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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 11:25

 

      (Ce poème est un hommage aux femmes que le temps rend encore plus désirables et auxquelles on ne prête pas sufisamment attention.)

 

Le temps a suivi son chemin,

Irréfragable destinée,

Tout entier de ses lendemains,

Irréméable, aroutiné.

 

Pourtant vous êtes là madame,

Si bellement par lui apprêtée,

Sensuelle troublante et si femme,

Pour vous il semble s’être arrêté.

 

Que nous importent les années,

Les jours, leurs heures et leurs minutes,

Moissons que les vents ont vannées,

Au charme votre âge ne se dispute.

 

Bien lointaine est votre jeunesse,

L’insouciance de votre beauté,

Pourtant devenue son ainesse

Le temps vous a lui cadottée*.

 

Quand vitement les fleurs se fanent

C’est que d’aucuns les ont coupées,

D’ombres de couleurs ou diaphanes,

Leur plaie nul ne peut étouper.

 

Jour après jour toutes se passent,

S’ensuivant chacune, vos saisons,

Sans que jamais ne se froisse

De vos pétales, la paraison.

 

Si femme dans cette complétude,

Je vous regarde et vous désire,

En ce fol instant de quiétude

      Par vous, s’enfante le plaisir.

 

La jeunesse n’est point une vertu,

Elle est un instant, parmi d’autres,

Combien sublimes soient ses statues,

De vous madame, me fais l’apôtre.

(31/10/2013)

 

* Cadeauter, cadot(t)er (cadoter , cadotter )(graphie de ce dernier p. plaisant.), v. trans. Synon. de gratifier

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 11:24

 

 

 

La voici qui se traîne

Languissante d’hier,

Toute entière à sa peine

S’accrochant comme un lierre.

 

Son écharpe de brume

Dessus ses mordorés,

Pour ne pas que s’enrhument

Ses matins colorés.

 

De soleil et de pluie

Son étrange grisaille,

Les nuages en ses nuits

Singulières épousailles.

 

Son tapis de lumière

De ces feuilles jaunies,

Elle n’a plus de chaumière

En ces heures qu’elle honnit.

 

Refusant l’évidence

A ce jour elle s’accroche,

Quémandant une danse

Quand la sorgue s’en approche.

 

Si fragile et rebelle

Des saisons qui s’ensuivent,

La sachant plus si belle

Les ténèbres la poursuivent.

 

Ici, bientôt, demain,

Elle s’en viendra gésir,

Terminant son chemin

Tout autant son désir.


Animal vieillissant

Qui se traine et survit,

Destrier hennissant

Claudiquant à l’envi.

 

Une lueur en son œil

Un instant de soleil,

Laissant croire que son deuil

N’en est point à sa veille.

 

Elle est là moribonde,

Gémissante journalière,

Toute entière de sa fronde,

      Dénudée mais si fière.

(29/10/2013)

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 14:11

      Hommage à une inconnue croisée un matin dans un café

 

Si peu banale que vous fûtes

Vous voici là, sans un sourire,

Là si grossière qu’un diamant brut

Qu’aucun amant n’a su polir.

 

Il est pourtant bien quelque chose

Que le raison ne peut saisir,

Qui en l’instant fait que l’on ose,

Vous regarder sans déplaisir.

 

De peu de choses il suffirait

Pour que la fleur enfin éclose,

Alors ici ressurgirait

Cette beauté de vous forclose.

 

Un peu de fard dessus vos yeux,

Sur vos paupières bien déposé,

Quelques pastels sis audacieux

Se confondant juxtaposés.

 

Ces quelques ombres du visage

Avec lesquelles il faut jouer,

La douce estompe de votre âge

Qu’un fond de teint viendrait louer.

 

De votre bouche faire une attente,

Celle d’un baiser que l’on espère,

Carmines lèvres si tentantes

Pour ce desir en son repaire.

 

D’un pâle vernis les quelques larmes,

Nacre de perles étalées,

Ongles de femme teintés de parme

Belles digitales étoilées.

 

Il suffirait de peu de choses,

Quelques détails et retouches,

Pour que le ciel enfin se pose

      Dedans vos yeux, sur votre bouche.

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 17:12

 

 

Là, oublier le temps

Par cet instant de toi,

Oublier tout autant

Que je ne suis que moi.

