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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 13:43

Dures, les terres sont uniment blanches,

L’horizon lointain lui rougeoie,

Ci la nuit sur le jour se penche,

Ombres et lumières là se coudoient.

 

Au loin le soleil est macule,

Disque carmin et flamboyant,

Le jour peu à peu se recule,

Hier et demain se côtoyant.

 

Lors le froid referme son étau,

Embrassant les terres et les cieux,

Dedans le temps ce rubato,

Silence étrange et malicieux.

 

Les arbres nus semblent des eaux fortes,

Ombres chinoises d’un crépuscule,

Brun camaïeux d’une nature morte

Dessus ce jour qui capitule.

 

Là-haut les nues langues célestes

S’étalent sans fin léchant le ciel,

Blêmes écharpes légères et lestes,

Blanches cicatrices superficielles.

 

Tel un garrot qui se resserre

Le vent cinglant n’est plus que bise,

En tout recoin le froid s’insère,

Les champs les plaines semblent banquise.

 

Tout parait mort et effrayant,

L’apocalypse d’un hiver,

Ce soir glacé là magnifiant

Ce petit rien dans l’univers.

 

Comme plus de vie ni mouvement,

L’immobilisme d'un néant,

Le vide s’étale fabuleusement

Prince des ténèbres et de céans.

 

Sombre paysage d’un outre-tombe,

Figé de froid et de pénombre,

Glaciales ouvertes catacombes

Où tout se fige même les ombres.

(02/12/2016)

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 18:30

L’hiver s’en vient caresser l’automne,

Lentement novembre se meurt,

Parfois une éclaircie détone

Chassant le gris de sa demeure.

 

Elle est là, toujours si présente,

Quand bien même son indifférence,

Telle une belle ombre caressante,

Sublime et si troublante errance.

 

Les jours s’inclinent face à la nuit

Dessous le voile du crépuscule,

Se tissant de sombre et d’ennui

A cet instant de leur bascule.

 

Fantôme de ce présent passé,

Douce ballerine de la mémoire,

Elle danse ne faisant que passer

Devant cet intérieur miroir.

 

Vif le vent succède aux averses

Tailladant les chairs à nu,

Le froid peu à peu se déverse

Annonçant là sa survenue.

 

Une mélodie, mélancolique,

La ritournelle d’un instant,

Le gris d’un ciel si métallique,

Un souvenir… si insistant.

 

Au loin les arbres sont dentelle

Eclaboussures d’encre de chine,

Danseurs figés d’une tarentelle

Torses boisés dressant l’échine.

 

Elle flâne au fil de mes pensées,

Ombre gracile et sensuelle,

Gracieuse, ne faisant qu’y danser,

Là si tangible et virtuelle.

 

Arides, les plaines sont transies,

La glèbe grasse se durcit,

Au loin le ciel est cramoisi

Sur l’horizon qui s’obscurcit.

 

Je pense à elle sans qu’elle le sache,

Noria intime qui se répète,

A la pénombre les cieux s'attachent,

Toutes de sombre les nues se vêtent.

(27/11/2016)

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 17:39

D’un regard l’occurrence,

D’un instant survenu,

D’une belle apparence,

L'étonnante advenue.

 

En la banalité

De ce temps qui s’écoule,

De sa tonalité

Monocorde qui coule.

 

Un visage si joli

Aux traits si sucrés,

Délicate ancolie

 Me livrant son secret.

 

Ses yeux et son sourire,

La caresse de sa voix,

Qui s’en viennent nourrir

L’émotion qu’ils pourvoient.

 

Une étrange musique

Intérieure, contenue,

Douces et belles harmoniques

Intimes et soutenues.

 

Elle est là…tellement femme,

Magnifique et sans âge,

Un sourire, un sésame,

Dans l’instant qui voyage.

 

Toute entière d’élégance,

Sensuelle silhouette,

Là si belle afférence

Sur ce temps quelle empiète.

 

Tenir sa place, son rôle,

Ne rien laisser paraître,

Contenir ses paroles,

Pour ensuite disparaitre.

 

Retrouver son chemin

Avec en soi cette elle,

Sachant bien que demain,

L’oiseau... sera sans ailes.

(16/11/2016)

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 12:57

Là le froid qui étreint,

Sa gifle sa morsure,

Dans ce jour sans entrain

De frissons et gerçures.

