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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 10:18

Le voici enfin retroouvé dans le fouillis digital... il doit en rester encore quelques uns  j ecrois, il faut que je fasse le tri...oui je suis bordélique, c'est ma façon de...ranger:-)

 

Ton visage par tes cheveux acourtiné,

Dans la lueur du jour naissant,

Cette lumière d’une souple matinée,

D’un soleil autre renaissant.

 

Tes yeux si clairs et si profonds

D’un regard différent,

Tel un astre pur en le fin fond

De ce ciel transparent.

 

De la nuit les ombres badaudes,

Enfin se sont endormies,

Faisant taire le murmure de l’ode,

De nos angoisses ennemies.

 

Nitescence de tes lèvres carmines

Au petit jour qui s’en vient,

Dans cette aurore qui se dessine

Sur cet ombrage pelvien.

 

Tu es là, mais ailleurs aussi,

Par la douceur de tes courbes,

Par le silence de tes soucis

En leur présence si fourbe.

 

Je n’ose un mot ni une parole,

N’ayant que mes yeux pour dire,

Le magnifique de cette corolle,

De ces pétales qui vont s’ouvrir.

 

Je te regarde et je me tais,

La lumière pâle te caresse,

Par le treillis de ces volets,

D’où s’immisce sa paresse.

 

Et le jour s’étale sur ta peau,

Peignant son grain de sa tiédeur,

Comme une vague qui étend son eau,

Sur les rivages maraudeurs.

 

Ton ventre lentement palpite,

Tel un cœur apaisé,

Par cette onde qui se précipite,

Sur tes chairs apposée.

 

J’écoute en moi ce doux violon,

Et sa plainte délicieuse,

Qui s’écoule lente tout le long,

De l’attente silencieuse.

 

Dans l’enveloppe du jour tu t’éveilles,

Cherchant au lointain ce qui est,

En cette brume moite du réveil,

Je te regarde ensommeillée.

 

L’aube se déploie sur les collines,

Y dépose sa clarté nouvelle,

Mais c’est ton corps qu’elle illumine,

Et ta beauté qu’elle renouvelle.

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 18:36

J'ai retrouvé celui-ci, en le relisant je l'ai trouvé beau, c'est immodeste je sais,  et avec recul il m'apparait plus beau que je ne croyais en l'écrivant! Maintenant je me demande si je saurai  un jour retrouver cette inspiration... cet élan et fluidité? on verra bien, merci à vous...

 

 

Là bas, sur l’horizon

Si touchant si lointain,

Un soleil d’irraison,

Son aube de satin.

 

Ses reflets, ses couleurs

Qui s’irisent en moi,

Imprègnent ma pâleur,

Enrobent mon émoi.

 

Un jour, un autre nouveau,

Dans sa lumière vive,

Maillage d’écheveau

Que son éclat ravive.

 

Ses mèches blondes,

Incises dans le ciel,

Que sa clarté inonde

Etale tangentielle.

 

Bien plus qu’un mirage,

Qu’un rêve dans le jour,

Quand l’ombre des nuages

S’habille du contre-jour.

 

Oblitérant l’hier,

Les émotions anciennes,

Eponge de lumière,

Lueur magicienne.

 

Caresse de chaleur,

Frissons d’un autre temps,

D’un matin cajoleur,

D’un regard contretemps.

 

L’azur de son iris,

Laitance de sa peau,

Dans l’empyrée métisse,

Garance d’oripeau.

 

La rosée en son sein,

L’humeur de son intime,

Dans l’aube le dessin,

Le seuil de son abîme.

 

Résonnent les matines,

Cérémonie païenne,

En l’ombre des courtines,

Mon âme s’y aliène.

 

Là bas, sur l’horizon,

Si touchant si malin,

Un soleil d’irraison,

En robe de catin.

 

Ses reflets ses couleurs

Qui s’infiltrent en moi,

Imbibent de chaleur,

De sève mon émoi.

 

Un jour, un autre nouveau,

De sa lumière si ivre,

Désir d’un renouveau

Que cette aurore délivre.

