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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 12:38

(Mettez la musique le lecteur est sous le poème)

 

Là, planant dans l’hiver,

Blanc vaisseau égaré,

Egaré dedans les terres,

Semblant s’y amarrer.

 

Dans la brume sèche est froide,

Supportée par le vent,

Le corps oblongue et roide,

Elle va au loin devant.

 

Par-dessus les enrues

Ces blessures craquelées,

Vestiges des charrues

Enceints de barbelés.

 

Cherche-t-elle sa route,

Dans l’éther embrumé ?

Tire d’ailes en déroute

En ce ciel enrhumé.

 

Seule, là seule esseulée,

Perdue dessus la plaine,

Si plaine parcellée

En cette froide haleine.

 

Ici n’est point chez elle,

Volontaire étrangère,

Elle va où vont ses ailes,

Naufragée solitaire.

 

Derrière les chalutiers

Là-bas sur l’océan,

Des oiseaux régatiers

Virevoltent et piaillent céans.

 

Elle manque à la curée,

Perdue dans la campagne,

La mouette s’est égarée,

Bien loin de ses compagnes.

(14/12/14) 

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 20:24

(Lecteur de musique sous le poème, essayez les deux ensemble)

 

Ci les démons de l’être,

Sis là sont ceux de l’âme,

Ici il leur faut être,

Ainsi, en nous se pâment.

 

En l’ombre de nos jours,

De ces instants si gris,

L’obscur des contre-jours,

Quand le temps s’est aigri.

 

Nos larmes si salées,

Le hoquet de nos cœurs,

Quand l’être se laisse aller,

Sous des lazzis moqueurs.

 

Si longues, si longues nuits,

Au sabbat des pensées,

L’aurore après minuit

Nous semble dispensée.

 

Tourbillon des nausées,

L’insomnie nous digère,

L’infâme ci disposée,

Si vile en étrangère.

 

Les lendemains sont las,

Lassés de devenir,

De Charybde en Scylla

Le dilemme à venir.

 

Les ombres en sarabande,

Les flammes qui lèchent l’âme,

Lors l’avenir se débande,

Quand découpent les lames.

 

Ci les démons de l’autre,

Sis là sont ceux d’aucun,

Ici n’est pas le nôtre,

S’invitent les coquins.

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 17:17

(Mettez la musique qui est sous le texte cela sera plus riche)

 

 

Des vagues du temps la caresse

Sur votre peau et vos cheveux,

Elles-mêmes, toutes entières de tendresse,

De votre âge refusant l’aveu.

 

Qu’importe les chiffres et dires,

Ces clichés combien subjectifs,

Du temps vous ne pouvez médire,

Car lui pour vous si relatif.

 

Femme sensuelle et si troublante,

Au-delà de l’âge et des rides,

Par ces années, là séduisante,

Désir charnel et si torride.

 

Pourquoi vouloir se retourner,

Quand ci votre charme s’impose,

Incapables de se détourner,

C’est sur vous que mes yeux se posent.

 

Fortement ma chair vous ressent,

D’un violent frisson intime,

Terrible, impudique, indécent,

Charnel suprême, qui lui intime.

 

De vous ce fier désir ardent,

Là sensuel et si brûlant,

Qui du vôtre s’accordant,

Viendrait en vous, ce fol Uhlan.

 

De mots de regards et paresse,

Vous aimer alors lentement,

Comme jamais ne furent mes caresses,

Les offrir, délicatement.

 

Pouvoir atteindre en vous l’instant,

L’instant gracieux, consensuel,

Si intangible, inconsistant,

Dans une extase rituelle.

 

 

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 14:20

(Lecteur de musique sous le poème)

 

Le sol par les temps-là figé,

La roche gercée de son usure,

De l’âge si durement affligé,

Le cœur balbutie sa mesure.

 

Poussières des anciennes chamades,

Fissures des chagrins de naguère,

De jadis les délices nomades,

Lascives sauvages et berbères.

 

Enceint d’une froide campagne,

Sa lave étouffée par les cendres,

Le volcan n’est plus que montagne,

Que la pluie d’hiver vient descendre.

 

En l’instant d’une aube nouvelle,

Souriante sur vos lèvres naissant,

L’horizon qu’un soleil tavelle,

Lumière en ce jour renaissant.

 

Le parfum jamais oublié,

Sempiternel premier désir,

Petit grain du grand sablier,

Qui de nos âmes s’en vient saisir.

 

Aimer comme en ce premier jour,

Unique instant qui se répète,

Chamade brève et de toujours,

D'un cœur bercé par la tempête.

