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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 07:55

 

 

Comme une valse, une douce ivresse

Dans le silence, la vacuité,

Telle une feuille qui sans adresse,

Danse avec grâce, sans fatuité.

 

Dans cet ailleurs, bien loin d’ici,

Libre de soi, libre des autres,

Sous un ciel pur, sans élicies,

Sans eux ni maîtres, et sans apôtres.

 

Un pas de deux, un pas de trois,

Dans l’harmonie d’un bel instant,

Loin de la foule et de l’étroit,

Un paso doble, là nonobstant.

 

Plus de limites, plus de frontières,

Plus de pensées ni rien en tête,

Sans lendemains, loin des hier,

Plus d’attributs, plus d’épithètes.

 

Tel un tango sans violence,

Un menuet de solitude,

Un port de tête sans arrogance,

Un pied à terre en altitude.

 

Un pas chassé, qui chasse l’autre,

Une demi-pointe, un saut de biche,

Un vent d’été dessus l’épeautre,

Un équilibre sur une corniche.

 

Une rivière sans ses remous,

Sa confluence en son delta,

Un brise lame que l’on émoud,

Tauromachie sans muleta.

 

Sans gravité l’apesanteur,

Des sauts de carpes et de lapins,

Venir danser avec lenteur,

Sans faire de bruit ni de tapin.

 

Partir enfin, partir ailleurs,

Si loin d’ici et de tout ça,

Une longue marche sans tirailleurs,

      Un au-delà, là sans doxa.

(28/12/2013:07h15)

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Published by Etsivousosiez - dans Poèmes
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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 20:41

 

Ne plus écrire et puis se taire

Cesser les mots et les regards,

Plus un avis ni commentaire,

Fermer sa gueule, à tous égards.

 

Ne plus parler, ni regarder,

Partir ailleurs en la demeure,

Ne plus jamais se hasarder,

Fermer sa gueule, et ses clameurs.

 

Plus de sourires, plus de colères,

Que le silence dans la pénombre,

Plus de propos plus de mystères,

Fermer sa gueule, avec les ombres.

 

Plus de confiance ni de paroles,

S’enclore en soi sans déclamer,

Plus de décor ni jeux de rôles,

Fermer sa gueule à tout jamais.

 

Plus de rancœurs ni sentiments,

Le plain état de solitude,

La vacuité sans châtiment,

Fermer se gueule, comme d’habitude.

 

Ne plus entendre, ne plus parler,

S’abstraire de soi, s’abstraire de tout,

Dans ce plaisir de déparler,

Fermer sa gueule, et puis c’est tout.

 

Cesser enfin de se savoir,

De vouloir être absolument,

D’absolument se prévaloir,

Fermer sa gueule, tout simplement.

 

Dans la pénombre s’allonger,

Sans avoir peur, ni trop penser,

Laisser son âme là déroger,

Fermer sa gueule, et puis danser.

 

Là-bas, se sentir emporter,

Léger, serein dans le silence,

Heureux d’être ainsi déporté,

      Fermer sa gueule, condoléances. 

(27/12/2013)

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 15:21

 

Je t’aimerai par les mots,

Murmures et caresses,

Silences et demi-mots

Tout entier de tendresse.

 

Sur ta peau le chemin

Parcouru par mes lèvres,

Ses fragrances de jasmin,

Les frissons de ta fièvre.

 

De litotes, d’assonances

Ou de mots interdits,

En sourdes désinences

De propos assourdis.

 

J’effleurerai tes labres

Mais ton regard aussi,

De phonèmes agréables

En volutes et lacis.

 

J’irai au plus intime

Respirer ton odeur,

De caresses infimes

Deviendrai maraudeur.

 

Je te les dirai toutes

A l’instant de t’aimer,

Confidences sans doute,

Par ton corps réclamées.

 

Je te conjuguerai,

A tous les modes et temps,

Pour toi j’égrènerai

Tous ces mots excitants.

