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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 22:18

 

Quand le ciel au froid se mélange,

Que l’hiver de ses doigts l’enserre,

De son sang s’exprime l’orange,

Pigment céleste qui s’insère.

 

Loin là-haut défilent les nuages,

Ces gris et gras moutons gravides,

Transhumance en les pâturages

Des cieux qui s’éteignent et se vident.

 

En cet instant de la bascule,

Là, la nuit déroule son satin,

Embrassé par le crépuscule,

Lent indolent le jour s’éteint.

 

Le tout semble alors s’écraser,

Se fondre confondre et disparaitre,

Ployé usé et abrasé

Par la sorgue ci venant paraître.

 

Quand parfois la lune se relève,

Alors des lucioles s’éveillent,

Sélènes insectes de rêve,

Cristaux qui de glace se réveillent.

 

Voici la nuit qui apparait,

Mystérieuse de son embarras,

Par l’ombre et la lumière parée,

Comme étrange en cet apparat. 


Que sommes-nous au sein de ce monde,

Des saisons qui passent et trépassent ?

Si frêles en cette longue ronde,

Où nos pas peu à peu s’effacent.

 (14/12/13)

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 22:51

 

 

Aussi lointaine seras-tu

Sur terre et dans le temps,

Et quand bien même seront tus

Tous ces mots importants…

 

Je continuerai de t’attendre,

D’espérer ton sourire,

Jamais, sans nullement me déprendre,

Rêverai te chérir.

 

Par les mots, les rêves et les cris,

Les silences et pleurs,

Mon amour défiant les décris

T'écrira son ampleur.

 

Ephémérides des jours diseurs

Nos rides qui se creusent,

Qu’importe le temps et ses heures

 Si toi tu es heureuse.


Dessous les soleils éclatants,

Aux crépuscules d’hiver,

Aux premiers instants du printemps

J’étendrai nos couverts.

 

Toujours il ne sera que nous,

En l’attente de ce rêve,

Tel un vent marin qui dénoue

Les cordages sur la grève.

 

Dessus l’horizon des lointains

Se pose mon regard,

Là où la brume des cieux incertains

Flâne et s’y s’égare

  

Femme, si désirable et si belle,

Fille, tant aimée d’Eli,

Pour toi, sensuelle et rebelle,

      J’accepte l’ordalie.

 

(13/12/13)

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 06:51

 

Voie de faits, voix de sang,

De contre et de contrastes,

Nuit soleil, noir et blanc,

Les ombres sont des astres. 


Les terres sont annexées,

Un arc en ciel implose,

Une bombe de l’ANC,

La vie aux lances explose.

 

En l’ile du temps qui passe,

Le corps est enfermé,

En guerrier de guerre lasse,

Lui seul s’est affirmé.

 

D’un côté, puis de l’autre,

Miroirs irréfléchis,

Victimes ou bien apôtres

Aucun ne s’infléchit.

 

La sécheresse des cœurs,

Les terres altérées,

Des plaintes sonnent en chœurs,

Des corps sont enterrés.

 

Sur l’ile du temps qui meurt,

Les heures là sont bien lasses,

Tournant en la demeure,

D’aucuns ailleurs trépassent.

 

Qu’importe la douleur,

Les confins le cajolent,

Sa force est de couleur

Tout au fond de sa geôle.

 

Le ciel est une orange,

Le fruit d’un continent,

Une ombre s'y arrange,

Madiba souriant.

 

Les mots sont éternels,

Quand ils parlent d’amour,

Les haines fraternelles,

      Se tairont elles un jour ?

(08/12/2013)

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 21:33

 

Ces quelques notes dedans la tête,

Tic-tac, ce petit air de rien,

Ténu fredon qui vous entête,

Le métronome d'un galérien.

 

Ça vous démange en le dedans,

Telle une vague, comme un frisson,

Un petit truc bien redondant,

Le galop sourd d’un canasson.

 

Il dort le jour et vit la nuit,

Un quelque chose en le grenier,

Des bruits de pas après minuit,

Là quand bien même vous allumiez.

 

Ca craque, ça pleure et ça chahute !

Ça se répète tel un écho,

Contre la peur vous êtes en butte,

Mais il vous faut payer l’écot.

