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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 13:27

Sur sa peau dessinées

Des lettres noircies de chine,

Courbes redessinées

Sur son flanc son échine.

 

Volutes déroulées

Comme glissant sur son corps,

Semblant s’y enrouler

Là toujours et encore.

 

L’échancrure de sa taille,

Le galbe de ses seins,

Le tracé là sans faille

Silhouette dessin.

 

Si femme et callipyge,

Délicieuse et sucrée,

Prémices d’un vertige

En l’instant qui se crée.

 

De ses yeux les abysses

Azurés et profonds,

Son regard qui s’immisce

En notre âme se fond.

 

Ses lèvres et leur ourlet

Gourmandes et charnelles,

Carmines sises ourlées

Salines et sensuelles.

 

Provocante et fatale,

Lascive et si fragile,

Sa beauté là s’étale

Alliciante et agile.

 

Femme, amante et putain,

Déesse lors incarnée,

Reine sublime et catin

Princesse réincarnée.

 

Elle se montre, s’offre, se donne,

Aux regards, aux désirs,

A nos yeux s’abandonne

Nourrissant le plaisir.

(02/09/2017)

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26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 22:23

(Attendre la 34éme seconde de la musique pour lire)

La lueur d’une étoile

Dessinée sur la nuit,

Tel un trait sur la toile

Un stylet dans la suie.

 

Une bouche maquillée

Sensuelle et carmine,

Par ce fard habillée

Qui là la détermine.

 

Un sourire avenant,

Un regard azuré,

Dans l’instant devenant

Profond immesuré.

 

Telle une poignée de sable

Filant d’entre les doigts,

Le temps lors impensable

Fluant comme il se doit.

 

C’est un moment… commun,

Pourtant… si indicible,

Tout simplement humain

Humainement si sensible.

 

Une sorte d’aparté,

D’un ailleurs compossible,

Un instant de clarté,

Dans le jour non miscible.

 

Unique spectateur,

Etranger dans la masse,

Silencieux contempteur

Du présent qui se passe.

 

Impuissant et si seul,

Sans ne pouvoir rien faire,

Par-dessus ce linceul

Impossible à défaire.

 

Garder son émotion

Reprendre le cours du temps,

Pour suivre la procession

Des heures se récitant.

(26/08/2017)

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 23:06

C’est un chant sans paroles

Silencieux et intime,

Une pièce sans rôles,

Un refrain anonyme.

 

Un sourire un visage,

Une étrange caresse,

Une mer sans rivage,

Un morceau de tendresse.

 

C’est le bleu d’un azur,

D’un regard si profond,

D’un éclat d’embrasure

Dans lequel on se fond.

 

Une douce chamade,

Une angine dans le cœur,

Une paresse nomade

Dans le souffle d’un chœur.

 

Une ivresse discrète,

Intérieure et câline,

Une fleur qui sécrète,

Des senteurs d’églantine.

 

C’est un si doux frisson,

Un instant qui me berce,

Mon âme en un buisson

Que ma pensée transperce.

 

Le jour… entier d’un rêve,

D’un rêve qui se répète,

Une longue errance sans trêve

Circonscrite en la tête.

 

Cet instant simple d’elle

Comme inscrit à jamais,

Souvenir éternel

De douceur parsemé.

 

Noria qui tourne lente,

Son ballet invisible,

Dans la tête…indolente,

Caressante et paisible.

(24/07/2017)

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 23:14

Un regard qui s’arrête,

Etonné qui s’attache,

Au visage il s’apprête,

De l’instant se détache.

 

Le dessin de ses traits,

La blancheur de son teint,

Tout entier de l’attrait

De ses lèvres satin.

 

Son sourire, sa beauté,

Si flagrante, innocente,

Dedans cet aparté,

D’icelui… ignorante.

 

Idiot… donner le change

Se nourrir des secondes,

Vouloir…que dure l’échange,

Sa belle chevelure blonde.

 

Ailleurs malgré la foule

Dans ce temps alenti,

Ce temps qui se déroule

Si bellement ressenti.

 

Elle ne sent ni ne sait

Ce trouble qu’elle fait naître,

Ni son charme insensé

Qu’elle ne semble connaître.

 

Bientôt sera le terme

De cette belle flagrance,

Pour elle l’instant se ferme

S’ouvrant aux occurrences.

 

Il faudra s’en aller,

Empli d’une émotion,

S’ensuivre les allées

Si pleines d’animation.

 

Un regard qui regrette,

Lentement se détache,

Un visage dans la tête

Se dessine et s’attache.

(19/07/2017)

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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 14:42

Les lins mûrs sont couchés,

Le ciel est gris et gras,

On pourrait le toucher,

Le saisir dans nos bras.

 

L’étendue des éteules

Rigides et coupants,

Clairsemée de ces meules

Sur ces champs se campant.

 

Hautes herbes sauvages

Qui fieffent ces pourtours,

Meubles murs de rivages

Altérés à l’entour.

 

Les vagues immobiles

De ces terres cultivées,

Paysages si labiles

Des saisons achevées.

 

La terre est cendre et poudre,

De sa soif craquelée,

La poussière se saupoudre

Sur ce sol gravelé.

 

Au lointain un sous-bois,

Tache verte isolée,

La lumière qui flamboie

Sous les nues insolées.

 

L’été, sa canicule,

La flagrance des orages,

Les fleurs d’un monticule,

La paille et les fourrages.

 

La torpeur qui écrase,

Le vent pesant et chaud,

Cet air qui nous embrase

Invisible cachot.

 

Tardive sera la nuit,

Collante et si pesante,

C’est bien après minuit

Qu’elle sera apaisante.

