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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 09:51

Dans la farandole du vent la feuille s’envole,

Dansant nue dans le ciel d’un azur épuré,

Libre de toute attache, elle amplifie son vol,

Croisant dans ses volutes, un  papier déchiré.

 

De fleur en fleur l’abeille brune butine,

Puisant nectar et pelotes de pollen,

Curieuse et gourmande d’étamines,

Elle va et vient, sans perdre son haleine.

 

Les vagues roulent et s’étalent sur le sable,

Dans le bruissement de leur écume blanche,

En la succession de rouleaux interminables,

La mer lascive défile, ondule, et se déhanche.

 

Sur les champs de blé le vent passe sa main,

Sous la caresse légère, à peine effleurée,

Les épis ploient, faisant s’incliner leurs grains,

Puis se redressent lames souples de fleurets.

 

Dans une flaque, un oiseau se toilette,

S’ébrouant, de bec de plumes et d’eau,

Surprenant instant, et fragile silhouette,

De l’intimité matinale d’un moineau.

 

Impérieuse et massive la montagne s’impose,

Muraille de granit où les lichens s’accrochent.

Dans le soleil les neiges éternelles sont roses,

Découpé châle d’hiver apposé sur la roche.
 

Au loin, les regards se perdent jusqu’à l’horizon,

Dans l'attente placide  et lente d’une survenue.

Au-dedans, doucement l’émotion s'apaise de raison,

Donnant alors un sens aux instants advenus.

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 12:48

Donne moi les douces infinies,

Les grand vides sombres,

Ces flous instants indéfinis,

Là-bas, par-delà les ombres.

 

Ouvre tes bras, ouvre les grands,

Tel un espace sans fin,

Que ton baiser devienne le temps,

Rosée tiède des lointains.

 

Écoute, ce cœur édicter,

Sur la portée des émotions,

Coucher sous sa dictée,

Du métronome les pulsations.

 

Regarde devant et alentour,

Au plus loin que porte l’ennui,

Tu y verras le matin des jours,

Puis le crépuscule dire la nuit.

 

Donne moi les douces attentes,

Les grands retards redoutés,

Ces instants aux secondes lentes,

En les âmes lasses déroutées.

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 10:21

 

 

Comme un oiseau migrateur,

Qui si las se pose intrigué,

D’un long voyage en hauteur,

Ses grandes ailes fatiguées.

 

Parti un jour, à l’aube de l’hiver,

Pour un différent climat,

Chemin faisant, de l’endroit à l’envers,

En son vol il s’arrima.

 

Porté, suspendu en les thermiques,

Par les vents contraires amenuisé,

Sur la longue route des tropiques,

L’oiseau, lentement s’est épuisé.

 

Parti, en quête d’un havre nouveau,

Dans l’inconnu d’un lointain,

Battant, tire d’ailes d’un renouveau,

Sur le ciel de l’incertain.

 

Fuyant la disette et le froid,

Il s’en est allé calmement,

Par devers lui laissant l’effroi,

Il s’est envolé, autrement.

 

Jours et nuits, il a cherché le refuge,

Le lieu, où il pourrait s’apposer,

Migrateur, fuyard, et non plus transfuge,

D’un monde aux regards imposés.

 

C’est sans forces, à bout, qu’un matin,

Bien après l’horizon, loin de tout,

S’est arrêté, terminé son chemin,

Fuite de lui, et des autres surtout.

 

Comme un oiseau émigré et si las,

Près de toi, contre toi,

Me suis apposé ici, juste là,

Si loin d’eux, sous ce toi(t).

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 17:09

eole1.JPGInsolentes lointaines,

Se dressant face aux cieux,

D’impavides éoliennes,

Eventails disgracieux.

 

Dans le gris des nuages

Qu’elles découpent de leurs pales,

Elles imposent leur outrage,

Leur flagrance syncopale.

 

Se grisant dans le vent

Qui leur tourne la tête,

Sur leur pied s’élevant,

Si grotesques girouettes.

 

Elles feulent, susurrent et râlent

Par-dessus les ramées,

Leur fredon guttural,

Leurs torsades programmées.

 

Là-bas sur les collines,

L’horizon découpé,

Par ces lames opalines,

De géantes agroupées.

