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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 22:48

Au bal des hypocrites je n’irai pas,

Non plus, à celui des orgueilleux!

Avec vous je préfère danser chez moi,

Vous en moi, il n’y a rien de mieux.

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 20:42

Il est dur, avec le recul du temps et que j'ai pris, je sais que je suis allé trop loin dans les mots, et qu'elle me manquera quand elle partira à jamais.

 

J’ai tant aimé ma mère,

Pour aujourd’hui ne plus l’aimer,

J’ai tant aimé ma mère,

Pour aujourd’hui la renier.

 

Comme un enfant si apeuré,

Que sa maman ne comprenait,

Un petit homme tant égaré,

Dans cette vie si malmenée.

 

Il me souvient de sa jeunesse,

De sa beauté, de ses colères,

Quand elle chantait, sa joliesse,

Quand elle pleurait, sa vie galère.

 

Son inquiétude et ses misères,

Besoin d’amour et de sourires,

L’indifférence de sa mère

À l’instant même de mourir.

 

J’ai tant aimé ma mère,

Pour aujourd’hui ne plus l’aimer,

J’ai tant aimé ma mère,

Pour aujourd’hui la renier.

 

Si fragile et si forte,

Avide de l’amour,

Toujours entre deux portes,

Inquiète du désamour.

 

Présente et partagée,

Ici et là, sans cesse tiraillée,

Absente et ombragée,

N’ayant de cesse de batailler.

 

Ses mots câlins, ses mots cruels,

Accusations et confidences,

Reproches acerbes et mutuels,

Paroles douces et médisances.

 

J’ai tant aimé ma mère,

Pour aujourd’hui ne plus l’aimer,

J’ai tant aimé ma mère,

Pour aujourd’hui la renier.

 

A trop vouloir être aimée,

Elle n’a jamais su comment faire,

Se démenant, si mal-aimée,

Pour simplement, que ne défaire.

 

Pour elle, il ne bat plus,

Ce vieux cœur suppliant,

Si caché, si reclus,

Oublieux, oubliant.

 

Voulûment orphelin,

Naufragé volontaire,

Asséché du chagrin,

Du chagrin de l’amer.

 

J’ai tant aimé ma mère,

Pour aujourd’hui ne plus l’aimer,

J’ai tant aimé ma mère,

Pour aujourd’hui la désaimer.

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Published by Etsivousosiez - dans Poèmes
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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 18:56

Dans la chair et le sang,

Les humeurs et les sanies,

Aux regards indécents,

Sont honneurs et avanies.

 

La rime et le mot, le son,

La danse des coups et des gestes,

Sempiternelles leçons,

De murmures aux refrains indigestes.

 

Lèvres douces, acide baiser,

Esquisse, sardoniques sourires,

Discours et propos malaisés,

Chairs mortes qu’on laisse pourrir.

 

Faux espoirs, avenirs controuvés,

Factices caresses, égratignures,

Angoisses si prégnantes éprouvées,

Solitudes, dans les encoignures.

 

Sibyllin voyage, absconse destinée,

Ici, là-bas, l’on s’égare, l’on se perd,

En des paysages aux autres destinés,

Dans ce vide plein sans aucun repère.

 

Promesses énoncées et non tenues,

Ablation des droits et des membres,

Adresses dénoncées non retenues,

Depuis janvier jusqu’à décembre.

 

Face cachée de la lune et des âmes,

La vérité ne se dévoile,

Tranches d’océan à coups de rames,

Sur ce miroir qui lors se voile.

 

Gifle du vent, larmes du ciel,

Entailles profondes gerçures,

Peau bistre d’un hâle partiel,

Sur ce sable qui rassure.

 

Pile ou face, même revers,

La lumière se colle à l’ombre,

L’obscur devenant l’avers,

La lueur, elle, la pénombre.

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 13:22

Ne vous inquitez pas ce n'est qu'un délire :-)

 

Du rien il fit le tout, en son infinitude il mit de l’infini dans l’infini, ajoutant l’illimité entre un et deux, et ainsi de suite en chaque point de l’univers.