 

Une musique, un bruit de fond,

Un lamento, des hurlements,

Ancrés en vous, si bien profonds,

Au plus intime, un aboiement.

 

Une ritournelle qui vous esseule,

Qui s’en revient et qui trompette,

Nul ne l’entend sinon vous seul,

Ce petit rien qui se répète.

 

C’est un refrain sans mélodie,

A-coup feutré interminable,

Un mauvais rôle, une tragédie,

Dans un décor par trop minable.

 

Sempiternelle avant-première,

De ce concert en vous nocturne,

Aux harmonies de cette prière,

Qui se répète taciturne.


Ces quelques notes intérieures,

Tic-tac, ce petit air malin,

De demi-heure en demi-heure,

Vous conduira jusqu'au matin.

 

(07/12/2013)

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 08:06

 

C’est en l’aube naissante

Quand la sorgue se meurt,

Que là déliquescentes

Se taisent leurs rumeurs.

 

Peu à peu ils s’endorment,

S’estompent et disparaissent,

Tous ces démons informes

Qui la nuit nous agressent.

 

Nocturnes carnivores

Avides de nos heures,

Sans cesse nous dévorent

Sinistres aiguiseurs.

 

Ils dansent dans nos têtes

Ricaneurs et hurlant,

S’échinent et nous entêtent

Acides et brûlants.

 

Ils étripent nos rêves,

Puis gourmands s’en repaissent,

Nous refusant leur trêve

Jamais ne nous délaissent.

 

Ils tournent incessants

Derviches parasites,

Hâbleurs et mugissants

En la nuit qui hésite.

 

Leur sabbat ils prolongent

Au sein de la fatigue,

Le temps lui se forlonge

Aheurtant notre digue.

 

Il n’est point de prière

Ni même de baptême,

Quand l'exorcisme d’hier,

Nous jette son anathème.

 

C’est en l’aube prochaine

Quand la sorgue se meurt,

Que tombent toutes nos chaines

      Puis cessent ces rumeurs.

(01/12/2013)

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 21:32

 

Sous l’encrier du crépuscule,

Le jour noirci sa page,

Au plus intime tout se bouscule

En un feutré tapage.

 

Il n’est plus que vos mains madame,

Si belles caressantes,

Sur moi posées vos mains de femme,

Chalandes indécentes.

 

De l’autre côté du vitrage,

Par-dessus ce ciel qui s’éteint,

Les nues et leurs ombrages

Déroulent leur satin.

 

Elles glissent lentement sur moi,

Vos yeux me regardant,

Prémices, promesses d’un émoi,

Vous là me l’accordant.

 

Bien lente, la nuit s’en vient aux cieux,

Toute entière y accède,

Au crépuscule révérencieux

Sa fille lui succède.

 

Elle cogne, galope la chamade,

Pulsant son sang brûlant,

Tandis que là vos doigts nomades

S’avancent turbulents.

 

Là-haut, lointaines spectatrices,

Prunelles nitescentes,

Ténues  lueurs ambassadrices

Sont les étoiles naissantes.

 

En moi je sens monter une lave,

Cautère dedans ma chair,

Fureur, qui de vos mains esclave

Réclame son enchère.

 

Au plus intime de la pénombre,

En l’instant le plus fort,

Vos mains telles des ombres,

      Ont consumé mon corps.

(30/11/2013)

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 11:24

 

Dessus la plaine vallée

Par ses courbes frontières,

Mes yeux se laissent aller

De l’ombrage aux lumières.

 

Terres si belles arasées,

Si douces meubles et glabres,

Sous un ciel embrasé

Déposant son cinabre.

 

Cet infini lointain

Attouchant l’horizon,

Si semblant incertain

Départi de saisons.

 

Une main qui effleure

Epousant le sillon,

La rosée qui affleure,

Ses reflets vermillon.

 

De l’instant la tiédeur,

Le souffle d’un plaisir,

Les parfums les odeurs

Là venant me saisir.

 

Délicate caresse

Qui s’étend, se prolonge,

D'une lente paresse

S’éternise et s’allonge.

 

Il n’est plus que l’instant,

Sa quiétude, votre émoi,

Quand bien même, nonobstant,

Vos yeux clairs qui larmoient.

 

Là mes mains vous épousent

Caressant votre corps,

Vous ma belle Andalouse,

Dont l’accueil est accort.

