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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 13:12

Un soleil égaré,

Qui cherche sa saison,

De lumière si paré,

En la défeuillaison.

 

Son éclat qui se traine,

D’un bel anachronisme,

Dans l’automne qui s’étrenne

Ci vêtu d’illogisme.

 

Belles couleurs irrédentes*,

Pastels enluminés,

Controuvées et ardentes

D’un ciel illuminé.

 

Quelques nues en dentelle

Diaphanes et laiteuses,

Si lointaine arantèle

Sur la voûte soleilleuse.

 

Ors pourpres et mordorés

Des ramures qui s’effeuillent,

Cette lueur colorée

Décorant là ce deuil.

 

Les fleurs des chrysanthèmes

Sanguines et bleutées,

Tel un bel énanthème

Sur ce jour de piété.

 

L’infini épuré

Tout entier de lumière,

Bellement écurée

Lumineuse lamiere.

 

Dans un jour apocryphe,

Le mensonge d’une saison,

Le soleil ébouriffe

Les dernières floraisons.

 

Un automne languide

S'étirant de douceur,

Ce soleil qui le guide,

Silencieux et censeur.

 

Dans ce jour paradoxe

De nos saints et défunts,

La lointaine équinoxe

Diffuse son parfum.

(01/11/2016)

* Ce n'est pas un néologisme pour briller :-) mais un jeu de mots et des rimes

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 19:22

Prolegómenos y absurdidades

C’est une erreur de chercher dans les « choses » ce que l’on pense y trouver ou encore ce que l’on croit qu’elles nous dissimulent ou dissimulent. Il faut y chercher ce que l’on ne sait pas ce qu’elles recèlent au-delà de ce que l’on y voit et pense voir. L’immédiat est un illusionniste patenté et l’instant un joueur de bonneteau !

Ceux qui pensent qu’il est une vérité, un chemin vers celle-ci ou encore des vérités se trompent, car en dehors de nous les êtres qui se fiche de savoir et s’interroge ? Quelles vérités au vrai et à quoi bon ? Quand bien même nous serions éternels l’interrogation serait notre quotidien, l’idée qu’il puisse y avoir une quelconque vérité est une poire pour la soif, un bol de bouillon chaud en hiver… aucun ne change l’état de fait, il aide  à le supporter !

Ce qui est amusant c’est que chaque chose, chaque être que l’on distingue défini et tangible n’est constitué que d’infinis qui s’ajoutent nous donnant l’illusion de la finitude !

Supprimer l’observateur ne fait pas disparaitre l’objet, mais supprime les interrogations qu’il a fait naître… l’objet lui reste… sans savoir qu’il est !

Si Dieu a fait l’homme à son image c’est qu’il est sacrément narcissique ! De plus il a mauvais goût !

La vie n’est que la longue introduction de la mort… ses préparatifs.

La médecine a pour unique but de nous voir mourir en bonne santé !

( Délire en cours)

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 12:58

Voici venu le temps de la tornade,

Celui des grands coups de balai !

Le temps divin des grandes bastonnades,

Des lapidaires et des galets.

 

Que soit le grand autodafé des âmes,

L’immolation de tous les êtres,

Celui de la faucheuse et de sa lame,

Le temps des grands bûchers champêtres !

 

Nenni, nul pardon ni contrition,

Au diable paroles et prières !

Dans la douleur des belles attritions

Tuons les tous à coups de pierre !

 

Voici le temps du grand baptême naissant,

Celui des ablutions divines,

Lavons le monde, la terre, d’un bain de sang

D’une liqueur qui nous avine.

 

Enfin voici le temps des assassins,

De ces massacres oblatifs,

Celui des longs cortèges, des noirs desseins,

Des sacrifices laudatifs.

 

Que ci s’écoulent les rivières cramoisies

Jusqu’aux deltas des océans,

Pourrissent les carcasses jusqu’au moisi,

Pour que plus rien ne soit céans.

 

Il est grand temps de mettre fin au temps,

De supprimer tous les témoins,

Pour que seuls s’en reviennent à chaque printemps,

Quelques bourgeons là pour le moins.

 

Voici venu le temps du grand ménage,

Du mois du sang, du mois du rouge,

Le temps béni du grand équarrissage,

Égorgeons là tout ce qui bouge !

 

Oyez, oyez chers citoyens du monde !

La fin des jours est arrivée !

Tous alignés, en rang, finies les rondes !

Il est grand temps de tous crever !

 

(23/10/2016)

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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 18:37

Valses et caresses, là sont des regards,

Des pensées, des mensonges, des désirs,

Lors pouvoir s’évader sans prendre gare,

Loin s’enfuir pour de ça se dessaisir.

