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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 19:43

Dans la touffeur de l’air

Qui écrase les choses,

La poussière sur les terres

Par le vent se dépose.

 

Il n’est pas de relief,

Ce jusqu’à l’horizon,

Il n’est plus que ce fief

Surchauffé d’une prison.

 

Ce désert carcéral

De sables et de pierres,

Ce bas flanc minéral

Infinie sablière.

 

Les ombres sont brûlées

Altérées de soleil,

N’osant déambuler,

Desséchées sans pareilles.

 

Une brume de lumière

Qui s’élève et qui danse,

Brûlante cordillère

D’une plaine sans nuances.

 

Sous l’ardence tout ce traîne,

Alenti, écrasé,

Le temps et ses moraines

Semblent là s’embraser.

 

La chaleur si pesante

Ecrase de son poids

La terre agonisante

Des brûlures de sa poix.

 

Un enfer sans les âmes,

Sans vie ni mouvement,

Aux sédiments de chames

D’un total asséchement.

 

Dans la touffeur de l’air

Qui écrase les êtres,

La poussière solitaire

Vient les faire disparaitre.

(04/07/2015)

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 12:08

Quand l’instant devient souvenir,

Qu’il échappe au futur,

Se refusant à devenir

N'étant plus que rature.

 

Quand les sourires deviennent si flous,

S’effacent et disparaissent,

Que nulle mémoire ne les renfloue,

Ni même s'y intéresse.

 

Quand les regards n’existent plus,

Atteints de cécité,

Estompés là dans le surplus

De cette opacité.

 

Quand l’horizon devient étale

Sans ombre ni soleil,

Que disparaissent les pétales

Et les grains sous la treille.

 

Quand il n’est plus de silhouette,

Ni sa grâce sensuelle,

Que l’on s’agite girouette,

Sans l'espoir d'un appel.

 

Quand les aubes, cessent de tourner,

Que la rivière s’assèche,

Nos lendemains sont ajournés,

Au temps qui se dépêche.

 

Quand les yeux se ferment, fatigués,

Qu’il n’est plus rien ici,

Plus de passions à endiguer,

Plus de chamades aussi.

 

Quand nos regards sont sans miroir,

Sans image ni retour,

Fenêtres closes d’un mouroir

Sans traverse ni détour.

 

Quand les jours se confondent aux nuits,

L’aurore au crépuscule,

Toutes nos heures déroulent l’ennui

Qui s’installe et bouscule.

 

(02/07/2015)

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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 16:17

Un si lent coucher de soleil,

Enrichi de sa longue journée,

Là, dans cet éclat nonpareil

Ne semblant vouloir s’ajourner.

 

Vêtu de ses rouges flamboyants

S’écoulant loin sur l’horizon,

Rivière au courant si voyant

Là brûlante de sa paraison.

 

Le temps s’étire et ci se traine

Comme paresseux de ce bien être,

Etale le pourpre de sa traîne

En ce ciel qui le laisse paraître.

 

Il n’est plus de jour ni de temps,

Sur les cieux la vie s’est figée,

Il n’est plus ici que l’instant,

Ce safran d’oranges mitigés.

 

Si belle de tout ce temps passé,

De ces accidents de sa vie,

De ces heures lointaines dépassées,

Si belle de désir et d’envie.

 

Encore le crépuscule n’est point

Quand bien même ici est son âge,

Son ciel rougi en son pourpoint

Scintille de son si beau voyage.

 

L’horizon d’elle s’est embrasé

Si sensuelle incomparable,

A jamais femme et apaisée,

En cet instant, si désirable.

(28/06/2015)

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 19:41

Lente, c’est une eau qui coule,

Si froide et intérieure,

Un chagrin qui s’écoule,

Douleur venue d’ailleurs.

 

Larmes salées et amères

S’étalant au-dedans,

Ces vagues d’une étrange mer

Aux reflux redondants.

 

L’attente en horizon

D’un astre disparu,

D’un soleil de saison

Au temps des écourues.

 

Une route, infinie,

Qui se trace et se perd,

Si longue indéfinie,

Dans cet autre repère.

