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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 12:50

Je l’ai un jour cherchée, sans trop oser,

D’abord dans les histoires de ceux qui savent,

Ne sachant si je pourrais en disposer,

Comme avaient osé en disposer ces braves.

 

D’aucuns, dans l’intimité des conversations,

A l’heure fatiguée des confidences,

Où langues et esprits s’animent d’agitation,

Osaient à dire enfin son existence.

 

Pleins de précautions, à l’aune des murmures,

Ces adeptes ravis parlaient de leur trouvaille.

D’une découverte incroyable au-delà des murs,

Seule connue des initiés, aventuriers du sérail.

 

On la disait nichée dans une anfractuosité,

A l’abri du regard des nomades,

Dans les replis des dunes molles peu visitées,

Dans ce désert interdit aux peuplades.

 

Fleur mystère, au bouton de soie fermé,

D’une couleur douce en l’obscur de sa faille,

Étoile rose sans tige ni épines, désarmée,

À l’instar d’un sourire par derrière l’éventail.

 

D’une caresse des doigts ses pétales s’ouvrent,

Offrant au baiser son bouton amolli,

L’âme d’une fleur, d’un coeur qui s’entrouvre,

Dans la fine rosée du désir accompli.

 

Il ne faut jamais la cueillir, dit-on, mais l’effleurer,

La regarder s’épanouir dans son calice tendre,

Fleurir et s’offrir sous la caresse puis se refermer,

Pour disparaître et dans le désir se faire attendre.

 

(2008)

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 16:02

C’est un lent poison

Une douce cigüe,

Etouffant la raison,

En sa housse exigüe.

 

Une peste un régal

Un délice cruel,

Petite mort sans égale,

Dans l’étroite ruelle.

 

Il s’instille chaque jour,

Lentement dans la chair,

Sans possible retour,

En notre âme s’insère.

 

Feu ardent qui couve

Une lave discrète,

Incendie qui s’accouve

En sa braise secrète.

 

Larve intérieure,

Qui dévore sans cesse,

Pour le pire, le meilleur,

Carnivore caresse.

 

Dans la tête, dans le cœur,

L’éternelle migraine,

Larmes, hauts le cœur,

En le temps qui s’égrène.

 

Le doute, la peur, l’errance,

Lancinante douleur,

Pulsatile garance

Impulsive couleur.

 

Si présente d’absence,

Continuelle sourde,

Dans la tête s’élance,

Puis s’y écrase lourde.

 

Horloge sensuelle,

Balancier qui lacère,

Mécanisme virtuel,

Au-dedans les viscères.

 

Fatigué, impuissant,

Incapable de faire,

Souriant, languissant,

Interdit dans sa chair.

 

Fuir en la demeure

Partir et rester,

De silence, de clameur,

Se taire, et protester.

 

Silencieuse agonie

Dans le bruit des chamades,

Aux abois, agoni,

Par ce cœur si malade.

 

C’est une lèpre magnifique,

Un curare sans pitié,

Une gangrène prolifique,

Qui détruit sans quartier.

 

De passion infesté

Au plus profond de l’âme,

Ne pouvant contester

La souffrance qui s’y pâme.

 

(Dec 2010)

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 15:50

Sauras tu dans l’approximation de mes mots, ces imparfaits traducteurs des choses et des émotions, ressentir ce que j’éprouve lorsque je te dis je t’aime, et que je cherche à te le faire savoir et partager ?

Dans l’émoi de l’instant qu’entendras tu vraiment de ce murmure? Ce trouble mien, aux couleurs du dedans, si évident, et confus cependant au moment de le traduire, dans le compromis des paroles, n’éveillera-t-il pas en toi les souvenances des amours anciennes, qui de leur palette s’en viendront aussitôt colorer mes mots, pour ensuite les éclairer des lueurs tiennes de jadis ?

Ce que tu entendras transmettra-t-il vraiment mes vibrations intimes ? Ou bien ne sera ce qu’un lamento qui t’est propre parce que résonnant des douleurs passées ? En toi qu’en sera-t-il de mon désir et de ton importance, quand les saveurs de naguère auront retrouvées le chemin de tes pensées ? Que sera ma chanson sinon un autre babil dans le brouhaha de tes souvenirs !

Quel sera ton émoi quand mon regard semblera s’arrêter à jamais sur ton visage, et que mes mots n’auront que la grammaire de ta nécessité ? Quels seront les temps et les modes qui se déclineront en toi ? Ceux du moment, d’un unique présent ? Ou alors ceux d’antan, aux désinences de l’imparfait, moult fois conjuguées ?