 

Son rire si plein de la vie,

Son corps estompe dessinée,

Charnelles renaissent les envies,

L’esquisse d’un rêve destiné.

 

Si belles douloureuses interdites,

Amours des extrêmes contraires,

Car les messes jamais ne sont dites,

Aux âmes ci voulant s’en abstraire.

(22/06/2014)

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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 14:18

(Lecteur de musique sous le texte)

 

Ma main qui lente vous dessine,

Mes yeux épousant ce contour,

Ce sang si brûlant qui lancine,

Ce tracé courbe en son détour.

 

De votre gorge l’ombre sensuelle,

Ce val étroit moite et si lisse,

En le silence conventuel,

Du temps qui lentement se glisse.

 

Sur le chemin de votre chair,

Du ventre jusqu’au sein de vos lèvres,

Votre peau énonçant l’enchère,

A la mienne envahie de fièvre.

 

Vos lombes si fermes et tendues,

Vallée en le creux de vos fesses,

De vos cuisses l’oblongue étendue,

Ecart d’un désir qu’elles confessent.

 

La source en l’aval de ce mont,

Icelle où se baignent mes doigts,

Vénus descendant de l’amont,

Colline à l’antre qui ondoie.

 

Cette fleur labiale et carmine,

Humide et tiède de votre humeur,

Pourpre digitale sans étamines,

Calice où ce pistil demeure.

 

Gourmandes, mes lèvres sur les vôtres,

Ma langue reptile entre leurs plis,

Elle s’y abime et puis s’y vautre,

En ces festons et leurs surplis

 

Au plus intime de votre corps,

De sa corolle gorgée de sève,

Je vous pénètre dans l'accord,

De cette nuit qui nous enlève.

(08/06/2014)

 

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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 19:40

(Lecteur musique sous le texte)

 

Impalpable la caresse du vent,

Les frissons au froid de la brise,

Au loin le soleil du levant,

La nuit aux étoiles qui s’irisent.

 

Dorés, les tapis de l’automne,

Pâtures emblavées de l’été,

L’hermine d’un hiver monotone,

Un printemps semblant s’arrêter.

 

Le temps, sans cesse qui se répète,

S’efface se dessine et se crée,

Les jours à sa suite s’y apprêtent,

Au vrai il n’est point de secret.

 

Du fleuve l’avancée serpentine,

Ses ondes dans les risées du ciel,

Sa source, dans l’aube levantine,

Reflets d’un orange arc en ciel.

 

Ci, les occurrences d’un jour,

En les yeux de celui qui est,

De celui qui dans ces ajours,

Oublie là qu’il peut être inquiet.

 

Le temps qui lentement s’étire,

S’éploie s’allonge jusqu’en mai,

Poussant nos âmes à se mentir,

A s’égailler sans pouvoir mais.

 

Abrupt, l’orage qui se déchaine,

La pluie qui cingle et dégouline,

Les nues gravides brisant leurs chaînes,

L’air frais, humide, qui nous câline.

 

Nos doigts qui au froid s’engourdissent,

Un ciel si bas enfantant la nuit,

Les champs que les flocons blanchissent,

Le soir contrefaisant minuit.

 

La jeunesse qui masque ses rides,

L’amour, qui arrête le temps,

Les âges devenant plus arides,

Se vide le placard aux instants.

(07/06/2014)

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 17:03

(Le lecteur de musique est sous le poème)

 

Imperturbable elle se déroule

Glissante d’écume sur le sable,

Cette marée aux vagues qui roulent,

S’étalent se meurent et puis s’ensablent.

 

Semblables mais si différentes,

Ci consœurs mais fausses jumelles,

Litanie combien apparente,

D’ondes furieuses et gémelles.

 

De toutes les lunes elles sont les heures,

L’éphéméride du temps qui passe,

Cet inlassable fossoyeur,

Des jours vieillards qu'il nous efface.

 

Falaises qu’elles frappent cognent et martèlent,

Aux pieds si friables de craie,

Aspre attrition qui nous rappelle,

Que chaque jour meurt dès qu’il se crée.

 

Les chevaux en leur cavalcade,

La bave au mord de leur colère,

Cristaux blancs de sels en cascades,

Dessus ces robes gémellaires.

 

Voici la grande marée des jours,

Des heures des êtres et des choses,

Qu’elle aheurte ici sans détour

Car nul jamais ne s’y oppose.

