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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 11:37

 

 

 

Là si tranchant, si froid,

Blessant d’indifférence,

Ce regard, son effroi,

Sa froide fulgurance.

 

Si sale dans celui-ci,

Présent pestiféré,

Semblant vouloir ici,

Au loin me déférer.

 

Coupable d’avoir dit,

Coupable d’un émoi,

Par ce regard maudit,

Condamné quant à moi.

 

Si laid en cet instant,

Paria de la rencontre,

Là même inexistant,

En ce que vos yeux montrent.

 

Eviter la demeure,

Détourner son regard,

Avant que l’âme ne meurt,

De ce coup de poignard.

 

En animal blessé

S’enfuir sans ne rien dire,

Vouloir s’intéresser,

Aux autres, comme  pour dédire.

 

Partir en claudiquant,

Trainant son âme en peine,

Ce cautère mordicant

Nourrissant sa gangrène.

 

Condamné par vos yeux,

Coupable d’un regard,

D’un aveu trop joyeux,

Pourtant si plein d’égards.

 

Ne plus être grand-chose,

Coupable d’être soi,

Sentir son âme enclose,

Savoir qu’elle vous déçoit.

(21/01/2014)

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 09:11

 

 

Quelques notes de pluie,

Rubato d’un instant,

Le silence de la nuit,

De la nuit qui s'étend.

 

Lui, qui ne sera pas,

Ce jour, tant attendu,

A rebours de ses pas,

La sorgue s’est étendue.

 

Le vent dans la pénombre,

Son souffle si glacial,

En ce royaume des ombres

Il n’est rien de spécial.

 

Si l’aube n’est qu’un moment,

Un instant si précieux,

De son atermoiement,

Le temps s'envient spécieux.

 

Attendre cette aurore,

Comme on attend l’amour,

Sublime météore,

Qui dessine le jour.

 

Les heures alors se trainent,

S’allongent et se renient,

Entrainant dans leur traine

L’espoir en son déni.

 

Le jour au loin s’épointe,

Se meurt en sa naissance,

En sa pénombre adjointe

Qui livre son absence.

 

Tout n’est plus que silence,

Profonde vacuité,

Sans autres incidences

Que cette ainséité.

 

Demain ne sera pas,

Ni jamais aujourd’hui,

L’aurore retient ses pas,

    Elle sera toujours nuit.

(17/01/2014)

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 10:44

 

 

La froideur d’un matin,

Pluie cinglante qui tombe,

À l’instar d’un chagrin

Emporté par les trombes.

 

Regard froid qui entaille,

Qui vous perce et qui glace,

Dans le bruit d’un ventail

Qui s’agite sur place.

 

Il n’est point d’avancée

En ce sombre maintien,

C’est sinistre et glacée

Que la nuit  vous retient.

 

Oui cette aube se traine,

Comme s’étire un linceul,

Impavide vous entraine,

Loin de tout vous esseule.

 

Là le jour se refuse,

Impérieux vous regarde,

Votre peine recluse

En l’averse blafarde.

 

Fallait-il donc se taire

Ne jamais avouer ?

Garder en soi cet air

Le faire se déjouer ?

 

Retenir ses paroles,

L‘élan de l’intérieur,

Pour ne tenir qu’un rôle,

Banal et sourieur.

 

Tout simplement l’attendre,

La vivre sans l’appeler,

Pour point ne se méprendre,

Discrètement l’épeler.

 

Attendre sa survenue,

Là-bas sur l’horizon,

Si plein de retenue

Lié par la raison.

 

S’en voir venir l’aurore,

Si belle et si légère,

Dans un silence d’or,

Troublante passagère.

 

 

  (14/01/2014)

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 09:12

 

 

Il est un long chemin

Bien encore à tracer,

Dessiné par des mains,

Ne voulant l’effacer.

 

Celui de votre peau

A peine esquissé,

Au fil d’un tempo

Lentement coulissé.

 

Un chemin de traverse,

Une flâne délicieuse,

Imprimée par l’averse

De caresses précieuses.

 

Une sente de baisers

Serpentée par des lèvres,

Alliciantes et osées

Toutes entières de leur fièvre.

 

Sentier de votre corps

Au plan si bien caché,

N’attendant que l’accord

De soupirs agachés.