 

Au-dedans la pensée,

La vision d’un instant,

D’un instant non censé

Si prégnant subsistant.

 

Un rayon de lumière

D’une chaleur caressante,

Par-dessous les paupières,

Cette image renaissante.

 

Fine et douce silhouette

Toute de sombre vêtue,

Du passé là soustraite,

D’un présent revêtue.

 

Le soleil d’un hiver

Dans un ciel épuré,

Singulier et divers

D’un éclat saturé.

 

Un si beau souvenir,

Son émotion poignante,

Revenant revenir

Souvenance brûlante.

 

Son sourire son allure,

Sa démarche légère,

Délicieuse brûlure

D’une belle étrangère.

 

Mémoire et ritournelle

Dans la brise qui me gerce,

D’un émoi si charnel

Paressant qui me berce.

 

La vive caresse du vent,

Cinglante qui entaille,

La pensée paravent

Refermant son vantail.

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 23:24

Volte face

Parfois je me retourne

Pour retrouver l’enfant,

Mon regard se détourne

De ce monde étouffant.

 

Je cherche mon innocence,

Ces fatigues si belles,

Ces instants des vacances,

Ces journées ribambelle.

 

Mes chamades et passions,

Ces désirs lors nubiles,

Mes folles exaltations

Muettes et volubiles.

 

Ces antichambres des rêves,

Où j’étais le plus fort,

Les folles courses sans trêve,

De sable mes châteaux forts.

 

Toutes ces peurs de l’école

Ces leçons oubliées,

Ces avions qui décollent

De papier bien plié.

 

Le courroux de ma mère,

Les journées sans télé,

Ses colères amères

Aux soucis attelées.

 

Ces si lents crépuscules

Aux instants de l’été,

Quand le jour gesticule

Se voulant entêté.

 

L’horizon d’un futur

Si bellement coloré,

Dessiné de peintures

Aux reflets mordorés.

 

Souvent je me détourne

De ce jour d'hui maussade,

Mes yeux alors retournent

Derrière la palissade.

(11/11/2016)

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 11:54

Cette musique qui nous berce,

Silencieuse et intime,

Qui lente nous traverse

Doucement nous intime.

 

Ce refrain de paroles

De ces mots entendus,

De pensées qui s’envolent,

En le temps suspendu.

 

Souvenirs si prégnants,

Proches et lointains,

S’en venant atteignant

Cet instant incertain.

 

Mélopée vibrations,

Le timbre de sa voix,

L’étrange invitation

D’un passé sans pavois.

 

Telle une valse, une étreinte,

Un sourire intérieur,

Quelques pas sans astreinte

Balancés et rieurs.

 

Un sourire, un parfum,

Une silhouette belle,

Souvenirs si emprunts

De ses lèvres mirabelles.

 

La danse d’un esprit,

D’une tête qui tourne,

Tel un vin dont l'esprit

Du présent nous détourne.

 

Sa ligne serpentine,

Ses grands yeux souriants,

Des vêpres aux matines

Princesse d’un orient.

 

Cette musique qui caresse,

Intérieure et discrète,

Cette douce paresse,

Délicate et secrète.

(06/11/2016)

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 21:40

L’émotion d’un instant

Celui tant attendu,

Ephémère laps de temps,

Dans ce temps  suspendu.

 

Des mots que l’on retient

Car par trop indicibles,

Ce semblant de maintien

D’un désir non dicible.

 

L’intérieur aparté,

Ce muet monologue,

Paroles adaptées

D’un commun dialogue.

 

Cet interdit de l’autre,

L’impossible possible,

Cette elle qui n’est pas notre,

L’impossible impassible.

 

Sa silhouette fine,

Si femme sensuelle,

Délicieuse morphine

Féminine et duelle.

 

Elégante et gracieuse

Accorte et souriante,

M'écoutant silencieuse

Là si belle et troublante.

 

Un instant pour deux mondes,

Univers déparés,

Chacun dedans sa ronde,

Forcément séparés.

 

Telles deux droites parallèles,

Ne pouvant se croiser

Qui jamais ne s’emmêlent

Ni ne peuvent s’évaser.

 

Le temps s’est égrené,

Lors l’espace se referme,

Mots banals et gênés,

L’instant meurt de son terme.

(04/11/2016)

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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 13:12

Un soleil égaré,

Qui cherche sa saison,

De lumière si paré,

En la défeuillaison.