 

De ses lames froides et assassines

Si pleine, allante et sans répit,

Elle trace dessine et redessine,

La côte les dunes et leurs épis.

 

Mer, mère amère, amertume,

La vie en les ondes divague,

Marée nostrum notre coutume,

Nos jours s’effacent vague après vague.

(03/06/2014)

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 17:20

(Lecteur de musique sous le texte)

 

Mais quel est notre choix,

Par ce temps circonscrit,

Car bien peu nous échoit,

Nonobstant nos récris.

 

Nul n’est libre vraiment,

De ses voies, de sa vie,

Quand bien même l’on se ment,

L’on se gruge à l’envi.

 

Le mensonge du destin,

De la bonne fortune,

De l’ivresse d’un festin,

Des saisies opportunes.

 

Une époque, un contexte,

L’étroitesse des possibles,

Les motifs, les prétextes,

Les tenants compossibles.

 

La vie n’est qu’un hasard,

Sans dessein ni futur,

Un fatras, un bazar,

Une belle imposture.

 

L’inanité des choses,

Sur l’étal des mensonges,

Quand l’enchère se propose,

Le chaland ose un songe.

 

Il n’est de finitude,

De graal, de paradis,

Ni même de complétude,

De bonheur sans crédit.

 

Tout est déjà écrit,

A l’encre sympathique,

Sur ce flou manuscrit

Aux pages achromatiques.

 

Un jour rien ne sera,

Sinon la vanité,

Plus rien n’existera,

Ni Homme, ni liberté.

(01/06/2014)

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 21:19

"Je dédie ce poème à ces petites femmes de TES que je croise chaque jour dans les couloirs et qui par leurs sourires, leurs paroles si tendres, leur tendresse exprimée, m'apportent un peu de lumière en ces lieux et instants de sombreur. Par ce poème je leur rend hommage et leur dit cet amour que je leur porte tant elles sont douces et délicates, sincères et belles, que leur vie soit un chemin de satin."

 

(La musique d'accompagnement est sous le poème)

 

Là, son sourire d’enfant,

Si belle, femme naissante,

De l’instant triomphant,

La fière adolescente.

 

Son regard, souriant,

Ses lèvres dessinées,

Princesse d’un orient

De lumière bassinée.

 

Allante toute élancée,

Gracile et si légère,

Dansante cadencée,

Docile passagère.

 

Sa gorge offerte au vent,

Altière et si profonde,

Sous le soleil levant,

Les ombres en elle se fondent.

 

Les jours viendront l’aimer,

Ajoutant à son charme,

L’éclat d’un doux lamé

Dans ses reflets de parme.

 

Enfante du plaisir,

De douceur parfumée,

A ses pieds viennent gésir

Nos désirs exhumés.

 

La courbe de ses reins,

Alliciante et si ferme,

Aux yeux adultérins

Qui là ne plus se ferment.

 

Troublante et sensuelle,

Elle ne sait pas encore,

Que son image duelle,

Rend si troublant son corps.

 

Une fleur sous la rosée,

Quand l’aube à peine se lève,

Ci venant s’y poser,

La voici qu’elle s’élève.

(28 mai 2014)

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 17:49

(Le lecteur est sous le texte, lisez en musique)

 

Là, pouvoir dilater le temps,

Pour sans limites qu’il s’expanse,

Que ne soit plus que cet instant,

En ce bonheur qu’il nous dispense.

 

Qu’il repousse au loin les hier,

Puis empêche que n’arrive demain,

Que ne s’écoule plus sa rivière

Ni ne se trace son chemin.

 

Enfin pouvoir goûter les choses,

Les parfums émois et sourires,

Que rien au moment ne s’oppose,

Pour le vivre sans le voir mourir.

 

Ne savourer que l’immédiat,

Pour abolir ce qui s’en suit,

Faire taire de demain les media,

Qu’hier cesse et ne nous poursuit.

 

Le temps d’une pensée, d’un regard,

Celui d’un baiser, d’un ennui,

D’une heure qui se perd et s’égare,

D’un rêve, au-delà de la nuit.

 

De la mer du nord la marée,

Si pleine interminable et longue,

Rouge, à l’horizon amarré,

Le soleil en la baie d’Along.

 

Faire perdurer la pleine lune,

La douce émotion d’une lettre,

Une sieste niché dans les dunes,

Etre vivant, heureux de l’être.

 

Plus de péril en la demeure,

D’action de vitesse et de temps,

Que nous revienne ci la lenteur,

Laissons-nous vivre, vivre l’instant.

(28/04/2014)

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