 

Trancher dedans le vif sans retenue

Pour en extirper son âme et son cœur,

Se réjouir de cette sanglante mise à nu

De par les chants à tue-tête d’un chœur.

 

Éclabousser le monde de son sang

De tout ce pus acide qui nous gangrène,

Jugement sublime d’un dieu si indécent

D’une ordalie d’un temps qui nous entraine.

 

Tous ces crachats, ces éjaculations,

De morve de sperme de mouille et de sanies,

Ces coups de reins dans la répétition,

Baisers de foutre, de mots et d’avanies.

 

Éventrer la vie et puis la vider,

Que s’écoulent sa tripaille et ses viscères,

Pour dans ce ventre ouvert évidé,

S’en vienne pisser le dernier janissaire.

 

Trancher profond la gorge des biens disant,

De ces archanges menteurs et volubiles,

Cette belle hémorragie des médisants,

Bien vive et rouge d’un sang mêlé de bile.

 

Les soubresauts idiots de leurs carcasses,

Les gargouillements stupides de leurs suppliques,

Il n’est que leur orgueil qui les tracasse,

Clones fades et ridicules qui se répliquent.

 

Tuer la vie, le monde, tuez-les tous !

Que nul ne réchappe au grand nettoyage,

Les voir courir, s’enfuir tous plein de frousse,

Vers cette impasse si sombre du grand voyage.

 

Le temps du vide est là bien arrivé,

Il faut fourbir les armes et s’en servir,

Le bateau ivre ne peut plus dériver,

Il est grand temps de couler ce navire.

 

Au diable les cons, les gentils et les autres !

Ouvrons bien grande la porte de l’enfer,

Le monde dedans la vanité se vautre,

Que tous sur la grande broche on les enferre !

(21/10/2016)

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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 17:34

Terrible et silencieuse souffrance que de ne plus se reconnaître...

 

Douleur cachée, cicatrices invisibles,

Un sourire de façade,

De son passé les secrets indicibles

Devers la mascarade.

 

Malgré ce si joli visage,

La douceur de ses traits,

Son si beau dessin là sans âge,

Il n’est plus son attrait.

 

Le miroir si menteur

Aux reflets étrangers,

Sans de cesse tourmenteur,

D’un visage arrangé.

 

Car ci elle n’est plus elle,

A tout jamais changée,

Tracés par un scalpel

Ses traits furent échangés.

 

Chaque jour étrangère à son regard,

Douleur et nostalgie,

Sa pensée vers son passé s’en repart,

Fuyante léthargie.

(20/10/2016)

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 21:28

Je voulais rendre hommage à ces quelques petites femmes qui chaque jour au lycée viennent me parler dans les couloirs, quelques instants, pleines de sourires de douceur et de gentillesse. Elles ne sont pas mes élèves  mais pourtant elles prennent le temps de partager des mots simples avec moi sans se rendre compte que ces moments sont l'essentiel de la vie... le partage et la reconnaissance de l'autre. Je leur offre se petit poème, c'est peu mais je voulais les remercier à ma façon.

 

Quelques petites femmes souriantes,

Jeunes, belles, si pleines de vie,

Si délicieusement insouciantes,

Gourmandes de leurs envies.

 

Elles parlent fort, rient et se moquent,

Embellissant l’instant,

Bousculent et dérangent l’univoque

Par leurs rires insistants.

 

Toute la vie leur appartient

Jeunes femmes en devenir,

Aucun lien ici ne retient

Leur souci d’avenir.

 

Elles sont enfants, elles sont des femmes,

Si fortes et si fragiles,

Un feu ardent brûle en leurs âmes,

Un nouvel évangile.

 

Je les regarde et m’en imprègne,

Comme on goûte le soleil,

Dans cette attente qu’il nous étreigne

D’une chaleur nonpareille.

 

Ci inconscientes elles ne savent pas

Ce cadeau qu’elles ne font,

Que leurs sourires sont tant de pas

Qui m’éloigne du fond.

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 10:10

Automne qui s’installe et se traine,

Déposant en nous sa langueur,

Qui nous enveloppe, nous entraine,

Au-dedans de sa molle torpeur.

 

A l’instar d’un lent tourbillon,

Aux volutes moites et douces,

Qui nous emportent papillon,

Sans violence ni secousses.

 

Une dérive, équanime errance,

Comme transporté bien malgré soi,

Dans cette étrange indifférence

De tous ces gens autour de soi.

 

Un lamento, une mélopée,

Nénuphar glissant lentement,

Par cette mollesse… enveloppé,

Bercé par cet alanguissement.

 

Un vieux papier sur un trottoir,

Glissant là poussé par le vent,

Se trainant seul sans accotoir,

Allant… à peine se soulevant.

 

Automne languissant et sans fin,

Ô combien lourd de sa grisaille,

Étouffant notre espoir défunt,

En les mors de sa tenaille.