 

Votre source limpide

S’écoulant si discrète,

Sur mes doigts intrépides,

La voici qui sécrète.

 

En votre intimité

En ses ondes si molles,

Mon désir invité,

S’abandonne et s’immole.

 

 (26/11/2013)

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 13:49

 

 

Bonheur, sa flagrante lésine,

L’étau terrible de son usure,

Enfant triste de sa gésine

S'égarant en sa démesure.

 

Petites amours à l’encan,

Où chacun se donne à crédit,

En soupirs si peu éloquents,

Car du cœur le corps se dédit.

 

De nos envies voici l’enchère,

Ce frisson charnel et vénal,

Où l’impôt payé par la chair

A nos maux s’ajoute pénal.

 

Objet vivant de mon désir,

Ici de toi je fais ma chose,

Totale esclave de mon plaisir,

Ebène par ton tarif enclose.

  

Hauts talons sur le macadam,

Leurs incessants allers venus,

Marche pied du chemin des dames,  

Pour sentinelles aux seins nus. 

  

Il n’est pas de corps incessibles

Aux nécessités de toujours,

Ni même de morale invincible

Quand les belles la nuit sont de jour.

 

Parfois sur cet étroit trottoir,

Nos âmes péripatéticiennes,

Si seules s’enviennent sans peu chaloir,

      Se vendre aux délices anciennes.

(23/11/2013)

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 16:44

( Ne cherchez pas  un sens cela est venu; pour ce qui est du premier vers je l'ai entendu dans un rêve cette nuit!)

 

Chapeaux marquants et réponses fragiles,

Voici l’automne en son linceul,

Vent de saison aux nuages agiles,

Le jour ici se sent bien seul.

 

Bateaux amarrés, étrange lumière,

Pensive elle regarde la mer,

Grisaille au-devant, la brume derrière,

Les vagues grises sont amères.

 

Mystérieuse silhouette sans visage,

Face à l’horizon si confus,

Chrysanthèmes, trouble et troublant paysage,

Le crépuscule semble à l’affût.

 

Piano, notes d’ivoire noires et blanches,

Silice, silencieux coquillages,

Les vagues en ribambelles là se déhanchent,

Hyalines fragrances d’un maquillage.

 

Sur le quai, Pénélope qui attend,

L’océan se plisse et s’étire,

Tout là-bas, il est cinq non-partants,

Le temps s’en vient nous dévêtir.

 

De longs cheveux mêlés et démêlés,

La ville qui s’éveille dans l’ombre,

Comme un tricot, aux mailles emmêlées,

Les aiguilles ne font pas le nombre.

 

Un violon, soies de crin bien usées,

Sa mélodie si sensuelle,

Sur le lointain ce regard médusé,

En ces heures inhabituelles.

 

Douce Geisha en la feuillaison,

Sous la pluie lessivant la grève,

Délicats reflets de sa véraison,

      Les augures dessinent son rêve.

 

Reviendra-t-il un jour lui si lointain,

A rebours de ses pas d’avant,

Là surgissant de l’aube un beau matin,

Passager sur son passavant.

(22/11/2013)

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 21:12

 

 

Ils ne voient que vos rides,

Que vos heures là passées,

Charnel éphéméride

De ces jours dépassés.

 

Tant de feuilles sont mortes,

Tant de gens sont partis,

Ces instants de toutes sortes,

Autrefois impartis.

 

Quand bien même de naguère

Les années trépassées,

Jours de paix jours de guerre,

Vous voici exhaussée.

 

Car le temps lui a su

Lentement dessiner,

Ce si bel aperçu

De votre âge embruiné.

 

Il n’est pas de vieillesse

Quand les yeux disent encore,

Ni rideau qui se baisse

Quand le cœur clame au corps.

 

Peu importe l’usure

La fatigue et le temps,

Il n’est point de mesure

Pour un cœur palpitant.

 

Si femme et désirée,

Si belle de vos heures,

Je ne peux qu’admirer

Votre charme rieur.

 

Vous encore sensuelle

Quand bien d’autres s’éteignent,

En ces heures virtuelles

De leur fin qu’elles atteignent.

 

Ils ne voient que vos rides

Quand je baye votre charme,

Un désir si torride 

Qui pour vous ne désarme.

(16/11/2013)

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