 

Pouvoir les effacer

Ces heures de chaque jour,

Pour venir t’enlacer

En l’ombre d'un contrejour.

 

Ne plus penser à rien,

Pour n’être que ce nous,

Ce nous ci bas vaurien

Vaurien n'étant voyou.

 

Poser sur toi mes lèvres

De ta peau m’enivrer,

En cette douce fièvre

De passion délivrée.

 

Laisser glisser mes mains

Dessous tes vêtements,

Empêcher que demain

Devienne ton amant.

 

Sentir ton souffle tiède

Sur mon cou s'apposer,

S’apposer tel un lied

Susuré ci posé.

 

Par mes mains toute enceinte

Ta taille si sensuelle,

Ivresse d’une absinthe

Tendresses mutuelles.

 

Du ventre sa vallée

Ce pubis glabre et doux,

Par mes doigts dévoilé

Le fouillant sans tabou.

 

Tes lombes qui se cambrent

L'intime humidité,

Tes lèvres en cette chambre

Baignée de nudité.

 

Ecouter ton plaisir

De souffles et de paroles,

De lents aller venir

En ta fleur sa corolle.

 

Quand viendra ton désir

De spasmes et de décri,

Mes lèvres viendront saisir

      Les tiennes dedans leur cri.

(05:10:2012)

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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 14:30

 

 

Une ivresse, une errance

Au-dedans le dédale,

Sinistres évidences

Présentes synodales.

 

Se cognant à ce mur

Celui des certitudes,

Quand l’antienne lui murmure

L’appel des servitudes.

 

L’ombre des évidences

Qui s’imposent aux rêves,

Aheurtant d’abondance

Ses attentes sans trêve.

 

Du présent la contrainte

Si tenace intangible,

Dessinant son empreinte

Sur son âme infrangible.

 

Les demains sans sursit

Condamnés aux hier,

L’impavide inertie,

Du chemin dans l'ornière.

 

Un orage, sa flagrance,

La foudre des annonces,

Impromptue l’ingérence

D'un futur qui s’énonce. 


 Vient l’aube du crépuscule

Chagrin des lendemains,

Car les faits s’y bousculent

Tangibles  inhumains. 


Quand les songes s’effacent

Laissant leur préséance,

Il n’est plus de préface

      Au livre des nuances.

(28/09/2013)

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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 18:07

 

(attendre la 27ème seconde du morceau pour lire)

 

  Vent, flammes et poussières

Volutes sombres et grasses,

Étranges et meurtrières

Sur l’azur qu’elles embrassent.

 

Des ombres sur la plaine,

Les sillons d’un tracé,

Sur l’entendue pleine

De voyages effacés.

 

Là-bas, combien d’étoiles 

Nouvelles sont venues ?

Décousues de leur toile

Déportées détenues.

 

L’étrange quadrillage

Dans le froid de l’hiver,

Ce figé carroyage

Tout de blanc recouvert.

 

Le dessin de la rampe,

Fatal et obstiné,

Se prolonge puis se campe

Brutalement destiné.

 

Le ciel est un crassier

Nébuleux et sali,

Où torchères de l’acier

Vomissent l’hallali.

 

Là tout n’est que silence,

Sinon le puissant souffle,

Du brasier éminence

Dans la nuit qu’il boursouffle.

 

La bête feule et mugit,

Insatiable démon,

Sous ce ciel qu'elle rougit

De la plaine aux piémonts.

 

L’holocauste d’un monde

Bucher des innocents,

Rien pour eux n’est immonde

Quand impur est le sang.


Vent, âmes et poussières

De cendres aux suies grasses,

Obscures ombrières

      Dans l’azur qu’elles encrassent.

(14/09/2013)

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 20:18

 

 

Voici sa main qui glisse

Qui lente effleure son ventre,

En les cuisses s’immisce

Vers l’entrée de son antre.

 

Une marée intérieure

De désir et de rêve,

Ondes douces d’ailleurs,

S’étirant sur la grève.

 

Dentelles et replis

De ses lèvres humides,

Si délicat surplis

Collerette numide.

 

Une tiède chaleur,

L’onctueuse cyprine,

D’un bouton de couleur

Fleur intime purpurine.

 

Elle s’écoule parfumée

Cette sève de plaisir,

Labiales irrumées

Enceintes du désir.