Quelle sera la vérité de ton émotion en cet instant de l’aveu de mon abandon ? Où tes larmes à venir iront elles prendre leur source ? Dans la fontaine oubliée des souvenances, au soleil couchant de tes chamades d’hier? Ou alors sourdront elles des fractures et des lézardes de ces peines de cœur enfouies, résurgences obligées des jours d’avant ?

Quels parfums auront mes paroles dans le jardin de ton âme où beaucoup de senteurs déjà se sont évaporées ? Quelle saison trouveront elles pour les accueillir ? Un automne au ciel bas et contristé ? Un printemps de cigales et de regain ? Un été alourdi de touffeur ou un hiver sinistre à l’horizon assombri ?

Comment saurai je que mon aveu a trouvé le chemin de ton être, et non celui des références d’ailleurs ? Ces traverses de ton cœur tracées par d’autres déclarations et ce que tu fus, avant que je ne sois pour toi ! Cette offrande ne se perdra t elle pas dans les tortils de ton ressenti, dans ce labyrinthe doré de tes sentiments appris et maintes fois répétés ?

Mes mots dans la lumière de ton altérité, ne se confondront ils pas dans l’ombre de tous ceux que tu as écoutés ? Auront-ils la sonorité qui leur est propre, ou peut être celle des chansons encolorées que d’autres ont fredonnées ? Quelle sera la musique que tu leur laisseras jouer en toi lorsqu’ils viendront pour y danser ? Ne seront-ils pas emportés par les vents venus de ton lointain ?

Qui me dit que ce que je ressens les mots peuvent te le transmettre ? Te l’offrir, tel quel, dans cette virginité des émotions, alors que chaque parole est une clé qui rouvre ces vieux coffres intérieurs, dissimulés aux tréfonds de chacun, où sont rangés les oripeaux effrangés des passions anciennes, qui n’attendent que de revêtir les amours nouvelles pour les grimer ! (10/01/2007)

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 19:20

Assis face à face,

Les autres autour,

Le regard qui se glace,

Une peur tour à tour.

 

Tes larmes et mes mots,

Ton chagrin et sa fatigue,

Deux cafés, un bistrot,

Une table une digue.

 

Tes rides ta maigreur,

Ma fausse assurance,

Dans le ventre cette aigreur,

D’une plaie qui élance.

 

Des gens, qui viennent,

Qui vont insipides,

Partent et reviennent,

Arrière salle livide.

 

Tu hoquettes ta peine

Désespérance si forte,

Incroyable mise en scène,

Le décor peu importe.

 

Un ciel trop haut,

Un soleil trop loin,

Je ne sais plus trop,

Je ne sais plus rien.

 

Partir, sans se retourner,

Baste des souvenirs !

Des anciennes journées,

N’en plus rien retenir.

 

A quoi bon attendre,

Puisque rien ne sera,

Dans cette herbe s’étendre,

Car le jour s’enfuira.

 

Ton regard, ta supplique,

Demain tout recommencera,

Les paroles et les piques,

Le quotidien ressèmera.

 

Céder, parce que l’on aime,

Quand bien même la vanité,

Sachant que demain sera carême,

Absence inanité.

 

Rendez-vous dans une impasse,

Se payer de mots, de prétextes,

Au-dedans ou en terrasse,

En répétant chacun son texte.

 

Assis face à face,

Les autres autour,

Nos regards qui se glacent,

Plein de peur tour à tour.

 

Mes larmes et tes mots,

Mon chagrin et sa fatigue,

Deux cafés, un bistrot,

Une table qui endigue.

 

Demain ne sera pas,

Que trop nous le savons,

Côte à côte pas à pas,

A jamais nous l’oublierons.

(Octobre 2010)

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 19:12

Quelques notes, une odeur, une image,

Et renaît hier qui s’était enfoui,

En des souvenirs vagues et bien sages,

Dans le grenier des aujourd’hui.

 

Tout s’en revient comme un flot,

Telle une marée de là-bas,

Qui s’en vient sur le sable chaud,

Dérouler son branle-bas.

 

Du plus profond ressurgissent les chamades,

Les frissons anciens, les sanglots, les sourires,

Qui dans une folle et incroyable cavalcade,

Sous la peau, dans le cœur, se remettent à courir.

 

Des enfants, des baisers, des courses des veillées,

Un tournis, des farandoles, des rires, des regards,

Les émois des premiers désirs doucement réveillés,

Dans ce train du passé qui d’un coup entre en gare.

