’océan devient l’amer.

 

Dans les bourrasques le goéland,

Navigue fol et par saccades,

De la jetée ce chambellan,

Se voit bouter loin du rivage,

Bien au-delà les estacades

Hors la portée des arrivages.

 

C’est dans la bousculade du tout,

Dans cette confusion des choses,

Sous l’orage qui hale tire et toue,

Qu’au loin, dans une déchirure,

S’en vient paraître l’apodose

Moire du soleil en sa parure.

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 21:30

(Dédié  à Valdy en cette semaine Pascale qui lui est chère)

 

 

 

 

Quelles formes ont les traces du passé dans l'âme de ceux qui les cherchent ? Comment peut on refaire ce chemin à contre biais si l'on ne sait les distinguer dans les méandres de la mémoire, ces imperceptibles souvenirs? Quelle couleur a ce ciel ancien ? Quels sont les dessins et les trajectoires des nuages qui le peuplent ? Y a t il dans cet azur dépassé des montgolfières qui précèdent le vent ? Et les rivières et torrents dans quel sens s'écoulent ils sur ces reliefs oubliés ? Peut on sans risque refaire le chemin sans suivre le plan du temps qui passe, dos au présent à rebours le regard au loin ? Peut-on remettre les pas dans les pas sans déborder de la trace, regarder l'écume reculer et faire se lever le soleil à l'ouest ? Les larmes peuvent elles doucement se déverser sur les joues du bas vers le haut et venir se perdre dans les yeux ? Aurore peut elle quitter le crépuscule et retourner à l'aube de sa vie pour voir enfin le soleil se dessiner sur un horizon sans brume ?

La marée peut elle échapper à la lune et fracasser la digue sur ses vagues au mépris de la gravité, ramener le sable et refaire la dune ? Les oiseaux de l'âme repartir d'où ils viennent dans une migration à l'envers et les saumons de l'enfance redescendre les rivières ? Le jour peut il remplacer la nuit et la nuit le jour en alternance de gris ? Et les petits matins se fiancer à la brune ? Peut-on avancer de dos comme si l'on ne cessait de repartir parce que l'on veut s'assurer qu'hier a vécu comme il se doit ? Et reconstruire aujourd'hui afin que demain on ne le regrette pas ? Sait-on faire tourner la roue dans le sens opposé et émoudre le grain pour en faire du blé ?

Si un jour l'on s'arrête pour regarder avec attention le ciel saurons-nous remonter aux sources du vent ? Faire que la poussière remplisse le sablier et que s'écoule à nouveau le temps ? Pourrons-nous sur l'horizon des jours, dessiner l'avenir par-dessus la toile de ce qui fut ? Et refaire l'esquisse de ce qui doit advenir ? Les voyages n'ont-ils qu'un sens nous éloignant pour toujours de ce que nous sommes parce que le temps ajoute les distances et jamais ne les soustrait ?

Faut-il entrer dans les pièces que la mémoire un jour a refermées ? Descendre des navires qui nous ont mené ailleurs et s'amarrer aux quais du retour ? Se retourner à l'appel des souvenirs et courir dans l'espoir de pouvoir les embrasser ? Les amours d'antan peuvent ils redonner les premiers baisers sur des lèvres aux commissures ridées ? Faut il reprendre les routes à l'inverse des autres et chercher dans les bas côté ce qu'un jour nous avons jeté dans l'espoir de savoir qu'en faire ? Aller des moissons aux semailles et refermer les labours, ressortir la paille et greffer les éteules, revoir les blés et leurs vagues d'or sous les caresses du vent. Suivre du regard l'ombre qui s'enfuit comme une écume impalpable sur les épis qui ondulent berçant la campagne qui s'éveille et s'endort ?

 

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 21:22

Des mots placides, des mots douceur,

Des mots d’émeri, des mots qui râpent,

Des mots liquides, des mots qui pleurent,

Des mots connerie, des mots qui frappent.


Des mots poussières, des mots de sable,

Des mots d’antan, des mots passants,

Des mots d’hier, des mots passables,

Des mots du temps, de Maupassant.


Des mots blessures, des mots qui fâchent,

Des mots silence, des mots non dits,

Que l’on susurre ou que l’on cache,

Des mots d’absence, des mots redits.


Des mots d’amour, des mots chamade,

Des mots couleurs et des mots gris,

Des mots d’humour, de rigolade,

Des mots rancœur, des mots aigris.


Des mots de toi, de mots de lui,

Des mots colère, des mots hardis,

De mots matois, des mots fortuits,

Des mots tonnerre, des mots pardi.