 

 

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 13:32

Chose promise, chose due...voici donc une vieillerie de mon disque dur... à l'époque dont je parle, dans ce petit texte, il n'était pas facile de trouver des endroits où mettre les enfants quand les parents voulaient partir sans eux. Les miens  avaient trouvé cet orphelinat qui acceptait de prendre de nosu prendre  contre un peu d'argent, et donc j'ai passé quelques vacances avec mon frère dans cet établissement... lui  a vécu cela très bien... moi...à vous de voir.

 

Dans ce grand dortoir parsemé de petits lits, les âmes fragiles s’égaillaient dans des rêves diffus qui venaient butter sur le haut plafond, chacune courant après son papillon inventé. Décalés, les souffles disaient que les enfants dormaient et que la vie s’était mise en sourdine. Dans ce lit étroit et bien aligné je ne dormais pas, assise auprès de moi la peur me tenait compagnie. Dans ce dortoir d’orphelinat, au début des années soixante, tandis que les enfants sans parents s’assoupissaient et cherchaient au bras de Morphée leur hérédité oblitérée, moi petit garçon placé pour un temps de vacances, je me demandais quand les miens s’en reviendraient.

J’avais froid, dans la chair comme dans l’âme, mon frère n’était pas loin, dormant sans inquiétude, reposant son corps fatigué des courses du jour, n’attendant que demain pour recommencer, sans aucunement se tourmenter. Vacances ! vacance de parents pour des nuits de terreur, sourde, discrète comme pour montrer que j’étais grand. Mais dedans, dedans, comme je tremblais et comme je pensais et pensais à n’en plus dormir, n’en plus vivre puisque maintenant je suis bien incapable de savoir ce que je faisais lors de ces jours…qui encadraient les nuits !

Les nonnes, noires et blanches, pie à cornette du seigneur qui nous punissaient d’un péché originel sempiternel, comme pour nous châtier de ne pouvoir être nos mères ! Comme si la vie grouillante des enfants était une honte, un crachat à leur dévotion et ses privations obligées. Petits bâtards de Dieu témoignage d’un stupre honni ! C’était comme un infini obscur duquel ne perçait aucune lumière, un voyage à tâtons sans relief, longue nuit d’attente, recroquevillé afin de se sentir soi même ! Aux aguets, gibier d’un prédateur invisible, proie de la nuit sans défense, sans repère, oublié de tous, invisible et ne pouvant crier…hurler ! Je cherchais un réconfort, en vain, et pleurais secrètement mes larmes intérieures. Pourquoi ne pouvais je me fondre dans le quotidien des autres, entrer dans les rondes et ne plus voir l’insupportable de l’évidence ?

Dans le dortoir de la trinité, niché dans des draps froissés et glacés, j’écoutais les souffles des orphelins, je n’étais pas comme eux, n’avait pas ce costume de la chiourme infantile, et pourtant je n’avais plus de parents ! Chaque nuit n’était que l’attente de la suivante afin que le jour du départ s’en vînt au plus vite ! J’ai oublié les instants qui ont déroulés les heures de cette époque, ne retenant que l’angoisse de leurs crépuscules.

Voyage de l’aller en compagnie de mon père avec au ventre ce doute qui disait, bien avant que n’arrivât, le drame que quelque chose se tramait ! Ces paysages qui m’éloignaient petit à petit d’un horizon familier ! Cette fausse bonhomie d’un homme qui ne voulait voir l’angoisse qui s’inscrivait pour toujours en mon âme torturée. Est-ce cela que le condamné ressent à l’approche du gibet ? Est ce cela qui fait frissonner le cuir du bétail en route pour l’abattoir ?

Elles semblaient avenantes et gentilles, les sœurs, tout le temps que mon père était là. Moi je ne voulais imaginer qu’il allait repartir ...seul. Je m’efforcer de me mentir, de croire que nous n’étions venu que pour une visite ! Je me payais grassement de mots et d’illusions, repeignant l’évidence de ma candeur inquiète. Car à chaque fois il repartait, seul, tandis que nous jouions sans donner le moindre signe tangible de détresse sous le regard faussement tendre des fiancées du Très haut. Et lorsque la voiture paternelle disparaissait au bout du parc, alors la pièce changeait de décor mais aussi de livret et de dialogues ! Moi, tandis que la mère supérieure nous confiait à l’une de ses sbires moins paterne, j’entendais au-dedans le lourd bruit de cette porte invisible qui se refermait.

