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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 19:10

(Lisez en écoutant la musique)

 

Leur bouche et leurs mots qui mordent,

Leur regard suffisant,

Leurs propos qui frappent dans la horde,

Arrogants et blessants.

 

N’être ici-bas que pour faire mal,

Se complaire à blesser,

Alpha se voulant animal,

Ne sachant caresser.

 

Se repaitre de nos souffrances,

Naître que pour exercer,

Imposer son moi dans l’outrance,

Le voulant exhaussé.

 

Toujours, toujours avoir raison,

Tyrannique des mots,

Insigne morgue des saisons,

Qui assène leurs maux.

 

Est-il ici des mangeurs d’âme ?

Des êtres malfaisants ?

Faucheurs cruels aux longues lames,

Aux sourires bien pesants.

 

Tous leurs baisers sont assassins,

Leurs étreintes étouffantes,

Car ne comptent que leurs noirs desseins,

Pour leur gloire triomphante.

 

Oui, jamais ne sont rassasiés,

Avides des douleurs,

Ces anges maudits apostasiés,

Mordeurs insanes sans couleurs.

 

Ils sont là, à l’affût, sans cesse,

Sardoniques souriants,

Prélats de leurs horribles messes,

Carnivores et riants.

(30/01/2015)

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 22:01

Lisez en musique

 

Est-il des mots qui tuent, ces mots qui dessinent ?

Des propos assassins ?

Des crayons aux couleurs assassines ?

De meurtriers dessins ?

 

Est-il des dieux sans cœur sans pitié ?

Des seigneurs assassins ?

Des prophètes, des apôtres sans quartiers,

Porteurs de noirs desseins ?

 

Est-il des baptêmes rougis de sang ?

Des prêcheurs assassins ?

Des papiers, des fusains indécents ?

Des ombres parmi les saints ?

 

Est-il des paradis bien trop chers ?

Des martyrs assassins ?

Des octrois dont le prix est la chair,

Maculant leurs blancs-seings ?

 

Est-il des fous nous disant la messe?

Des prélats assassins?

Des crayons trop pointus qui nous blessent?

Des chapelets biens malsains?

 

Est-il là-bas de nouvelles prières?

Des paroles sans dessein

Des regards, des amours sans barrières?

Muettes d'assassins.

(09/01/2015)

 

 

 

 

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 12:38

(Mettez la musique le lecteur est sous le poème)

 

Là, planant dans l’hiver,

Blanc vaisseau égaré,

Egaré dedans les terres,

Semblant s’y amarrer.

 

Dans la brume sèche est froide,

Supportée par le vent,

Le corps oblongue et roide,

Elle va au loin devant.

 

Par-dessus les enrues

Ces blessures craquelées,

Vestiges des charrues

Enceints de barbelés.

 

Cherche-t-elle sa route,

Dans l’éther embrumé ?

Tire d’ailes en déroute

En ce ciel enrhumé.

 

Seule, là seule esseulée,

Perdue dessus la plaine,

Si plaine parcellée

En cette froide haleine.

 

Ici n’est point chez elle,

Volontaire étrangère,

Elle va où vont ses ailes,

Naufragée solitaire.

 

Derrière les chalutiers

Là-bas sur l’océan,

Des oiseaux régatiers

Virevoltent et piaillent céans.

 

Elle manque à la curée,

Perdue dans la campagne,

La mouette s’est égarée,

Bien loin de ses compagnes.

(14/12/14) 

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 20:24

(Lecteur de musique sous le poème, essayez les deux ensemble)

 

Ci les démons de l’être,

Sis là sont ceux de l’âme,

Ici il leur faut être,

Ainsi, en nous se pâment.

 

En l’ombre de nos jours,

De ces instants si gris,

L’obscur des contre-jours,

Quand le temps s’est aigri.

 

Nos larmes si salées,

Le hoquet de nos cœurs,

Quand l’être se laisse aller,

Sous des lazzis moqueurs.

 

Si longues, si longues nuits,

Au sabbat des pensées,

L’aurore après minuit

Nous semble dispensée.

 

Tourbillon des nausées,

L’insomnie nous digère,

L’infâme ci disposée,

Si vile en étrangère.

 

Les lendemains sont las,

Lassés de devenir,

De Charybde en Scylla

Le dilemme à venir.

