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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 19:40

(Lecteur musique sous le texte)

 

Impalpable la caresse du vent,

Les frissons au froid de la brise,

Au loin le soleil du levant,

La nuit aux étoiles qui s’irisent.

 

Dorés, les tapis de l’automne,

Pâtures emblavées de l’été,

L’hermine d’un hiver monotone,

Un printemps semblant s’arrêter.

 

Le temps, sans cesse qui se répète,

S’efface se dessine et se crée,

Les jours à sa suite s’y apprêtent,

Au vrai il n’est point de secret.

 

Du fleuve l’avancée serpentine,

Ses ondes dans les risées du ciel,

Sa source, dans l’aube levantine,

Reflets d’un orange arc en ciel.

 

Ci, les occurrences d’un jour,

En les yeux de celui qui est,

De celui qui dans ces ajours,

Oublie là qu’il peut être inquiet.

 

Le temps qui lentement s’étire,

S’éploie s’allonge jusqu’en mai,

Poussant nos âmes à se mentir,

A s’égailler sans pouvoir mais.

 

Abrupt, l’orage qui se déchaine,

La pluie qui cingle et dégouline,

Les nues gravides brisant leurs chaînes,

L’air frais, humide, qui nous câline.

 

Nos doigts qui au froid s’engourdissent,

Un ciel si bas enfantant la nuit,

Les champs que les flocons blanchissent,

Le soir contrefaisant minuit.

 

La jeunesse qui masque ses rides,

L’amour, qui arrête le temps,

Les âges devenant plus arides,

Se vide le placard aux instants.

(07/06/2014)

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 17:03

(Le lecteur de musique est sous le poème)

 

Imperturbable elle se déroule

Glissante d’écume sur le sable,

Cette marée aux vagues qui roulent,

S’étalent se meurent et puis s’ensablent.

 

Semblables mais si différentes,

Ci consœurs mais fausses jumelles,

Litanie combien apparente,

D’ondes furieuses et gémelles.

 

De toutes les lunes elles sont les heures,

L’éphéméride du temps qui passe,

Cet inlassable fossoyeur,

Des jours vieillards qu'il nous efface.

 

Falaises qu’elles frappent cognent et martèlent,

Aux pieds si friables de craie,

Aspre attrition qui nous rappelle,

Que chaque jour meurt dès qu’il se crée.

 

Les chevaux en leur cavalcade,

La bave au mord de leur colère,

Cristaux blancs de sels en cascades,

Dessus ces robes gémellaires.

 

Voici la grande marée des jours,

Des heures des êtres et des choses,

Qu’elle aheurte ici sans détour

Car nul jamais ne s’y oppose.

 

De ses lames froides et assassines

Si pleine, allante et sans répit,

Elle trace dessine et redessine,

La côte les dunes et leurs épis.

 

Mer, mère amère, amertume,

La vie en les ondes divague,

Marée nostrum notre coutume,

Nos jours s’effacent vague après vague.

(03/06/2014)

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 17:20

(Lecteur de musique sous le texte)

 

Mais quel est notre choix,

Par ce temps circonscrit,

Car bien peu nous échoit,

Nonobstant nos récris.

 

Nul n’est libre vraiment,

De ses voies, de sa vie,

Quand bien même l’on se ment,

L’on se gruge à l’envi.

 

Le mensonge du destin,

De la bonne fortune,

De l’ivresse d’un festin,

Des saisies opportunes.

 

Une époque, un contexte,

L’étroitesse des possibles,

Les motifs, les prétextes,

Les tenants compossibles.

 

La vie n’est qu’un hasard,

Sans dessein ni futur,

Un fatras, un bazar,

Une belle imposture.

 

L’inanité des choses,

Sur l’étal des mensonges,

Quand l’enchère se propose,

Le chaland ose un songe.

 

Il n’est de finitude,

De graal, de paradis,

Ni même de complétude,

De bonheur sans crédit.

 

Tout est déjà écrit,

A l’encre sympathique,

Sur ce flou manuscrit

Aux pages achromatiques.

 

Un jour rien ne sera,

Sinon la vanité,

Plus rien n’existera,

Ni Homme, ni liberté.

(01/06/2014)

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 21:19

"Je dédie ce poème à ces petites femmes de TES que je croise chaque jour dans les couloirs et qui par leurs sourires, leurs paroles si tendres, leur tendresse exprimée, m'apportent un peu de lumière en ces lieux et instants de sombreur. Par ce poème je leur rend hommage et leur dit cet amour que je leur porte tant elles sont douces et délicates, sincères et belles, que leur vie soit un chemin de satin."

