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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 17:48

 

 

Elle, comme une aube nouvelle,

Une aurore différente,

Si douce sous l’ombrelle

De la nuit afférente.

 

Un soleil renaissant

Nadir d’un nouveau monde,

De l’ancien délaissant

Les affres infécondes.

 

Sous le regard des dieux

Enfant de leur désir,

Elle dessille les yeux

Ci semblant nous choisir.

 

Princesse d’un océan,

Naïade dans le jour,

Maîtresse de céans

En l’aube et son faubourg.

 

Ses lèvres telles un fruit mûr

Dessinent un baiser,

Exaltent les murmures

Semblant s’être embrasées.

 

Matin si sensuel,

Regain d’une journée,

Combien conventuel

Pourtant sis incarné.

 

Sa longue chevelure,

Gracile silhouette,

Si belles dentelures

D’un ciel sans alouettes.

 

Nouvel astre des cieux,

Soleil venu d’ailleurs,

Brillant et silencieux,

Mercure d’un orpailleur.

 

Sirène dedans l’instant,

Cassandre en le matin,

Annonce du printemps,

Par elle la nuit s’éteint

  (01/02/2014)

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 11:04

 

(L'alexandrin n'est pas trop ma musique intérieure)

 

 

Là-bas sur l’orient, semblant un aparté,

Le voici qu’il se traine, blotti sur l’horizon,

Comme fatigué, dans la froideur de sa clarté,

Usé de par sa peine, bien plus que de raison.

 

Il nous semble si vieux, tout entier d’indolence,

Paraissant immobile, retenu de fatigue,

Brillant mais sans chaleur, si plein d’ambivalence,

Silhouette malhabile, vieillard en son intrigue.

 

En ce désert de blanc, dans ce silence brillant,

Difficile il se lève, somnambule dans le jour,

Habillé de lumière mais allant boitillant,

C’est bien peu qu’il avance, maintenant son séjour.

 

Empêtré dans ce froid, il hésite, se retient,

Vieil oiseau alourdi qui ne peut s’élever,

Là, les genoux au sol, pesant dans son maintien,

Il ne semble pouvoir lui-même se relever.

 

En ce matin d’hiver d’une aube immaculée,

Si las le soleil se traine en sa parabole,

Il va petitement, tel un miraculé,

      Sans force ni allant, reprendre son envol.

(24/01/2014)

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 11:37

 

 

 

Là si tranchant, si froid,

Blessant d’indifférence,

Ce regard, son effroi,

Sa froide fulgurance.

 

Si sale dans celui-ci,

Présent pestiféré,

Semblant vouloir ici,

Au loin me déférer.

 

Coupable d’avoir dit,

Coupable d’un émoi,

Par ce regard maudit,

Condamné quant à moi.

 

Si laid en cet instant,

Paria de la rencontre,

Là même inexistant,

En ce que vos yeux montrent.

 

Eviter la demeure,

Détourner son regard,

Avant que l’âme ne meurt,

De ce coup de poignard.

 

En animal blessé

S’enfuir sans ne rien dire,

Vouloir s’intéresser,

Aux autres, comme  pour dédire.

 

Partir en claudiquant,

Trainant son âme en peine,

Ce cautère mordicant

Nourrissant sa gangrène.

 

Condamné par vos yeux,

Coupable d’un regard,

D’un aveu trop joyeux,

Pourtant si plein d’égards.

 

Ne plus être grand-chose,

Coupable d’être soi,

Sentir son âme enclose,

Savoir qu’elle vous déçoit.

(21/01/2014)

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 09:11

 

 

Quelques notes de pluie,

Rubato d’un instant,

Le silence de la nuit,

De la nuit qui s'étend.

 

Lui, qui ne sera pas,

Ce jour, tant attendu,

A rebours de ses pas,

La sorgue s’est étendue.

 

Le vent dans la pénombre,

Son souffle si glacial,

En ce royaume des ombres

Il n’est rien de spécial.

 

Si l’aube n’est qu’un moment,

Un instant si précieux,

De son atermoiement,

Le temps s'envient spécieux.

