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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 12:32

(lisez en musique; réglez l'intensité du son)

C’est le temps qui s’enfuit,

Mon enfance ma jeunesse,

C’est ainsi tout s’ensuit,

La naissance et vieillesse.

 

De chutes en arabesques

Demies -pointes et portés,

Paysages limbesques,

Silencieux apartés.

 

Une scène une étoile,

Les cieux des jours qui passent,

Un dessein sur la toile,

Les instants qui trépassent.

 

Ci bas tout à un prix,

Vieillir en est l’écot,

Nul jamais n’est surpris,

Quand résonne l’écho.

 

Danse, danse petite femme,

Car pour toi bat mon chœur,

Tu enlaces mon âme,

Des battements de ton cœur.

 

Cygne blanc, cygne noir,

Lente glisse la vie,

Grains de sable entonnoir,

Tout s’écoule à l’envi.

 

Côté cour et jardin,

Ballerine qui danse,

L’opéra d’un destin

Où est donc mon enfance ?

 

Lumières et projecteurs,

Son aisance est parfaite,

Maquillage protecteur,

Son sourire semble une fête.

 

Là le temps qui s’ensuit,

Ton enfance ma vieillesse,

C’est ainsi tout s’enfuit,

Ma naissance, ta jeunesse.

(23/05/2015)

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 20:45

(lisez en musique)

Elle anime dans la nuit
Les ombres et leurs mouvances,

Princesse de minuit

Ballerine qui danse.

 

De son corps elle écrit

Cet espace qui se crée,

Silencieuse en son cri

Dessinant ses secrets.

 

Si gracile petite femme

Qui raconte une histoire,

Qui enlace son âme

Sur l’obscur d’un trottoir.

 

Elle valse bouge et se fige,

Cette étoile de pénombre,

De la nuit fille lige

Glissant entre les ombres.

 

Bourgeon d’une fleur naissante,

Amante en devenir,

Volutes incessantes,

Devenant souvenirs.

 

Elle glisse, vive s’élance,

Si légère et si frêle,

Oubliant son enfance,

Jeune femme si belle.

 

Le temps viendra écrire

Sur ses traits, sur son corps,

Toutes ces choses à décrire

Sur le ton d’un accord.

 

L’enfant deviendra femme,

Dessinée par le temps,

Toute entière de son charme

De son âge hésitant.

 

Sur le coup de minuit

Dessous la lune qui danse.

Elle esquisse dans la nuit

De l’instant la mouvance.

(21/05/2015)

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 20:03

Un instant qui s’arrête,

Paraissant suspendu,

Comme par-dessus les crêtes

Les nues sont étendues.

 

C’est le temps d’un regard,

Celui d’une émotion,

De l’instant qui s’égare

En cette  association.

 

Il n’est plus de tangible

D’évidence toute faite,

De pensées éligibles

Explicables et parfaites.

 

Tel le spasme d’un cœur

En l’intervalle d’un souffle,

Le rubato d’un chœur,

D’un chagrin qui s’essouffle.

 

Une femme, éternelle,

Si légère et sans âge,

Sensuelle, solennelle,

Tel un ciel sans nuage.

 

Silhouette alliciante

Qui bouge et se dessine,

En lueurs vacillantes

Troublantes abyssines.

 

Ces lèvres qui scintillent

Dans la lumière du jour,

Princesse de Castille

Amante de toujours.

 

Un instant qui se tait,

Paraissant suspendu,

Tel un ciel en été

Sur la plaine étendue.

(13/05/2015)

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 23:13

Des ombres déchirées

Les lambeaux de la nuit,

Sous ce sombre étiré

Ci le jour s’est enfuit.

 

Dans la marche immobile,

Des arbres dénudés,

Les nues noires et labiles,

S’en viennent s’éluder.

 

Souffle la corne du vent,

Notes froides nocturnes,

Qui vont là s’élevant,

En ces cieux taciturnes.

 

Au loin la confusion

Du ciel et de la terre,

L’horizon en fusion,

S’estompe et puis s’enterre.

 

Gris cimetière des âmes,

Sur les ruines du passé,

Oyez donc gentes dames,

Ces instants dépassés.

 

Canidés silencieux,

Lointaines caravanes,

Quand défilent les cieux

Les ombres s’y pavanent.

(12/05/2015)

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 14:14

Les vents épiques de l’histoire,

Pourpres rivières du temps,

Quand s’unissent le rouge et le noir,

Aux carrefours hésitants.

 

Orages et carmines averses,

Les tempêtes célestes,

C’est le sang dans la pluie que l’on verse,

Rien ne vit, rien ne reste.

 

Les longues oriflammes des âges,

Les victoires oubliées,

Les colères de baves et de rages,

Alertes et publiées.

 

Les sublimes aurores de la vie,

Chamades animales,

Les âmes s’emplissant de l’envie,

En les heures matinales.

 

Nina, Pinta, santa Maria,

Ainsi s’ouvre le monde,

Sonne l’Ave Maria,

Quand rugissent les bêtes immondes.

 

Fleur de lumière Nagasaki,

Le baiser du soleil,

Car ici-bas rien n’est acquis

Aux grandes heures du sommeil.

 

Portée par les vents de l’histoire,

Que vogue la galère,

Rien jamais n’est blanc ni n’est noir

Quand le gris embrume l'air.

(01/05/2015)

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 12:00

O combien sont courtes ses ailes,

Quand bien même son ramage,

Cet oiseau tout entier de son zèle

Lissant seul son plumage.

