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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 18:26

Comme un oiseau migrateur,

Qui un jour se pose fatigué,

D’un long voyage en hauteur,

Toutes grandes ailes déployées.

 

Parti un jour, à l’aube de l’hiver,

Pour un différent climat,

Chemin faisant, de l’endroit à l’envers,

En son vol il s’arrima.

 

Porté, suspendu en les thermiques,

Par les vents contraires amenuisé,

Sur la longue route des tropiques,

L’oiseau, lentement s’est épuisé.

 

Parti, en quête d’un havre nouveau,

Dans l’inconnu d’un lointain,

Battant, tire d’ailes d’un renouveau,

Sur le ciel de l’incertain.

 

Fuyant la disette et le froid,

Il s’en est allé calmement,

Par devers lui laissant l’effroi,

Il s’est envolé, autrement.

 

Jours et nuits, il a cherché le refuge,

L’endroit où il pourrait s’apposer,

Migrateur, fuyard, et non plus transfuge,

D’un monde aux regards imposés.

 

C’est sans forces, à bout, qu’un matin,

Par devers l’horizon, loin de tout,

C’est arrêté, terminé son chemin,

Fuite de lui, et des autres surtout.

 

Comme un oiseau émigré et si las,

Près de toi, contre toi,

Me suis apposé ici, juste là,

Si loin d’eux, sous ce toi(t).

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 20:15

Dévastation… dans le charivari et l’agitation des jours, il ne reste aux âmes inquiètes que la lisière, les terres brûlées ceintes par un horizon confus, qui, dans un incertain se perd. Repoussé au-delà des nouvelles jachères, le regard perdu cherche, recherche au loin, sur le dessin de l’amer, la silhouette floue du navire des lents demain.

Souffrance… au crépuscule des batailles, sur les champs dévastés, dans les plaintes et les gémissements, errent les cris et les âmes perdues. La poudre des mensonges imprègne encore de sa canaille l’air humide du jour qui se couche. Lentement, dans l’obscurité de la brune, à l’abri des regards, les espoirs se figent... et coagulent.

Regrets… l’on fouille la terre, la cogne et la déchire, ce le sol ensanglanté,gorgé de pourpre, pour y creuser des tombes, des trous communs à partager, et y enfouir, profondément, les cadavres des illusions perdues et déchiquetées. Le ciel est gris et les pensées si sombres... la pestilence, la pourriture des émotions, se sont emparées de l’air qu’elles épaississent, cet air que l’on respire, à contre cœur.

Répétition… Le bronze des statues, celui des commémorations, ne vient jamais à bout de l’éternel retour, aux larmes succède le vert de gris et les lichens jaunâtres... aux discours contrits, les pétales des couronnes fanées. Les erreurs s’additionnent, au passé s’ajoute l’aujourd’hui, par-dessus la patine, dans le respect des règles de bas calculs, et demain, malgré les retenues, on fera des mécomptes... la mauvaise addition.

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 18:40

Céleste, Valdy, Ceciliabulle, Fathia, Dan, Corinne et au petit poussé...

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 18:13

Vent glacial dans la nuit polonaise,

Un train, qui sur la neige se détache,

Au loin, les torchères de la fournaise,

Lèchent le ciel obscur et s’y attachent.

 

Agitation sur la rampe, bousculades,

Aboiements des hommes et des chiens,

Claquent les ordres, morsures en enfilade,

Sur ces pantins de peur privés de lien.

 

La locomotive crache ses nues,

Acres, épaisses et sombres,

Vide de son ventre le contenu,

Juifs errants que l’on dénombre.

 

Un à droite, un à gauche, à la suite,

Le tri des corps et des âmes,

La traque insane et sa poursuite,

Dans les impasses de l’infâme.

 

Alignements du hasard, schlague,

Sanglots, angoisses et morts,

L’horreur nocturne étale sa vague,

Sur la plaine et sans remord.

 

La noria des êtres s’étire dans la nuit,

En chacun l’effroi tisse sa toile,

L’enfer ouvre la gueule sale de son puit,

Puis la referme sur ces étoiles.

 

Nus, peau contre peau, dans l’indécence,

Les yeux vides qui se taisent.

Autre ghetto, mépris, indifférence,

Les chairs se vident, mais ne s’apaisent.

 

Promiscuité des êtres et des peurs,

Dans l’intrication étroite des corps,

L’on crie, l’on hurle, empli de terreur,

Quand se déverse l’invisible mort.

 

Yeux ouverts et sans vie,

Entrelacs de dépouilles,

Amalgame des sanies,

Sur le sol qu’elles souillent.

 

Cadavres que l’on traîne,

Mutilés et informes,

Suppliciés d’une haine,

Carnivores uniformes.

 

Gardes et chiourme tout autant,

Empilement de moribonds,

Le four à grand-faim et attend,

Que joue la porte sur ses gonds.

 

La graisse s’écoule puis s’enflamme,

Combustible vivant.

En les fumées se mêlent les âmes,

Emportées par le vent.