Il conçu ensuite la créature à son image, mais pour qu’elle puisse un jour atteindre son humanité, de un, il fit deux, elle et lui… sans autre possibilité qu’une union imparfaite, car il fallait séparer les sexes, pour que l’être ne puisse se fondre en l’unicité, et redevenir l’immanence, le très grand, et alors ne jamais découvrir ce qu’il est par delà cette image.

A la créature il offrit le choix, par là donc la liberté, celle d’être ou de ne pas être, et de sa première décision, l’Homme engendra la question. Commença alors l’incertaine quête de soi. Commença alors l’envie, la souffrance, les remords, la haine, et l’insupportable de soi dans chaque acte de l’autre.

Afin que la créature se souvienne et s’interroge, le très grand lui offrit la possibilité d’éprouver son immanence originelle, par le travers du plaisir et de la chair. Dans l’instant de l’accouplement la créature réveille et retrouve presque la saveur de l’unicité, mais le très grand a fait en sorte que cette fusion soit incomplétude, en ne faisant pas de deux un, mais trois, rendant plus encore complexe l’équation de la finitude.

Lorsque la créature, par Babel et l’uniforme, crut avoir trouvé le chemin qui menait au très grand, et résoudre enfin son dilemme et lui complaire, Dieu installa l’incompréhension entre les êtres, obligeant la prééminence du doute et de l’incertitude, afin que chacun se pose encore plus de questions, et cherche hors lui et sa ressemblance, la solution de ce qu’il devait être et accepter ce qu’autrui soit.

Depuis le premier choix, depuis la première question, depuis qu’il a découvert la liberté, depuis l’impossible retour à l’immanence, la créature se cherche et s’éprouve. Elle a engendré des descendances, qui elles aussi se cherchent et s’éprouvent, multipliant les interrogations et les fausses réponses. La créature erre dans un monde qu’elle définit de plus en plus, au point de pouvoir s’en abstraire croit-elle. Son chemin de quête sera long, bien long, car cette humanité qu’il lui faut trouver, en fait elle la perd et s’en éloigne, plus elle avance, plus elle pense l’avoir trouvée et s’en rapprocher, plus elle lui échappe..

La créature croit que par la satisfaction du plaisir, de l’univoque, de l’uniforme, elle atteindra ce qu’elle mérite, et qu’alors le tout sera en elle et qu’elle sera le tout, à l’abri des questions, dans sa propre immanence. Est-ce la voie ? Est-ce cela l’humanité qui lui était promise ? La réponse n’était elle pas au départ, et la quête du tout une erreur ? Nul ne le saura, ni la créature, ni le très grand, car son dessein est en elle, à l’abri de lui et d’elle aussi.

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 22:36

  

Depuis des mois, tu m’aimes, sans relâche

Comme un couteau qui tranche

Une braise qui dévore

Tu me tortures, sans que je ne t’apprivoise

Avec ta lame qui pénètre et découpe sans retenue ni pudeur

Ton feu qui grésille et consume

Tu es là chaque jour, chaque instant

Sans répit tu me parles, tu te dis

Par des mots qui entêtent, et me rendent fou.

Tu fouilles en moi, impudique

Tu me découpes, impitoyable

J’ai beau supplier, vouloir t’éloigner

Tu refuses, tu t’obstines, tu domines.

Ton tison n’est qu’enfer, lave, douloureux cautère

Qui coule, brûle transperce et envahit

Et ta lame, sourire, scintille avant de pénétrer et de fouiller ma chair, nom âme.

Chaque jour, chaque nuit, seconde après seconde, inlassable,

Tu t’esclaffes, tu bouscules, tu murmures, tu insistes

Dévorant mon espace, mon temps et mes pensées.

Me privant de moi, de toute envie, de tout ailleurs

Tu t’imposes compagne, fidèle et sans rivale, insupportable

Dans l’éclat ou dans ta sournoise présence.

