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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 16:46

J'ai beaucoup écrit sur la Femme, la sublimant, l'inspiration étant assez... rétive, en ce moment, je fouille les recoins de mon disque dur à la recherche d'anciens textes, j'ai retrouvé celui-ci qui date d'il y a 3 ans! Désolé dames fidèles, mais il n'est pas très gentil celui-ci :-) Promis dès que mon coeur et mon âme retrouvent l'envie de sublimation je me ferai pardonner de ce poème...  il n'est pas cependant une généralisation de la Femme n'ayez crainte :-)

 

Ombre du dépris, son regard si noir,

Mots tranchants, silence manigance,

Elle passe fière, semant le désespoir,

Guindée dans sa beauté d’arrogance.

 

Âme cruelle, avide d’elle-même,

Reflet dans le regard des autres miroir,

Curieuse de son image qu’elle aime,

Silhouette lascive d’une femme en noir.

 

Dans la gourmandise des désirs infligés,

Elle passe, se délecte, et afflige.

Enfant perdue dans ses amours figées,

Du passé se venge, et les espoirs attige.

 

Qu’est-il au fond de ses yeux fardés ?

Dans ce cœur de granit qui ne bat plus ?

Sa peau est tiède, son âme lézardée,

Des sentiments, n’ayant que le surplus.

 

Rien ne changera ce chemin de torture,

Cette route sienne qu’elle suit,

Déposant çà et là, sa cynique froidure,

Sur ces attentes qu’elle poursuit.

 

C’est une ombre magnifique et terrible,

Qui se glisse et recouvre son amant,

Puis, au plus profond pénètre sa cible,

L’étouffant ainsi, langoureusement.

 

Lame d’un regard emplit de dédain,

La voilà qui passe, méprisante et fière,

Qui s’éloigne vers son lendemain,

Sans soucis, de son meurtre d’hier.

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 18:50

PhotoFunia-1058f1.jpgAssise sur le bastingage,

Silhouette par-dessus les voiles,

Esquisse, sur ce ciel sans nuage,

L’horizon dessinant son voile.

 

Vos lèvres, ce sourire si léger,

Se figent les choses et l’instant,

Les cieux, par le vent allégés,

Et vos yeux, arrêtant le temps.

 

On les sait, clairs comme l’océan,

Brillants, composés de l’azur,

Pleins de lumière délinéant,

Du charme, la pleine démesure.

 

Apaisée, calme et souriante,

Attendant, que parte le navire,

Les mèches au vent, ondoyantes,

Sirène, qu’un bandeau vient sertir.

 

Femme, si sensuelle rebelle,

Sereine, emportée par les ondes,

Insaisissable, femme si belle,

Sur les vagues, parcourir le monde.

 

Et la voile frissonne sous le vent,

Elle se gonfle, fasèye et s’étire,

D’un lent mouvement vous enlevant,

Au loin, le voilier se retire.

 

Je vous regarde vous éloignant,

Ombre secrète et si soyeuse,

Instant si fol et si poignant,

Qui vous emporte mystérieuse.

(13/06/2011)

 

 

 

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 14:23

Le café est chaud, machinalement il souffle dessus tout en conversant. Cependant au fil de la discussion sa pensée fuit, va ailleurs et lentement lui dessine un décor, une histoire, autre, avec les mêmes protagonistes mais plus intime, plus osée.

Elle lui parle, il la rêve. Face à face ici et là-bas ; paroles ici, regards là, intimité, complicité et langueur. Devant, sans un mot dans un silence trouble qui envahit la tête et pénètre la chair. La viande frémit et se tord au-dedans. Un spasme qui court jusqu’aux entrailles et envahit les tissus. Il dégage sa main et doucement la porte vers son bassin.

Elle parle de choses d’autres et lui il répond, moitié présent et moitié dans son fantasme qui s’épanouit.

Sa main glisse sous sa ceinture tandis que le regard reste fixe en liaison avec elle. Elle observe sans ciller, sans parler. Cette attitude semble commander les gestes. Déjà les vêtements s’ouvrent et libèrent la tension d’une chair qui se gonfle, qui s’emplit d’une fureur organique et émotionnelle. C’est chaud et impudique et pourtant il continue, le regard rivé aux yeux qui l’encouragent.

Le café emplit sa bouche et la déglutition se mêle au trouble qui s’installe, derrière dans l’autre histoire. Elle parle et lui s’enivre sans pouvoir se retenir.

