Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Recherche

Articles Récents

7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 20:35

(Ecoutez en lisant, désolé pour la pub)

Je regarde ses lèvres

Leur dessin sensuel,

En cette douce fièvre

Délicieuse et duelle.

 

Si pulpeuses et gourmandes,

Carmines et luisantes,

Magnifiques amandes

Si charnelles et présentes.

 

Carnation d’un ourlet,

Méandres délicieux,

Aux portes du palais

D’un baiser audacieux.

 

Douces baies d’un été

Sanguines et sucrées,

Si bellement pigmentées

De ce pourpre nacré.

 

Elles arrêtent mes yeux

Mon regard et le temps

Me laissant silencieux

Captivé tout autant.

 

Tout entier de cela

De cette bouche nonpareille,

Il n’est rien au-delà

Que ses lèvres au soleil.

Repost 0
Published by Etsivousosiez
commenter cet article
7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 12:47

Si belle et si charnue,

Si bellement dessinée,

De sa chair rose et nue

Aux baisers destinée.

 

D’orbes et de doux méandres,

Son galbe voluptueux,

Fragrances de coriandre

D’un tracé onctueux.

 

C’est l’instant d’un désir,

Celui d’un regard,

La naissance d’un plaisir,

Dans lequel on s’égare.

 

Les sensuels tourments

D’une bouche si troublante,

Aux reliefs ci gourmands,

Délicieuse et brûlante.

 

Elle brille sous le soleil

La lumière de l’été

A nulle autre pareille

Tel un fruit de piété.

 

Des lèvres à croquer,

A mordre doucement,

D’un baiser suffoqué,

Interminablement.

 

Une bouche entrouverte

A l’ourlet si tracé,

Si troublante et apperte

Qu’on ne peut effacer.

 

Si belles et si charnues,

Si bellement dessinées,

Dans leur chair rose et nue

Aux baisers destinées.

(06/06/2015)

Repost 0
Published by Etsivousosiez
commenter cet article
5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 19:20

Un regard, un moment, une ombre,

Dans le souffle du vent,

Une silhouette parmi le nombre,

Les nues en paravent.

 

D’un jour quelconque l’après-midi,

Si singulier pourtant,

L’image qui vous laisse interdit,

Comme arrêtant le temps.

 

Une chamade, là, si impromptue,

Se sentir si vivant,

Des épaules, bellement dévêtues,

L’instant vous captivant.

 

Une musique si douce, qui n’est pas,

Ballade du dedans,

Voilà de jolies courbes, n’est-ce-pas !

Sublime et transcendant.

 

Le monde lui, tourne, absolument,

Parmi les autres, une femme,

La foule ondule, continument,

Un être, un ange, une âme.

 

Elle marche, magnifique et troublante,

Dans la foule anonyme,

Etoile du jour et filante

Sous le ciel équanime.

 

L’orbe du soleil, tout là-haut,

Les autres, consensuels,

Ses hanches, ses jambes et talons hauts,

Elle va, si sensuelle.

 

Le blé d’été dans ses cheveux,

Sa taille si belle et fine,

Le ciel étale, son camaïeu,

Humaine et séraphine.

 

Un regard, un frisson, une femme

Dans la course du vent,

Sous la lumière peignant sa trame,

Sa robe, se soulevant.

(05/06/2015)

Repost 0
Published by Etsivousosiez
commenter cet article
4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 10:46

L’aube repeint de rouge l’horizon

La nuit saigne et se meurt,

S’étale cette nouvelle paraison

En ce ciel qui demeure.

 

Là-bas, au loin, s’en vient le jour,

Naissance d’un matin,

La ville dedans ce contre-jour

Parait un gris satin.

 

Il n’est de bruit ni de murmure

En l’instant qui se lève,

Lentement, caressant les murs,

Cette lueur s’élève.

 

En l’entrebail d’un contrevent

Bien curieuse elle s’immisce,

Lumière survenue du levant

Dans une chambre se glisse.

 

En cet espace s’ouvre un chemin

Que le faisceau dessine,

Etrange et trouble parchemin

A l’encre de glycine.

 

Le jour avance dans la pénombre

Sa trace silencieuse,

Endormie sur sa couche, une ombre,

Gracile fine et gracieuse.

 

Une femme allongée se repose,

La lumière la caresse,

Alors l’instant devient une pause,

Une languide paresse.

 

Le matin tisse son arantèle

Sur ce corps si léger,

Sur ce corps paré de dentelle,

Dentelle couleur de jais.

 

Elle bouge un peu et se déhanche,

Tout entière de son rêve,

Sa peau laiteuse parait si blanche

Dans le jour qui se lève.

