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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 22:30

(Attendez pour lire que commence le piano)

Par les mots dessiner,

Epouser leur contour,

De lumière bassiner

Leur reflet dans le jour.

 

De pleins et déliés

Sur un papier glacé,

Par une encre éliée

Recopier leur tracé.

 

Sensuelles et si belles

Brillantes de rosée,

Purpurines mirabelles

De soleil arrosées.

 

Telle un fruit si sucré,

Charnue, gorgée de miel,

Bouche pulpeuse et nacrée,

Ourlée d'un arc en ciel.

 

Avatar d’un baiser

D’un instant de silence,

Dans un monde apaisé,

De douceur, d’indolence.

 

Par leur chair, si troublantes,

Leur dessin épuré,

Ses lèvres alliciantes,

Paraissent figurées.

 

Une femme, une enfant,

Incroyablement douce,

En ce jour triomphant,

Qui l’élève et se pousse.

 

Il n’est plus que sa bouche,

Que l’éclat de ses yeux,

Que son ombre qui se couche,

Dans l'instant compendieux.

(20/03/2015)

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 22:12

(Lisez en musique)

Si léger, le souffle du vent,

Dans le ciel le cri de la buse,

Tout là-haut en son tournoiement,

L’oiseau qui danse et qui s’amuse.

 

Tapis pourpre et jaune de l’automne,

Le bruit des feuilles sous les pas,

Etrange paysage monotone,

Fin d’une saison en son trépas.

 

Les babils d’une rivière qui court,

La mousse aux lèvres et postillons,

Dedans son lit sa chasse à courre,

Les rives s'aheurtent aux tourbillons.

 

Un contrevent qui bat et cogne,

Qui se répète en sa cymbale,

Sur l’horizon qui se rencogne,

Les nues qui courent semblent être au bal.

 

Un aboiement venu d’ailleurs,

Un chien galeux là quelque part,

L’écho répond en aboyeur,

D’autres s’en mêlent de toutes parts.

 

Un triste sire en plumes sombres,

Son bec est noir et il croasse,

Son envergure parait une ombre,

Quand il s’envole et se déplace.

 

Les chuchotis et les messes basses,

Qui s’interpellent et se répondent,

Dans le silence du temps qui passe,

Sont les murmures de notre monde.

(13/03/2015)

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 13:06

(Lisez en musique cela renforce la musicalité des mots)

Quand la couleur s’étale

Sur le ciel se délave,

S’étend sur cet étal

Lente fluente lave.

 

Quand les pourpres s’emmêlent

S’estompant en le sombre,

Crépuscule qui s’y mêle

Là dessinant son ombre.

 

De lourds lavis étranges

S’écoulant sur le ciel,

Noirs et rouges se mélangent,

Boréal arc-en-ciel.

 

La nuit, encre de Chine

Se dessine en contrastes,

Sur le jour qui s’échine

Délaissé par son astre.

 

Volutes et tourbillons

Qui lentement se meuvent,

Orangers vermillon,

Qui mais plus là ne peuvent.

 

La nuit telle un marais,

Si lente glisse et bouge,

Semblant s’être amarrée,

Son ombre se mêle aux rouges.

 

Comme un lointain navire,

Parti vers l’horizon,

Le jour au loin chavire,

Derrière sa paraison.

(07/03/2015)

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 19:10

(Lisez en écoutant la musique)

 

Leur bouche et leurs mots qui mordent,

Leur regard suffisant,

Leurs propos qui frappent dans la horde,

Arrogants et blessants.

 

N’être ici-bas que pour faire mal,

Se complaire à blesser,

Alpha se voulant animal,

Ne sachant caresser.

 

Se repaitre de nos souffrances,

Naître que pour exercer,

Imposer son moi dans l’outrance,

Le voulant exhaussé.

 

Toujours, toujours avoir raison,

Tyrannique des mots,

Insigne morgue des saisons,

Qui assène leurs maux.

 

Est-il ici des mangeurs d’âme ?