 

Une silhouette, une ombre,

Déjà un souvenir,

Qui dans le passé sombre

Pour ne plus revenir.

 

Nuit et jour confondus

Dans ce temps équanime,

En ces heures distendues

Que leur lenteur anime.

 

Quand l’hier semble si loin,

Son sourire effacé,

Qu’il n’est plus qu’un seul point

Sur l’aujourd’hui passé.

 

Rester en la demeure,

Esseulé sans bouger,

Quand le volcan se meurt

Se voyant trop âgé.

 

Une rivière qui s’assèche,

Une autre qui grandit,

Ces larmes ci qui sèchent

Quand ce cœur se froidit.

(23/06/2015)

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 17:57

Là-haut, les cieux semblent s’enfuir

Alors que filent les nues,

Le vent les poussant à le fuir

Sans aucune retenue.

 

Etrange instant de la journée

Où le jour s’assombrit,

Nous semblant alors ajourné,

Ci cherchant un abri.

 

Marée céleste aux vagues grises

S’avançant dans les terres,

Crépuscule d’un ciel qui se grise

Dedans ce soir qui l’enterre.

 

C’est le temps qui se précipite,

Courant vers son Nadir,

Quand la nuit en son incipit

Ne demande qu’à grandir.

 

Lame des vagues et vague à l’âme,

Là s’étend la pénombre,

Avançant à grands coup de rames

Sa sombreur et son ombre.

 

Le jour, par devers l’horizon,

S’est éteint pour gésir,

Comme vaincu par la trahison,

De son obscur désir.

 

Voilà donc tombé le linceul

Sur l’hier qui ci-gît,

Les âmes et les êtres sont bien seuls

Quand la sorgue là surgit.

 

Il n’est plus que le vent qui chante,

Hululant l’apeurance,

Douloureux tourment qui nous hante

Etalant sa souffrance.

 

Les monstres sortent des têtes et des bois,

S’égaillent en les pensées,

Les voyageurs sont aux abois,

Dans leurs peurs insensées.

 

Plus rien, plus rien n’est, rien n’est plus,

Le ciel semble si las,

Dans Carribe, la nuit s’est complu,

Demain n’est encore là.

(22/06/2015)

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 20:53

Ne plus savoir qui l’on est

Car tout entier de l’autre,

Perdu dans la journée

Comme un christ sans apôtres.

 

Ne plus savoir penser

Dans la vague d’un refrain,

L'angor venant danser

Sans arrêt ni de frein.

 

Le martel d’une chamade,

Qui pulse lancinante,

Sa migraine nomade

Pulsation dominante.

 

Dans les nuits sans sommeil,

Le ballet des images,

Des instants qui sommeillent

Devenant des mirages.

 

Cette angoisse étouffante

Des demains improbables,

S’immisçant par les fentes

Des pensées innommables.

 

Animal pris au piège,

Qui se débat en vain,

S’endormant dans la neige

D'un profond ci ravin.

 

D’amour contaminé,

Se mourant lentement,

Par la fièvre là miné

Laminé en l'aimant.

 

Si malade d’amor,

Consomption qui ravage,

Ce chien loup qui vous mord

Et vous donne la rage.

 

C’est un vent qui entête

Une chanson sans couplet,

Un refrain dans la tête,

A votre âme accouplé.

(20/06/2015)

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 19:23

Aimer à en crever,

A en vouloir mourir,

Ne pas s’en relever

Se laisser là pourrir.

 

N’être pas et plus rien,

Invisible et mortel,

Cadavre et vaurien

Sous les coups du martel.

 

S’arracher vif le cœur

D’une folle violence,

Sans colère ni rancœur

Le percer d’une lance.

 

Laisser le sang jaillir

S’étaler sur le sol,

Sans jamais défaillir,

Dans l’instant qui s’immole.

 

Lentement se vider

De sa vie, de son sang,

Voir ci se dévider

La bobine en dansant.

 

Laisser couler ses larmes,

Pleurs tièdes et rougissants,

Enfin baisser les armes

Sans ces cris mugissants.