Des mots bien seuls, des mots perdus,

Des mots qui riment, des mots qui chantent,

Des mots linceuls, des mots rendus,

Des mots déprime, des mots qui mentent.


Des mots sans queue, des mots sans tête,

Des mots riants, des mots insanes,

Des mots tout bleu, des mots de fêtes,

Mots d’orient lettres persanes.


Des mots tremblants, des mots malades,

Des mots de peurs, des mots d’angoisse,

Des mots chantants, des mots ballade,

Des mots de chœur, des mots paroisse.


Des mots de pierre, des mots arides,

Des mots sucrés, des mots desserts,

Des mots rapière qui se dérident,

Des mots sacrés que l’on ressert.


Des mots chaleur, des mots d’été,

Des mots d’hiver, des mots glacés,

Des mots clameur, mots endettés,

Des mots divers et haut placés.


Des mots jaunis, des mots d’automne,

Des mots en fleurs et printaniers,

Des mots honnis et monotones,

Des mots ronfleurs, mots casaniers.


Des mots mêlés et des mots doux,

Des mots toisés, des mots heurtés,

Mots emmêlés et aigres-doux,

Des mots croisés et aheurtés.


Des mots sans fin, des mots qui glacent,

Des mots de charme, des mots mystère,

Des mots enfin, des mots surplace,

Des mots de carme, des monastères.

 

(Offrande à Celeste )

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 20:35

Il y a les ocres, les verts,

La tourmente de gris,

Comme un ciel à l’envers,

Les labours sous la pluie.

 

Et puis ce vent, qui souffle

Sur les champs en devers,

Qui s’égare qui s’essouffle

Rescapé de l’hiver.

 

Sa course folle et froide,

En les enrues gorgées,

Humides empoignades

Sur la glèbe égorgée.

 

Un soleil égaré,

Comme absent, trop lointain,

En des cieux séparés

Si parés de chagrin.

 

L’infini de la terre,

Le tumulte du ciel,

L’impossible éventaire,

D’un terrestre arc-en-ciel.

 

Un rayon de lumière

Dilacère la grisaille,

Transperçant la verrière

De nuées qu’il cisaille.

 

Le grand vide des plaines,

L’absolu du silence,

Dans la bruine si pleine

Déversant sa dolence.

 

L’absence insoutenable,

Si forte si prégnante,

De cet astre impalpable

La distance poignante.

 

Et la plainte du vent,

Son écho ses rafales,

Qui s’en va s’élevant,

Geignement triomphal.

 

Là-bas sur l’horizon,

Aux confins du regard,

Du soleil l’oraison,

Laconique s’égare.

 

C’est la pluie qui déverse

Sa brumaille collante,

Dans le flot d’une averse

Qui s’inverse insolente.

 

Il fait gris, il fait froid,

Sous la voûte qui s’éloigne,

En la peine et l’effroi,

Où mon âme s’empoigne.

 

Il n’est rien qui déchire,

Ce voilage si sombre,

Ni ne vient l’affranchir,

Du tissage de l’ombre.

 

Où es-tu mon Soleil ?

Où es-tu ma lumière ?

Quand à peine s’éveillent,

Les semailles premières ?

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 20:26

Le ciel tuméfié de novembre,

Son crépuscule de mauves,

Plissé, en le gris de son ambre,

Délinéé de fauves.

 

Veillée d’un soleil mourant,

La procession des ombres,

Fluants pénitents concourants,

Qui défilent en nombre.

 

Sa tombe, par delà l’horizon,

Son clair-obscur couchant,

En la brumaire paraison,

D’une brune accouchant.

 

Combien furent, les yeux, les regards,

Qui sur lui se posèrent ?

A sa beauté ayant égard,

Mais pourtant ne l’osèrent.

 

Là-bas, à son invitation,

Dans le soir se dérobe,

Quand la nuit, en sa lévitation,

Se dévêt de sa robe.

 

Le temps en l’espace se fond,

La pénombre s’en vient,

Le jour en la nuit se confond

Et son ombre devient.

 

Matin sur les ruines d’hier

S’étant s’échafaudé,

Tel l’architecte d’une lumière

Venant s’accommoder.

 

Le voilà, étrange mauresque,

Sous son voile d’orient,

Son clair regard, son arabesque,

Sur l’horizon brillant.

 

Matutinal déshabillé

Blasonné de lueurs,

Aurore d’un novembre endeuillé,

D’un azur dilueur.

 

Enfant du matin, sa naissance,

Sur la peau son sensible,

Sa parousie, sa renaissance,

Sa gésine visible.

 

Le voici grand et manifeste,

De sa couronne ceint,

Dans sa lumière qui atteste,

L’heur de son dessein.