 

Partir de votre bouche

Pour ensuite s’égarer,

Allant par petites touches

Ainsi le déclarer.

 

Le suivre et le créer,

L’inventer de frissons,

Le perdre le récréer

Sans cesse à l’unisson.

 

Rejoindre enfin la source

Au sublime parfum,

Arrêtant cette course

Aux intimes confins.

 

Etancher son désir

Y prendre tout son temps,

Le faisant s’abeausir

      Faire s'arrêter l’instant.

(03/01/2014)

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 20:38

 

(attendre la fin de la courte intro chantée)    

Laisser partir le temps

Ne plus le retenir,

Se suffire de l’instant

Se taire et s’y tenir.

 

Laisser filer la corde

S’éloigner le bateau,

Oublier la discorde

Ecrouler son château.

 

Ne pas se retourner,

Attendre silencieusement,

Ne plus rien atourner

Etre, là simplement.

 

Laisser faire la marée,

Venir nous découvrir,

Ne pas s’y amarrer

La laisser nous couvrir.

 

Ne pas vouloir tenir,

Accepter le mensonge,

Ne plus rien retenir,

Ni s’accrocher aux songes.

 

Partir à la dérive

Vers cet ailleurs lointain,

Voir s’éloigner la rive

Pour ce vide si certain.

 

Se détacher d’autrui,

Des habitudes sises,

D’hier et d’aujourd’hui,

Pour  ces autres assises.

 

Savoir tout effacer,

Paroles et regards,

Sourires opiacés

Baisers et halls de gare.

 

Fermer les vieux volets,

La porte des souvenances,

Cesser ces vieux ballets

Anciennes résonnances.

 

Laisser partir la vie

Ne plus la retenir,

Supprimer son envie

      Se taire sans y tenir.

(01/01/2014)

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 16:17

 

Je voudrais tant vous dire,

Mais ne trouve les mots,

Sinon à me redire,

Toujours à demi-mots.

 

Pouvoir enfin traduire,

Traduire sans trahison,

Réussir à produire,

En vous cet horizon.

 

Dessiner ce soleil,

L’orange dedans vos yeux,

Sa couleur nonpareille

Son étale camaïeu.

 

Parler de ma chamade,

De ce printemps d’hiver,

De mes pensées nomades

De l’endroit dans l’envers.

 

Vous dire ce cœur qui bat

Pourtant si fatigué,

Ce rêve en contre-bas,

Si bellement prodigué.

 

Ecrire la joliesse

Par vous la dessiner,

Les mots venant en liesse

Votre âme lanciner.

 

Par toutes leurs harmoniques

En vous les faire danser,

Valser leurs véroniques,

Si souples élancées.

 

Cette marée nouvelle

De vagues et de sourires,

Qu’en vous se renouvelle

Ce désir d’accourir.

 

Crier dans le silence

Combien mes nuits sont belles,

Quand votre image danse

Sa douce ribambelle.

 

Je voudrais tant vous dire,

Vous dire et répéter,

Qu’en moi vient resplendir

      De vous ce bel été.

(01/01/2014)

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 14:36

 

Une caresse discrète en l’intime de soi,

En ces instants où plus rien n’est,

Pensée douce et sécrète, délicate de soie,

Qui lente se tisse et renaît.

 

Une image, un frisson, quelque chose de vous,

Qui flou se précise et s’installe,

Un  charnel désir qui s’en revient et s’avoue,

Si lourd s’accroît et puis s’étale.

 

L’idée de votre bouche et l’ourlet de vos lèvres,

De votre cou l’efflorescence,

En ombres et lumières, contrastes d’un orfèvre,

Là votre gorge en sa naissance.

 

En moi lentement votre taille se dessine,

Sous l’ombre tiède de vos seins,

L’arrondi de vos hanches, parfumées de glycine,

En ces molles douceurs d’un coussin.

 

Vos cuisses repliées, si fines et ambrées

Masquant leur glabre confluence,

Leur peau, si douce, délicatement marbrée,

Là lisse et plaine en ses nuances.


Partagés, nos regards nos souffles et caresses,

Dans la lenteur de cet instant,

Etrange profonde et délicieuse paresse,

Embrassés, ensemble existants.