Dans cet immense réfectoire j’ai passé des après midi face à des assiettes qui refroidissaient tandis qu’au dehors résonnaient les cris des gamins repus et rassasiés. De longues après midi silencieuses à ne pouvoir déglutir ces bouchées longuement mastiquées, coupable d’un crime dont je n’avais pas conscience, gourmandé par des âmes nobles et martyres. Il était mal de ne pas manger ! Ma diète était péché !

Dans un orphelinat lointain, au début des années soixante, j’ai compté des secondes à rallonge, j’ai appelé sans bouger les lèvres mes parents chaque nuit, j’ai lu dans le regard des âmes dévotes des cruautés incroyables. Tout me semble n’avoir été qu’un mauvais rêve, et pourtant je sais que cet enfant qui cherchait à comprendre pourquoi, pourquoi parfois ses parents devaient l’éloigner, a cessé de grandir à jamais, et que maintenant, chaque nuit, la peur réclame sa place à son côté. Je sais pourquoi au-dedans l’enfant ne cesse de murmurer une prière sans réponse !

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 17:36

Comme suite à une panne d'inspiration et d'inventaire intropectif le blog du poète, du vieux poète, est "fermé" pour une durée non déterminée :-) Vous pouvez cependant errer en sa réserve :-) (il y a de quoi lire)

J'espère trouver, en cette période de brocante et bientôt de soldes, une muse qui me premettra de partager à nouveau avec vous  "nombreuses et nombreux" fans (4 à 6 selon les jours, peu mais de qualité évidemment).. certes j'ai encore quelques nouvelles et poèmes en réserve...mais bon, le mieux est la nouveauté je crois...

Merci encore

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 18:58

A l’instar d’un soir d’automne,

Au crépuscule adouci,

Dans l’orage qui détone,

D’un lent écho raccourci.

 

Lointaine musique étrange,

Du dehors au-dedans,

Une ribambelle mélange,

D’échos si redondants.

 

Caresse de l’air et doux effleurement,

D’une main invisible,

Traçant dans le ciel le linéament,

D’un lent demain visible.

 

Dans les ombres qui se perdent là-bas,

Silhouettes qui s’égarent au loin,

En le sombre de l'ultime combat,

La brune, du jour ferme le pourpoint.

 

Les gris se disputent aux mauves,

Sur le drap d’un horizon,

Où ne s’étalent plus les fauves,

À l’heure des oraisons.

 

En ces nuits des chagrins intimes,

Où les réverbères troublent l’espoir,

Sur l’obscur des pensées ultimes,

Se pose le voile d’un désespoir.

 

Étale pays de l’univoque,

Et des chagrins rencognés,

Que de tièdes sanglots évoquent,

Fugitifs prisonniers.

 

Dans la nuit des âmes en peine,

Gronde un tonnerre singulier,

Qui exhale son haleine,

De son souffle régulier.

 

Étroite vastitude de l’oppression,

Quand cette angoisse vous embrasse,

Sous le ciel abaissé d’une dépression

Dont les nuages vous enlacent.

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 19:54

Prendre son cœur à pleine main,

L’extirper d’un geste violent,

Se l’arracher d’un tournemain,

Et qu’enfin cesse son tourment.

 

Empêcher ses soubresauts,

Le serrer plus encore,

Jusqu’à son dernier sursaut,

Le tenir loin du corps.

 

Le vider de son sens,

En exprimer le sang, la sève,

En sa déliquescence,

L’étreindre, jusqu’à ce qu’il crève.

 

Ne plus le sentir battre, cogner,

Ni pulsation ni chamade,

Frémir en son sein rencogné,

Pour ses amours nomades.

 

Faire en sorte de plus aimer,

Qu’il cesse et cesse de battre,

Et que taise cette chair à jamais,

Son désir de s’ébattre.

 

L’écraser le broyer,

Que gicle son poison,

Sans même s’apitoyer,

Qu’il rende sa raison.

 

Le laisser se dessécher, se durcir,

Devenir silence et puis poussière,

Puis que s’en viennent s’obscurcir,

Les vaines délices meurtrières.