 

(La musique d'accompagnement est sous le poème)

 

Là, son sourire d’enfant,

Si belle, femme naissante,

De l’instant triomphant,

La fière adolescente.

 

Son regard, souriant,

Ses lèvres dessinées,

Princesse d’un orient

De lumière bassinée.

 

Allante toute élancée,

Gracile et si légère,

Dansante cadencée,

Docile passagère.

 

Sa gorge offerte au vent,

Altière et si profonde,

Sous le soleil levant,

Les ombres en elle se fondent.

 

Les jours viendront l’aimer,

Ajoutant à son charme,

L’éclat d’un doux lamé

Dans ses reflets de parme.

 

Enfante du plaisir,

De douceur parfumée,

A ses pieds viennent gésir

Nos désirs exhumés.

 

La courbe de ses reins,

Alliciante et si ferme,

Aux yeux adultérins

Qui là ne plus se ferment.

 

Troublante et sensuelle,

Elle ne sait pas encore,

Que son image duelle,

Rend si troublant son corps.

 

Une fleur sous la rosée,

Quand l’aube à peine se lève,

Ci venant s’y poser,

La voici qu’elle s’élève.

(28 mai 2014)

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 17:49

(Le lecteur est sous le texte, lisez en musique)

 

Là, pouvoir dilater le temps,

Pour sans limites qu’il s’expanse,

Que ne soit plus que cet instant,

En ce bonheur qu’il nous dispense.

 

Qu’il repousse au loin les hier,

Puis empêche que n’arrive demain,

Que ne s’écoule plus sa rivière

Ni ne se trace son chemin.

 

Enfin pouvoir goûter les choses,

Les parfums émois et sourires,

Que rien au moment ne s’oppose,

Pour le vivre sans le voir mourir.

 

Ne savourer que l’immédiat,

Pour abolir ce qui s’en suit,

Faire taire de demain les media,

Qu’hier cesse et ne nous poursuit.

 

Le temps d’une pensée, d’un regard,

Celui d’un baiser, d’un ennui,

D’une heure qui se perd et s’égare,

D’un rêve, au-delà de la nuit.

 

De la mer du nord la marée,

Si pleine interminable et longue,

Rouge, à l’horizon amarré,

Le soleil en la baie d’Along.

 

Faire perdurer la pleine lune,

La douce émotion d’une lettre,

Une sieste niché dans les dunes,

Etre vivant, heureux de l’être.

 

Plus de péril en la demeure,

D’action de vitesse et de temps,

Que nous revienne ci la lenteur,

Laissons-nous vivre, vivre l’instant.

(28/04/2014)

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 13:15

(Essayez aussi lecture avec la musique, lecteur sous le texte)

 

Le souffle du vent, son haleine,

Qui ploie et chahute les branches,

Le ciel, brumeuse porcelaine,

En la lueur qui s’y retranche.

 

Silence, l’étrange de l’instant,

Avril qui lentement se meurt,

Son souffle là si persistant,

Par ses rafales en la demeure.

 

Les traces grasses des labours,

Les éoliennes qui tournent folles,

Les nues s’en viennent à rebours

Comme encimbrées d’une auréole.

 

La terre est meuble et retournée,

Toute de bruine recouverte,

L’autre saison semble ajournée,

Les plaines sont nues et découvertes.

 

Un bien grand froid de courants d’air,

D’humidité qui enveloppe,

Qui vous étreint et vous enserre,

De ses caresses interlopes.

 

Mouvants, tel un tapis roulant,

Les cieux défilent en leur grisaille,

Lapis obscur se déroulant,

Pour ces si mornes épousailles. 

 

Le jour hésite à devenir,

Là retenu par son aurore,

Comme refusant cet avenir,

Se traine transi en ce décors.

 

(27/04/2014)

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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 21:05

(il y a un lecteur sous le texte; à vous de voir...)

 

Démêler l’écheveau, pensées et souvenirs,

Ces ombres intérieures et fantômes nocturnes,

Par l’étrange caniveau les sentir advenir

Sardoniques et rieurs en les heures taciturnes.

 

Avides et austères, cruels et féconds,

Solennels instants, terribles terrifiants,

Crépuscules solitaires, infinis et profonds,

Qui s‘en viennent en ce temps, impavides nous défiant.

