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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 14:20

 

 

Je regarde vos lèvres

Aux replis si troublants,

Damasserie d’un orfèvre

Aux dessins s’assemblant.

 

Si douces et si fines,

De rose pigmentées,

Ourlées et serpentines,

Charnelles et rudentées.

 

Votre main là si près,

Si bellement déliée,

Semblant être en l’apprêt,

Voulant s’y relier.

 

Vos ongles finement peints,

Exhaussant là ce charme,

Clair pastel d’alapin,

Nacre, reflétée de parme.

 

Votre chair glabre et lisse,

Saint suaire et surplis,

Que les caresses ennoblissent,

Lorsqu’elles gorgent leurs plis.

 

Si mon regard s’y glisse,

Ma bouche les désire,

Ces acides abysses,

Si mols dans le plaisir.

 

D’un baiser cette envie,

Délicat et humide,

L’apposer à l'envi,

Sur leurs chairs si sapides.

 

Les voilà désirées,

Totalement découvertes,

Vos lèvres étirées,

Par vos doigts entrouvertes.


De la bouche à la coupe

Dans l’ivresse délicieuse,

Quand se cambre la croupe,

Provocante, dévotieuse.

 (01/03/2014)

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 10:30

 

 

Rien qu’une image, une illusion,

Des mots sans valeur, ni présence,

Des confidences, des allusions,

Des mots sans voix, sans incidence.

 

Un monde sans êtres ni gravité,

Sans regards, sans gestes non plus,

Un monde si plein d’inanité,

Où il fait beau même s’il a plu !

 

La litanie des monologues,

Qui là se succèdent et s’ajoutent,

Jamais ne seront dialogues,

Impasse des mots et des doutes.

 

Emotions  fictives, solitaires,

Celles d’un instant sans lendemain,

Caresses, paroles velléitaires,

En ce monde il n’est point d’humain.

 

Je t’ouvre mon cœur, ma pensée,

Je te séduis et je t’espère,

S’écoule ma vie, son passé,

Demain déjà, sera derrière.

 

Toujours différent, autre chose,

L’émoi de l’instant, sans sa cesse,

De toi je m’apaise, je dispose,

Peu m’importe ce que je t’adresse.

 

Toi ici qui es-tu vraiment ?

Par-delà l’image et tes mots,

De toi même n’es-tu que l’amant,

Sans âme, virtuel jumeau.

 

Tu m’appelles me tiens et me prends,

Si beau miroir aux alouettes,

Puis sans gêne de moi te déprends

Car ailleurs, t'appelent les mouettes !

 

Rien qu’une image, désillusion,

Des mots, sans présence ni valeur,

Des confidences, des effusions,

Des mots sans voix, des mots sans cœur.

 (18/02/2014)

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 17:19

 

 

 

Chaque détail de votre corps,

Singulier, mais partie d’un tout,

Ombres et lumières d’un accord,

Troublante, sensuelle surtout.

 

Chercher, trouver les mots idoines,

Singuliers enfants d’une phrase,

Si brulants de couleur pivoine,

Pupilles d’une longue périphrase.

 

Avec eux, bellement vous décrire,

Singulière, plurielle de charme,

Vous dessiner et vous écrire,

Vous peindre, d’estompes et de parme.

 

Parler de vous et de l’instant,

De ce doux tracé de vos courbes,

De vos traits qui figent le temps,

Là le freinent, l’arrêtent et le courbent.

 

Dire, et peut être murmurer,

La lente caresse de mes yeux,

Cette paresse sise figurée,

De mon désir ci compendieux.

 

Aller, à l’encontre du temps,

A rebours des anciens chemins,

Porté par la joie de l’instant,

Jusqu’à l’aube de ce lendemain.

 

Alors, retrouver ma jeunesse,

Pour l’offrir sans peur à la vôtre,

Ma vie n’étant plus cette aînesse,

      Scandale, par ce regard des autres.


Vous chérir, de douces paroles,

De caresses regards et baisers,

Que mes yeux brillants vous cajolent,

Dans ce moment tant apaisé.

  

Vous aimer comme on aime la vie,

Dans cette aurore là dessinée,

Vous, dans l’esquisse de l’envie,

Si femme, de lumière bassinée.