 

Je te dirai l’envie,

Dans le désir insane,

Le plaisir et la vie

En des lettres persanes.

 

J’écrirai sur ton corps

En pleins et déliés,

Ces pronoms, ces accords

Par nos peaux publiés.

 

(23/12/2013)

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 18:51

 

La lumière s’étire et s’étend

Glissant sur le sol telle une eau,

Paraissant alors un étang,

Dont l’onde lisse s’écoule en manteau.

 

Douce, s’irisant en la brume,

En nappe et nuage de clarté,

Elle glisse se répand en écume

Si légère housse de pureté.

 

D’elle l’aube si belle apparait,

Comme  revêtue de sa dentelle,

Instant où la nuit disparait

Du jour l’immolant sur l’autel.

 

Sublime princesse et sa traine,

Qui en son royaume s’avance,

Laissant par devers, en la traine,

Ce flou remous de sa mouvance.

 

Voici le sacre de la reine

Impératrice de lumière,

Si femme si fière et souveraine

      Aurore en son aube première.

(22/12/2013)

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 14:05

 

En l’instant de leurs corps

Mais aussi des regards,

La lumière en accord

En leurs ombres s’égare.

 

Leurs souffles et leurs caresses,

Sensuelles d’elles-mêmes,

De désir, de tendresse,

Aimantes de Salem.

 

Les vals et vallées,

De leurs lombes et fesses,

Charmantes emmêlées

Emmêlées de paresse.

 

Leurs lèvres de baisers,

Humides scintillantes,

En bouches si osées,

Gourmandes et accueillantes.

 

Une alliance charnelle,

D’amour et de désir,

Aux sublimes venelles

En ce temps du plaisir.

 

De leurs ventres sourdent

Ces cyprines acides,

Complaintes si sourdes

Aux humeurs translucides.

 

Leurs intimes dentelles

Aux festons garancés,

Si charnelles ombelles

De corolles avancées.

 

Saphique et nu théâtre

Des amours univoques,

Où les flammes dans l’âtre

Alléchantes se provoquent.

  

Volutes caressantes

D’amantes siamoises,

Qui s’unissent glissantes

      Telles des ombres chinoises.

(22/12/2013)

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 09:23

 

Ténue, c’est à peine qu’elle effleure

De sa douce lumière,

Ce sol asseché et sans fleurs

Aux instances premières.

 

Là souriante et matinale,

Retenant sa caresse,

En son point lointain cardinal

Elle étire sa paresse.

 

Si belle en son aube nouvelle,

La voici qui s’avance,

Dans ce jour, qui lent se révèle,

Distillant sa jouvence.

 

Mais quand bien même son avancée,

Elle parait hésitante,

Comme ne plus voulant élancer

La journée hors l’attente.

 

Des paillettes dessus ses paupières,

D’or fin et de rosée,

Sa peau aux parfums de bruyère

Délicats et posés. 


Voilà que sonnent les matines

Bâillonnées par la brume,

Bien mate étrange sourdine

Qui fredonne et s'embrume.

 

La terre assombrie et bien vieille,

Réalise qu’elle la fuit,

Abandonnée par son éveil,

S'en retourne à la nuit.

 

(21/12/2013)

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 20:48

 

L’attente de sa caresse,

Dans la froid de la nuit,

Que son aube paraisse

En l’instant qui s’enfuit.

 

Lumière d’un nouveau jour

Effaceur des hier,

Sans venant pour toujours

Caresser les paupières.

 

Mais les pierres sont usées

Comme les cœurs engourdis,

Leur éclat cérusé,

Lentement s’est verdi.

 

Ne sont plus que des mots,

Des larmes prononcées,

Hoquetés et brumaux

Dans l’hiver annoncé.

 

Plus aucune chaleur,

Ni beaux jours à venir,

Sur la froide pâleur

Que l’on sent survenir.

 

Dessus ces terres arides

De poussières et de cendres,

Se dessinent des rides

Que l’aurore vient étendre.