 

Enfant de l’aube qui l’accouche

Elle est pourtant une femme,

Tandis que le soleil la touche,

Sommeille encore son âme.

(04/06/2015)

Repost 0
Published by Etsivousosiez
commenter cet article
3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 20:05

Lente l’aube se lève étalant son sang sur l’horizon, crépuscule du jour elle annonce l’aurore de ce rouge lointain étalé. Un pinceau de soleil matinal s’en vient lécher les façades grises leur donnant à nouveau une couleur, une réalité. Il semble glisser sur la pierre et les briques tel une marée de lueur, pour à hauteur des fenêtres caresser les volets. Un rayon diffus alors s’immisce par l’entrebail de contrevents mal fermés et s’en vient déposer sa pâle lumière matinale dans l’espace restreint que définit l’étroitesse de  l'ouverture. L’aube semble redessiner l’endroit, lui donner une consistance, un relief…une profondeur. Dans ce couloir de lumière qui se trace dans la chambre endormie apparait une femme allongée dessus son lit.Elle est sur leventre, le bassin en chien de fusil, une jambe repliée, simplement habillée d’une nuisette noire dentelée... elle dort encore se dessinant dans ce faisceau impromptu et curieux d’un matin qui se lève.

Ses cheveux blonds se révèlent  au fil de l’aurore qui pénètre en ces lieux, ils coulent sur son visage et ses épaules, fins, ondulés et soyeux. Elle respire, lentement, les yeux clos, la bouche entrouverte, tandis que le jour s’installe dans la pièce débordant l’étroitesse du couloir lumineux qui l’introduit.

Ses lèvres, ses lèvres sont belles, paraissant des fruits mûrs gorgés de suc, elles brillent encore de ce fard  de la veille qui les colore et les rende si pulpeuses. Elles paraissent l’attente d’un baiser… d’un gourmand et délicat baiser.

L’aube s’installe ouvrant l’espace de la chambre, dévoilant plus à chaque seconde son relief et sa composition.

Sa peau est blanche, lisse, fine et douce, la lueur la caresse et l’exprime, la trace au fil du corps qui apparait et se dessine comme révélée par ce contact irréel et sensible. La femme endormie bouge, à peine, dans un soupir, un faible râlement de bien être, recomposant son corps en cet espace de la literie sur laquelle elle repose. Son visage est celui d’une enfant,  à tout le moins dans les traits qu’elle affiche, car elle est une femme…belle et assoupie.

La lumière coule sur son cou, comme suivant un chemin de gravité, rejoignant alors la naissance de sa gorge qui affleure. Une gorge ferme, bellement galbée et sensuelle déplissant le tissu  de soie brillante, y imprimant ses courbes délicieuses. Elle palpite lentement au rythme de sa respiration.

Le jour imprime plus encore sa caresse, son lent voyage lumineux, descendant sur son bassin et ses hanches, débordant sur ses fesses fermes et troublantes qui se prolongent par des cuisses dénudées à la frontière du vêtement. Des cuisses aux muscles fins s'esquissant sous la peau d’albâtre, orbes de volupté, fuseaux désir, dessins d'un artiste. L'éclairage diffus les habille, les effleure, les caresse…

La lueur envahit la chambre, délicatement, sans bruit, tout entière d’émoi et de galanterie... la femme bouge, repliant sa jambe, soupirant de nouveau. Le jour est maintenant levé, la femme elle, dort encore, si belle et désirable dans ce matin qui s'installe.

(03/06/2015)

Repost 0
Published by Etsivousosiez
commenter cet article
28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 19:10

Quelques notes de musique,

La chamade du temps,

En l’instant si pudique,

De regards insistants.

 

Dans l’ombre, une silhouette,

Une onde de lumière,

Les secondes qui s’arrêtent

En cette aube première.

 

Lentes vagues des blés

Filant vers l’horizon,

Surprenantes d’emblée

Apaisant la raison.

 

Les lapis de l’azur,

Miroitant en ses yeux,

En l’étale démesure,

Lazuli si gracieux.

 

Des baies de sucre gorgées

Carmines et brillantes,

Délices d’un verger

De lèvres scintillantes.

 

Collines et vallées,

Les courbes d’un corps,

Tourbillons d’un ballet

Sans le moindre discord.

 

Un oiseau dans le ciel

Tel une ombre qui danse,

Caressant l’arc-en-ciel

De sa douce impudence.

 

Le frisson d’un désir

D’un émoi renaissant,

Qui s’en vient vous saisir

D’un regard caressant.

(28/05/2015)

Repost 0
Published by Etsivousosiez
commenter cet article
27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 19:39

Le vent dans ses cheveux

Ondes claires emblavées,

La lumière dans les yeux

De l’azur délavé.