(08/02/2014)

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 17:48

 

 

Elle, comme une aube nouvelle,

Une aurore différente,

Si douce sous l’ombrelle

De la nuit afférente.

 

Un soleil renaissant

Nadir d’un nouveau monde,

De l’ancien délaissant

Les affres infécondes.

 

Sous le regard des dieux

Enfant de leur désir,

Elle dessille les yeux

Ci semblant nous choisir.

 

Princesse d’un océan,

Naïade dans le jour,

Maîtresse de céans

En l’aube et son faubourg.

 

Ses lèvres telles un fruit mûr

Dessinent un baiser,

Exaltent les murmures

Semblant s’être embrasées.

 

Matin si sensuel,

Regain d’une journée,

Combien conventuel

Pourtant sis incarné.

 

Sa longue chevelure,

Gracile silhouette,

Si belles dentelures

D’un ciel sans alouettes.

 

Nouvel astre des cieux,

Soleil venu d’ailleurs,

Brillant et silencieux,

Mercure d’un orpailleur.

 

Sirène dedans l’instant,

Cassandre en le matin,

Annonce du printemps,

Par elle la nuit s’éteint

  (01/02/2014)

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 11:04

 

(L'alexandrin n'est pas trop ma musique intérieure)

 

 

Là-bas sur l’orient, semblant un aparté,

Le voici qu’il se traine, blotti sur l’horizon,

Comme fatigué, dans la froideur de sa clarté,

Usé de par sa peine, bien plus que de raison.

 

Il nous semble si vieux, tout entier d’indolence,

Paraissant immobile, retenu de fatigue,

Brillant mais sans chaleur, si plein d’ambivalence,

Silhouette malhabile, vieillard en son intrigue.

 

En ce désert de blanc, dans ce silence brillant,

Difficile il se lève, somnambule dans le jour,

Habillé de lumière mais allant boitillant,

C’est bien peu qu’il avance, maintenant son séjour.

 

Empêtré dans ce froid, il hésite, se retient,

Vieil oiseau alourdi qui ne peut s’élever,

Là, les genoux au sol, pesant dans son maintien,

Il ne semble pouvoir lui-même se relever.

 

En ce matin d’hiver d’une aube immaculée,

Si las le soleil se traine en sa parabole,

Il va petitement, tel un miraculé,

      Sans force ni allant, reprendre son envol.

(24/01/2014)

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 11:37

 

 

 

Là si tranchant, si froid,

Blessant d’indifférence,

Ce regard, son effroi,

Sa froide fulgurance.

 

Si sale dans celui-ci,

Présent pestiféré,

Semblant vouloir ici,

Au loin me déférer.

 

Coupable d’avoir dit,

Coupable d’un émoi,

Par ce regard maudit,

Condamné quant à moi.

 

Si laid en cet instant,

Paria de la rencontre,

Là même inexistant,

En ce que vos yeux montrent.

 

Eviter la demeure,

Détourner son regard,

Avant que l’âme ne meurt,

De ce coup de poignard.

 

En animal blessé

S’enfuir sans ne rien dire,

Vouloir s’intéresser,

Aux autres, comme  pour dédire.

 

Partir en claudiquant,

Trainant son âme en peine,

Ce cautère mordicant

Nourrissant sa gangrène.

 

Condamné par vos yeux,

Coupable d’un regard,

D’un aveu trop joyeux,

Pourtant si plein d’égards.

 

Ne plus être grand-chose,

Coupable d’être soi,

Sentir son âme enclose,

Savoir qu’elle vous déçoit.

(21/01/2014)

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 09:11

 

 

Quelques notes de pluie,

Rubato d’un instant,

Le silence de la nuit,

De la nuit qui s'étend.

 

Lui, qui ne sera pas,

Ce jour, tant attendu,

A rebours de ses pas,

La sorgue s’est étendue.

 

Le vent dans la pénombre,

Son souffle si glacial,

En ce royaume des ombres

Il n’est rien de spécial.

 

Si l’aube n’est qu’un moment,

Un instant si précieux,

De son atermoiement,

Le temps s'envient spécieux.

 

Attendre cette aurore,

Comme on attend l’amour,

Sublime météore,

Qui dessine le jour.