Sa main saisit son sexe, c’est chaud, dur, humide et délicieusement troublant. Elle, elle ne dit rien. Lentement ses jambes se détendent et s’entrouvrent les cuisses que la jupe peu à peu dévoile. Sa main effleure, caresse et se souille. Son corps se soûle et tremble, les forces l’abandonnent et au-dedans le noeud se noue et serre, étrangle, la pudeur incapable d’agir s’est enfuie.

Elle se lève et verse le café. Elle parle toujours sans ne rien voir, deviner. Il entre en son rêve, le ventre lui fait mal. Pourtant il répond.

Son sexe est libre, il gonfle sous la caresse et l’espoir, chaud, brûlant. La liqueur transparente s’écoule doucement renforçant l’envie des gestes et le plaisir qui en découle. Les cuisses sont ouvertes, le regard hypnotique ne se dérobe pas. Là-bas, dans la pénombre de l’entrejambe la chair désirée se laisse deviner. Un désir offert et lointain, un sexe glabre, fascinant

Pas de sucre, il se tourne et décroise les jambes. Il ne sait plus, ne contrôle plus son esprit vagabond. Le ventre tressaille jusque dans la profondeur des organes, dans les tréfonds des viscères. Elle parle, délicieusement aveugle de ce qu’elle crée, ailleurs.

Doucement il se laisse glisser sur le sol et s’avance sans vergogne l’oeil rivé sur cette intimité qui luit et s’offre dans le silence. Il est sur le dos et rampe doucement le sexe tendu dans sa main qui mine l’amour. Il s’approche voyant de mieux en mieux ces plis si sublimes qui l’envoûtent et l’appellent.

Il se lève et regarde à la fenêtre pour s’entendre parler du temps. Elle lui répond, lui se sent bien, mais il lutte contre ses élans violents qui grandissent en le sein de sa viande turgide.

Les jambes lentement entrouvertes se laissent glisser et doucement la chair luisante s’approche de son visage; chevilles de part et d’autre. Elle est accroupie au dessus de sa tête, et sur sa bouche se dépose un sexe de femme au parfum de désir, d’offrande. Il y goûte avec avidité et s’enivre de sa moiteur, de son toucher humide et lisse.

Un fond de café qu’il fait tourner dans la tasse. Elle est au bout de la pièce. Il la regarde faire mais n’y voit plus qu’un désir, un trouble sublime qui lui tourne les sens, l’envahit et le tient, d’une poigne serrée.

Elle parle, de dos.

Il mange, suce et lèche, des sons retenus s’échappent, il fouille l’intimité de sa langue et s’y enfouit. Plus rien n’existe, les senteurs, l’humidité et le goût d’aller plus loin l’emportent. Sa langue avide caresse, lape, se promène pleine d’outrecuidance et de vivacité. Elle n’obéit plus à la morale et déborde plus bas oublieuse des convenances, une rose salace, fleur de tabou. Elle, dessus lui, vivante, brûlante, se laisse envahir, les cuisses tendues par l’effort fatiguent et tremblent, mais elle tient et son corps accompagne la danse que joue son plaisir. La lumière baisse, une main lentement va convoiter ce qu’une autre main enserre.

Le temps passe, il va falloir partir. On s’embrasse. Il voudrait dire, mais ne sait comment, déjà il est dehors, fatigué et triste car au dedans se joue toujours l’instant, sans retenue.

Il roule et ne voit pas le chemin qui se déroule devant lui, dans son âme l’ébat se poursuit si puissant, si complice, interminablement fort, compendieusement solitaire...

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 12:34
(Comme suite à l'article de la Bulle bulle et  lui offrir quelques battements  )

 

Dans le cœur des Hommes, il y a des voiliers et du vent, des embruns et des larmes... de folles chamades et des silences inquiétants... Il y est des instants de doute, des rires, des cris et des sanglots...des peurs attenantes, des fous rires irrépressibles et des frissons délicieux... dans le cœur des Hommes il y a du sang, de la peine, de la joie... ils y sont des pressentiments des colères et des hontes... de la douleur, de la souffrance, du bonheur, parfois... mais aussi du fiel.

Dans le cœur des Hommes il y a des secondes et des intervalles, de la précipitation et du calme, des emballements et de la circonspection,  des moments de stupeur... et certaines heures, aux minutes interminables.... ils y sont des rancunes, des espoirs,  des souvenirs et des projets, des images floues et des images claires... des musiques douces et des vacarmes terrifiants.

