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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 20:56

C’est l’histoire d’un homme qui tousse sans cesse, pour expectorer le crabe, qui s’est glissé un jour, alors qu’il somnolait, dans ses poumons.

C’est l’histoire d’un homme qui pousse une brouette, et qui répond, quand on lui demande pourquoi, parce qu’il faut bien aller de l’avant.

C’est l’histoire d’un homme qui pleure, et qui renifle sans cesse, pour que ses chagrins s’en repartent d’où ils viennent.

C’est l’histoire d’un homme qui frappe à une porte qui ne s’ouvre jamais, gardant ainsi l’espoir d’être enfin accueilli.

C’est l’histoire d’un homme qui gratte une plaie, empêchant que se forme une croûte, car il a peur d’oublier.

C’est l’histoire d’un homme qui fredonne, ne se rappelant plus des paroles, mais qui continue de s’émouvoir du refrain qu’il murmure.

C’est l’histoire d’un homme qui tourne en rond, sans vouloir avancer, car ainsi il pense ne jamais vieillir.

C’est l’histoire d’un homme qui attend, ce qui ne viendra jamais, mais qui croit que cela arrivera un jour.

C’est l’histoire d’un homme qui n’ouvre pas son parapluie bien qu’il pleuve, car il pense que peut être le pire est à venir.

C’est l’histoire d’un homme qui marche en se retournant sans cesse, car il pense pouvoir surprendre son ombre.

C’est l’histoire d’un homme qui saigne, et qui regarde couler son sang en souriant, car il se dit qu’il est toujours vivant.

C’est l’histoire d’un homme qui frissonne, qui a froid, et se vautre dans la neige en se disant qu’il doit être agréable d’être au chaud.

C’est l’histoire d’un homme qui se regarde dans un miroir, et ne comprend que cet autre ne lui répond pas.

C’est l’histoire d’un homme qui écrit, qui efface et recommence, racontant une histoire, qu’il écrit et recommence.

 (Août 2010)

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 17:01

Comme un amour trop grand,

Pour un cœur si fragile,

Un délit trop flagrant,

Un butin pulsatile.

 

En inconnu(e) du jour,

Du passé, du présent,

L’effraction de toujours,

Plus jamais, plus n’osant.

 

Sans savoir ni repères

Sans même d’horizon,

Douces heureuses amères

Les fragrances d’irraison.

 

A l’étroit dans le monde,

Si perdu dans la vie,

Détaché de la ronde,

Tout entier de l’envie.

 

Tant dépouillé de soi

Apatride du temps,

Que plus rien ne déçoit,

Ni le peu, ni le tant.

 

Le mendiant devenu

De ces quelques instants,

Dans l’ivresse advenue,

D’un poison l’infestant.

 

A perdre la raison

A ne plus rien penser,

Plus de temps, ni saison,

Que ces heures dépensées.

 

Ne plus jamais dormir,

Ne plus vouloir manger,

Par ce manque à vomir

De ce monde étranger.

 

A quoi bon les hier,

Les émois de jadis,

Quand dessous les paupières,

Ne sont plus les indices.

 

L’errance dans le rêve,

Les songes d’un banal,

D’une éternelle trêve,

D’une alliance finale.

 

Comme un amour trop grand,

Pour un corps, si fragile,

Survenant déflagrant,

Palpitant, mal habile.

(Nov.2010)

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 09:43

Jeux, mots, regards, paroles et mensonges,

Dis-moi, que faut-il faire, qui faut-il croire ?

Quand le réel, oxymore, contrefait le songe,

Et que le jour, hésitant, se fait accroire.

 

Gestes, coups, caresses, baisers et morsures,

Dis-moi, que faut-il attendre redouter ?

Quand la main, paradoxe, touche et torture,

Et que la peau frisonne, ou se couvre de plaies.

 

Danse, fuite, hésitations, courses et tournis,

Dis-moi, que faut-il faire, qui faut-il attendre ?

Quand l’autre, hiatus, te donne ou t’ôte la vie,

Et qu’en la demeure, tu cesses de le comprendre.

 

Pensées, faits, gestes, idées et renoncements,

Dis-moi, que faut-il taire, que faut-il dire ?

Quand la parole, anaphore, se fait tourments,

Et que le silence, parfois, te pousse à médire.