 

Vent glacial dans la nuit polonaise,

Un autre train, sur la neige se détache,

Au loin, les torchères de la fournaise,

Pourlèchent le ciel obscur et s’y rattachent.

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 18:06

La nuit,

Sa ouate,

Son oubli,

Sa caresse sombre.

 

En son giron,

Les démons oubliés,

Les souvenirs câlins,

Son théâtre d’ombres.

 

Brume des pensées,

Sur un marais,

Un marais malin,

Cerné de pénombre.

 

La nuit,

Son vacarme,

Son silence,

Sa plaine d'ombre.

 

Sous son drap,

Les hier éveillés,

Les enfants mutins,

Étales leurs ombres.

 

Fatigue du corps,

Nuage d’ailleurs,

Martel burin,

Visage de pénombre.

 

La nuit,

Sa vastitude,

Son étroitesse,

Sa lenteur sombre.

 

Les angoisses secrètes,

Les sourires discrets,

Sa chamade catin,

Ses paroles d’ombre.

 

Tango intérieur,

Son parquet silencieux,

D’invisibles patins,

Au-dedans sa pénombre.

 

La nuit

Lente rivière,

Impalpable,

Silencieuse sombre,

 

Son voile,

Ses murmures,

Son battement refrain,

Sa valse sombre.

 

Les questions plurielles,

Les réponses muettes,

Ses rideaux de satin,

Velours de pleine ombre.

 

La nuit,

Sa hâte,

Son ralenti,

Sa paresse sombre.

 

En son giron,

Les instants oubliés,

Les espoirs câlins,

Son sépulcre d’ombre.

 

Brune des pensées,

Sur une plaine,

D’un prochain matin,

Bordé de pénombre.

 

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 09:30

Quoi que tu dises, penses ou fasses,
Au-delà de ton sourire si tendre,
Qui s’étale ou qui s’efface,
Elle sera là, en toi, à m’attendre.

  

Toujours discrète mais présente,
Au-delà de tes baisers si tendres,
Lèvres douces des amantes,
Elle sera là, en nous, à m’attendre.

 

Tapie au plus profond, au plus intime,
Au-delà de ses caresses si tendres,
De ces frissons si doux, si légitimes,
Elle sera là, en lui, à m‘attendre.

 

Prête à bondir, prête à jaillir,
Au delà des moindres gestes si tendres,
Quand  l’on se sent prêt à faillir,
Elle sera là, en elle, à m’attendre.

 

Depuis toujours et à jamais,
Au-delà des vos intention si tendres,
Dans les instants qui n’en peuvent mais,
Elle sera là, en vous, à m’attendre.

 

Dans nos désirs, dans nos souffrances,
Au-delà des émotions si tendres,
De notre vie de notre enfance,
Elle sera là, en nous, à m’attendre.

 

Derrière chaque fait, chacun de nos actes,
Au-delà de nos propos si tendres,
En chaque paragraphe de nos pactes,
Elle sera là, en nous, à m’attendre.

 

Dans nos liens, nos amours, nos fêtes,
Au-delà des artifices si tendres,
Que l’on soit à terre ou au faîte,
Elle sera là, en moi, à t’attendre.

 

Hier, aujourd’hui, demain, toujours,
Au-delà des intentions si tendres,
Au fil des heures, au fil des jours,
La bête sera en nous, à attendre.

 

Prête à mordre, à dévorer, à tuer,
Les âmes douces, les âmes tendres,
Se repaître de chairs et s’en gaver,
Ne pouvant alors ne plus attendre

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 09:16

Allez viens ! Entre, entre en moi, viens vivre ce qui me brûle, toucher cette flamme qui lèche langoureusement mon âme. Viens chevaucher la chamade et goûter à la peur sans fin, viens te voir au travers de mon regard. Viens ! Entre quelques instants pour t’enivrer de toi même, de ton omniprésence dans le flot d’un sang qui tape, cogne et s’échauffe. Entre et enfonce toi au plus profond de ma chair là où tout se noue, où l’angoisse enfante ses filles qu’elle nourrit au sein de mes doutes. Viens voir la peur qui s’habille du tissu des questions, oripeaux d’un silence dont tu détiens la clé. Viens au théâtre du profond, sur la scène du mal, là où les acteurs intérieurs répètent inlassablement leur texte. Frappe les trois coups et lève le rideau, tu verras ton spectre qui hante mes instants.

Viens, entre, entre et installe toi, savoure ce désir de toi, ce besoin insatiable, vibre au frisson qui passe, onde qui bouscule, chaloupe les viscères, et à chaque passage s’amplifie. Entends ce murmure qui grandit du matin au soir et du soir au matin, flux et reflux de ton image et de tes mots, le son se scande et puis s’enfuit pour sans cesse revenir et se cogner à la raison.