 

Holocauste de soi

Catharsis si douce,

Cadeau que l’on reçoit,

Dessous la lune rousse.

 

Ne plus vouloir demain,

Tant ce jour ci vous pèse,

Au diable les lendemains

Quand rien ne vous apaise.

 

Fermer enfin les yeux

Rougis, de sang fardés,

Sans un dernier adieu,

Ne pas s'y s'attarder.

 

Aimer à en mourir,

A vouloir en crever,

Se laisser là pourrir

Ne plus se relever.

(19/06/2015)

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 16:06

Comme une longue attente, un silence,

Un instant sans saveur,

Continue migraine qui élance

Nous offrant ses faveurs.

 

Chemins qui se croisent, et s’éloignent,

Parallèles impossibles,

Destinées ci nullement compagnes

Aux lointains amissibles.

 

Un jour sans soleil, nuit sans lune,

Aux heures interminables,

Une plage étouffant dans les dunes,

Sinistre abominable.

 

L’instant qui perdure et se traine,

Qui oppresse et angoisse,

La vague noire qui là vous entraine

Dans l’instant qui vous lasse.

 

D’hier les images et pensées

Aux couleurs chamarrées,

Les chamades si belles insensées

Dans les cœurs amarrées.

 

Il n’est plus de mots, de sourire,

De frissons dans le cœur,

Des éclats vivants de son rire,

Lors des instants moqueurs.

 

Une attente sans fin, éternelle,

Son ivresse malsaine,

Vanité de ses heures nouvelles

Que le temps vous assène.

 

Cet autre chemin, de traverse,

Qui se dessine meilleur ,

Sous un ciel serein, sans averse,

Vers d’autres jours ailleurs.

 

Il n’est sur l’horizon lointain

Qu’une ligne tracée,

Le reflet d’un miroir sans tain

D’une image effacée.

 

Comme une plage vide, sans l’océan,

Un désert disgracieux,

Un endroit livide, malséant,

Sahara silencieux.

(19/06/2015)

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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 09:34

La voici qui s’approche,

Déliée et gracieuse,

Si lointaine et si proche,

Délicate insoucieuse.

 

Un sourire, élégante,

Joliment découplée,

Délicieuse, avenante,

Au soleil accouplée.

 

La passante du temps,

Devant elle qui s’arrête,

Toute entière de l’instant

De l’instant qu’elle sécrète.

 

Sa fine silhouette,

Autrement différente,

La lumière qui l’apprête

Belle douce amarante.

 

Interdit l’on se tait

Fasciné par l’image,

Du soleil de l’été

Lui rendant son hommage.

 

Sous ses traits juvéniles

Se dessine une femme,

Une femme nubile

Qui bouleverse notre âme.

 

Une présence, un instant,

Qui se forment et se fondent,

L’émotion et le temps,

En l’instant se confondent.

 

La voici qui s’éloigne,

Déliée et gracieuse,

Cette bulle de champagne,

Délicate et délicieuse.

(14/06/2015)

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 18:50

La senteur de l’instant,

Ses fragrances si belles,

Les frissons insistants,

Inhérents et rebelles.

 

Là, l’éclat de son rire

De sa douce jeunesse,

Le dessin d’un sourire

Tout empli d’allégresse.

 

Si femme et plus encore,

Sensuelle et troublante,

Effaçant le décor,

De façon nonchalante.

 

Son insigne beauté

Unique et sans pareille,

Par les dieux cadeautée

D’un reflet de soleil.

 

Une aurore inconnue

Et son aube nouvelle,

S’éveillant là ténue

En la nuit qu’elle tavelle.

 

C’est le temps qui s’arrête

Une vie qui commence,

Intérieure et discrète

Une intime romance.

 

Elle est là souriante,

Si belle de ce qu’elle est,

Féminine élégante,

Subliment décalée.

 

De mots il n’est pas

Ni de comparaison,

Tant sont là ses appas

Bien plus que de raison.

 

La douceur de l’instant,

Sa flagrance rebelle,

Des frissons persistants

L’émotion si nouvelle.

(13/06/2015)

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