 

Les ombres en sarabande,

Les flammes qui lèchent l’âme,

Lors l’avenir se débande,

Quand découpent les lames.

 

Ci les démons de l’autre,

Sis là sont ceux d’aucun,

Ici n’est pas le nôtre,

S’invitent les coquins.

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 17:17

(Mettez la musique qui est sous le texte cela sera plus riche)

 

 

Des vagues du temps la caresse

Sur votre peau et vos cheveux,

Elles-mêmes, toutes entières de tendresse,

De votre âge refusant l’aveu.

 

Qu’importe les chiffres et dires,

Ces clichés combien subjectifs,

Du temps vous ne pouvez médire,

Car lui pour vous si relatif.

 

Femme sensuelle et si troublante,

Au-delà de l’âge et des rides,

Par ces années, là séduisante,

Désir charnel et si torride.

 

Pourquoi vouloir se retourner,

Quand ci votre charme s’impose,

Incapables de se détourner,

C’est sur vous que mes yeux se posent.

 

Fortement ma chair vous ressent,

D’un violent frisson intime,

Terrible, impudique, indécent,

Charnel suprême, qui lui intime.

 

De vous ce fier désir ardent,

Là sensuel et si brûlant,

Qui du vôtre s’accordant,

Viendrait en vous, ce fol Uhlan.

 

De mots de regards et paresse,

Vous aimer alors lentement,

Comme jamais ne furent mes caresses,

Les offrir, délicatement.

 

Pouvoir atteindre en vous l’instant,

L’instant gracieux, consensuel,

Si intangible, inconsistant,

Dans une extase rituelle.

 

 

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 14:20

(Lecteur de musique sous le poème)

 

Le sol par les temps-là figé,

La roche gercée de son usure,

De l’âge si durement affligé,

Le cœur balbutie sa mesure.

 

Poussières des anciennes chamades,

Fissures des chagrins de naguère,

De jadis les délices nomades,

Lascives sauvages et berbères.

 

Enceint d’une froide campagne,

Sa lave étouffée par les cendres,

Le volcan n’est plus que montagne,

Que la pluie d’hiver vient descendre.

 

En l’instant d’une aube nouvelle,

Souriante sur vos lèvres naissant,

L’horizon qu’un soleil tavelle,

Lumière en ce jour renaissant.

 

Le parfum jamais oublié,

Sempiternel premier désir,

Petit grain du grand sablier,

Qui de nos âmes s’en vient saisir.

 

Aimer comme en ce premier jour,

Unique instant qui se répète,

Chamade brève et de toujours,

D'un cœur bercé par la tempête.

 

Son rire si plein de la vie,

Son corps estompe dessinée,

Charnelles renaissent les envies,

L’esquisse d’un rêve destiné.

 

Si belles douloureuses interdites,

Amours des extrêmes contraires,

Car les messes jamais ne sont dites,

Aux âmes ci voulant s’en abstraire.

(22/06/2014)

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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 14:18

(Lecteur de musique sous le texte)

 

Ma main qui lente vous dessine,

Mes yeux épousant ce contour,

Ce sang si brûlant qui lancine,

Ce tracé courbe en son détour.

 

De votre gorge l’ombre sensuelle,

Ce val étroit moite et si lisse,

En le silence conventuel,

Du temps qui lentement se glisse.

 

Sur le chemin de votre chair,

Du ventre jusqu’au sein de vos lèvres,

Votre peau énonçant l’enchère,

A la mienne envahie de fièvre.

 

Vos lombes si fermes et tendues,

Vallée en le creux de vos fesses,

De vos cuisses l’oblongue étendue,

Ecart d’un désir qu’elles confessent.

 

La source en l’aval de ce mont,

Icelle où se baignent mes doigts,

Vénus descendant de l’amont,

Colline à l’antre qui ondoie.

 

Cette fleur labiale et carmine,

Humide et tiède de votre humeur,

Pourpre digitale sans étamines,

Calice où ce pistil demeure.

 

Gourmandes, mes lèvres sur les vôtres,

Ma langue reptile entre leurs plis,

Elle s’y abime et puis s’y vautre,

En ces festons et leurs surplis

 

Au plus intime de votre corps,

De sa corolle gorgée de sève,

Je vous pénètre dans l'accord,

De cette nuit qui nous enlève.