  

Il n’est donc que la nuit,

Incompossible amante,

Car ce jour lui s’enfuit,

      Vers son aube charmante.


En ses yeux de paillettes,

D’ambre d’or et de lumière,

Nulle journée ne l’inquiète.

 Car son ombre est derrière

(20/12/2013)

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 22:18

 

Quand le ciel au froid se mélange,

Que l’hiver de ses doigts l’enserre,

De son sang s’exprime l’orange,

Pigment céleste qui s’insère.

 

Loin là-haut défilent les nuages,

Ces gris et gras moutons gravides,

Transhumance en les pâturages

Des cieux qui s’éteignent et se vident.

 

En cet instant de la bascule,

Là, la nuit déroule son satin,

Embrassé par le crépuscule,

Lent indolent le jour s’éteint.

 

Le tout semble alors s’écraser,

Se fondre confondre et disparaitre,

Ployé usé et abrasé

Par la sorgue ci venant paraître.

 

Quand parfois la lune se relève,

Alors des lucioles s’éveillent,

Sélènes insectes de rêve,

Cristaux qui de glace se réveillent.

 

Voici la nuit qui apparait,

Mystérieuse de son embarras,

Par l’ombre et la lumière parée,

Comme étrange en cet apparat. 


Que sommes-nous au sein de ce monde,

Des saisons qui passent et trépassent ?

Si frêles en cette longue ronde,

Où nos pas peu à peu s’effacent.

 (14/12/13)

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 22:51

 

 

Aussi lointaine seras-tu

Sur terre et dans le temps,

Et quand bien même seront tus

Tous ces mots importants…

 

Je continuerai de t’attendre,

D’espérer ton sourire,

Jamais, sans nullement me déprendre,

Rêverai te chérir.

 

Par les mots, les rêves et les cris,

Les silences et pleurs,

Mon amour défiant les décris

T'écrira son ampleur.

 

Ephémérides des jours diseurs

Nos rides qui se creusent,

Qu’importe le temps et ses heures

 Si toi tu es heureuse.


Dessous les soleils éclatants,

Aux crépuscules d’hiver,

Aux premiers instants du printemps

J’étendrai nos couverts.

 

Toujours il ne sera que nous,

En l’attente de ce rêve,

Tel un vent marin qui dénoue

Les cordages sur la grève.

 

Dessus l’horizon des lointains

Se pose mon regard,

Là où la brume des cieux incertains

Flâne et s’y s’égare

  

Femme, si désirable et si belle,

Fille, tant aimée d’Eli,

Pour toi, sensuelle et rebelle,

      J’accepte l’ordalie.

 

(13/12/13)

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 06:51

 

Voie de faits, voix de sang,

De contre et de contrastes,

Nuit soleil, noir et blanc,

Les ombres sont des astres. 


Les terres sont annexées,

Un arc en ciel implose,

Une bombe de l’ANC,

La vie aux lances explose.

 

En l’ile du temps qui passe,

Le corps est enfermé,

En guerrier de guerre lasse,

Lui seul s’est affirmé.

 

D’un côté, puis de l’autre,

Miroirs irréfléchis,

Victimes ou bien apôtres

Aucun ne s’infléchit.

 

La sécheresse des cœurs,

Les terres altérées,

Des plaintes sonnent en chœurs,

Des corps sont enterrés.

 

Sur l’ile du temps qui meurt,

Les heures là sont bien lasses,

Tournant en la demeure,

D’aucuns ailleurs trépassent.

 

Qu’importe la douleur,

Les confins le cajolent,

Sa force est de couleur

Tout au fond de sa geôle.

 

Le ciel est une orange,

Le fruit d’un continent,

Une ombre s'y arrange,

Madiba souriant.

 

Les mots sont éternels,

Quand ils parlent d’amour,

Les haines fraternelles,

      Se tairont elles un jour ?

(08/12/2013)

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