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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 16:05

(Essayez aussi sur la musique précédente)

 

 

Sur ces draps des parfums,

Des odeurs, celles d’hier,

Effluves d’un refrain

De ces aubes premières.

 

Effacés, cancellés,

Ce que furent nos instants,

Nos instants pastellés,

Irréels existants.

 

Déplissé ce drapé

Vieille couche adultère,

La vouloir dénappée

De ce qui l’oblitère.

 

De jadis le présent,

Les traces et les plis,

Que l’antan complaisant

Incident nous déplie.

 

Les chiffons du passé,

Ruchés ou bien rangés,

Négligés repassés,

Devenus étrangers.

 

Chemises empesées

Senteurs de naphtaline,

De vieilles fragrances boisées

S’éveillent et nous câlinent.

 

Etreintes oubliées,

Qui d’un coup s’en reviennent,

S’en viennent tourbillonner,

Anciennes valses de Vienne.

 

Les draps de nos ébats,

Froissés et parfumés,

Oblitérés là-bas,

Ici sont exhumés.

 

S’entrouvre la mémoire,

S’exhalent ses arômes,

S’échappant de l’armoire,

De naguère le fantôme.

 

Des silhouettes d’encre,

Eaux fortes imprégnées,

Curieuses lèvent l’ancre

Venant accompagnées.

 

Souvenirs de caresses,

De baisers, de regards,

D’une tiède mollesse,

Dans le temps qui s’égare.

 

Sur ce vieux lit d’effets,

En ses draps insolites,

Un ancien imparfait,

S’impose en nous s’invite.

25/04/2011

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 13:38

 

J’entends battre mon cœur

Et il me dit le temps,

Dans sa lente langueur

Alors que je t’attends.

 

Il me crie ce silence,

Si lourd et si pesant,

Celui de cette absence,

Si présente au-dedans.

 

Et je le laisse passer

Sans aucune faim de lui,

Le laissant trépasser,

Au fil de cet ennui.

 

Ces heures qui nous séparent

Secondes infinies,

En lesquelles je m’égare

Dans un morne tournis.

 

Et je gaspille la vie,

Qui semble ne rien valoir,

N’ayant nulle envie,

Que celle de te voir.

 

J’entends passer l’instant

Dans la mélancolie,

Qui piétine dedans

Mon bouquet d’ancolies.

 

Je me fiche des heures,

Dépensées et perdues,

Dans l’angoisse et la peur,

Des pensées éperdues.

 

Les journées décomptées

Sans souci de leur perte,

Ces jours si bien comptés,

Dans leurs trames désertes.

 

Je t’attends en mon cœur,

Et mon âme tout autant,

En la douce lenteur,

Où s’écoule ce temps.

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 13:12

Dans la course des nuages

L’incarnat du soleil,

En l’étrange remuage

D’un matin qui s’éveille.

 

C’est l’aurore qui se pose

Qui s'étale et enrobe,

Communiante qui dépose

La fluence de son aube.

 

Là-bas, sur l’horizon,

Oranges et sanguines,

Les pourpres ouvraisons

De la traîne induline.

 

Reflets d’ombres chinoises

Embrumées et rasantes,

Empesant les ardoises

De brumasse  écrasante.

 

Les voiles et dentelles

Des soieries matinales,

Disposées sur l’autel

En ce point cardinal.

 

La lente cérémonie,

D’un instant solennel,

A la douce harmonie,

D'élégance charnelle.

 

Soleil, Ô mon soleil,

Si beau en ta parure,

D’azur et de vermeil,

De blonde chevelure.

 

Chaque jour je t’attends,

Je t’espère, je te rêve,

Hors la nuit qui s’étend,

Sous ce voile qui se lève.

 

Parabole de lumière

En l'ascendance du jour,

Par-dessus les chaumières,

Matineux contre-jour.

 

Il n’est que toi, que toi,

Si belle insolation,

Lente, par-dessus les toits,

Ardente élévation.

 

Tu es là sans pareil(le),

En mes yeux, en mon âme,

Rayonnant en mon ciel,

En mes cieux qui se pâment.

 

Je t’espère, je t’attends,

En le brouillard des heures,

Dans l’espoir haletant

De lendemains meilleurs.

 

Chaque jour différent,

Cancellant les hier,

Par l’éclat afférent,

De son autre lumière.