Tu es là, sans cesse, discrète ou extravagante, aigue ou prégnante... irrépressible et tenace

Toi, toi ma douleur, si profonde et inscrite, qui me ronge, m’obsède et me détruit... quand me laisseras-tu ?

 

Je fais belle figure, seul, gavé chaque jour de toutes sortes de médicaments qui m'abrutissent et me rendent dépendant,, laissant croire que tout va bien, privilégiant le boulot, car sinon on est plus rien si l'on est faillible, les obligations diverses... mais bien seul ,et parfois au bord du néant...car elle est là et me détruit à petit feu.. Je crois que les mots ne pourront jamais traduire le ressenti de la douleur, ce sentiment de perdition quand le corps se manisfeste au point que l'on voudrait mourir pour ne plus ressentir cette chose incontrolable, qu'elle cesse enfin... et je sais que d'autres souffrent plus encore de la douleur, mais parfois suis allé si loin dans la soumission à elle....alors merci la bulle si pleine de tendresse et d'humour de vérité, merci Valdy sensible et  secrète, merci dame céleste  fidèle et vraie, de vos regards et réelle affection, et de votre soutien au poète en herbe ...car en ces instants vrais j'arrive à oublier ce parasite qui me dévore

 

 

 

 

 

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 21:08

(Bon la bulle, il fait trop chaud pour écrire, j'ai retrouvé ce vieux truc de 2008, mais promis  j'écrirai bientôt quand je trouverai les mots pour traduire)

 

 

Égaré dans les plis, perdu dans les recoins,

Quand la nuit se déploie, et lentement s’étale.

Empêtré dans le silence de l’obscur qui point,

A chercher son souffle en cet instant fatal.

 

Écouter l’âme qui couine, l’entendre gémir,

Dégoulinante d’une peur qui suinte ;

Se battre contre des ombres et frémir,

Intimes fantômes, qui font des pointes.

 

S’ébattre en vain, cogner dans le vide,

Supplier, grogner, crier pitié sans cesse,

Les yeux écarquillés, le visage livide,

Se battre, renoncer, terrassé de détresse.

 

Frapper sa coulpe, pleurer, encore, pleurer,

Se retourner, chercher le jour, celui d’hier,

Vouloir agripper le vent, pour se leurrer,

Se mentir, se rassurer, sortir de l’ornière.

 

S’effondrer, se relever, puis, tomber à nouveau,

Se déchirer à coups d’ongles sales le visage,

Sentir la douleur du corps dans son caniveau,

S’étouffer dans les remugles du naufrage.

 

Perdu dans l’ampleur du doute,

Absorbé, dans l’angoisse confondu,

Sans force, malmené par la déroute,

Se coucher, se fondre en l’étendue.

 

Se perdre, disparaître dans la pénombre,

Devenir aveugle, sourd, invalide du temps,

Dévoré vivant dans l’hallali des ombres,

Victime des autres, et de soi tout autant.

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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 12:47

Nice dans cette nuit d’un été,

A l’ombre Russe de cathédrale,

En robe Anglaise sur sa jetée,

Tel un ourlet du littoral.

 

En le silence de la vieille ville,

Et l’abandon d’une amitié,

Les rues étroites qui sautillent,

Dans ce regard du vieux quartier.

 

La tête tourne du souvenir des bars,

Il n’est personne dans la rue,

Elle se sent seule en son bazar,

En sa détresse comparue.

 

Elle va, sous le Cimiez, titubante,

Incapable d’une mémoire,

Seule, dans les ruelles adjacentes,

Dedans sa peur et son déboire.

 

L’autre est parti, lâche de lui-même,

La laissant en l’inconnu de l’ivresse,

Égarée, dans ce brouillard d’elle-même,

Hagarde perdue, et sans une adresse.