 

Une longue petite mort alentie,

Au cortège qui s’étire lent,

Mer étale et sans clapotis,

Chute si longue et sans allant.

 

Une valse qui glisse fatiguée,

Asthénique et sans aucun temps,

Flot que rien ne peut endiguer,

Qui monte et monte tout le temps.

 

Comme un automne interminable,

Déposant en nous sa torpeur,

Qui nous étreint, abominable,

Au-dedans de sa molle langueur.

 

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 22:15

Quelques mots simples et banals,

Ordonnés avec intelligence,

Simple phrase bien ordinale,

Si cinglante de sa sentence.

 

 De tout petits mots…assassins,

Délicatement enveloppés,

Petits vocables au noir dessein,

Là musiquant leur mélopée.

 

Lèvres badigeonnées de poison

Pour un baiser des plus charnels,

Parcimonieux plus qu’à foison,

Morsure terrible d’un shrapnel.

 

Brûlante ciguë qui diffuse

Qui se répand et empoisonne,

Venin brûlant qui nous perfuse

Jusqu’à notre âme qui l’emprisonne.

 

Des mots badins, mots çà et là,

Délivrés si légèrement,

Des mots en veux-tu… en voilà,

Comme par hasard…incidemment.

 

De jolies lames effilées

A la prosodie bien tranchante,

Paroles simples tréfilées,

Paraissant là bien innocentes.

 

Telles des flagelles si doucereux,

Des caresses et baisers controuvés,

Ces mots faussement savoureux,

Qui ne cherchent… qu’à nous éprouver.

 

Quelques balles tracées… sur une cible,

Pour un tir groupé… dans le cœur,

Une phrase… écrite et dicible,

A l’écho banal... et moqueur.

(17/10/2016)

 

 

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 20:31

Loin lentement le ciel se pose

Sur l’horizon décoloré,

Laissant ses couleurs qu’ils déposent,

Teintes sanguines et mordorés.

 

Telle une aube, ou un crépuscule,

Faisant s’écouler son linceul,

Les cieux sur la terre s’articulent,

Unique trame paraissant seule.

 

L’encre rouge s’écoule sur les vagues,

Dessinant ainsi leurs reflets,

Miroirs des ondes qui divaguent,

Dans le jour semblant s’essouffler.

 

Lors la terre au ciel se confond,

Espaces uniment réunis,

L’océan dans l’empyrée se fond,

Tous deux pareillement démunis.

 

Le lointain là semble une blessure,

Une si douce hémorragie,

L’étrange d’une belle épissure,

D’un monde en sa chronologie.

 

Plus de mesure ni de limite,

Seule… la garance des lavis,

De ces volutes qui délimitent

L’espace vide de leur parvis.

 

La nuit se glisse et puis s’étale,

S’écoule lente et silencieuse,

Son encre sombre est si étale

De cette teinte ci harmonieuse.

 

D’éclats les étoiles se dessinent,

Sur la toile d’un ciel élimé,

Prunelles des dieux qui vaticinent

En cet instant inanimé.

 

Enfin la pénombre l’emporte

Où seules quelques ombres apparaissent,

La nuit alors…referme sa porte,

Laissant se poser sa paresse.

(15/10/2016)

 

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 07:57

 

Attendre et attendre sans cesse,

Sans savoir ce que l’on attend,

En cette attente qui nous presse,

N’être… que la victime de ce temps.

 

Attendre cet autre impossible,

Pour qu’alors il devienne enfin,

Dedans ce temps incompressible,

Là, vouloir qu’advienne sa fin.

 

 Attendre, la succession des jours,

Suivre, le défilé des heures,

Saisons se répétant toujours

En l’espoir d’une autre meilleure.

 

Attendre, un regard, un sourire,

De se sentir enfin vivant,

De se prendre, un éclat de rire,

De ne plus être qu’un survivant.

 

Attendre ci… une aube nouvelle

Nouveau soleil sur l’horizon,

Que là devant nous se révèle

D’un autre monde la floraison.

 

Attendre ce qui jamais ne fut

Ce que l’on sent qui pourrait être,

De cet instant être à l’affût,

Dans l’espérance de le voir naitre.

 

Attendre le jour, le soir, la nuit,

Entre les heures et le minutes,

Cet(te) inconnu(e) qui là nous fuit,

De notre histoire l’anacoluthe.

 

Attendre un vol qui se suspend,

De la musique un rubato,

Dans le brouillard se dissipant,

La silhouette d’un bateau.

 

Attendre et attendre sans cesse,

Sans savoir ce que l’on attend,

En cette attente qui ne cesse,

N’être… qu’une poussière dedans le temps.

(15/10/2016)

 

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