 

Et l’âme dans l’ivresse d’antan se laisse emporter,

Entraînant avec elle le corps dans cette sarabande,

S’égarant dans ce que les souvenirs ont apporté,

De ces rues perdues des émotions non chalandes.

 

Tout est clair, évident, comme si c’était l’instant,

Des voix, des mouvements et des couleurs.

Tout est là, dans cet hier disparu mais insistant,

Si prégnant des parfums des anciennes chaleurs.

 

Quelques bruits, une odeur, une lumière,

Alors s’enfuient ces jours passés,

Qui dansaient allègres sous nos paupières,

Pour en notre mémoire s’entasser.

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 20:36

 

 

Le temps a ralenti sa course

Me laissant de l’avance,

Et bien que suivant la grande Ourse,

N’ai trouvé que l’errance.

 

Me suis perdu dans les attentes,

Transi de solitude,

Sur ces traverses aux ondes lentes,

Si longues d’incertitude.

 

Pressé, j’ai couru au devant,

Au devant de la vie,

Boutant, jetant les paravents,

Empressé par l’envie.

 

Avide, gourmand de ressentir,

Les bras j’ai écartés,

Chien fou me suis mis à courir,

Mon cœur à l’éclater.

 

Volant, de chamade en chamade,

De mirage d’illusions,

Fol, telle la rivière en balade,

Se chargeant d’alluvions.

 

Imprudent me suis égaré,

En des venelles obscures,

Impasses déparées,

Ruelles insanes et impures.

 

En vain, vainement je t’ai cherché(e),

Si convaincu de toi,

Soleil sur l’horizon perché,

Descendant sur les toits.

 

J’ai cru pouvoir tout oublier,

Pour enfin revenir,

Le temps nouveau redéployer,

Malgré les souvenirs.

 

Dans l’ébriété des faux songes,

Des sourires patelins,

Naïf, ignorant le mensonge,

J’ai suivi ce chemin.

 

Me voici maintenant vieilli,

Rattrapé par le temps,

Fatigué envieilli,

Esseulé tout autant.

 

Et le temps a repris sa course,

M’emportant avec lui,

Là-haut, il n’est plus de grande Ourse,

Dans ce flou de la nuit.

(08/06/2011)

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 18:53

Là bas, il y a du vent,

Et des choses légères,

Derrière des paravents,

Que les ombres suggèrent.

 

Là bas, il ne pleut jamais,

Ou alors des larmes belles,

Translucides parfumées

Déposées sur les ombelles.

 

Là bas, le vent s’amuse,

Danse, souffle et caresse,

Joue de la cornemuse,

Sans note maladresse.

 

Là-bas, le crépuscule est infini,

Badaud se traînant dans le jour,

En cet instant bizarre indéfini

Où l’aube devient un contre-jour.

 

Là-bas, le temps fait une pause,

S’assied au pied des arbres,

Sous les ombrages qu’ils déposent,

Sur le soleil de marbre.

 

Là-bas, il fait toujours beau,

Il n’est plus de fatigue,

Quand le ciel se fait flambeau

Sensuel et prodigue.

 

Là-bas, les attentes sont douces,

Les impatiences délicieuses,

En ces heures que le temps détrousse,

De ses secondes malicieuses.

 

Là-bas, il n’est plus de douleurs,

De cicatrices vives,

Ne sont que câlines couleurs

Que la lumière avive.

 

Là-bas, le vent efface les sanglots,

Puis dessine des sourires,

Taille les amarres et les câblots,

Redessine les navires.

 

Là-bas, souvent je m’en vais,

Quand l’insupportable me tient,

Vers ce pays emblavé,

Où nulle peur ne me retient.

 

Là-bas, je te sais et t’attends,

Puis te cherchant je te retrouve,

En ces regards et nos instants,

Loin des absences qui m’éprouvent.

 

Là-bas, tu y seras toujours,

Intérieur pays des émois,

Quand la nuit embrasse le jour,

Dans les blés, à l’ombre des moyes.

(2009)

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 18:50

J’ai peur, peur de cette bête qui vit en moi et que d’autres ont délivrée d’eux-mêmes, parce qu’un jour ils ont laissé la porte du dedans entrouverte, et l’on regardée s’enfuir. Je sais qu’elle vit, qu’elle grandit, et n’attend, tapie, que cet instant d’inattention, que je faillisse, pour s’échapper et à coups de dents déchirer les chairs, dépecer les âmes, et me faire oublier qui je suis parmi les autres, pour n’être qu’elle toute entière.