 

Sur la fuite des nuages

En l’indigo du ciel,

Se dessine le voyage,

D’un soleil essentiel.

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 15:12

Fermer les portes et se cloîtrer en soi,

Vider le tiroir des souvenirs,

Émois liés par un ruban de soi,

Que l’on ne veut plus revoir venir.

 

Brouiller les images, les déchirer,

Et garder les yeux grands ouverts,

Pour au-dedans ne pas chavirer

Dans les tourmentes de l’hiver.

 

Éviter les rencontres madeleines,

Brèves délices douloureuses,

Les douces présences incertaines,

Et d’inquiétude si heureuse.

 

Fuir, se dérober, tourner la tête,

Pour ne jamais plus croiser ton regard,

Ni que ne soient plus les tête à tête,

En les rencontres, au jour des hasards.

 

Faire de l’attente l’instant supportable,

Quand la demeure se fait torture,

Que la solitude soit admirable,

Dans cette prison sans aucun mur.

 

Ne plus vouloir que reviennent les hiers

En l’immédiat des jours,

Ni lamento ni pleur et ni prière,

Dans l’ombre, en contre jour.

 

Nourrir le désir de l’absence,

Pour contenir la douleur,

Ce mal aigu de ta présence

Si intense de ses couleurs.

 

Se coudre à vif les paupières,

Puis saccager sa mémoire,

À jamais se priver de lumière,

Et seul, rester dans ce noir.

 

Avoir mal de te savoir impossible,

Vouloir tout effacer et surseoir,

Ces instants d’une émotion indicible,

Éternel crépuscule d’un soir.

 

Errer, longuement en la traîne du jour,

Dans une ébriété lourde et pesante,

Ce savoir ainsi, à jamais et toujours,

Sans fin, en cette vie agonisante.

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 12:33

Les mauves de son cache-col

Sur ce chandail grisé,

Violine d’un licol

Sur un ciel reprisé.

 

Un soleil qui se traîne,

Sur l’horizon perdu,

En la nuit qui l’entraîne,

Loin du jour éperdu.

 

La fin d’un instant,

Son parfum, son odeur,

Dans le souffle insistant,

D’un néant maraudeur.

 

Brouillamini du ciel

Écheveau de nuages,

Impressions tangentielles

Sur d’amarantes images.

 

Les collines disparaissent,

Recouvertes par la brune,

Qui étale la paresse

De sa vague sur ces dunes.

 

Et l’ombre court sur les terres,

Quand le ciel, lui, s’enfuit,

Emportant son mystère

À rebours de la nuit.

 

Puis, l’horizon se ferme,

Endeuillant ses couleurs,

Dans ce soir qui l’afferme

Devenu son bailleur.

 

Les nues, fantômes célestes,

Grise mantille de la lune,

Glissent, légères et lestes,

Célestes importunes.

 

Ombres et silhouettes

Inquiétantes chinoises,

Si nocturnes girouettes,

Mouvantes et sournoises.

 

Il n’est plus de repères,

De Zénith, de Nadir,

En l'obscur d’un repaire,

Qui revient s’agrandir.

 

Son regard dans l’azur,

Sa lumière matinale,

L’orient, sans mesure,

Son regain liminal.

 

Entre les cuisses du monde,

Du ventre de l’austère,

Où la clarté inonde,

S’accouche une autre terre.

 

Du jour et de la nuit,

Naît l’enfant du soleil,

L’un s’en vient, l’autre fuit,

Dans l’ailleurs s’appareille.

 

Les pourpres de son étole

Sur un champ d’ail grisé,

S’élèvent au capitole

D’un olympe irisé.

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 15:39

Je te cherche depuis toujours,

Au vrai, sans vraiment y croire,

Au fil du temps et des jours,

Je me mens, faisant accroire.

 

En des instants j’ai trouvé,

Un peu de toi en certaines,

De ces amours controuvées,

Il ne me reste que l’étrenne.

 

Et ce verbe bien trop petit,

Déclinant ses désinences,

L’ai conjugué, l’ai menti,

Convaincu des apparences.

 

Des baisers donnés, reçus,

Ou caresses douces lentes,

Des regards entraperçus,

Aux invites insolentes.

 

Je t’espérais, t’attendais,

Tel un enfant trop rêveur,

Dont le sommeil s’étendait,

Bien au-delà ses heures.