 

Il est le temps, celui des êtres,

Le nôtre circonscrit,

En l’infini le millimètre,

Celui que l’on inscrit.

 

Dans l’intangible du néant,

L’esquisse d’une seconde,

Entre les pas de ce géant,

S’agite notre monde.

 

Petit bruissement dans le silence,

Perdu en l’infini,

La voie lactée glisse sa dance,

Laiteuse  indéfinie.

 

Qu’importe le temps et les âges,

Quand les êtres ne sont plus,

Toutes les senteurs et les images,

Si là la vie n’est plus.

 

Rien n’est ci bas s’il ne perdure,

Ni les corps, ni les âmes,

Nul ici-bas jamais ne dure,

Ni les hommes, ni les femmes.

 

Quand seront les heures des poussières,

Ces instants éternels,

Les plaintes, les nénies, les prières,

Deviendront ritournelles.

(01/05/2015)

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 17:02

La vie, l’étant, la mort,

Les souvenirs d’antan,

Les chagrins les remords,

Aimer à tous les temps.

 

La haine et la vengeance,

Les baisers, les sourires,

Les refus, l’allégeance,

Les larmes et les rires.

 

Les coups et les étreintes,

Les combats, les ballets,

La douleur qui éreinte,

Les victimes étalées.

 

L’enfance et la vieillesse,

Les rivières qui s’écoulent,

Les fêtes, les foules en liesse,

Les nuits qui se déroulent.

 

Les promesses, les mensonges,

Les gloires et déchéances,

Les longues nuits sans songes,

L'outrage, la bienséance.

 

Les plaies et les caresses,

La liturgie des âmes,

Les offices et les messes,

Le lamento des femmes.

 

Le temps, le temps qui passe,

Les orbites célestes,

Le haut vol d’un rapace,

Silencieux et si leste.

 

Les automnes empourprés,

Les nuages qui défilent,

L'herbe grasse dans les près,

Les fourmis à la file.

 

Les périodes et les âges,

Le silence du passé,

Les ombres et leurs ramages,

Les cuivres damassés.

 

Vanité, vanité,

Des choses et des êtres,

Car de l’éternité,

Ci nul ne pourra l'être.

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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 14:06

(Comme toujours lisez en musique)

Je voudrais ton sourire,

Ton regard tout autant,

Cet éclat d’où se mire,

Cette image de l’instant.

 

Tes lèvres si charnelles,

Leur ourlet si brillant,

Ta jeunesse éternelle,

Son soleil souriant.

 

Dans cette robe noire,

Ce fourreau de dentelle,

Est ton corps et sa moire,

En sa belle arantèle.

 

Ce dessin d’un visage,

D’une femme, d’une enfant,

Qui parait n’avoir d’âge,

Tel celui d’un infant.

 

Comme bercée par les dieux

Ci parée de leurs dons,

Ton regard délicieux,

Aux reflets céladon.

 

Tes courbes sensuelles

Parfaitement dessinées,

Leur mouvance irréelle,

Me venant lanciner.

 

Andalouse des rêves

Aux cheveux de lumière,

Tel un jour qui se lève,

Par-dessus la bruyère.

(25/04/2015)

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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 22:21

(Lisez en musique)

La longue promenade du temps,

Des êtres et de choses,

La pluie, le vent d’Autan,

Le soleil qui se pose.

 

Qu’est-il de nous vraiment,

En ce si long parcourt ?

Des cent trois éléments,

S’accouplant tour à tour.

 

La longue histoire du monde,

En l’infini des jours,

Sur la planète ronde,

Qui tourne sans détour.

 

Là, les traces de certains,

L’anonymat des autres,

La vie, qui ci s’éteint,

Pour que la mort s’y vautre.

 

Une longue addition,

Des êtres en file indienne,

L’étrange composition,

Des ombres quotidiennes.

 

Hier, aujourd’hui, demain,

Intervalle si petit,

Dessus ce grand chemin,

Dessous nos confettis.

 

Vanité des orgueils,

Des pensées moribondes,

Au-delà du cercueil,

C’est le vide qui abonde.

 

Quand plus rien ne sera,

Ni la terre, ni le ciel,

L’infini glissera,

Sur son noir arc en ciel.

(24/04/2015)

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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 22:06

(Ecoutez la musique en lisant)

L’attente, de vos mots cette attente,

Si longue, interminable,

Dans des secondes lourdes et lentes,

Pesantes et innombrables.

 

Ces heures qui s’emplissent et se vident

En la noria du temps,

S’écoulent lentes et livides

En celui qui attend.

 

Au-dedans, si profond, l’étau,

Cette poigne qui serre,

L’étreinte imposant ce véto,

Ce véto qui enserre.

 

Des mots, des mots si caressants,

Qui font naître l’émoi,

Des mots lumière, phosphorescents,

Qui éclairent en moi.

 

Paroles quelconques mais si belles,

Qui redonnent la vie,

Qui dansent et l’entrainent ribambelle,

Ribambelle de l’envie.

 

L’attente, l’attente et son antienne,

Son lamento silencieux,

Comme des vagues qui vont et reviennent

Sous le gris d’un ciel ingracieux.

 

Telle des notes, notes qui se répètent,

Bourdon qui sonne las,

Qui bourdonne résonne et tempête,

Sonnant là tel un glas.

 

L’attente de vous, de vos mots,

Si lourde, interminable,

En ces si longs instants jumeaux,

Bourreaux irréfragables.

(05/04/2015)

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