 

Vous en moi si présente, d’amour et de désir,

En cette chair gorgée de sang,

Charnelle, caressante en l’instant du plaisir,

      Ci, c’est en vous que je me sens.

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 20:39

 

La pensée de vos doigts

Sur ces cordes qui vibrent,

Allant comme il se doit

Au fil d’un équilibre.

 

Artiste musicienne,

Si femme et si sensible,

Subtile magicienne,

Aux notes incoercibles.

 

Vous voici là madame

En lèvres et murmures,

La plainte de votre âme,

Cognant dessus les murs.

 

Accords et harmoniques,

Ces mots venus d’ailleurs,

Caressant du public

Les émois antérieurs.

 

De chemins et balades,

Instants de votre vie,

Fredonnant vos ballades

Accouchant de l’envie.

 

Si belle de votre âge,

De tout ce temps passé,

Passé en maints voyages

De chansons espacés.

 

La voix de votre cœur,

Si tiède et dessinée,

Qui chante dedans son chœur

Sa belle destinée.

 

De chemins en chemins,

De musique en musique,

S’en viennent les demains

Aux douces harmoniques.

 

De sombre là vêtue,

Habillée de lumière,

Vous offrez dévêtue

      Votre âme aux prières.

(29/12/2013)

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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 07:55

 

 

Comme une valse, une douce ivresse

Dans le silence, la vacuité,

Telle une feuille qui sans adresse,

Danse avec grâce, sans fatuité.

 

Dans cet ailleurs, bien loin d’ici,

Libre de soi, libre des autres,

Sous un ciel pur, sans élicies,

Sans eux ni maîtres, et sans apôtres.

 

Un pas de deux, un pas de trois,

Dans l’harmonie d’un bel instant,

Loin de la foule et de l’étroit,

Un paso doble, là nonobstant.

 

Plus de limites, plus de frontières,

Plus de pensées ni rien en tête,

Sans lendemains, loin des hier,

Plus d’attributs, plus d’épithètes.

 

Tel un tango sans violence,

Un menuet de solitude,

Un port de tête sans arrogance,

Un pied à terre en altitude.

 

Un pas chassé, qui chasse l’autre,

Une demi-pointe, un saut de biche,

Un vent d’été dessus l’épeautre,

Un équilibre sur une corniche.

 

Une rivière sans ses remous,

Sa confluence en son delta,

Un brise lame que l’on émoud,

Tauromachie sans muleta.

 

Sans gravité l’apesanteur,

Des sauts de carpes et de lapins,

Venir danser avec lenteur,

Sans faire de bruit ni de tapin.

 

Partir enfin, partir ailleurs,

Si loin d’ici et de tout ça,

Une longue marche sans tirailleurs,

      Un au-delà, là sans doxa.

(28/12/2013:07h15)

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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 20:41

 

Ne plus écrire et puis se taire

Cesser les mots et les regards,

Plus un avis ni commentaire,

Fermer sa gueule, à tous égards.

 

Ne plus parler, ni regarder,

Partir ailleurs en la demeure,

Ne plus jamais se hasarder,

Fermer sa gueule, et ses clameurs.

 

Plus de sourires, plus de colères,

Que le silence dans la pénombre,

Plus de propos plus de mystères,

Fermer sa gueule, avec les ombres.

 

Plus de confiance ni de paroles,

S’enclore en soi sans déclamer,

Plus de décor ni jeux de rôles,

Fermer sa gueule à tout jamais.

 

Plus de rancœurs ni sentiments,

Le plain état de solitude,

La vacuité sans châtiment,

Fermer se gueule, comme d’habitude.

 

Ne plus entendre, ne plus parler,

S’abstraire de soi, s’abstraire de tout,

Dans ce plaisir de déparler,

Fermer sa gueule, et puis c’est tout.

 

Cesser enfin de se savoir,

De vouloir être absolument,

D’absolument se prévaloir,

Fermer sa gueule, tout simplement.

 

Dans la pénombre s’allonger,

Sans avoir peur, ni trop penser,

Laisser son âme là déroger,

Fermer sa gueule, et puis danser.

 

Là-bas, se sentir emporter,

Léger, serein dans le silence,

Heureux d’être ainsi déporté,

      Fermer sa gueule, condoléances. 

(27/12/2013)

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