Viens en moi, viens en ce temple que l’on a bâti pour toi, au mortier de larmes et de poussière de désir, agrégats sur agrégats, miettes d’un espoir aux fondations d’argile. Viens et écoute le chant des fidèles qui entonnent le requiem du désespoir pour sa parente défunte : l’attente. Viens, entre et revêt l’habit de lumière que l’on a tissé pour toi en fils d’amour sur le métier des regrets, parcourt ton église et enivre toi de cette dévotion offerte, l’âme invite et le coeur s’arrête. En ces lieux secrets tu es maîtresse, chaque goutte de vie est tienne liqueur, que ta bouche s’abreuve de cette sève profuse, fontaine intérieure d’où s’écoule le temps, le temps de l’autre à ta discrétion offert.

Viens, entre une fois en moi, visite le sanctuaire, promène toi dans les jardins de ton attente, sur les chemins de l’inquiétude et des jours qui passent sans toi. Flâne sur les pelouses de l’incertitude et rencontre au détour d’une idée le début d’une larme de rosée que ton absence a enfantée. Allez viens, rien qu’une fois, viens voir ce qui vit derrière celui qui attend, tu t’y verras , si belle et si autre, dans le miroir qui te reflète sans que tu y sois.

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 16:48

Il est là-bas des horizons lointains,

Que nos yeux ne peuvent voir,

Délinéant des cieux incertains,

Impossibles à entrevoir.

 

D’aucuns les espèrent,

Et bien d’autres les rêvent,

Ces confins d’une Terre,

À l’invisible grève.

 

Alors leurs âmes affrètent des navires,

Puis un jour larguent les amarres,

Fragiles périssoires qui chavirent,

Dans leur intime tintamarre.

 

Vagues des tempêtes, mer étale,

Leur horizon reste vide,

Les voiles se gonflent puis s’affalent,

Dans ce cobalt livide.

 

Marins d’un océan imaginaire,

Où les détroits ne sont pas,

Pirates d’eux mêmes mais aussi corsaires,

Dans les courses d’un trépas.

 

En leur sillage sont des mouettes,

Maigres albatros fatigués,

Hâves et pauvres silhouettes,

Lasses d’avoir trop navigué.

 

Dans les nuits des lunes pleines,

Quand l’onde se fait miroir,

Par les reflets de leurs peines,

Alors se vident leurs mémoires.

 

Naufragés intérieurs d’une mer déchaînée,

Prisonniers d’une houle sans fin,

Ils sont par les embruns de leurs vies entraînés,

Sur ces îles aux impérieux confins.

 

Voyage sans retour d’une navigation,

Dedans le roulis et le tangage,

Ailleurs emportés par cette agitation,

Entre les heures du décalage.

 

Soleil d’écume et de poussière,

Vent de sable de sel et de saumure,

Leurs yeux se brûlent à la lumière,

Et leur tête se cogne entre les murs.

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 22:58

Viens danser, dans le vent, sous la pluie,

Prends ma main, ne dis rien, enlace-moi.

Sous l’averse, dans les flaques, le tournis,

De tes yeux si brillants, embrasse-moi.

 

Lamparo de musique, une chanson de lumière,

Flottent les notes, ivres de couleurs.

C’est le bal de la vie, dans tes bras en hiver,

Frisson de la nuit les voleurs.

 

Le tango des étoiles dans la valse du temps,

Tournent les âmes et les têtes par des pas arrondis.

Les regards se cherchent en les souffles haletants,

Et les mains redécouvrent le chemin des envies.

 

Sous les lampions assoupis, entre les tables vides,

Les pas glissent, et se perdent les corps.

Farandole muette dans le ciel des regards avides,

C’est le désir qui replante le décor.

 

Viens danser dans l’ailleurs, dans la nuit,

Où personne n’est plus ni nous ne guette,

Confondus enlacés, unis, à jamais réunis,

Sans plus rien, plus rien que l’on regrette.

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 14:05

L’ombre du vent court sur les terres emblavées,

Comme un frisson de la vie au soleil,

Couchant, d’une onde lente, l’or des épis de blé,

Émotion tiède, d’une saison non pareille.

 

Par-dessus les routes, par-dessus les champs,

La caresse du vent glisse et effleure,

Telle une vague sombre, qui avance puis s’étend,

A la crête lisse, ensemencée de fleurs.

 

Océan d’illusions, marée sans retour,

Le ciel s’enfuit, et son ombre le suit,

Les herbes se couchent, tour à tour,

Dans le ballet d’une mouvance alentie.

 

La brise court dans l’alternance des clairières,

Dans le contraste des champs et des sous-bois,

Elle gamine dans les futaies, s’y glisse et s’y perd,

Puis s’en échappe, s’enfuyant d’un coup par le bas.

 

Elle plisse, de son souffle, la robe des rivières,

Fait bruire les ramées, parasols du ciel,

S’engouffre dans les travées, vague prisonnière,

Des forêts, aux détours qu’elle éveille.

 

Rien n’arrête l’onde d’or, aux reflets de lumière,

Le vent de l’été qui s’ébat sur les collines,

Le souffle de juillet, qui transporte dans l’air,

Les fragrances douces d’une mer non saline.

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