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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 16:51

Là cette incertitude des choses,

Des êtres et du temps,

Toutes ces paroles que l’on ose,

Ces mots si importants.

 

Lors tous ces regards que l’on cache,

Emois que l’on réprime,

Tous ces instants où l’on s’attache,

Au vrai…que l’on supprime.

 

Les interdits de la morale,

De notre bienséance,

Intérieurement chorale

Ne levant pas séance.

 

Si prisonnier des émotions

De ces passions soudaines,

De la censure et ses motions

Si sûres et si certaines.

 

Désirs de l’âme et de la chair

Eruptive fusion,

Mais la raison refuse l’enchère,

Bradant nos l’illusion.

 

Il est de belles et douces ivresses,

De chamades si secrètes,

D’instants intimes de caresses,

D’émotions si discrètes.

 

Certains regards, certaines pensées,

Voyages virtuels,

D’instants troublants et insensés,

De présents si duels.

 

Telle la complainte de violons,

Si belle… qui se lamente,

En son instant nous envolons

Vers notre belle amante.

 

Un jour… se brûler au soleil,

Y perdre alors nos ailes,

Tel un Icare là sans pareil

S’écraser tout près d’elle.

(05/03/2017)

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 17:13

Un jour grisâtre qui lent se traine,

Des pensées grises qui l’accompagnent,

Des heures pesantes et peu amènes,

Ce drôle d’hiver est ma compagne.

 

Des souvenirs qui se réveillent,

Jadis naguère là si présents,

Cet aujourd’hui se met en veille,

Hier se fait omniprésent.

 

Un ciel étale et empesé,

Ici emprisonnant l’espace,

A l’horizon juxtaposée,

La terre semble manquer de place.

 

Des autres l’étrange goût amer,

La vanité de leurs paroles,

Les cieux paraissent comme une mer,

La vie un simple jeu de rôles.

 

Lassé je reste à ne rien faire,

Comme épuisé de devoir vivre,

Là prisonnier de cet enfer,

De cette langueur qui ci m’enivre.

 

C’est un orchestre de violons

De cordes tristes que l’on frotte,

De violoncelles de salon,

Boyaux de chat qui me garrottent.

 

Le jour bien fatigué se traine,

S’étire lent sous la contrainte,

Je l’accompagne car il m’entraine,

Bien silencieux sans une plainte.

 

Bientôt la nuit là s’en viendra,

Se mélangeant à la lumière,

Etalant lentement son drap,

Dessus mon âme sous mes paupières.

 

Des heures bien fades et équanimes,

Atones que j’ai laissé passer,

Dans ce jour gris et anonyme

Où rien ne s’est vraiment passé.

(19/02/2017)

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 20:30

Nul jamais n’arrêtera le temps,

Grain de poussière parmi tant d’autres,

Tous circonscrits en leur instant,

Sans foi sans dieu et ni apôtres.

 

Si brefs si frêles et éphémères,

Gonflés d’orgueil et de fierté,

La voie lactée n’est point une mer,

Ni l’infini la liberté.

 

Toutes les vies s’enchaînent et se suivent,

La mort est notre bien commun,

Les peurs courantes nous poursuivent,

Un jour ne sera plus demain.

 

Un petit rien une partie,

Tout un chacun est bien si peu,

De nous le temps se départit,

Chacun s’accroche comme il le peut.

 

Combien est grande la vanité,

Toutes ces histoires, ces souvenirs,

La vie n’est pas éternité,

Aucun espoir… de revenir.

 

Issus un jour d’un grand hasard,

Devenus Dieu par gourmandise,

Marchands du temple et du bazar,

Nos âmes ne sont que marchandise.

 

Demain viendra le crépuscule,

Les noires prémices de notre fin,

Ce trouble instant ou tout bascule,

La nuit profonde et sans confins.

 

Ici si peu et pas grand-chose,

Grain de silice dans l’univers,

Le temps n’est pas métamorphose,

Demain toujours verra l’hiver.

 

Un jour le temps ne sera plus,

Plus aucune trace, aucun témoin,

Seul l’univers dans son surplus

Fera sa course sans son témoin.

(12/01/2017)

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 16:44

Ces instants qui s’inscrivent en nous

Dedans la chair et la mémoire,

Ceux d'avec lesquels l’on renoue

Quand alors s’estompe l’espoir.

 

Le dessin sensuel d’un corps

S’apposant… épousant le nôtre,

Ses courbes alliciantes encore,

Charnelles qui s’accolent accortes.

 

Lors cette taille que l’on embrasse

Semblant si fine dans nos bras,

Moment si simple empli de grâce

Que nul jamais ne nous prendra.