 

Son éclat qui se traine,

D’un bel anachronisme,

Dans l’automne qui s’étrenne

Ci vêtu d’illogisme.

 

Belles couleurs irrédentes*,

Pastels enluminés,

Controuvées et ardentes

D’un ciel illuminé.

 

Quelques nues en dentelle

Diaphanes et laiteuses,

Si lointaine arantèle

Sur la voûte soleilleuse.

 

Ors pourpres et mordorés

Des ramures qui s’effeuillent,

Cette lueur colorée

Décorant là ce deuil.

 

Les fleurs des chrysanthèmes

Sanguines et bleutées,

Tel un bel énanthème

Sur ce jour de piété.

 

L’infini épuré

Tout entier de lumière,

Bellement écurée

Lumineuse lamiere.

 

Dans un jour apocryphe,

Le mensonge d’une saison,

Le soleil ébouriffe

Les dernières floraisons.

 

Un automne languide

S'étirant de douceur,

Ce soleil qui le guide,

Silencieux et censeur.

 

Dans ce jour paradoxe

De nos saints et défunts,

La lointaine équinoxe

Diffuse son parfum.

(01/11/2016)

* Ce n'est pas un néologisme pour briller :-) mais un jeu de mots et des rimes

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 19:22

Prolegómenos y absurdidades

C’est une erreur de chercher dans les « choses » ce que l’on pense y trouver ou encore ce que l’on croit qu’elles nous dissimulent ou dissimulent. Il faut y chercher ce que l’on ne sait pas ce qu’elles recèlent au-delà de ce que l’on y voit et pense voir. L’immédiat est un illusionniste patenté et l’instant un joueur de bonneteau !

Ceux qui pensent qu’il est une vérité, un chemin vers celle-ci ou encore des vérités se trompent, car en dehors de nous les êtres qui se fiche de savoir et s’interroge ? Quelles vérités au vrai et à quoi bon ? Quand bien même nous serions éternels l’interrogation serait notre quotidien, l’idée qu’il puisse y avoir une quelconque vérité est une poire pour la soif, un bol de bouillon chaud en hiver… aucun ne change l’état de fait, il aide  à le supporter !

Ce qui est amusant c’est que chaque chose, chaque être que l’on distingue défini et tangible n’est constitué que d’infinis qui s’ajoutent nous donnant l’illusion de la finitude !

Supprimer l’observateur ne fait pas disparaitre l’objet, mais supprime les interrogations qu’il a fait naître… l’objet lui reste… sans savoir qu’il est !

Si Dieu a fait l’homme à son image c’est qu’il est sacrément narcissique ! De plus il a mauvais goût !

La vie n’est que la longue introduction de la mort… ses préparatifs.

La médecine a pour unique but de nous voir mourir en bonne santé !

( Délire en cours)

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 12:58

Voici venu le temps de la tornade,

Celui des grands coups de balai !

Le temps divin des grandes bastonnades,

Des lapidaires et des galets.

 

Que soit le grand autodafé des âmes,

L’immolation de tous les êtres,

Celui de la faucheuse et de sa lame,

Le temps des grands bûchers champêtres !

 

Nenni, nul pardon ni contrition,

Au diable paroles et prières !

Dans la douleur des belles attritions

Tuons les tous à coups de pierre !

 

Voici le temps du grand baptême naissant,

Celui des ablutions divines,

Lavons le monde, la terre, d’un bain de sang

D’une liqueur qui nous avine.

 

Enfin voici le temps des assassins,

De ces massacres oblatifs,

Celui des longs cortèges, des noirs desseins,

Des sacrifices laudatifs.

 

Que ci s’écoulent les rivières cramoisies

Jusqu’aux deltas des océans,

Pourrissent les carcasses jusqu’au moisi,

Pour que plus rien ne soit céans.

 

Il est grand temps de mettre fin au temps,

De supprimer tous les témoins,

Pour que seuls s’en reviennent à chaque printemps,

Quelques bourgeons là pour le moins.

 

Voici venu le temps du grand ménage,

Du mois du sang, du mois du rouge,

Le temps béni du grand équarrissage,

Égorgeons là tout ce qui bouge !

 

Oyez, oyez chers citoyens du monde !

La fin des jours est arrivée !

Tous alignés, en rang, finies les rondes !

Il est grand temps de tous crever !

 

(23/10/2016)

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