Des êtres malfaisants ?

Faucheurs cruels aux longues lames,

Aux sourires bien pesants.

 

Tous leurs baisers sont assassins,

Leurs étreintes étouffantes,

Car ne comptent que leurs noirs desseins,

Pour leur gloire triomphante.

 

Oui, jamais ne sont rassasiés,

Avides des douleurs,

Ces anges maudits apostasiés,

Mordeurs insanes sans couleurs.

 

Ils sont là, à l’affût, sans cesse,

Sardoniques souriants,

Prélats de leurs horribles messes,

Carnivores et riants.

(30/01/2015)

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 22:01

Lisez en musique

 

Est-il des mots qui tuent, ces mots qui dessinent ?

Des propos assassins ?

Des crayons aux couleurs assassines ?

De meurtriers dessins ?

 

Est-il des dieux sans cœur sans pitié ?

Des seigneurs assassins ?

Des prophètes, des apôtres sans quartiers,

Porteurs de noirs desseins ?

 

Est-il des baptêmes rougis de sang ?

Des prêcheurs assassins ?

Des papiers, des fusains indécents ?

Des ombres parmi les saints ?

 

Est-il des paradis bien trop chers ?

Des martyrs assassins ?

Des octrois dont le prix est la chair,

Maculant leurs blancs-seings ?

 

Est-il des fous nous disant la messe?

Des prélats assassins?

Des crayons trop pointus qui nous blessent?

Des chapelets biens malsains?

 

Est-il là-bas de nouvelles prières?

Des paroles sans dessein

Des regards, des amours sans barrières?

Muettes d'assassins.

(09/01/2015)

 

 

 

 

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 12:38

(Mettez la musique le lecteur est sous le poème)

 

Là, planant dans l’hiver,

Blanc vaisseau égaré,

Egaré dedans les terres,

Semblant s’y amarrer.

 

Dans la brume sèche est froide,

Supportée par le vent,

Le corps oblongue et roide,

Elle va au loin devant.

 

Par-dessus les enrues

Ces blessures craquelées,

Vestiges des charrues

Enceints de barbelés.

 

Cherche-t-elle sa route,

Dans l’éther embrumé ?

Tire d’ailes en déroute

En ce ciel enrhumé.

 

Seule, là seule esseulée,

Perdue dessus la plaine,

Si plaine parcellée

En cette froide haleine.

 

Ici n’est point chez elle,

Volontaire étrangère,

Elle va où vont ses ailes,

Naufragée solitaire.

 

Derrière les chalutiers

Là-bas sur l’océan,

Des oiseaux régatiers

Virevoltent et piaillent céans.

 

Elle manque à la curée,

Perdue dans la campagne,

La mouette s’est égarée,

Bien loin de ses compagnes.

(14/12/14) 

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 20:24

(Lecteur de musique sous le poème, essayez les deux ensemble)

 

Ci les démons de l’être,

Sis là sont ceux de l’âme,

Ici il leur faut être,

Ainsi, en nous se pâment.

 

En l’ombre de nos jours,

De ces instants si gris,

L’obscur des contre-jours,

Quand le temps s’est aigri.

 

Nos larmes si salées,

Le hoquet de nos cœurs,

Quand l’être se laisse aller,

Sous des lazzis moqueurs.

 

Si longues, si longues nuits,

Au sabbat des pensées,

L’aurore après minuit

Nous semble dispensée.

 

Tourbillon des nausées,

L’insomnie nous digère,

L’infâme ci disposée,

Si vile en étrangère.

 

Les lendemains sont las,

Lassés de devenir,

De Charybde en Scylla

Le dilemme à venir.

 

Les ombres en sarabande,

Les flammes qui lèchent l’âme,

Lors l’avenir se débande,

Quand découpent les lames.

 

Ci les démons de l’autre,

Sis là sont ceux d’aucun,

Ici n’est pas le nôtre,

S’invitent les coquins.