 

Je te savais, quelque part,

Présente, peut-être à venir,

Dedans ce colin Maillard,

Prisonnier des souvenirs.

 

J’ai laissé le temps passer,

A petit feu, lentement,

Le laissant me dépasser,

Pour t’attendre si longuement.

 

Là-bas, je me suis commis,

En ces ailleurs interlopes,

Ces insanes ennemies,

Aux animales enveloppes

 

Ephémères ébriétés,

Si grandioses et si fugaces,

D’une sensuelle société,

Dont les sens, vite se lassent.

 

En l’improbable possible,

Alors que je te cherchais,

Te voici, mais impossible,

Las, par nos vies empêchés.

 

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 13:10

Te souviens-tu de ce doux voyage ?
De ce voyage entreprit par mes lèvres,
Un soir de désir et de ciel d’orage,
Où nos âmes ont emmêlé leurs fièvres.

Sur le chemin de ta peau et ses ravines,
Ma bouche s’en était allée doucement,
Tout au long, au long d’une nuit câline,
Découvrir ton corps, et son linéament.

Te souvient-il comme elles se souviennent,
De cette longue errance, palpitante ?
Trépidante et tiède sur ta route pelvienne,
Te souvient-il, de cette bouche amante ?

C’était une nuit, une brune d’obscure passion,
Où la chamade frissonnait,
Fredonnait folle sur mes lèvres sa palpitation,
Tremblement d’un désir ânonné.

Te souviens-tu de ces longues caresses ?
De ces instants intenses et hurlants ?
Où ma langue dans une infinie paresse,
S’en fut là-bas, en ton ventre brûlant ?

Dans l’intimité des heures sombres,
La mollesse des peaux et des replis,
Ma bouche curieuse, en la pénombre,
De ton désir s’abreuva et s’emplit.

Te souvient-il de cette nuit, de cette nuit volée ?
Dérobée aux autres et dérobée au temps,
Où mes lèvres se sont égarées et immolées,
Sur l’autel d’un baiser, d’un baiser envoûtant.

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 11:05

Je crie, je hurle au-dedans,

Et personne ne l’entend,

Mais je crie, je crie pourtant

Je crie que je t’attends.

 

Je tourne en rond au-dedans,

Comme une bête folle,

Qui mord à pleines dents

Ce vide qui l’affole.

 

Je pleure, je verse au-dedans,

Des larmes silencieuses,

Des sanglots incidents,

Des larmes douloureuses.

 

Je traîne, j’erre au-dedans,

Comme perdu dans la foule,

Dans ce manque obsédant,

Qui agite sa houle.

 

Elle coule, elle coule au-dedans,

Cette lave brûlante,

Ce feu, incendie si ardent

De mes longues attentes.

 

Il danse, valse au-dedans,

Ce chagrin si dolent,

Ce tourment redondant,

Ce dansant cerf-volant.

 

Tu vis, tu es au-dedans,

De caresses et de vagues,

Telle une mer inondant

Mon esprit qui divague.

 

Ils sont là, tous au dehors,

Indifférents et impavides,

Si sûrs d’eux et si forts,

De leurs vides gourmands et avides

 

Où es-tu? Où sommes nous ?

Là-bas, si lointaine,

En les terres en les noues,

De cette aube incertaine.

 

Où es-tu toi que j’aime ?

Partie un soir en me disant,

Que c’est moi que tu aimes,

Mais qu’aimer, est insuffisant.

 

 

22/04/2011

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 09:55

 

Prends moi dans tes bras et protège moi du temps qui passe et des rides certaines, serre moi fort pour que je redevienne un enfant et que la douce chamade reprenne au rythme de mes émois. Parle moi doucement au creux de l’oreille d’un souffle tiède aux vibrations anciennes, et que reviennent les douceurs d’antan. Que je sente la chaleur de ta peau, la douceur de tes mots, que ta main rassure mon visage et que mon âme s’apaise dans les souvenirs d’enfant. Arrête le temps, referme l’horizon de ton regard brillant et laisse-moi entrer dans cette émotion si lointaine. Repeins ce paysage du jour aux couleurs de jadis, pastels d’hier de la palette d’enfance, premières esquisses d’émois encore à naître, et de troubles aux fusains à peine dessinés. Balance doucement nos corps blottis et enivre lentement mon esprit apeuré, onde lénifiante d’un bercement complice, qui peu à peu nous emportera, là bas, au carrefour des sentiments nouveaux, ceux que l’on découvre un jour lorsque l’orage des sens se calme et laisse paraître le renouveau.