(08/06/2014)

 

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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 19:40

(Lecteur musique sous le texte)

 

Impalpable la caresse du vent,

Les frissons au froid de la brise,

Au loin le soleil du levant,

La nuit aux étoiles qui s’irisent.

 

Dorés, les tapis de l’automne,

Pâtures emblavées de l’été,

L’hermine d’un hiver monotone,

Un printemps semblant s’arrêter.

 

Le temps, sans cesse qui se répète,

S’efface se dessine et se crée,

Les jours à sa suite s’y apprêtent,

Au vrai il n’est point de secret.

 

Du fleuve l’avancée serpentine,

Ses ondes dans les risées du ciel,

Sa source, dans l’aube levantine,

Reflets d’un orange arc en ciel.

 

Ci, les occurrences d’un jour,

En les yeux de celui qui est,

De celui qui dans ces ajours,

Oublie là qu’il peut être inquiet.

 

Le temps qui lentement s’étire,

S’éploie s’allonge jusqu’en mai,

Poussant nos âmes à se mentir,

A s’égailler sans pouvoir mais.

 

Abrupt, l’orage qui se déchaine,

La pluie qui cingle et dégouline,

Les nues gravides brisant leurs chaînes,

L’air frais, humide, qui nous câline.

 

Nos doigts qui au froid s’engourdissent,

Un ciel si bas enfantant la nuit,

Les champs que les flocons blanchissent,

Le soir contrefaisant minuit.

 

La jeunesse qui masque ses rides,

L’amour, qui arrête le temps,

Les âges devenant plus arides,

Se vide le placard aux instants.

(07/06/2014)

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 17:03

(Le lecteur de musique est sous le poème)

 

Imperturbable elle se déroule

Glissante d’écume sur le sable,

Cette marée aux vagues qui roulent,

S’étalent se meurent et puis s’ensablent.

 

Semblables mais si différentes,

Ci consœurs mais fausses jumelles,

Litanie combien apparente,

D’ondes furieuses et gémelles.

 

De toutes les lunes elles sont les heures,

L’éphéméride du temps qui passe,

Cet inlassable fossoyeur,

Des jours vieillards qu'il nous efface.

 

Falaises qu’elles frappent cognent et martèlent,

Aux pieds si friables de craie,

Aspre attrition qui nous rappelle,

Que chaque jour meurt dès qu’il se crée.

 

Les chevaux en leur cavalcade,

La bave au mord de leur colère,

Cristaux blancs de sels en cascades,

Dessus ces robes gémellaires.

 

Voici la grande marée des jours,

Des heures des êtres et des choses,

Qu’elle aheurte ici sans détour

Car nul jamais ne s’y oppose.

 

De ses lames froides et assassines

Si pleine, allante et sans répit,

Elle trace dessine et redessine,

La côte les dunes et leurs épis.

 

Mer, mère amère, amertume,

La vie en les ondes divague,

Marée nostrum notre coutume,

Nos jours s’effacent vague après vague.

(03/06/2014)

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 17:20

(Lecteur de musique sous le texte)

 

Mais quel est notre choix,

Par ce temps circonscrit,

Car bien peu nous échoit,

Nonobstant nos récris.

 

Nul n’est libre vraiment,

De ses voies, de sa vie,

Quand bien même l’on se ment,

L’on se gruge à l’envi.

 

Le mensonge du destin,

De la bonne fortune,

De l’ivresse d’un festin,

Des saisies opportunes.

 

Une époque, un contexte,

L’étroitesse des possibles,

Les motifs, les prétextes,

Les tenants compossibles.

 

La vie n’est qu’un hasard,

Sans dessein ni futur,

Un fatras, un bazar,

Une belle imposture.

 

L’inanité des choses,

Sur l’étal des mensonges,

Quand l’enchère se propose,

Le chaland ose un songe.

 

Il n’est de finitude,

De graal, de paradis,

Ni même de complétude,

De bonheur sans crédit.

 

Tout est déjà écrit,

A l’encre sympathique,

Sur ce flou manuscrit

Aux pages achromatiques.

 

Un jour rien ne sera,

Sinon la vanité,

Plus rien n’existera,

Ni Homme, ni liberté.

(01/06/2014)

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