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 17:17

(Mettez la musique qui est sous le texte cela sera plus riche)

 

 

Des vagues du temps la caresse

Sur votre peau et vos cheveux,

Elles-mêmes, toutes entières de tendresse,

De votre âge refusant l’aveu.

 

Qu’importe les chiffres et dires,

Ces clichés combien subjectifs,

Du temps vous ne pouvez médire,

Car lui pour vous si relatif.

 

Femme sensuelle et si troublante,

Au-delà de l’âge et des rides,

Par ces années, là séduisante,

Désir charnel et si torride.

 

Pourquoi vouloir se retourner,

Quand ci votre charme s’impose,

Incapables de se détourner,

C’est sur vous que mes yeux se posent.

 

Fortement ma chair vous ressent,

D’un violent frisson intime,

Terrible, impudique, indécent,

Charnel suprême, qui lui intime.

 

De vous ce fier désir ardent,

Là sensuel et si brûlant,

Qui du vôtre s’accordant,

Viendrait en vous, ce fol Uhlan.

 

De mots de regards et paresse,

Vous aimer alors lentement,

Comme jamais ne furent mes caresses,

Les offrir, délicatement.

 

Pouvoir atteindre en vous l’instant,

L’instant gracieux, consensuel,

Si intangible, inconsistant,

Dans une extase rituelle.

 

 

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 14:20

(Lecteur de musique sous le poème)

 

Le sol par les temps-là figé,

La roche gercée de son usure,

De l’âge si durement affligé,

Le cœur balbutie sa mesure.

 

Poussières des anciennes chamades,

Fissures des chagrins de naguère,

De jadis les délices nomades,

Lascives sauvages et berbères.

 

Enceint d’une froide campagne,

Sa lave étouffée par les cendres,

Le volcan n’est plus que montagne,

Que la pluie d’hiver vient descendre.

 

En l’instant d’une aube nouvelle,

Souriante sur vos lèvres naissant,

L’horizon qu’un soleil tavelle,

Lumière en ce jour renaissant.

 

Le parfum jamais oublié,

Sempiternel premier désir,

Petit grain du grand sablier,

Qui de nos âmes s’en vient saisir.

 

Aimer comme en ce premier jour,

Unique instant qui se répète,

Chamade brève et de toujours,

D'un cœur bercé par la tempête.

 

Son rire si plein de la vie,

Son corps estompe dessinée,

Charnelles renaissent les envies,

L’esquisse d’un rêve destiné.

 

Si belles douloureuses interdites,

Amours des extrêmes contraires,

Car les messes jamais ne sont dites,

Aux âmes ci voulant s’en abstraire.

(22/06/2014)

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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 14:18

(Lecteur de musique sous le texte)

 

Ma main qui lente vous dessine,

Mes yeux épousant ce contour,

Ce sang si brûlant qui lancine,

Ce tracé courbe en son détour.

 

De votre gorge l’ombre sensuelle,

Ce val étroit moite et si lisse,

En le silence conventuel,

Du temps qui lentement se glisse.

 

Sur le chemin de votre chair,

Du ventre jusqu’au sein de vos lèvres,

Votre peau énonçant l’enchère,

A la mienne envahie de fièvre.

 

Vos lombes si fermes et tendues,

Vallée en le creux de vos fesses,

De vos cuisses l’oblongue étendue,

Ecart d’un désir qu’elles confessent.

 

La source en l’aval de ce mont,

Icelle où se baignent mes doigts,

Vénus descendant de l’amont,

Colline à l’antre qui ondoie.

 

Cette fleur labiale et carmine,

Humide et tiède de votre humeur,

Pourpre digitale sans étamines,

Calice où ce pistil demeure.

 

Gourmandes, mes lèvres sur les vôtres,

Ma langue reptile entre leurs plis,

Elle s’y abime et puis s’y vautre,

En ces festons et leurs surplis

 

Au plus intime de votre corps,

De sa corolle gorgée de sève,

Je vous pénètre dans l'accord,

De cette nuit qui nous enlève.

(08/06/2014)

 

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