 

Les heures alors se trainent,

S’allongent et se renient,

Entrainant dans leur traine

L’espoir en son déni.

 

Le jour au loin s’épointe,

Se meurt en sa naissance,

En sa pénombre adjointe

Qui livre son absence.

 

Tout n’est plus que silence,

Profonde vacuité,

Sans autres incidences

Que cette ainséité.

 

Demain ne sera pas,

Ni jamais aujourd’hui,

L’aurore retient ses pas,

    Elle sera toujours nuit.

(17/01/2014)

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 10:44

 

 

La froideur d’un matin,

Pluie cinglante qui tombe,

À l’instar d’un chagrin

Emporté par les trombes.

 

Regard froid qui entaille,

Qui vous perce et qui glace,

Dans le bruit d’un ventail

Qui s’agite sur place.

 

Il n’est point d’avancée

En ce sombre maintien,

C’est sinistre et glacée

Que la nuit  vous retient.

 

Oui cette aube se traine,

Comme s’étire un linceul,

Impavide vous entraine,

Loin de tout vous esseule.

 

Là le jour se refuse,

Impérieux vous regarde,

Votre peine recluse

En l’averse blafarde.

 

Fallait-il donc se taire

Ne jamais avouer ?

Garder en soi cet air

Le faire se déjouer ?

 

Retenir ses paroles,

L‘élan de l’intérieur,

Pour ne tenir qu’un rôle,

Banal et sourieur.

 

Tout simplement l’attendre,

La vivre sans l’appeler,

Pour point ne se méprendre,

Discrètement l’épeler.

 

Attendre sa survenue,

Là-bas sur l’horizon,

Si plein de retenue

Lié par la raison.

 

S’en voir venir l’aurore,

Si belle et si légère,

Dans un silence d’or,

Troublante passagère.

 

 

  (14/01/2014)

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 09:12

 

 

Il est un long chemin

Bien encore à tracer,

Dessiné par des mains,

Ne voulant l’effacer.

 

Celui de votre peau

A peine esquissé,

Au fil d’un tempo

Lentement coulissé.

 

Un chemin de traverse,

Une flâne délicieuse,

Imprimée par l’averse

De caresses précieuses.

 

Une sente de baisers

Serpentée par des lèvres,

Alliciantes et osées

Toutes entières de leur fièvre.

 

Sentier de votre corps

Au plan si bien caché,

N’attendant que l’accord

De soupirs agachés.

 

Partir de votre bouche

Pour ensuite s’égarer,

Allant par petites touches

Ainsi le déclarer.

 

Le suivre et le créer,

L’inventer de frissons,

Le perdre le récréer

Sans cesse à l’unisson.

 

Rejoindre enfin la source

Au sublime parfum,

Arrêtant cette course

Aux intimes confins.

 

Etancher son désir

Y prendre tout son temps,

Le faisant s’abeausir

      Faire s'arrêter l’instant.

(03/01/2014)

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 20:38

 

(attendre la fin de la courte intro chantée)    

Laisser partir le temps

Ne plus le retenir,

Se suffire de l’instant

Se taire et s’y tenir.

 

Laisser filer la corde

S’éloigner le bateau,

Oublier la discorde

Ecrouler son château.

 

Ne pas se retourner,

Attendre silencieusement,

Ne plus rien atourner

Etre, là simplement.

 

Laisser faire la marée,

Venir nous découvrir,

Ne pas s’y amarrer

La laisser nous couvrir.

 

Ne pas vouloir tenir,

Accepter le mensonge,

Ne plus rien retenir,

Ni s’accrocher aux songes.

 

Partir à la dérive

Vers cet ailleurs lointain,

Voir s’éloigner la rive

Pour ce vide si certain.

 

Se détacher d’autrui,

Des habitudes sises,

D’hier et d’aujourd’hui,

Pour  ces autres assises.

 

Savoir tout effacer,

Paroles et regards,

Sourires opiacés

Baisers et halls de gare.

 

Fermer les vieux volets,

La porte des souvenances,

Cesser ces vieux ballets

Anciennes résonnances.

 

Laisser partir la vie

Ne plus la retenir,

Supprimer son envie

      Se taire sans y tenir.

(01/01/2014)

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