 

Attendre cette aurore,

Comme on attend l’amour,

Sublime météore,

Qui dessine le jour.

 

Les heures alors se trainent,

S’allongent et se renient,

Entrainant dans leur traine

L’espoir en son déni.

 

Le jour au loin s’épointe,

Se meurt en sa naissance,

En sa pénombre adjointe

Qui livre son absence.

 

Tout n’est plus que silence,

Profonde vacuité,

Sans autres incidences

Que cette ainséité.

 

Demain ne sera pas,

Ni jamais aujourd’hui,

L’aurore retient ses pas,

    Elle sera toujours nuit.

(17/01/2014)

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 10:44

 

 

La froideur d’un matin,

Pluie cinglante qui tombe,

À l’instar d’un chagrin

Emporté par les trombes.

 

Regard froid qui entaille,

Qui vous perce et qui glace,

Dans le bruit d’un ventail

Qui s’agite sur place.

 

Il n’est point d’avancée

En ce sombre maintien,

C’est sinistre et glacée

Que la nuit  vous retient.

 

Oui cette aube se traine,

Comme s’étire un linceul,

Impavide vous entraine,

Loin de tout vous esseule.

 

Là le jour se refuse,

Impérieux vous regarde,

Votre peine recluse

En l’averse blafarde.

 

Fallait-il donc se taire

Ne jamais avouer ?

Garder en soi cet air

Le faire se déjouer ?

 

Retenir ses paroles,

L‘élan de l’intérieur,

Pour ne tenir qu’un rôle,

Banal et sourieur.

 

Tout simplement l’attendre,

La vivre sans l’appeler,

Pour point ne se méprendre,

Discrètement l’épeler.

 

Attendre sa survenue,

Là-bas sur l’horizon,

Si plein de retenue

Lié par la raison.

 

S’en voir venir l’aurore,

Si belle et si légère,

Dans un silence d’or,

Troublante passagère.

 

 

  (14/01/2014)

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 09:12

 

 

Il est un long chemin

Bien encore à tracer,

Dessiné par des mains,

Ne voulant l’effacer.

 

Celui de votre peau

A peine esquissé,

Au fil d’un tempo

Lentement coulissé.

 

Un chemin de traverse,

Une flâne délicieuse,

Imprimée par l’averse

De caresses précieuses.

 

Une sente de baisers

Serpentée par des lèvres,

Alliciantes et osées

Toutes entières de leur fièvre.

 

Sentier de votre corps

Au plan si bien caché,

N’attendant que l’accord

De soupirs agachés.

 

Partir de votre bouche

Pour ensuite s’égarer,

Allant par petites touches

Ainsi le déclarer.

 

Le suivre et le créer,

L’inventer de frissons,

Le perdre le récréer

Sans cesse à l’unisson.

 

Rejoindre enfin la source

Au sublime parfum,

Arrêtant cette course

Aux intimes confins.

 

Etancher son désir

Y prendre tout son temps,

Le faisant s’abeausir

      Faire s'arrêter l’instant.

(03/01/2014)

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 20:38

 

(attendre la fin de la courte intro chantée)    

Laisser partir le temps

Ne plus le retenir,

Se suffire de l’instant

Se taire et s’y tenir.

 

Laisser filer la corde

S’éloigner le bateau,

Oublier la discorde

Ecrouler son château.

 

Ne pas se retourner,

Attendre silencieusement,

Ne plus rien atourner

Etre, là simplement.

 

Laisser faire la marée,

Venir nous découvrir,

Ne pas s’y amarrer

La laisser nous couvrir.

 

Ne pas vouloir tenir,

Accepter le mensonge,

Ne plus rien retenir,

Ni s’accrocher aux songes.

 

Partir à la dérive

Vers cet ailleurs lointain,

Voir s’éloigner la rive

Pour ce vide si certain.

 

Se détacher d’autrui,

Des habitudes sises,

D’hier et d’aujourd’hui,

Pour  ces autres assises.