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 20:02

C’est une eau qui emporte

Tel un vent allégé,

Bien loin, et peu importe

Le ciel ennuagé.

 

Qu’importe qu’elle s’écoule

Que les rives défilent,

Que l’azur se déroule

Dans un gris qui s’affile.

 

Impassible courant qui va

Qui glisse et s’éloigne,

Lente navette d’un canevas

Dans le vent qui l’empoigne.

 

Voyage sans retour

Dont on connaît la fin,

Aux pluriels contours,

Et singuliers confins.

 

Elle est une danse folle,

Un surplace un tournis,

Une chasse à la trolle

Pour une meute fournie.

 

L’onde glisse et serpente

D’un décours régulier,

Ce tracé qu’elle arpente,

De son cours séculier.

 

Mélange des saisons

Camaïeux de l’automne,

Reflets et paraisons

D’un cristal monotone.

 

Rien ne peut retenir

Ni refréner sa course,

Ni même contenir,

Les surplus de sa source.

 

J’écoute sa complainte,

Ce murmure des remous,

L’écoulement de sa plainte,

Sous la meule qui l’émoud.

 

Par sa lente dérive

D’alluvions elle se pare,

Dans la valse des rives

De ces terres qu’elle dépare.

 

Onde claire qui se grise

Se charge de sédiments,

Puis lentement égrise

La marge des sentiments.

 

Rien n’arrête son cours,

Ni ne change son lit,

La trace de son pourtour,

Sous le ciel qui pâlit.

 

C’est une eau qui m’emporte

Qui m’emmène là-bas,

Sur ses flots qui me portent

Et me parlent tout bas.

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 18:21

(Essayez aussi avec le lecteur de musique en fin poésie)

 

aaa.jpgLà, dans mon imagination,

Au plus secret de mon désir,

Si présente, en mon admiration,

Par cette quête du plaisir.

 

Vos jambes et votre silhouette,

Vêtues de soie et de dentelles,

Tel un chemin que rien n’arrête,

Vers l’horizon qui s’écartèle.

 

Vos cheveux noirs et vos yeux clairs,

Vos jambes longues et si blanches,

Ces bas ambrés sur votre chair,

Porte-jarretelles sur vos hanches.

 

Ce galbe tiède de votre gorge,

Orbes et courbes sensuels,

Qui s’échappant du soutien-gorge,

Caresse l’âme sans pareil.

 

Vos lèvres, si bien dessinées,

Pulpeuses, carmines et frissonnantes,

Par l’éclairage bassinées,

Charnelles, scintillent rayonnantes.

 

Votre regard et votre ventre,

L’un qui appelle, l’autre palpite,

D’un unisson qui les concentre,

Les unissant les précipite.

 

Entre vos cuisses écartées,

Au plus profond de leurs replis,

Vos lèvres humides en aparté,

Gorgées de sève d’elle emplies.

 

Je vous regarde, je la devine,

De votre taille son élancée,

Femme païenne et si divine,

En mon esprit, par mes pensées.

 

Dans mon bas ventre  vous ressens,

En ce frisson qui le parcourt,

Du plus intime s’en vient naissant,

Ce fou désir au souffle court.

 

Je vous appelle, je vous attends,

Je vous respire et je vous bois,

Le souffle fol et haletant,

Votre plaisir est aux abois.

 

Je sais vos lombes se durcir,

Se définir entre mes doigts,

Votre cambrure s’accourcir,

Votre bassin s’offrant à moi.

 

Comme d’une rose le bouton,

Sous le baiser s’en vient éclore,

Langue gourmande et à tâtons,

La vient lécher, l’intime flore.

 

Du plus profond, du plus lointain,

Je la sens venir ma folie,

De mes entrailles et dans ma main,

D’un coup fleurir cette ancolie.

 

 

  (04/06/2011)

 

  
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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 13:26

J'ai retrouvé celui-là :-)

 

Je sens venir le crépuscule, cet instant si confus,

Quand le jour s’attenue, s’estompe puis bascule,

Et que la nuit laisse choir son rideau diffus,

Nous laisse accroire que tout se fige, puis se recule.

 

La confusion des jours anciens à l’aujourd’hui,

Quand les rêves flous se superposent à l’éveil,

Que le silence s’appose et dérobe les bruits,

En l’étrange mélange où tout nous semble pareil.