 

Ensemble retrouvons le chemin du dedans qui mène lentement aux sursauts intérieurs, ces frissons inconnus qu’un jour nous avons découverts alors que notre chair n’était pas encore prête. Faisons à rebours le chemin de la vie, oblitérant peu à peu les blessures cruelles, retournons ensemble un instant là où sans le savoir nous étions heureux, allons rejoindre ce temps qui nous semblait trop long alors, chacun de notre côté avide de demain. Serre moi fort et partageons ce chemin des écoliers qui se cache en notre mémoire, retrouvons ensemble ses parfums aux essences aujourd’hui oubliées, perdons-nous dans la cohue des images qui se bousculent, offrons à notre corps vieilli le souffle court des courses effrénées.

 

Viens avec moi goûter les rires de printemps, les sourires d’été de ces temps souvenances où nous voulions grandir pour devenir maintenant. Viens! Je t’en supplie, fuyons un instant le jour convenu pour trembler ensemble à l’unisson d’un émoi disparu. Laissons les peurs, les doutes, le rassurant décors d’un quotidien qui se répète comme inscrit sur une portée, jouons autre chose que ce refrain social, rien qu’un instant ailleurs, dévêtus de nos forces et de leurs complices faiblesses, libres comme des enfants qui courent sans but dans la folie de leur joie et se jettent au sol pour savoir au contact de la terre qu’ils sont, qu’ils vivent, et que demain sera un autre aujourd’hui, aussi fort, aussi riche, sans augures sombres pour le troubler.

 

Restons sans bouger, enlacés, et attendons qu’en nous revienne cette faim merveilleuse de la vie, que nos corps se muent et reprennent leur acuité sensible, seconde après seconde faisons rejaillir la source de nos candeurs et buvons, inextinguible satiété, jusqu’à plus soif l’un de l’autre. Que glissent nos doigts et nos lèvres sur ces chemins que notre peau a secrètement tracés, colin maillard sensuel qui n’a ni perdant, ni gagnant, où l’on joue jusqu’à la nuit tombée sans avoir vu venir le crépuscule.

 

De nos gestes incertains faisons des battements de coeur qui remontent jusqu’à la gorge et empourprent les visages. Faisons briller nos yeux de regards infinis, voyons l’un dans l’autre et l’autre dans l’un en miroirs complices qui se reflètent éternellement. Versons ces larmes que nous n’osons plus nous offrir par ce que nous sommes devenus grands, qu’elles coulent lentement en témoin de ce qui se passe, pour adoucir nos désirs altérés et faire que reparte la flore de ce monde oublié en nous, si profond, si tabou.

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 20:29

P1020259a.JPG 

 

 

Elles passent les heures incomplètes,

Si pleines des autres pourtant,

Qui s’ensuivent et se complètent

Puis se meurent en s’ajoutant.

 

Si pleines de tout, sauf de toi,

Comme invalides du temps,

Elles vont, s'en vont de guingois,

Tant bien que mal en boitant.

 

Je les accepte, les supporte,

Et comme si de rien n’était,

Je leur entrouvre ma porte

Ne pouvant les arrêter.

 

Je triche et contrefais,

Leur donnant de l’importance,

Laissant croire en leur effet

Leur tire las ma révérence.

 

Mais il leur manque des secondes,

Des secondes longues et brèves,

Virevoltantes et vagabondes,

Vagabondes de leur trêve.

 

Et chaque jour elles passent,

Se déploient et s’éternisent,

En mon âme se prélassent,

Dans leur lente chalandise.

 

Elles ne sont qu’incomplétude,

Dans ce temps pesant qui traîne,

Qui entraine l’habitude,

L’habitude qui s’égrène.

 

Je te cherche dans l’intervalle,

Comme pour arrêter ce temps,

De l’amont jusqu’à l’aval,

Je te cherche à contretemps.

 

Elles passent les heures incomplètes,

Si vides de toi et de nous,

Qui s’ensuivent et se complètent,

Se détachent et puis se nouent.

 

 

(21/04/2001)

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