Dans le cœur des Hommes il y a du soleil et de l'ombre, des montagnes et des plaines, la vie et la mort tout autant, la haine et l’amour face à face, l’indifférence et l’indéfectibilité des attachements, dos à dos... il y a les vides et le trop, le tout et le rien... il y a toi, il y a vous, et tant d’autres encore, et plus aucune trace d’aucuns repoussés, expulsés... ils y sont des voleurs et des invités, des vandales et des âmes sacrées...

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 12:12

Être sous le charme des belles attentes,

Dans ce couloir étroit des incertitudes,

Interminables secondes lentes,

Traîne du temps en sa flâne lassitude.

 

Chercher sur l’horizon lointain,

Dans le mauve d’un crépuscule,

L’esquisse d’un autre incertain,

En ces journées qui s’articulent.

 

Suivre du regard leur ligne serpentine,

Ondoiement des jours qui trépassent,

Infinie souplesse, douce et assassine,

Pour des âmes qui lentement se lassent.

 

Attendre et deviner leurs ombres,

Quand dans la survenue de la nuit,

Le jour s’abandonne et sombre,

En le gouffre morne de l’ennui.

 

Rester en la demeure ou s’échapper,

Fuir le défilé de ces élégantes,

Spectateur figé, au charme réchappé,

De l’ondulation de ces formes lentes.

 

En l’expectative des attentes belles,

Et l’espérance d’une aube claire,

La nuit s’étale, s’étire ribambelle,

Voile de lune, tulle mortuaire.

 

S’écoule le temps obscur, en sa langueur,

Dans le corridor des rencontres perdues,

Litanie des jours, irréfragable longueur,

D’un terne refrain, trop souvent entendu.

 

Aucune ne viendra au rendez-vous,

Au croisement des vaines attentes,

Nulle ne sera, ni toi, ni elle ni vous,

Fières silhouettes, molles indolentes.

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 12:06

C’était un air ancien, sorti de la mémoire,

Des notes d’hier, confuses et discrètes,

Une sorte de chagrin, teinté de désespoir,

Musique transfuge, d’une âme secrète.

 

Un fredon intime, murmurant à l’oreille,

Le refrain du passé, et des vielles comptines.

Ces instants d’antan, uniques et non-pareils,

Surgissant impromptus, les jours de routine.

 

Comme une farandole cachée, une ribambelle,

Qui, qui sans n’y rien paraître, s’agite au-dedans.

Cavalcade d’enfants, d’une insouciance rebelle,

Piétinant du jour l’esprit, de cris redondants.

 

Sourd tempo feutré, répétitif et lancinant,

Écho d’orchestre tapi des souvenances,

Qui jouent moderato, les arpèges fascinants,

Sur ces cordes détendues de notre enfance.

 

C’est un murmure, un sanglot parfois,

Un rire, un cri, un mot, une chanson,

Qui s’invite en nous et en notre émoi,

Sourd, troublant, confus et sans façon.

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 19:32

Clin d'oeil à la bulle bulle

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 14:50

 

 

 

Il fait froid dehors,

Il fait froid dedans,

L’engelure du corps

La gelure du vent.

 

Frissons intérieurs,

Rides d’un étang,

Vagues citérieures,

Par-delà le temps.

 

La lame de la brise,

Si tranchante acérée,

Sur l’onde qui se brise,

L’épiderme lacéré.

 

Les ramures austères

Découpées sur le ciel,

Lavis sombres mystères,

Ombrures tangentielles.

 

Nuages cotonnades,

De cobalt et de sombre,

L’ombreuse promenade,

D’une grise pénombre.

 

C’est l’hiver qui se meurt,

Agonise au printemps,

En ultime demeure,

D’un soleil hésitant.

 

Le baiser de la bruine

Sur ces terres endeuillées,

De labours et de ruines,

De rameaux effeuillés.

 

Un horizon lointain

Sur camaïeux de gris,

Livide fond de teint

D’un paysage aigri.

 

Dans le ciel un oiseau,

Prisonnier dans le vent,

Par-dessus les roseaux,

S’agitant au levant.

 

L’infini des labours,

Des pâtures et des champs,

Renaissance du jour

Dans la pluie contre-champ.

 

Les rafales humides

La course des nuages,

Collines pyramides

Découpant ce fluage.