De l’instant toute entière

Se pénètre et se fouille,

De ses doigts l’écuyère

Qu’elle chevauche et qu’elle mouille.

  

Toutes de sang gonflées

Ourlets priapiques,

Ses lèvres sises enflées

Calice des tropiques .

 

La voilà son amante,

Catin de ses pensées,

Se donnant toute aimante

Au fantasme insensé.

  

Du tréfonds des viscères,

Si grouillante et confuse,

Une lave émissaire

S’en exprime profuse.

 

Sans pudeur, gémissante

Frottant son clitoris,

Elle se cambre indécente

      Se livrant à l’hybris.

(07/09/2013)

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25 août 2013 7 25 /08 /août /2013 20:58

 

Attendre la 37 ème seconde pour lire

 

Sur le lagon le jour décroit,

Sa plaine pâle s’étrécissant,

Elle glisse douce en ce détroit,

Dedans cette onde la caressant.

 

C’est une ombre belle qui nage,

Légère, oublieuse des coups,

Traces de caresses si sauvages,

Morsures de mâle sur son cou.

 

Pour elle, nul ici ne viendra,

Ni la prendre et ni la salir,

Violer la blancheur de ses draps,

Ses plaies par l’insulte assalir.

 

Céans  ne sont que les poissons,

Leurs écailles effleurant sa peau,

Glissant ensemble à l’unisson

Suivant sa vague en son tempo.

 

Regain, saline résilience,

L’océan épure son âme,

Par cette danse de l’alliance,

Son corps souillé redevient femme.

 

La nuit s’approche et les recouvre,

L’atoll en ombre venant s’y fondre,

La lune pleine se découvre,

      Au crépuscule vient se confondre.

 

Un jour bientôt on l’aimera,

Sans violence mensongère,

A son amant se donnera,

      Sans réticences étrangères.

 

(25/08/2013)

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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 21:55

 

Lire à la 35ème seconde de la musique

 

Une peau diaphane et si blanche,

Cheveux d’or et de cuivre,

L’outremer qui s’épanche

En des yeux qui enivrent.

 

Deux entailles marines

Océanes meurtrières,

Aux brillances saphirines

Quand le ciel est trop clair.

 

Un ourlet de carmin

Des lèvres dessinant,

Les prémices du chemin

D’un baiser fascinant.

 

Du visage les traits

D’une vierge celtique,

Incroyable portrait

D’une beauté béatique.

 

Mystérieuse et si belle,

Par des dieux dessinée,

Comme les fleurs en ombelle

D’un bouquet destiné.

 

Les secrets d’un visage,

Qui s’offrent aux regards,

Délicieux paysage,

D’un voyage qui égare.

 

Sous le pli des paupières

L’océan si profond,

Aux couleurs de lumières

Azurines sans fond.

 

Comme un marbre vivant,

Un tableau de chevet,

Devant nous s’élevant

      Si parfaite achevée.  

(24/08/2013)

 

 

 

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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 22:11

 

 

La nuit est d’ombres et de lumières,

Dessus l’horizon s’efface le jour,

Quand l’orange se glisse derrière,

Ses nuages aux sombres contours.

 

Tandis que là, tourne la terre,

Le temps lui, égrène les heures,

L’aube en le crépuscule s’enterre,

D’est en ouest le soleil se meurt.

 

Le ciel, comme se brise le cristal,

S’effondre en éclats sur la mer,

Irisant cette surface étale,

De milliers de miroirs de verre. 


L’onde émeraude s’obscurcit

Quand la plage lentement s’efface,

Se glissant par son raccourci

La lune s’envient montrer sa face.

 

Le lagon lentement s’éteint

Sous ses cieux étalant leur toile,

Psyché de la nuit sans son tain

D’où là-haut se mirent les étoiles.

 

Maintenant les êtres se couchent

Ouvrant les portes de leurs rêves,

Alors que la pénombre accouche

D’un nouveau jour qui lent se lève.

 

Les âmes errent en des lieux abscons,

Tandis que les corps se reposent,

Trouvant de abstruses réponses,

      A toutes les questions qu’elles se posent.

 

Il s’en viendra de l’orient

Paré de ses pourpres et ses ors,

Pour, dans le matin souriant,

      Poser sur l’atoll son trésor.

(22/08/2013)

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