 

Elle erre, dans la moiteur de la brune,

Larmes aux yeux, peine au cœur,

Sans voir même, l’éclat doux de la lune,

Si aveugle de rancœur.

 

Çà et là elle va, au petit bonheur,

Rues et ruelles anonymes,

Emplie d’alcool, mais aussi de malheur,

D’une porte à l’autre synonyme.

 

Elle est seule dans son dégoût,

Celui d’un passé, d’un présent,

Vomissant dans les égouts,

Sa peur d’hier et de l’instant.

 

Nice ville endormie se tait,

Marie cherche en vain son chemin,

Par les vapeurs entêtée,

Laetitia pleure son lendemain.

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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 12:36

 

 

Le soir attend que parte le jour,

Que sa lumière comme un sillage s’efface,

Pour enfin prendre place à son tour,

Sur l’horizon, trait lointain qui lui fait face.

 

Dans cette pavane le crépuscule s’attarde,

Enfant de l’arrière saison qui se traîne,

Lueur mystère d’une chimère bâtarde,

Robe des cieux, forlongée par sa traîne.

 

Dans les rouges et les mordorés,

Sa caresse plaine s’étale et s’enfuit,

Traversant prairies bois et forêts,

Puis, ombre, s’estompe et se réduit.

 

Sur le ciel les langues d’un feu s’étirent,

Ondoyantes mauves et lointaines,

Dans la lumière d’un jour qui expire,

Et laisse se perdre son haleine.

 

Flous, l’azur et son reflet sont face à face,

Où sont les cieux ? Où est la moire ?

Quand les nues se perdent à la surface,

D’un calme étang devenu miroir.

 

Puis le jour petitement s’en va, pas à pas,

Emportant lors avec lui son flambeau,

Ultime spectre, à l’instant du trépas,

Quand le crépuscule, trouve son caveau.

 

Le soir en la brune s’étend

Quand le crépuscule s’y dispose,

Sur la terre et le firmament,

Comme un linceul que l'on dépose.

 

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 22:59

Ne plus porter le regard sur l’horizon, comme si l’on ne croyait plus en demain, et que seul le reflet du jour ne pouvait qu’être en la réflexion de soi, cet égoïsme de chacun, et non plus dans la croisée des chemins, aux carrefours des émotions partagées et des questions irritantes. Se conformer au quotidien du soi dans la répétition d’aujourd’hui.

Réduire la cosmogonie aux émotions singulières et viscérales, subir sa colère, ne plus contenir les gestes et le flot des hormones, laisser la bave et les postillons remplacer les mots et les silences éloquents. Enfourner l’univers en soi et le restreindre aux frontières du dedans, faire de son désir l’infini des choses.

N’entendre que la voix intérieure, les cris qui réclament, devenir sourd et imperméable aux appels des autres qui veulent nous contredire et faire place en nous… aligner les solitudes dans la multitude des foules. Compresser les altérités pour ne plus avoir qu’une masse compacte sans fenêtres…compasser le monde à l’aune du moi et se ressembler à jamais.

L‘instant, l’éternité de l’instant, n’être que le créateur de soi, implacable démiurge du quotidien, écraser tout ce qui irrite et démange, broyer ce qui en nous vient bousculer la certitude, ne croire que l’on ne doit rien à personne et que notre âme s’est autocréée, ex nihilo, comme le ferment subtil d’une génération spontanée organisée par soi. Se reproduire constamment, clone de ses pensées, de ses désirs, tain de son propre miroir.

N’être qu’un maillon hors de la chaîne, à nul autre attaché, se vouloir libre de tout sauf de soi, prisonnier d’un lien intérieur bien plus contraignant, puisque indéfectible, garrot consubstantiel des peurs inexplicables, des doutes et de leurs certitudes, qui participe de nous, que de nous. N’être que le début et la fin, aliéné à soi même, se restreindre à son image et ce qui en fait l’épaisseur, ne rien voir d’autre que ce qui nous ressemble dans cet infini de nous même.