 

Une lumière diffuse,

De crachin emmêlée,

En cette brume infuse

Ce brouillard lamellé.

 

Allongé de son temps,

Ce jour pluvieux se traîne,

Plus vieux d’une heure pourtant,

Il nous semble à la traîne.

 

Il verse et il fait froid,

Las, dedans, là, dehors,

En ce printemps étroit,

A l'automnal décor.

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 14:31

Tout, tout ne fut que mensonge, de l’Arte la comédie, lumière factice, simple lueur de reflet, sur un miroir de passion, un spectre brisé dont le tain s’est usé à force de réfléchir, les images des autres. Que reste-t-il de ces levers du soleil ? De ces horizons soit disant nouveaux ? Des sourire à l’envi ?La douleur des brûlures, des chairs mises à nues, rongées par l’affection, par les coups répétés... et l’âme décharnée, suintante, rabougrie, refermée sur elle-même à l’instar d’un animal efflanqué qui crève à petit feu et se replie pour échapper à la réalité !

Un cadavre, pantelant moribond, là dans le matin des jours qui reviennent et se répètent inlassablement... comme pour dire d’être... de paraître et de rendre la pareille aux habitudes et conventions...., une errance silencieuse, le dégoût aux lèvres, au bord de l’estomac, que l’on retient... convaincu des fatalités, de la juste prégnance des palinodies, que les rêves ne sont que des rêves, et la réalité un cauchemar, duquel on n’échappe ni ne peut se départir, car les odieux ont le pouvoir des choses, des êtres, de la mise en scène, de la mise... à mort.

Les baisers ont bien le prix des deniers, des trahisons... et précèdent forcément les crucifixions sur les monts du crâne ! Brûlants comme des cinglures sur la chair, et du sel qui lèche les blessures... évidemment les cœurs saignent, quand bien même leurs hémorragies restent discrètes et invisibles trop souvent... et les infarctus, ces angines intérieures, ces spasmes douloureux et cruels, sont des étaux bien trop puissants pour que l’on puisse les desserrer à dessein que s’en revienne la vie, l’envie de la vie.

Il est des mots, des regards, des caresses qui ne sont que des mains qui étranglent les âmes et les cœurs, lentement, puissamment, afin de pouvoir goûter à l’agonie, se délecter des soubresauts, se goberger de cette terreur affreuse qui envahit celui qui se sent partir, et lutte, lutte, sans réel espoir de survie... par réflexe... sachant que s’en viendra l’abandon et la nuit, l’instant du rien, de la non souffrance... mais à quel prix ! Au prix d’infinies secondes de douleur et de désespérance. L’amour est un monstre gourmand que se repait de la fragilité des uns et que d’aucuns aiment à rassasier... serviteurs de la bête qui les habite.

Là est le goût de la vie, l’essentiel d’être, pour ceux, ceux, là, qui se nourrissent de la faiblesse des autres et se complaisent à la déchirer... car c’est la condition, leur condition, pour qu’ils se sentent vivants.

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 13:01

Noria, tourne l’eau,

Marche des hommes,

Quêtes à vau-l’eau,

Bêtes de somme.

 

Pluie, neiges et bruines,

L’alternance des pas,

Quand le soleil décline,

Le jour ne le sait pas.

 

Feuilles qui tombent,

Passent les saisons,

Entre les tombes,

S’égare la raison.

 

Marabunta des êtres,

Sur les routes de demain,

La silhouette des hêtres,

Sur l’horizon du chemin.

 

Sonne le glas des jours,

La tierce des souvenirs,

Hier n’aura plus cours,

Aux guichets à venir.

 

Danse dans le vent qui souffle,

A la croisée des instants,

Où personne ne s’essouffle,

Sachant trop ce qui l’attend.

 

L’ombre des tribus dans la nuit,

Formes troubles qui ondoient,

Lorsque la lumière s’enfuit,

Le crépuscule poudroie.

 

Grain à grain il s’écoule,

Cet âge en notre endroit,

Va et vient d’une houle,

Sablier maladroit.

 

S’éloignent à tire d’ailes,

Les années de jeunesse,

Discrètes et sans zèle,

Ces puériles ivresses.

 

Il grêle sur le printemps,

Et la clepsydre se gèle,

Se fige sur l’entre temps,

Des journées qu’on dégèle.

 

C’est au bal des ces ombres,

Que dansent les saisons,

Qu’enlinceule la pénombre,

En l’étoffe d’irraison.

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