 

A genoux, par lui adoubé,

Sur son orbe roi des cieux,

Sa voûte, son empire courbé,

Son manant silencieux.

 

Là-haut, ses combats, sa bataille,

Son destin qui se trace,

Par sa dague d’or qui entaille,

Les nuées qui trépassent.

 

Astre du jour, prince du ciel,

Vieillard en le nadir,

Si intangible, insubstantiel,

Le soir s’en vient maudire.

 

Dans le crépuscule il se meurt,

En sa mort son sommeil,

Me laissant seul, en la demeure,

Soleil, ô mon soleil.

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 20:23

Entre chien et loup elle hésite,

Retardant alors son repli,

En l’instant sacré de sa visite

Grise vêtue de son surplis.

 

Orpheline du jour

Pupille de la nuit,

Absente de toujours

De l’ombre qui la suit.

 

Sombre du crépuscule

En l’obscur funèbre,

Quand l’espoir bascule

A l’heure des ténèbres.

 

Femme inconnue et secrète,

Derrière sa mante noire,

Lueur d’une lune discrète,

Aimante de sa moire.

 

Mauves dans un ciel bistre

Aux pourtours orangers,

Larmes d’un œil triste

De contours arrangés.

 

La brune, dans son ample robe,

Danse gracieuse dans le soir,

En la fragrance qui l’enrobe

Par la caresse du lissoir.

 

Ridules d’une surface,

D’un étang embruni,

Qui lentes s’y déplacent,

Sur l’onde rembrunie.

 

Silhouettes mystères

Sur la toile de pénombre,

De ramures austères

En le voile de leur nombre.

 

Le souffle bruissé du vent,

Tel un murmure de sa présence,

Quand s’avancent les auvents

Sous la voilure du silence.

 

Le vol d’un oiseau de nuit,

En la sombreur du ciel,

Quand sonne le glas de minuit,

Hasard existentiel.

 

Les chemins vont, puis se perdent,

Franchissent des passavants,

Se retrouvent, puis se reperdent,

S’égarent au loin devant.

 

Le ciel s’écoule sur les nues,

Semble s’enfuir lentement,

Crêpe posé sur le corps nu,

De l’astre clair du firmament.

 

Il est, peuple de la brune,

En mouvances lointaines,

De marionnettes nocturnes,

Qui valsent sur la plaine.

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 20:11

Viens danser, dans le vent, sous la pluie,

Prends ma main, ne dis rien, enlace-moi.

Sous l’averse, dans les flaques, le tournis,

De tes yeux si brillants, embrasse-moi.

 

Lamparo de musique, une chanson de lumière,

Flottent les notes, ivres de couleurs.

C’est le bal de la vie, dans tes bras en hiver,

Le frisson d’une nuit de voleurs.

 

Le tango des étoiles dans la valse du temps,

Tournent les âmes et les têtes par des pas arrondis.

Les regards se cherchent en les souffles haletants,

Et les mains redécouvrent le chemin des envies.

 

Sous les lampions assoupis, entre les tables vides,

Les pas glissent, et se perdent les corps.

Farandole muette dans le ciel des regards avides,

C’est le désir qui replante le décor.

 

Viens danser dans l’ailleurs, dans la nuit,

Où personne n’est plus ni nous ne guette,

Confondus enlacés, unis, à jamais réunis,

Sans plus rien, plus rien que l’on regrette.

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 19:30

Des larmes des pleurs,

La vie, tout simplement,

Te voir et te savoir,

T’attendre et attendre.

 

Des mots et des regards,

Le silence,

Ton corps, le ciel,

Et tout le reste encore.

 

En l’instant vouloir mourir,

Et vouloir vivre à la fois,

Rester en la demeure,

S’échapper et s’enfuir.

 

Le vent, ton souffle,

Le ciel, tes yeux, ta peau,

Ce soleil si grand,

Cet émoi si fort.

 

La chair qui hurle, qui saigne,

Au-dedans, au dehors,

Chamade violente,

Chaotique indolente.

 

Mes mains, mes peurs,

Tes lèvres, ton ventre,

Le temps qui passe,

Qui parfois s’arrête.

 

Les gens, tous les gens,

Autour, ailleurs, ici,

La vie, quotidienne,

L’ivresse, entêtante.

 

La nuit, le jour, hier déjà,

Aujourd’hui, encore,

Des bruits, des pas,

Les autres, toujours les autres.

 

Ton sourire, tes cris,

Ta bouche, mon désir,

Et moi qui te regarde,

Qui te regarde et m’emplis.

 

(15/04/2001)

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