 

Ce corps si bellement embrassé,

Si doux charmant et sensuel,

Sis sur le nôtre venant tracer,

Ce désir troublant si charnel.

 

Vouloir que là le temps s’arrête,

Que perdure ci cette émotion,

Que notre corps au sien s’apprête

Sublime et douce dilution.

 

S’imprégner alors de son parfum,

Fragrances de sa féminité,

Ces effluves aux senteurs sans fin,

Enrobant cette intimité.

 

Son ventre sa taille et puis ses hanches,

Orbes arabesques et cambrure,

Corps qui lentement se déhanche,

Des mains… sur un col sans parure.

 

Des caresses douces et discrètes,

Qui se dessinent dans l’instant,

Estompe là fragile et secrète,

D’un désir écrivant le temps.

 

Ces moments fous inoubliés,

Si beaux si simples et caressants,

Par la mémoire ci publiés

Doux revenants y paressant.

(04/02/2017)

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 14:01

(Désolé des répétitions mais j'aime ce morceau qui m'aide tant à écrire)

L’incroyable instant d’une rencontre

D’une émotion inattendue,

D’une femme venant à notre encontre,

Du charme troublant d’une inconnue.

 

Sa beauté qui échappe aux mots,

Si étonnante comme incongrue,

Ses traits ici presque anormaux,

Etranges alors si peu congrus.

 

Elle nous attire et nous attache

Retenant lors notre regard,

De la normale elle se détache,

Il n’est plus qu’elle en notre égard.

 

Ses grands yeux sombres et dessinés,

Ses lèvres grasses et charnelles,

Dans ce passé enracinée,

Femme animale et sensuelle.

 

Il n’est de mots ou de paroles

Pour dessiner là son visage,

Elle est une fleur dans sa corolle

Un ciel d’automne un paysage.

 

Un animal… une princesse,

Une chimère inexplicable,

Les traits étranges d’une prêtresse,

Une émotion… inéluctable.

 

Guerrière altière reine Numide,

Elle nous fascine elle nous retient,

Comme survenue des pyramides

Elle est si belle en son maintien.

 

Le temps n’est pas le temps n’est plus,

Il n’est plus qu’elle en cet instant,

En son image on est reclus,

Emerveillés inconsistants.

 

Sublime étrange et indicible,

Comme là surgie d’histoires anciennes,

Femme fatale et impossible,

Qui nous capture nous faisant sienne.

(29/01/2017)

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 21:24

(Ondulez lentement en lisant et écoutant la musique, laissez faire vos imagination et émotion, attendez la voix , 1min13, cela n'en est que plus fort et troublant)

 

La farandole d’un bal

Celle d’une âme qui danse,

D’un cœur fol qui s’emballe

D’un émoi qui s’élance.

 

La caresse d’une voix,

D’un orchestre symphonique,

D’un tempo qui louvoie

Profane et messianique.

 

Si longue et douce plainte

Qui transperce effilée,

Juive et chrétienne complainte

S’en venant défiler.

 

Ces cordes que l’on frotte

Qui lentement gémissent,

Psalmodient et sanglotent,

Là sous les doigts frémissent.

 

Ondes pures d’un cristal

D’un vibrato sensuel,

Ces notes qui s’étalent

Singulières et duelles.

 

Longue et lente cohorte,

Qui s’avance ondulante,

Sous ce chant qui la porte,

Elle va l’amble si lente.

 

La danse des pénitents

Lourde marche des forçats,

Pécheurs impénitents

Sur la route en deçà.

 

Intérieurs flagellants

Qui oscillent ensemble,

En danseurs oscillants

L’un à l’autre ressemble.

 

Les archets sont des verges

Des caresses mordantes,

En notre âme là convergent

Ces ombres concordantes.

 

 

Silhouettes qui se meuvent

Si lourdes de leurs péchés,

S’écoulent tel un fleuve

Nullement empêché.

 

Ecrasés de leur peine,

Par des chaînes entravés,

Ils avancent à peine

Martelant les pavés.

 

Galériens de notre âme,

Emportés par ce chant,

Cette voix d’une femme

Dans le jour se couchant.

 

L’émotion nous étreint,

Nous enlace nous entraine,

Se faisant un écrin

Lentement elle nous traine.

 

Une troublante procession,

L’ondoiement de nos corps,

Cette intime confession

Dans ce monde sans décor.

(14/01/2017)

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 21:52

En l’instant des caresses

D’un désir… si outré,

Sans que rien ne paraisse

D’outrageant et vautré.

 

Les festons de ses lèvres,

Si belles et humides,

Là gorgées de sa fièvre,

Carmines et flaccides.