 

S’épargner le vide des attentes,

Martel qui frappe et résonne,

Sa lente complainte assonante,

Qui vous happe et vous arraisonne.

 

Vivre sans toi, par l’oubli de lui,

En cette vacuité de son battement ;

Ainsi se convaincre qu’en la nuit,

Le jour tisse muet son vêtement.

 

Se vider à plein, s’écœurer,

Freiner, finir sa cavalcade,

Pour ainsi vidé, décœuré,

Ne jamais plus être nomade.

 

Prendre son cœur entre ses doigts,

Et l’y sentir palpiter,

Encore un peu, une dernière fois,

Avant de le précipiter.

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 11:18

violoncelle-crop.JPGJe te regarde, de dos, immobile et nue, t’enlaçant toi-même, et je cherche la facture de ce violoncelle vivant, si sensuel, si délicat. Quel luthier a donc dessiné ces formes de désir, l’ampleur des courbes, l’arrondi des ombres de ta cambrure, et le mystère callipyge de ton cul ?

 

Tes reins, tendus, nerveux, en attente de l’archet, tes fesses généreuses, fermes dans le vernis de ta peau si souple, si lisse. Je te regarde et je sens monter le frisson de cette musique intérieure qui s’en vient. De ces notes obscures d’un oratorio païen.

Quelle est la vibration de ton âme ? Quelles cordes faut-il frotter pour l’entendre en moi résonner ? Je regarde ton corps sans savoir comment faire pour pouvoir en jouer…en jouir. Mes mains tremblent et mon ventre se serre, j’ai le trac d’avant le concert, et la peur du couac, mais l’envie est plus forte que l’idée de renoncer ou de faillir.

 

Approcher mes doigts, doucement, de la table, pour en sentir l’harmonie, le vernis de ta peau, et la tension de tes muscles surpris. Les promener délicatement et suivre les courbes, comme l’on caresse pour trouver l’émotion, de peur de trop appuyer et même de frôler. Suivre les bords, effleurer à peine, ressentir les filets comme pour les deviner plus que de les toucher.

Partir de cette vallée basse, sifflet de ton instrument, et remonter lentement, le pouce à la traîne, cherchant cette barre d’harmonie dissimulée sous ton épiderme. Suivre les voûtes, à pleine paume, et se laisser aller aux échancrures, se retenir de vouloir empoigner les éclisses au sortir de tes hanches, et continuer doucement de savourer le galbe sans jamais s’arrêter.

Chercher du regard les plis nés du sillon de tes muscles tendus, ouies imaginaires d’où jaillira la musique de ton plaisir, lorsque mes doigts courront sur la touche, à l’instant du renversement, lorsque par ta bouche s’en viendront les murmures, et la plainte discrète de tes gémissements.

Je te regarde et m’apprête à jouer, je te frôle et déjà je sens les cordes  frissonner sur le chevalet de ton désir. Peu à peu, sans même toucher les chevilles pour en chercher l’accord, elles vibrent, du cordier à la tête, et entament ce lamento déchirant qui nous emmène, toi et moi, ailleurs sur une portée que nous seuls sauront lire.

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 17:59

 

 

 

 

Sur son visage ce pinceau

Il va, il va et vient,

Déposant dessus la peau

Déjà ce qui advient.

 

Il oblitère l’instant,

Les caresses les baisers,

Passant et repassant

Dans un geste léger.

 

Lui, la regarde faire,

Emu, plein de stupeur,

La voyant là défaire,

Les traces d'un bonheur.

 

Couleurs du quotidien

Que ce pinceau dépose,

Traçant le méridien,

Qui termine la pause.

 

Si belle si altière,

A peine rhabillée,

Posant sur ses paupières,

Les contours oubliés.

 

Présente mais partie,

Si proche si lointaine,

La voilà départie,

Devenir incertaine.

 

Crayons et Mascarat,

Petite boite cassée,

Des lèvres l’incarnat,

Pulpeuses exhaussées.

 

Penchée vers ce miroir,

Reflétant son visage,

Elle trace sur la moire

Son ancien paysage.

 

Traits et poudre de riz,

Estompes et couleurs,

Extraits poudre d’oubli,

Déguisent sa pâleur.

 

Sublime de l’instant,

De sa Geste légère,

L’amante s’effaçant,

Devenant étrangère.

