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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 16:17

 

Je voudrais tant vous dire,

Mais ne trouve les mots,

Sinon à me redire,

Toujours à demi-mots.

 

Pouvoir enfin traduire,

Traduire sans trahison,

Réussir à produire,

En vous cet horizon.

 

Dessiner ce soleil,

L’orange dedans vos yeux,

Sa couleur nonpareille

Son étale camaïeu.

 

Parler de ma chamade,

De ce printemps d’hiver,

De mes pensées nomades

De l’endroit dans l’envers.

 

Vous dire ce cœur qui bat

Pourtant si fatigué,

Ce rêve en contre-bas,

Si bellement prodigué.

 

Ecrire la joliesse

Par vous la dessiner,

Les mots venant en liesse

Votre âme lanciner.

 

Par toutes leurs harmoniques

En vous les faire danser,

Valser leurs véroniques,

Si souples élancées.

 

Cette marée nouvelle

De vagues et de sourires,

Qu’en vous se renouvelle

Ce désir d’accourir.

 

Crier dans le silence

Combien mes nuits sont belles,

Quand votre image danse

Sa douce ribambelle.

 

Je voudrais tant vous dire,

Vous dire et répéter,

Qu’en moi vient resplendir

      De vous ce bel été.

(01/01/2014)

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 14:36

 

Une caresse discrète en l’intime de soi,

En ces instants où plus rien n’est,

Pensée douce et sécrète, délicate de soie,

Qui lente se tisse et renaît.

 

Une image, un frisson, quelque chose de vous,

Qui flou se précise et s’installe,

Un  charnel désir qui s’en revient et s’avoue,

Si lourd s’accroît et puis s’étale.

 

L’idée de votre bouche et l’ourlet de vos lèvres,

De votre cou l’efflorescence,

En ombres et lumières, contrastes d’un orfèvre,

Là votre gorge en sa naissance.

 

En moi lentement votre taille se dessine,

Sous l’ombre tiède de vos seins,

L’arrondi de vos hanches, parfumées de glycine,

En ces molles douceurs d’un coussin.

 

Vos cuisses repliées, si fines et ambrées

Masquant leur glabre confluence,

Leur peau, si douce, délicatement marbrée,

Là lisse et plaine en ses nuances.


Partagés, nos regards nos souffles et caresses,

Dans la lenteur de cet instant,

Etrange profonde et délicieuse paresse,

Embrassés, ensemble existants.

 

Vous en moi si présente, d’amour et de désir,

En cette chair gorgée de sang,

Charnelle, caressante en l’instant du plaisir,

      Ci, c’est en vous que je me sens.

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 20:39

 

La pensée de vos doigts

Sur ces cordes qui vibrent,

Allant comme il se doit

Au fil d’un équilibre.

 

Artiste musicienne,

Si femme et si sensible,

Subtile magicienne,

Aux notes incoercibles.

 

Vous voici là madame

En lèvres et murmures,

La plainte de votre âme,

Cognant dessus les murs.

 

Accords et harmoniques,

Ces mots venus d’ailleurs,

Caressant du public

Les émois antérieurs.

 

De chemins et balades,

Instants de votre vie,

Fredonnant vos ballades

Accouchant de l’envie.

 

Si belle de votre âge,

De tout ce temps passé,

Passé en maints voyages

De chansons espacés.

 

La voix de votre cœur,

Si tiède et dessinée,

Qui chante dedans son chœur

Sa belle destinée.

 

De chemins en chemins,

De musique en musique,

S’en viennent les demains

Aux douces harmoniques.

 

De sombre là vêtue,

Habillée de lumière,

Vous offrez dévêtue

      Votre âme aux prières.

(29/12/2013)

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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 07:55

 

 

Comme une valse, une douce ivresse

Dans le silence, la vacuité,

Telle une feuille qui sans adresse,

Danse avec grâce, sans fatuité.