 

L’on se retourne alors cherchant une issue,

Cet endroit d’où nous sommes partis, partis un jour,

Rien devant, rien derrière, ensembles confondus,

Espoirs et regrets emmêlant leurs décours.

 

Un pas en avant, l’hésitation du recul,

Puis un pas en arrière, comme pour se rassurer,

La chamade qui cogne et nous semble ridicule,

Dans l’étreinte étouffante de cette obscurité.

 

Je sens venir les jours aveugles et obscurs
Où étales les ombres ne dérangent plus personne,

Ces sombres heures si vides, si longues et sans allure,

Où seule, l’indifférence des autres résonne.

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 20:57

Postillons de la nuit, et des sombres colères,

Résonnent au-dedans les cris de la peur.

Au-delà des angoisses, terrées en leurs tanières,

Sont les mauvais rêves, ceux, si pleins de terreur.

 

Dans la saccade des insultes à la vie,

La rosée ne fera pas les gouttes de salive.

Les mots morsures jailliront à l’envi,

À l’instar d’un orage, qui gronde l’invective.

 

Dans tes yeux, en l’instant les ténèbres,

Ces abysses emplis d’une obscure lumière.

Messe noire,violente, que ton âme célèbre,

Par le sacrifice, de l’insupportable contraire.

 

Le crachin des questions lentement se dépose,

En la moiteur des incertitudes qui menacent.

Bien après le tonnerre des mots qui indisposent,

Tombe l’opaque brouillard, si dense et si tenace.

 

L’horizon n’est jamais qu’un lointain miroir,

Où se cherchent en vain nos lendemains,

Ces autres jours, teints au pigments de l’espoir,

Que le crépuscule repousse au petit matin.

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 20:52

Regards du ciel, qui en est le centre ?

De qui procède qui, pour l’existence ?

Faire de soi le seul occupant de l’antre ?

Ou ne vivre qu’en la honte et sa pénitence ?

 

De l’histoire qui appose l’incipit ?

Le verbe qui se conjugue au présent ?

Ou les versets qui proclament l’explicit ?

Qui, qui écrit l’histoire du temps ?

 

Dans la course des astres pour leur zénith,

La folie qui emporte les âmes affamées,

Rare est l’instant où le choix du désir hésite,

Empêchant en cela la raison de se déterminer.

 

Du chemin céleste, il n’est que le Nadir,

L’endroit secret où le soleil se meurt,

Intime obscurité où nous y enlaidir,

Pour ainsi nous faire face sans avoir peur.

 

Il n’est de raison sans les éternelles questions,

De dieu sans le doute et le refus des paroles,

L’homme n’est que quand il se fait opposition,

Acceptant de se contredire dans son propre rôle.

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 19:23

La Pâques chrétienne et l'ascension sont l'acmée de l'acte d'amour, la rédemption de tous par le sacrifice de Dieu fait homme...c'est le début et la fin en quelque sorte...

Mais ne pourrait-on pas voir l amort du christ comme un autre message que celui d'une rédemption... Dieu signifiant aux hommes, ou alors les hommes se signifiant à eux-mêmes...que pour atteindre à l'humanité il faut se priver de sa chair, de la composante charnelle de l'être... de son "humanitude"...  (déjà abordé par les Grecs avec notion de raison) non pas l'âme accédant au royaume des cieux, dans l'idée d'une vie terrestre de souffrance afin d'accéder au paradis après la mort de la chair et du corps (vision doloriste), mais se départir de cet aspect de l'être, sorte d'élévation, pour échapper à cette perpétuelle demande de la chair, sa pollution de l'existence...cet existentialisme...

Devenir humain par son humanité...et non mourir pour atteindre un autre royaume...le royaume étant en l'être!

Un peu la version Tantrique du plaisir et autres dérivés spirituels:-)

 

Allez j'arrête mon délire, promis je retourne à l apoésie dès que je trouve muse et inspiration :-)

Petit coup de chaleur certainement

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 18:50

Il est des actes, en religion comme en amour, qui plus que blasphématoires sont blasphèmes, invalidant tout ce qui aurait pu être dit ou fait précédemment dans la sublimation des instants et des choses.. c'est par l'ignorance du symbole et de sa force unificatrice, existentielle, de ce qu'il nous rend si bellement humain et sensible de l'être, dans sa toute beauté, que se commet l'irréparable sacrilège... rendant les mots et les actes...vains.

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