Je sais qu’elle est là, je la vois sans cesse dans le quotidien d’aucuns, dans leurs mots insanes, leurs colères impérieuses, leurs regards brûlants, dans ces moments fébriles de leurs avidités, de leurs envies, de leurs pulsions inextinguibles, et des jalousies intenables. Dans la froideur pateline de leur égoïsme cynique, leur désir implacable de prédation.

J’ai peur de me voir quand je les observe et qu’ils oublient pour ne penser qu’à eux, par eux et pour eux. Je tremble de ce reflet qu’ils me renvoient, de ces paroles qui pourraient être miennes, de ces gestes qu’ils commettent et que je retiens. J’ai peur de ce que je suis et que je contiens, peur de me voir m’agiter sous mes yeux dans la silhouette d’un autre, de lui ressembler sans y pouvoir mais.

Je sais qu’un jour une lune invisible se fera pleine dans la nuit des angoisses, et alors la bête tombera le masque pour enfin être. Que dans la pénombre d’une colère, d’un refus, d’une humiliation, d’une trop grande douleur, je n’aurai la force de la maîtriser et qu’elle jaillira, toute violence, inhumaine, éructant et bavant une démence inouïe, qu’elle ira faire ses ravages dans la campagne de l’irraison, me laissant au ventre un coupable plaisir.

J’ai peur de ce que je serai un jour, de ce que je suis quand les autres sont ainsi, peur de cette part de nous-mêmes dont on ne peut se départir, et qu’il faut sans cesse dompter, contenir, apaiser, au risque un jour de perdre notre humanité. J’ai peur des colères, des coups, des mots, des haines, des morsures et des crachats qui sans cesse nous contredisent et nous affirment cependant. J’ai peur de n’être que moi, comme vous n’êtes que vous, sans autre possible que nous.

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 17:56

Elle est là, tel un alevin vif et fier,

Fuyant d’une ondulation nerveuse,

Dans l’éclat de tes yeux si clairs,

Le temps, d’une rencontre délicieuse.

 

Elle est là, comme un frisson cursif,

Une ride sur l’eau qui court puis s’efface,

Dans l’espace d’un regard doux et lascif,

Lorsque deux âmes fragiles se font face.

 

Elle est là, légère et ténue, palpitante,

Dans l’ombre qui s’approche, si lente,

Par le dessin d’une bouche, envoûtante,

Silhouette qui se dessine et s’invente.

 

Elle est là, en le galbe de tes seins,

Dans les yeux qui les contemplent.

Glisse, s’écoule, au creux de tes reins,

Cire muette, en le silence du temple.

 

Elle est là, nichée dans ton ventre,

Dans le secret des mots et des choses,

Humide et chaude en cet antre,

Où, brutalement, le plaisir se dépose.

 

Elle est là, fleur, pleine d’épines,

Au calice parfumé, corolle brillante,

Sur sa tige rugueuse et assassine,

Pétales de satin, et sève scintillante.

 

Elle est là, putain du temps qui passe,

Sur le trottoir des attentes obscures,

Fille prude et catin, chimère salace,

En ces brefs plaisirs qu’elle procure.

 

Elle est là, qui se traîne et gémit,

Dans la nuit des angoisses et des peurs,

Par ces jours longuement émis,

En le sablier interminable des heures.

 

Elle est là, si longue et douloureuse,

Si bellement douce et si labile,

En nos âmes faibles malheureuses,

Elle est là, la vie, chienne fragile.

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 20:32

Plus encore que les mots,

Le silence nous relie,

Aube qui se lève tôt,

Puis s’étend et se délie.

 

Inhabituelle attention,

Qui s’installe commune,

Parmi toute cette agitation,

Des ces heures importunes.

 

Sous cet oubli de façade,

S’agitent les souvenirs,

Porté par un vent maussade,

Qui les fait s’en venir.

 

C’est l’intérieur brouhaha,

De la foule des pensées,

Qui se bousculent là-bas,

Car sans cesse relancées.

 

Invectives des questions,

Bousculades des doutes,

Sombres interrogations,

Réponses que l’on redoute.

 

L’antienne se répète,

Impitoyable et cruelle,

Paroles qui halètent,

L’interminable duel.

 

Dans l’intervalle des instants,

Se glissent les attentes,

Elles vont calmes nous molestant,

Sereines et intrigantes.

 

Les images défilent,

Anciennes et subreptices,

Reviennent et se faufilent,

Passé flou qu’elles retissent.

 

Loin devant, mais loin derrière,

Le regard cherche sa route,

Marche avant et marche arrière,

C’est hagard qu’il se déroute.

 

Plus encore que nos paroles,

Le silence nous rapproche,

Pantomime jeu de rôles,

Éloignés nous restons proches.

(2010)

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