 

La douleur les nourrit, gourmande et pourvoyeuse,

Rouges scarifications, le baiser de la mort,

La sorgue leur sourit, si froide et silencieuse,

Des âmes l’amodiation, sans regrets ni remords.

 

La file des condamnés, mouvante et interdite,

Dans la nuit joue son chant, lamento des souffrances,

Complainte des damnés, de leurs âmes maudites,

Qui résonne et s’étend, dolente désespérance.

 

De larmes et de prières, en la sombreur interne,

Lentement elle s’étire, l’intime marabunta,

Molle cohorte ouvrière, sur cette route terne,

Les forçats se retirent, leurs plaies sont magenta.

(20/04/2014)

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 17:01

(Pensez à activer la musique  dont le lecteur se trouve sous le texte)

 

Dans le ciel une lune rouge,

Volutes d’une nuée ardente,

La nuit, qui s’avance et qui bouge,

Epaisse, secrète et affidente.

 

Sur la moire son reflet ondule,

Pourpre ballet dessus les ondes,

Aux heures des âmes incrédules,

Les pensées ruminent en rondes.

 

Perdue dans un sombre tumulte,

Sous l’épaisseur des cendres chaudes,

La ville, que la poussière occulte,

Se meurt, bien plus qu’elle ne s’érode.

 

Résonne, la plainte des nénies,

Tandis que s’écoulent les plaies,

Par trois fois, chacun se dénie,

Egrenant ainsi son chapelet.

 

Les voici filant sous le vent,

Grises, tourmentées, sombres et grasses,

Ces ombres des moulins d’avant,

Nues dans le ciel qu’elles embrassent.

 

Ici donc l’heure des sacrifices,

Offrande nocturne des souffrances,

Victimes des sombres maléfices,

Agneaux des instantes flagrances.

 

Le temps lui s’enfuit plus avant,

Laissant nos hier à la traîne,

Le ciel si sombre paravent,

S’étale obscur et nous entraîne.

 

En le chaos et la pénombre,

En l’apocalypse des choses,

Les êtres deviennent des ombres,

La nuit, en le jour se dépose.

(13/04/2014)

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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 14:28

(osez le lire en écoutant la musique  de la video sous le texte)

 

Un instant de pastels,

De sourire et de charme,

De troublantes dentelles

De lavis teints de parme.

 

Les reflets de sa peau,

Le dessin d’un visage,

Hors le temps son tempo,

Là si belle de son âge.

 

La blondeur d’un été,

Son azur en les yeux,

L’élégance apprêtée,

D’un lavis camaïeu.

 

Sensuelle et si femme,

La douceur d’un sourire,

Qui caresse notre âme

La venant conquérir.

 

Par l’étoffe sublimé

Son corps qui s’y dessine,

Estompe en imprimé

Que la lumière bassine.

 

A l’instant le désir,

L’émotion de la chair,

En le ventre ce plaisir

Tout entier de l’enchère.

 

Elle est un fruit, une fleur,

Là si bellement éclose,

Que nos regards effleurent,

En sa métamorphose.

 

O combien désirable,

Par le temps sanctifiée,

La voici, admirable,

En nos yeux stupéfiés.

(12/04/2014)

 

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 14:17

(Mettre le lecteur sous le texte  en marche avant de lire)

 

Petite femme d’aujourd’hui

Si belle et mystérieuse,

Qui nous trouble et séduit,

Délicate et rieuse.

 

Une aurore sensuelle

Au printemps de sa vie,

Singulière et duelle

Tel un ciel qui revit.

 

De ce jour tu parais,

Mais d’hier tu te sembles,

Car ton âme égarée

A tes heures ne ressemble.

 

Princesse des hier

Troublante en ton reflet,

Aux autres vont tes prières,

Par elles emmitouflée.

 

Sensible et si fragile,

Perdue en ces jours d’hui,

Ton âme si peu agile,

Etouffe en ce réduit.

 

L’entrelacs des pourquoi,

Vierge vigne intérieure,

T’enserrant en ses doigts

Ostensibles et broyeurs.

 

En ta quête de raison

Mais d’amour avant tout,

Il n’est plus de saison,

Ni de doute surtout.

 

Soleil d’un nouveau monde,

Ton aube est un sourire,

La caresse d’une onde,

Ci venant accourir.

 

Pensive conventuelle,

Native de l’instant,

Si jeune et sensuelle,

Infante nonobstant.

(29/03/2014)

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