 

Elle retrace son épure,

Silhouette de femme,

L’esquisse de l’impur,

Cachée dedans son âme.

 

Entre les pleurs, l’émoi,

La voyant disparaitre,

Il hésite le choix,

Ne laissant rien paraitre.

 

Sa main danse, ballerine,

Si leste découplée,

Effaçant assassine,

Les traces accouplées.

 

Il la regarde faire,

Elle-même redevenir,

De l’instant se défaire,

De lui se désunir.

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 19:14

   

 

Je te regarde, face au miroir, si toi, si femme et si belle... de ton pinceau tu effaces l’instant, notre instant... te repoudrant le visage, y déposant les teintes de l’après, l’ombre de ce quotidien qui nous sépare et qui déjà semble t’appeler.

Si légère dans le geste, là, penchée à peine, douce cambrure devinée, sur la pointe des pieds... concentrée, sous tes yeux tu traces la ligne d’un nouvel horizon... déjà tu disparais, lente et douloureuse métamorphose, si discrète exuviation, mais d’évidence pourtant... mon amour...ô mon amour.

Déjà peu avant, remettant tes vêtements, déjà, tu me quittais,tu t'éloignais, un peu, à peine, beaucoup cependant, tout en me souriant, encore parfumée de moi, de toi, de nous....de mon désir.

Poudre de riz, traits de crayon, le tain d’un miroir, poudre d’oubli, glose sous les yeux fermant la parenthèse,... comme tu es belle, malgré cela, dans tes gestes, insouciante, femme qui s’en repart... et me quitte bien avant de partir

Nue il y a si peu, le regard si brillant, de soupirs et d’abandon, blanche et si altière... te voici, habillée de nouveau, gracieuse dans cette buée qui se dépose alentour sur les parois de la petite douche... appliquée à redessiner ce visage de tout à l’heure. Silhouette d’un passé si présent...si proche...mais déjà oblitéré.

Je te regarde disparaitre sous ce maquillage ténu que tu déposes, ému de ce spectacle si intime, si bellement offert, donné à mes yeux... toi mon amante, toi ma putain si admirable et gourmande...toi ma femme, ma femme d’un instant, d’un instant de paradis...d’un instant dérobé au quotidien...toi ma femme qui s’en repart, toi si belle... si impossible pourtant.

Il est des notes intérieures qui chantent, qui jouent, silencieuses, mais si langoureuses au-dedans, ce refrain, ce fredon d’il y a peu... cette musique de nos murmures et de nos cris, de tes larmes impossibles à retenir... ce lamento de nos râles, de nos paroles insanes et merveilleuses. Danseuse dans tes gestes, ballerine d’un moment, tu traces et caresses l’épure, l’esquisse de ce portrait d’un toi-même acceptable, ce chemin vers cet avenir qu’il te faut rejoindre... seule, dans cette autre lumière, en cette autre chorégraphie... figurante du temps, de l’ombre commune, qui passe et se répète... qui passe et se répète auprès de lui.

Entre les larmes et l’émotion j’hésite, tant ce que tu me donnes à voir est sublime... là, avec ce pinceau qui s’agite doucement, déposant, sur ton visage détendu, le pigment d’une autre saison... bientôt tu as fini, et aérienne tu me rejoins, avec dans les yeux un azur si profond, si serein... et je ne peux que t’enlacer, pour une dernière fois, et sentir, ressentir, les fragrances de ta peau, et de ton corps ce linéament qui s’inscrit si bien contre le mien. Bientôt il nous faudra nous quitter... repartir dans la vie, l’autre... sans rien se dire, ou peut-être... que nous nous aimons, ici, et ailleurs.

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 16:30
 

 

Je te salue Marie,

Paroles de Céleste,

Jean qui pleure, Jean qui rit,

Rimes délicates et lestes.

 

Te remercie Valdy,

Caresse des propos,

Et toi, Dan, si enhardi,

Frissons dessous la peau.

 

Je te sais gré Fathia,

Par delà l’océan,

Du doux galimatias,

Venu d’un orient.

 

Et ce poussé petit,

Qui cherche mon chemin,

Ces autres tilk à l’appétit,

Des mots du lendemain.

 

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