 

L’ondoiement de son ventre,

L’arche ferme de ses lombes,

La liqueur de son antre

Qui s’écoule et retombe.

 

Mes doigts là si avides,

Caressants et curieux,

De sa mouille bel acide

Ci trempés et studieux.

 

Son souffle et son soupir,

Sa poitrine haletante,

Sa bouche qui respire

Sensuelle…excitante.

 

Cette ivresse naissante

Du fond de ses viscères,

Brûlante et incessante

En son ventre qui serre.

 

Puis les spasmes de son corps,

Ces frissons de sa chair,

Semblant dire plus encore,

Tels les cris d’une enchère.

 

Il n’est plus que la braise

Consumant ses entrailles,

De la pluie la genèse

D’un soleil qui tressaille.

 

Fontaine des plaisirs

Aux jets de son urine,

Mouillant là mon désir

De larmes et  cyprine.

(13/01/2017)

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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 18:16

 

Le sourire avenant

De ses lèvres, de ses yeux,

Son corps contrevenant

Ce regard délicieux.

 

Un recul, un retrait,

Flagrante dérobade,

Brisant là cet attrait

Par cette brève estocade.

 

Ce langage silencieux

Si criant d’évidence,

Terrible et sentencieux,

Si pénible stridence.

 

Une gifle invisible

Douloureux camouflet,

Que les mots indicibles

Ne peuvent camoufler.

 

Là ce vide qui s’ouvre,

Cette honte profonde,

Un linceul qui recouvre

Cette gêne féconde.

 

Tout alors semble vain,

L’on voudrait disparaître,

D’infamie le levain

S’en venant comparaitre.

 

Se fondre dans le néant

Vouloir n’être plus rien,

Plus rien ici céans

Sinon ce noir vaurien.

 

Dans la déliquescence

De notre âme blessée,

Sentir toute l’indécence

Venir nous caresser.

 

Le sourire étonnant

De ses lèvres, de ses yeux,

Son corps contredisant

Ce regard audacieux.

(07/01/2017)

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 12:13

Le charme troublant et indicible

De ce corps là si sensuel,

Courbes gracieuses et ostensibles

Comme intangibles et virtuelles.

 

L’oblong fuseau de ses cuisses nues

Parées de noir et de dentelle,

Ses hanches douces belles et charnues

Estompe délicieuse et charnelle.

 

Ses lèvres gourmandes et pulpeuses,

Fruit rouge gorgé là de sa sève,

Bouche alliciante et capiteuse,

Chair de péché pulpe de rêve.

 

De sa gorge cette ampleur troublante,

Orbes magnifiques de ses seins,

Vision sublime et violente

Là si flagrante en son dessin.

 

Elle est si femme, elle est désir,

Une émotion…concupiscente,

Une telle envie qui vient saisir

Ma chair intime et indécente.

 

Prunelles étranges et si félines

Qui me regardent et qui m'appellent,

Caresses suaves et si câlines

De ce regard qui interpelle.

 

Presque trop femme, presque trop belle,

Fille du péché et de l’ailleurs,

Femme catin, femme rebelle,

Ci pour le pire ou le meilleur.

 

Elle est sans âge… comme éternelle,

Nimbée de ce charme divin,

Vision profane et solennelle

Sublime ivresse à part le vin.

 

Tel un instant d’outre la vie,

Un rêve, un mirage évident,

La quintessence de mon envie,

Dedans mon âme y présidant.

(05/12/2016)

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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 23:19

 

Une pensée, un visage,

L’émotion attenante,

L’intérieur paysage,

La longueur d’une attente.

 

Là telle une parenthèse

Un accroc dans le temps,

La caresse qui apaise

Les douleurs de l’étant.

 

Les volutes de l’âme

Ces douces arabesques,

Le visage d’une femme

Son dessin romanesque.

 

Puis l’espace se resserre

Devenant plus intime,

Rien n’est plus nécessaire

Car plus rien nous intime.

 

Cette lente harmonie

D’une danse discrète,

Silencieuse symphonie

Caressante et secrète.

 

Deux corps qui glissent,

Qui s’effleurent et s’étreignent,

Rien entre eux ne s’immisce

L’un de l’autre s’imprègne.

 

Une fleur qui éclot

Dans leurs cœurs interdits,

Destriers sans enclos

De désir étourdis.

 

Si vivants, si humains

Evadés de l’ailleurs,

Eloignés des chemins

Pour un autre meilleur.

 

Un émoi qui s’enfuit,

Qui échappe à l’instant,

Quand bien même il les fuit,

Il revient insistant.

(27/12/2016)

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