(16/07/2017)

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 23:48

Le vent dans les nuages,

Les blessures de la terre,

L’étendue d’un voyage,

Un chemin… son mystère.

 

Là le  temps qui s’étire,

Ci la course des nues,

La marée se retire,

Un regard ingénu.

 

L’ocre chaude des pierres,

Les pluies de la mousson,

Des montagnes en arrière,

La poussière des moissons.

 

Le silence incolore,

Le bruit de la débâcle,

La pureté d’une aurore,

Le pierrier d’un embâcle,

 

Des lichens et de mousses,

Un désert si aride

Le blé d’hiver qui pousse,

Un étang qui se ride.

 

La rosée sur une toile,

Un tapis de feuilles mortes,

Un ciel empli d’étoiles,

L’errance d’un cloporte.

 

Les roseaux d’un marais,

Les volutes d’un mirage,

Des bateaux amarrés,

Coquilles et coquillages.

 

Des neiges éternelles,

Une terre craquelée,

Un parfum de cannelle,

Des chevaux attelés.

 

La multitude des choses,

Si simples et si belles,

Le regard qui se pose

Sur ces choses qui appellent.

(15/07/2017)

 

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 12:32

C’est une aube nouvelle,

Un matin souriant,

De rosée ses prunelles,

Au regard si brillant.

 

Nouveau jour, autre monde,

Divine renaissance,

Dans la brume sur l’onde

De l’aurore la naissance.

 

Tel l’azur d’un regard,

Douces courbes d’un corps,

Lors la nuit qui s’égare,

Dans ce jour pas encore.

 

Contrepoint des hier,

D’un crépuscule passé,

Les mâtines et prières,

Les vêpres dépassées.

 

De la mémoire les rides

Si sèches et profondes,

Les souvenances arides

Qui dans le noir se fondent.

 

Sa longue chevelure

Légère et ondoyante,

Soyeuse et douce parure,

Volutes scintillantes.

 

Le passé ci s’estompe

S’efface lentement,

Plus rien alors ne trompe

Ce jour présentement.

 

L’enfant nait du chaos

De la nuit qui se meurt,

De la chair de chronos

Fidèle en la demeure.

 

Lors donc les funérailles

De ceux qui ont vécu,

Nouvelle en ce sérail,

Ignorant les vaincus.

(02/07/2017)

 

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 21:50

 

Cœur corps courbes et cuisses,

Ses yeux troublants si sombres,

La lumière là se glisse,

Sur ses vals et leurs ombres.

 

Carmines et charnelles

Ses lèvres sises ourlées,

Prémices sensuelles

De ce si bel ourlet.

 

L’orbe délicat et lisse

De sa ferme poitrine,

Où ses courbes s’unissent

Et si belle la dessinent.

 

Ses jambes si oblongues

Alliciantes et graciles,

Paraissant fines et longues,

Belles douces indociles.

 

Ses prunelles…maquillées,

Outrance d’un Rimmel,

De pigments habillées

Qui les rendent si belles.

 

Ci cet étrange instant

De sa provocation,

D’un regard insistant

En son évocation.

 

Elle nous parait si garce,

Dans la belle acception,

De ce mot là comparse

Disant sa perfection.

 

Vénus contemporaine

Aphrodite renaissante,

Déesse et si humaine,

Jeune femme naissante.

 

Corps cœur courbes et cuisses,

Ses yeux troublants et sombres,

L’éclat du jour se glisse

Sur sa peau et ses ombres.

 

(25/06/2017)

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 19:39

Ce visage qui n’est pas

Que je vois là pourtant,

Là faisant quelques pas,

Quelques pas m’emportant.

 

Des reliefs et des ombres,

L’horizon souligné,

La lumière, la pénombre,

Des nuages alignés.

 

Elle est là… si présente,

Sur le ciel et la terre,

Dessinée… si pressente,

Arc en ciel solitaire.

 

La douceur de ses traits

De ses courbes sensuelles,

Par ici en retrait,

Si patentes et réelles.

 

Un insigne mirage,

Douce hallucination,

Son dessin, son image,

Etrange fascination.

 

En mon âme en mes yeux,

Absente et si lointaine,

Dans ces cieux camaïeux

Evidente et certaine.

 

Je la sais… je la sens,

Fasciné et lucide,

La pressens… la ressens,

Sur les ondes translucides.

 

Des macules informes

Renait sa silhouette,

Se dessine et se forme

Sa douceur qu’elles reflètent.

 

Cet être qui n’est pas

Que je sais là pourtant,

Là faisant quelques pas

Quelque part m’emportant.

(24/06/2017)

 

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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 15:22

Un geste…si banal

Mais là….si sensuel,

Dans ce temps ordinal,

Mouvement…usuel.

 

La beauté de son teint,

Cette grâce de ses gestes,

En ce lieu si certain,

Délicate est sa Geste.

 

Une danse…un ballet,

Ralenti si gracieux,

Son regard étoilé,

Dans l’azur de ses yeux.

 

Une enfant déjà femme,

Si blonde vénitienne,

Dessinant sur mon âme

Les délices anciennes.

 

Toute entière de l’instant

Ballerine si troublante,

Danse de gestes hésitants,

Si légère… et tremblante.

 

Ce moment... si… normal

Par elle redessiné,

Devenant animal,

Me laissant fasciné.

 

Naturelle et posée,

Gracile et diaphane,

Semblant ci s’apposer

Sur l’instant si profane.

 

Elle sourit… innocente,

Ne sachant son pouvoir,

De la femme naissante

Que l’on peut entrevoir.

 

Il n’est qu’elle que je vois,

Remarquée … remarquable,

Elle me laisse sans voix,

Sensuelle ineffable.

(03/06/2017)

 

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