 

Dans cet ailleurs, bien loin d’ici,

Libre de soi, libre des autres,

Sous un ciel pur, sans élicies,

Sans eux ni maîtres, et sans apôtres.

 

Un pas de deux, un pas de trois,

Dans l’harmonie d’un bel instant,

Loin de la foule et de l’étroit,

Un paso doble, là nonobstant.

 

Plus de limites, plus de frontières,

Plus de pensées ni rien en tête,

Sans lendemains, loin des hier,

Plus d’attributs, plus d’épithètes.

 

Tel un tango sans violence,

Un menuet de solitude,

Un port de tête sans arrogance,

Un pied à terre en altitude.

 

Un pas chassé, qui chasse l’autre,

Une demi-pointe, un saut de biche,

Un vent d’été dessus l’épeautre,

Un équilibre sur une corniche.

 

Une rivière sans ses remous,

Sa confluence en son delta,

Un brise lame que l’on émoud,

Tauromachie sans muleta.

 

Sans gravité l’apesanteur,

Des sauts de carpes et de lapins,

Venir danser avec lenteur,

Sans faire de bruit ni de tapin.

 

Partir enfin, partir ailleurs,

Si loin d’ici et de tout ça,

Une longue marche sans tirailleurs,

      Un au-delà, là sans doxa.

(28/12/2013:07h15)

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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 20:41

 

Ne plus écrire et puis se taire

Cesser les mots et les regards,

Plus un avis ni commentaire,

Fermer sa gueule, à tous égards.

 

Ne plus parler, ni regarder,

Partir ailleurs en la demeure,

Ne plus jamais se hasarder,

Fermer sa gueule, et ses clameurs.

 

Plus de sourires, plus de colères,

Que le silence dans la pénombre,

Plus de propos plus de mystères,

Fermer sa gueule, avec les ombres.

 

Plus de confiance ni de paroles,

S’enclore en soi sans déclamer,

Plus de décor ni jeux de rôles,

Fermer sa gueule à tout jamais.

 

Plus de rancœurs ni sentiments,

Le plain état de solitude,

La vacuité sans châtiment,

Fermer se gueule, comme d’habitude.

 

Ne plus entendre, ne plus parler,

S’abstraire de soi, s’abstraire de tout,

Dans ce plaisir de déparler,

Fermer sa gueule, et puis c’est tout.

 

Cesser enfin de se savoir,

De vouloir être absolument,

D’absolument se prévaloir,

Fermer sa gueule, tout simplement.

 

Dans la pénombre s’allonger,

Sans avoir peur, ni trop penser,

Laisser son âme là déroger,

Fermer sa gueule, et puis danser.

 

Là-bas, se sentir emporter,

Léger, serein dans le silence,

Heureux d’être ainsi déporté,

      Fermer sa gueule, condoléances. 

(27/12/2013)

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 15:21

 

Je t’aimerai par les mots,

Murmures et caresses,

Silences et demi-mots

Tout entier de tendresse.

 

Sur ta peau le chemin

Parcouru par mes lèvres,

Ses fragrances de jasmin,

Les frissons de ta fièvre.

 

De litotes, d’assonances

Ou de mots interdits,

En sourdes désinences

De propos assourdis.

 

J’effleurerai tes labres

Mais ton regard aussi,

De phonèmes agréables

En volutes et lacis.

 

J’irai au plus intime

Respirer ton odeur,

De caresses infimes

Deviendrai maraudeur.

 

Je te les dirai toutes

A l’instant de t’aimer,

Confidences sans doute,

Par ton corps réclamées.

 

Je te conjuguerai,

A tous les modes et temps,

Pour toi j’égrènerai

Tous ces mots excitants.

 

Je te dirai l’envie,

Dans le désir insane,

Le plaisir et la vie

En des lettres persanes.

 

J’écrirai sur ton corps

En pleins et déliés,

Ces pronoms, ces accords

Par nos peaux publiés.