Vouloir, encore et encore, sans limites et satiété, se saouler des envies sans savoir mettre fin, sans ataraxie possible, dans la componction éternelle. Impérieux désir maître de nous, esclave d’une liberté d’avoir, encore et toujours, repu déjà avant d’avoir ingurgité, voulant sans cesse l’après, comme un bateau ivre qui n’a que l’illusion du cap ! S’empiffrer jusqu’à la nausée et la dépasser sans vomir, et ne rien connaître d’autre que la lourdeur des désirs inassouvis, pour éviter les gueules de bois de l’abstinence.

Réduire le temps aux ressentiments, à combler un vide insondable de solitude, à goinfrer son désir, convaincu et certain d’avancer, de comprendre et résoudre l’énigme des jours qui passent. Allonger la vie, agrandir l’image des choses et des lointains, se rassurer par ce plein où l’on entasse les certitudes formelles. Se tranquilliser d’être, se toucher pour s’en convaincre et étaler son envie sans se poser la moindre question, sans entendre la plainte des ombres que l’on écrase. Ne plus se retourner comme si notre livre n’avait qu’une page, celle du jour, éphéméride sans mémoire.

Verser des larmes de reptile, les larmes d’une faim gourmande, pleurs acides d’une colère maquillée et capricieuse…Gémir et se faire tourner la tête dans une ivresse sans contrôle, tournis d’un surplace, valse à contre temps. Mouvements et déséquilibres, images vives, cris et spasmes, sans cesse reprendre le nectar et l’ambroisie pour que la farandole ne cesse. Au bal de l’éternité chacun danse seul dans le brouhaha des musiques personnelles. D’aucuns bousculent et s’étonnent de l’être, chacun se cogne à la frénésie des autres et aussitôt se met en garde, prêt à frapper ce qui l’aheurte pour continuer de glisser dans l’uniformité étale de lui même.

Saurons nous faire volte face et ne pas voir en hier qu’une page tournée ? Saurons nous remettre le jour dans l’intervalle des temps et ne plus en faire un orphelin de notre histoire ? Saurons nous rouvrir les fenêtres intimes condamnées et laisser l’horizon redessiner les aurores et les crépuscules, afin de ne pas toujours vivre et répéter l’identique…ce moi terrifiant et univoque ? Saurons-nous contenir les désirs impérieux, et vivre les pauses du dedans avec autrui qu’on laissera s’inviter en nous ?

Et ne plus confondre le bonheur et l’idée que l’on nous en fait ? Le bonheur et le plaisir...saurons-nous ?

Saurons-nous comprendre qu’aimer c’est servir, et non pas... se servir !

 

Aujourd’hui, plus qu’hier, j’en doute.

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 12:53

Il s’écoule le temps, en torrent accidenté,

A l’écume trompeuse et brouillonne,

Heurtant les berges de contrées hantées,

Où des pécheurs, les âmes s’étonnent.

 

Sinueux en sa mouvance insigne,

Torturé de remous et de vagues,

Il dessine sa route qu’il désigne,

Sur un horizon qu’il extravague.

 

Ombres et tumultes, il glisse,

D’une avance imperturbable,

Pâle surface étale et lisse,

D’un parcours irréméable.

 

D’une rive à l’autre il sinue,

Chaloupe lente en ses méandres,

Et dans les terres s’insinue,

N’ayant de cesse de s’y étendre.

 

Flâne usure de l’érosion,

Lambine caresse des âges,

Teintes d’une corrosion

Déposées sur les paysages.

 

Dénivelé des heures, douce pente,

S’écoule la vie en son temps,

En le lit d’un fleuve qui arpente,

L’intime relief des instants.

 

Rides ronds et ricochets,

Sur le flou de l’onde courante,

Simples desseins empêchés,

Par les surfaces apparentes.

 

Serpent du jour, anguille de la nuit,

Le temps allonge sa mouvance,

Fulgurances ou dolences de l’ennui,

Mol, il s’étire et nous devance.

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