 

Si fraiche, comme une source,

Pétillante et lucide,

Ondoyante en sa course,

Vivante translucide.

 

Elle rit, perles denture,

Rayonnante et si belle,

Insigne créature

Aux lèvres mirabelles.

 

Dans l’été d’un instant

La clarté de son ombre,

Sur le jour inconstant

Eclairant la pénombre.

 

Gracile souple et légère

Silhouette de femme,

Des clichés l’étrangère,

Etrangère à la fâme.

 

Le dessin de son corps

De sa gorge l’esquisse,

Sans aucun désaccord

Elle ondoie et se glisse.

 

L’hommage des regards

Des désirs silencieux,

Stupéfaits et hagards

De l’instant si gracieux.

 

Séduisante, sensuelle,

Elégante sans âge,

Femme double si duelle

Sous le ciel qui  voyage.

 

Elle se tourne, nous regarde,

Souriante et sublime,

Nous offrant sans mégarde

Les vertiges de l'abîme.

(27/05/2015)

Repost 0
Published by Etsivousosiez
commenter cet article
23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 12:32

(lisez en musique; réglez l'intensité du son)

C’est le temps qui s’enfuit,

Mon enfance ma jeunesse,

C’est ainsi tout s’ensuit,

La naissance et vieillesse.

 

De chutes en arabesques

Demies -pointes et portés,

Paysages limbesques,

Silencieux apartés.

 

Une scène une étoile,

Les cieux des jours qui passent,

Un dessein sur la toile,

Les instants qui trépassent.

 

Ci bas tout à un prix,

Vieillir en est l’écot,

Nul jamais n’est surpris,

Quand résonne l’écho.

 

Danse, danse petite femme,

Car pour toi bat mon chœur,

Tu enlaces mon âme,

Des battements de ton cœur.

 

Cygne blanc, cygne noir,

Lente glisse la vie,

Grains de sable entonnoir,

Tout s’écoule à l’envi.

 

Côté cour et jardin,

Ballerine qui danse,

L’opéra d’un destin

Où est donc mon enfance ?

 

Lumières et projecteurs,

Son aisance est parfaite,

Maquillage protecteur,

Son sourire semble une fête.

 

Là le temps qui s’ensuit,

Ton enfance ma vieillesse,

C’est ainsi tout s’enfuit,

Ma naissance, ta jeunesse.

(23/05/2015)

Repost 0
Published by Etsivousosiez
commenter cet article
21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 20:45

(lisez en musique)

Elle anime dans la nuit
Les ombres et leurs mouvances,

Princesse de minuit

Ballerine qui danse.

 

De son corps elle écrit

Cet espace qui se crée,

Silencieuse en son cri

Dessinant ses secrets.

 

Si gracile petite femme

Qui raconte une histoire,

Qui enlace son âme

Sur l’obscur d’un trottoir.

 

Elle valse bouge et se fige,

Cette étoile de pénombre,

De la nuit fille lige

Glissant entre les ombres.

 

Bourgeon d’une fleur naissante,

Amante en devenir,

Volutes incessantes,

Devenant souvenirs.

 

Elle glisse, vive s’élance,

Si légère et si frêle,

Oubliant son enfance,

Jeune femme si belle.

 

Le temps viendra écrire

Sur ses traits, sur son corps,

Toutes ces choses à décrire

Sur le ton d’un accord.

 

L’enfant deviendra femme,

Dessinée par le temps,

Toute entière de son charme

De son âge hésitant.

 

Sur le coup de minuit

Dessous la lune qui danse.

Elle esquisse dans la nuit

De l’instant la mouvance.

(21/05/2015)

Repost 0
Published by Etsivousosiez
commenter cet article
13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 20:03

Un instant qui s’arrête,

Paraissant suspendu,

Comme par-dessus les crêtes

Les nues sont étendues.

 

C’est le temps d’un regard,

Celui d’une émotion,

De l’instant qui s’égare

En cette  association.

 

Il n’est plus de tangible

D’évidence toute faite,

De pensées éligibles

Explicables et parfaites.

 

Tel le spasme d’un cœur

En l’intervalle d’un souffle,

Le rubato d’un chœur,

D’un chagrin qui s’essouffle.

 

Une femme, éternelle,

Si légère et sans âge,

Sensuelle, solennelle,

Tel un ciel sans nuage.

 

Silhouette alliciante

Qui bouge et se dessine,

En lueurs vacillantes

Troublantes abyssines.

 

Ces lèvres qui scintillent

Dans la lumière du jour,

Princesse de Castille

Amante de toujours.

 

Un instant qui se tait,

Paraissant suspendu,

Tel un ciel en été

Sur la plaine étendue.

(13/05/2015)

Repost 0
Published by Etsivousosiez
commenter cet article