 

(23/12/2013)

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 18:51

 

La lumière s’étire et s’étend

Glissant sur le sol telle une eau,

Paraissant alors un étang,

Dont l’onde lisse s’écoule en manteau.

 

Douce, s’irisant en la brume,

En nappe et nuage de clarté,

Elle glisse se répand en écume

Si légère housse de pureté.

 

D’elle l’aube si belle apparait,

Comme  revêtue de sa dentelle,

Instant où la nuit disparait

Du jour l’immolant sur l’autel.

 

Sublime princesse et sa traine,

Qui en son royaume s’avance,

Laissant par devers, en la traine,

Ce flou remous de sa mouvance.

 

Voici le sacre de la reine

Impératrice de lumière,

Si femme si fière et souveraine

      Aurore en son aube première.

(22/12/2013)

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 14:05

 

En l’instant de leurs corps

Mais aussi des regards,

La lumière en accord

En leurs ombres s’égare.

 

Leurs souffles et leurs caresses,

Sensuelles d’elles-mêmes,

De désir, de tendresse,

Aimantes de Salem.

 

Les vals et vallées,

De leurs lombes et fesses,

Charmantes emmêlées

Emmêlées de paresse.

 

Leurs lèvres de baisers,

Humides scintillantes,

En bouches si osées,

Gourmandes et accueillantes.

 

Une alliance charnelle,

D’amour et de désir,

Aux sublimes venelles

En ce temps du plaisir.

 

De leurs ventres sourdent

Ces cyprines acides,

Complaintes si sourdes

Aux humeurs translucides.

 

Leurs intimes dentelles

Aux festons garancés,

Si charnelles ombelles

De corolles avancées.

 

Saphique et nu théâtre

Des amours univoques,

Où les flammes dans l’âtre

Alléchantes se provoquent.

  

Volutes caressantes

D’amantes siamoises,

Qui s’unissent glissantes

      Telles des ombres chinoises.

(22/12/2013)

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 09:23

 

Ténue, c’est à peine qu’elle effleure

De sa douce lumière,

Ce sol asseché et sans fleurs

Aux instances premières.

 

Là souriante et matinale,

Retenant sa caresse,

En son point lointain cardinal

Elle étire sa paresse.

 

Si belle en son aube nouvelle,

La voici qui s’avance,

Dans ce jour, qui lent se révèle,

Distillant sa jouvence.

 

Mais quand bien même son avancée,

Elle parait hésitante,

Comme ne plus voulant élancer

La journée hors l’attente.

 

Des paillettes dessus ses paupières,

D’or fin et de rosée,

Sa peau aux parfums de bruyère

Délicats et posés. 


Voilà que sonnent les matines

Bâillonnées par la brume,

Bien mate étrange sourdine

Qui fredonne et s'embrume.

 

La terre assombrie et bien vieille,

Réalise qu’elle la fuit,

Abandonnée par son éveil,

S'en retourne à la nuit.

 

(21/12/2013)

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 20:48

 

L’attente de sa caresse,

Dans la froid de la nuit,

Que son aube paraisse

En l’instant qui s’enfuit.

 

Lumière d’un nouveau jour

Effaceur des hier,

Sans venant pour toujours

Caresser les paupières.

 

Mais les pierres sont usées

Comme les cœurs engourdis,

Leur éclat cérusé,

Lentement s’est verdi.

 

Ne sont plus que des mots,

Des larmes prononcées,

Hoquetés et brumaux

Dans l’hiver annoncé.

 

Plus aucune chaleur,

Ni beaux jours à venir,

Sur la froide pâleur

Que l’on sent survenir.

 

Dessus ces terres arides

De poussières et de cendres,

Se dessinent des rides

Que l’aurore vient étendre.

  

Il n’est donc que la nuit,

Incompossible amante,

Car ce jour lui s’enfuit,

      Vers son aube charmante.


En ses yeux de paillettes,

D’ambre d’or et de lumière,

Nulle journée ne l’inquiète.

 Car son ombre est derrière

(20/12/2013)

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