 

Fascinantes et si laides,

Monstrueuses hélices,

Ces enfants d’Archimède,

Dans le ciel se dévissent.

 

Elles tournent, tournent sans fin,

S’imposent à nos regards,

Dressées sur nos confins,

En cyclopes hagards.

 

Elles s’alignent au levant

Etranges sentinelles,

Leurs ailes soulevant,

La poussière du soleil.

 

Fantoches de bonne heure,

Arlequins mutilés,

Arrogants et valseurs,

Semblant se défiler.

 

Marionnettes du vent,

Géantes de laideur,

Eoliennes devant,

Au derrière de hideur.

 

Leur forêt leurs futaies,

Ces arbres sans racines,

Tranchantes affutées,

Le ciel elles assassinent.

 

Impudentes lointaines,

Se haussant face aux cieux,

Bien horribles éoliennes,

Eventails malgracieux.

 

(30 mai 2011)

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 14:37

Pour la bulle bulle

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 14:25

L’aurore sans préjuger du jour,

S’en vient le figurer,

Fluente, légère en ses atours,

Se laissant augurer.

 

En la continuée d’une aube,

A sa suite venant,

Là-bas, dévêtue de sa robe,

Aussitôt advenant.

 

Princesse d’un matin,

Amante de la nuit,

Laissant sur son chemin,

Les traces du jour d’hui.

 

Mantilles empourprées

De fauves et d’orangés,

Sur les cieux diaprés,

Leurs teintes dérangées.

 

Des ombres la dentelle,

Confus linéament,

Le jour surprend sa belle,

Devenant son amant.

 

De chagrin de rosée

Ses larmes se déposent,

Se posent disposées

Comme des perles de roses.

 

La voici devenue

Si belle et si diffuse,

A peine l’advenue

De sa lumière confuse.

 

Ses courbes, sa nudité,

Le dessin d’une femme,

Langueur et ténuité,

L’humide de son âme.

 

Sur sa peau matinale

La brume maquillage,

Couronne obsidionale

L’habille de son voyage.

 

L’écume d’un moulin,

D’un torrent les remous,

Les bruits dans le lointain,

Se donnant rendez-vous.

 

Au loin sur l’horizon,

La brune se dérobe,

Laissant sur les maisons,

Les surplis de son aube.

 

En son sein en son ventre,

L’enfant de la journée,

S’écoulant de son antre,

Le voilà qu’il renait

 

Sublime parturition,

Gésine de l’instant,

En cette apparition,

S’écoule notre temps.

 

L’aurore sans préjuger du jour,

S’en vient le figurer,

Riante, légère en ses amours,

Revient l’inaugurer.

(Mai 2011)

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 14:08

Un instant comme un cœur,

Qui bat au-dedans,

Qui hurle tel un chœur,

Un chorus ardent.

 

Son écho sa chanson,

Et son rythme sourd,

Larmes d’un basson,

Dans une arrière cour.

 

Il palpite fol,

Cogne dans sa cage,

Bête qui s’affole,

Envahie de rage.

 

Il pulse dans les chairs,

Résonne dans la tête,

Annonce son enchère,

En l’esprit se répète.

 

Nichée en vos tempes

Cet animal respire,

S’y déplace et rampe

Se contracte et s’étire.

 

Mol tambour intérieur

Pulsation du ventre,

Métronome prieur

Vibrations d’un chantre.

 

Intime martel qui frappe

Tambourine sans cesse,

Impitoyable satrape

Violente princesse.

 

Jamais la messe n’est dite,

Quand se répètent les psaumes,

Cathédrale maudite,

Aux grandes orgues fantômes.

 

La rumeur se propage

Tel un torrent caché,

Déroulant son tapage,

Ce cheval détaché.

 

Lente folie qui s’installe

Qui s’écoule en vos veines,

Comme un torrent qui dévale

Dans la nuit de vos peines.

 

Nul n’entend ce vacarme

Cette chamade nocive,

Soliloque d’un carme

Aux prières excessives.

 

Un cœur qui bat, qui boite,

Qui claudique dans la tête,

D’une allure maladroite,

Qui plus jamais ne s’arrête.