 

Savoir tout effacer,

Paroles et regards,

Sourires opiacés

Baisers et halls de gare.

 

Fermer les vieux volets,

La porte des souvenances,

Cesser ces vieux ballets

Anciennes résonnances.

 

Laisser partir la vie

Ne plus la retenir,

Supprimer son envie

      Se taire sans y tenir.

(01/01/2014)

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 16:17

 

Je voudrais tant vous dire,

Mais ne trouve les mots,

Sinon à me redire,

Toujours à demi-mots.

 

Pouvoir enfin traduire,

Traduire sans trahison,

Réussir à produire,

En vous cet horizon.

 

Dessiner ce soleil,

L’orange dedans vos yeux,

Sa couleur nonpareille

Son étale camaïeu.

 

Parler de ma chamade,

De ce printemps d’hiver,

De mes pensées nomades

De l’endroit dans l’envers.

 

Vous dire ce cœur qui bat

Pourtant si fatigué,

Ce rêve en contre-bas,

Si bellement prodigué.

 

Ecrire la joliesse

Par vous la dessiner,

Les mots venant en liesse

Votre âme lanciner.

 

Par toutes leurs harmoniques

En vous les faire danser,

Valser leurs véroniques,

Si souples élancées.

 

Cette marée nouvelle

De vagues et de sourires,

Qu’en vous se renouvelle

Ce désir d’accourir.

 

Crier dans le silence

Combien mes nuits sont belles,

Quand votre image danse

Sa douce ribambelle.

 

Je voudrais tant vous dire,

Vous dire et répéter,

Qu’en moi vient resplendir

      De vous ce bel été.

(01/01/2014)

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 14:36

 

Une caresse discrète en l’intime de soi,

En ces instants où plus rien n’est,

Pensée douce et sécrète, délicate de soie,

Qui lente se tisse et renaît.

 

Une image, un frisson, quelque chose de vous,

Qui flou se précise et s’installe,

Un  charnel désir qui s’en revient et s’avoue,

Si lourd s’accroît et puis s’étale.

 

L’idée de votre bouche et l’ourlet de vos lèvres,

De votre cou l’efflorescence,

En ombres et lumières, contrastes d’un orfèvre,

Là votre gorge en sa naissance.

 

En moi lentement votre taille se dessine,

Sous l’ombre tiède de vos seins,

L’arrondi de vos hanches, parfumées de glycine,

En ces molles douceurs d’un coussin.

 

Vos cuisses repliées, si fines et ambrées

Masquant leur glabre confluence,

Leur peau, si douce, délicatement marbrée,

Là lisse et plaine en ses nuances.


Partagés, nos regards nos souffles et caresses,

Dans la lenteur de cet instant,

Etrange profonde et délicieuse paresse,

Embrassés, ensemble existants.

 

Vous en moi si présente, d’amour et de désir,

En cette chair gorgée de sang,

Charnelle, caressante en l’instant du plaisir,

      Ci, c’est en vous que je me sens.

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 20:39

 

La pensée de vos doigts

Sur ces cordes qui vibrent,

Allant comme il se doit

Au fil d’un équilibre.

 

Artiste musicienne,

Si femme et si sensible,

Subtile magicienne,

Aux notes incoercibles.

 

Vous voici là madame

En lèvres et murmures,

La plainte de votre âme,

Cognant dessus les murs.

 

Accords et harmoniques,

Ces mots venus d’ailleurs,

Caressant du public

Les émois antérieurs.

 

De chemins et balades,

Instants de votre vie,

Fredonnant vos ballades

Accouchant de l’envie.

 

Si belle de votre âge,

De tout ce temps passé,

Passé en maints voyages

De chansons espacés.

 

La voix de votre cœur,

Si tiède et dessinée,

Qui chante dedans son chœur

Sa belle destinée.

 

De chemins en chemins,

De musique en musique,

S’en viennent les demains

Aux douces harmoniques.

 

De sombre là vêtue,

Habillée de lumière,

Vous offrez dévêtue

      Votre âme aux prières.

(29/12/2013)

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