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 20:16

Sens le temps qui s’écoule

De saisons en saisons,

Fin fil que l’on déroule

Entrelacs des raisons.

 

Son regard vif, si clair

Et sa peau juvénile,

Dans la nuit qu’il éclaire

En son antre sénile.

 

Miroir plissé de rides,

Image qui obsède,

Lumières éphémérides

Qui passent et se succèdent.

 

Sur le couchant de l’âme,

Ciel de larmes treillissé,

Les émotions font drame,

Lourds nuages plissés.

 

Un sourire d’enfant,

Sur des lèvres carmines

Comme les plis étouffants

De regrets sans hermine.

 

Impossible désir

Des amours interdites,

Qui s’en viennent gésir

En ces landes maudites.

 

Femme, âme d’aujourd’hui,

Aux tiens hier si proches,

Que l’aube née produit,

Lorsque son heure approche.

 

La vieillesse ennemie,

Contemptrice implacable,

De ce cœur qui frémit,

De frissons qui l’accablent.

 

Les caresses pensées,

Sur ces formes novices,

En ces heures dépensées,

Impensable spectatrice.

 

Et les mots s’entrecroisent,

S’entrechoquent plus encore,

Quand les âges se toisent,

Puis se disent encore.

 

Crépuscule des temps

Aux lueurs étranges,

Les plaisirs d’antan

Maintenant nous dérangent.

 

Vient la bruine intérieure,

Quand en soi l’arc en ciel,

Illumine de couleurs,

Les reflets essentiels.

 

Quand l’automne se grime,

Se voulant le printemps,

De mots doux et de rimes,

En un souffle hoquetant.

 

Au rendez-vous des heures,

Le jour oublie la nuit,

Quand sa flamme se meurt,

La pénombre s’ensuit.

 

Cécité des espoirs,

Quand le cœur ne voit pas,

Aveuglé dans le noir,

Il rebat sur ses pas.

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 13:45

Précipitation des obscurs, sombre descente,

Lumière tamisée, lueur ténue qui se meurt,

Longue chute entre les murs, pantelante,

Marches usées, de l’escalier sous la demeure.

 

C’est un jour, c’est une nuit, confusion,

Tout se ferme, s’obscurcit, s’éloigne et se replie,

La pluie, les larmes, crachin d’une effusion,

Tout se brouille, se grise, se plisse puis s’enfuit.

 

Chuchotis, sanglots, murmures de l’attrition,

Dans le noir, au plus profond des solitudes,

Plus rien, tombe, chute sans fin d’inanition,

Gouffre intérieur, vide, implacable infinitude.

 

Enfer grimé d’un paradis qui se dérobe,

Langueur étale d’une moiteur qui engloutit;

Atmosphère qui se resserre et qui enrobe,

L’âme dévêtue au purgatoire y aboutit.

 

Ivresse trouble des parfums de l’ailleurs,

De la dame en noir qui chuchote à l’oreille,

Qui à peine vous frôle vous caresse le cœur,

Pour l'ultime étreinte, à nulle autre pareille.

 

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 18:15

C’est là-bas que je t’attendrai, longtemps,

Au-delà les terrains vagues oubliés,

Bien après, outre le cimetière des amants,

Là-bas, derrière la haie de peupliers.

 

Au crépuscule tombant, dans son silence,

En la froideur de l’automne naissant,

Apprêté, pour une longue nuit de patience,

Je t’attendrais, jusqu’au jour renaissant.

 

Longue sera ma nuit, tout comme le jour,

A l’instar de ces instants de l’attente,

Quand le quotidien, banal, suis son cours,

Simple chemin, sans montée ni descente.

 

Loin, loin par delà le ciel et l’horizon,

Si loin, de tout ce que d’aucuns imaginent,

Bien après les frontières de la raison,

Je t’attendrais, seul, dans la brune câline.

 

Qu’importe que tu viennes ou non,

Je sais qu’il me faudra t’attendre,

Murmurant sans fin ce prénom,

Pour de toi, jamais me déprendre.

 

C’est là-bas, que je t’attendrai, toujours,

Au-delà les terres sauvages oubliées,

Bien après, le cimetière des amours,

Là-bas, derrière ces ombres dépliées.

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