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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 12:47

L'entaillure de l’automne

Par sa lame effilée,

En sa brume monotone

Matinale toile filée.

 

Ses oiseaux ricaneurs

Dans son ciel homogène,

Corvidés chicaneurs

Criailleurs et sans gêne

 

Tapis fangeux de feuilles

Sales brunes et mordorées,

Sous les arbres qui s’effeuillent

Torses mâts accorés.

 

La grisaille équanime

En la cinglure du vent,

Sur les champs anonymes,

Aux labours se levant.

 

Cet horizon confus

Délayé dans le ciel,

Monocorde et diffus

Dans ce gris arc en ciel.

 

Sous les pas, de la glaise,

Terre grasse lourde et collante,

Qui adhère et nous pèse

Dans l’aurore nonchalante.

 

L’esquisse floue d’un coteau

Par delà les forêts,

Telle l'estompe d'un bateau

Débouquant de l'orée.

 

Une lumière sans soleil,

Sans chaleur ni parure,

Dans l'automne qui s’éveille

Qui s’installe et perdure.

(11/10/2015)

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 17:35

Tourbillon des questions

Latentes latitudes,

Ces folles suppositions

Devant l’incertitude.

 

Le chemin de la vie,

Les traces du passé,

Ne sont que les envies,

Qui nous ont dépassés.

 

L’animal de raison

Ci plein de volonté,

Saoulé de déraison

Vomissant de bonté.

 

Le mirage de demain

L’Arlésienne mensonge,

De vilains jeux de mains,

Déchirant tous nos songes.

 

Aimer à tous les temps,

La promesse maudite,

L’animal haletant

Dans sa quête interdite.

 

Par le baptême du sang

L’onction des cramoisis,

Le crépuscule descend

Son linceul là moisi.

 

Qui jamais pourra dire,

Je suis l’autre, je suis moi,

Sans jamais se dédire,

Tout entier de l’émoi.

 

Paradoxe des êtres,

Le Verbe est un parjure,

Chacun n’est que paraître,

Qui conjugue et abjure.

 

Il n’est ni bien ni mal

Dans l’ombre du désir,

L’être est un animal

Animé de plaisir.

(08/10/2015)

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 15:04

Quand notre âme là se traine,

Claudique et boite bas,

Dans ce temps qui l’entraine

Refusant le combat.

 

Une chamade alentie,

Agitée d’un hoquet,

Sans amour ressenti

Totalement disloquée.

 

Un regard si brouillé

Dans la brume de nos pleurs,

Par nos larmes mouillé

Si confus sans ampleur.

 

Ce vide si gigantesque

Remplissant les instants,

Ces serpents ci dantesques,

Constricteurs persistants.

 

Le cri que l’on retient,

Désespoir silencieux,

Que l'étrange se maintient

Dans l’hiver dans nos cieux.

 

En la plaine étendue

De notre vacuité,

De nos heures distendues

Privées d’aséité.

 

Il n’est plus que l’attente,

Eternelle et confuse,

Pesante et déroutante

Qui s’obstine et infuse.

 

Quand tourne la noria,

Régulière, lancinante,

Ribambelle des parias

Dans ce vide attenante.

 

Quelques pas que l’on fait

Sans savoir où l’on est,

Quand le jour se défait,

A la nuit condamné.

(06/10/2015)

 

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 14:49

Dans l’instant qui s’arrête

Caressant son regard,

L’émotion là s’apprête

Dans ce temps qui s’égare.

 

Mes yeux embrassant les siens,

Puis ma main qui l’effleure,

Me voici boétien

D’un frisson qui m'affleure.

 

Le charme d’une inconnue,

Son sourire susurrant,

Sa si douce retenue,

Dans l’instant rassurant.

 

Avec les yeux lui dire,

Lui murmurer des choses,

De silence s’étourdir,

Dans ce temps qui se pose.

 

La valse des émotions,

Que nos âmes là séquestrent

En la douce intuition

De nos cœurs qui orchestrent.

 

Il n’est plus rien que nous,

Que nos yeux qui racontent,

Cet échange qui  se noue

Dans ce temps qui nous conte.

 

Nos regards qui se croisent,

Se caressent et s’emmêlent,

Dessinant sur l’ardoise

Du désir son pêle-mêle.

 

Elle est là souriante

Féminine et gracieuse,

Sensuelle, sémillante,

L’inconnue silencieuse.

(04/10/2015)

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 22:41

Un éclat de lumière,

Un mobile qui s’agite,

Une toile sur un lierre

L’arachnide qui y gite.

 

Le temps si impassible,

Le vent qui lui chuchote,

Cette attente impossible,

Un bruit et l’on sursaute.

 

Une porte qui grince

Sous la lune qui dessine,

Un château sans son prince,

Une absence assassine.

 

Des pas dans la poussière,

Des nuages dans le ciel,

Un chemin plein d’ornières,

Dans les ombres l’essentiel.

 

Une plainte étouffée,

Un soupir qui se traine,

Parchemin paraphé

Un royaume sans sa reine.

 

Quelques larmes desséchées,

Une angine dans le cœur,

Sur l’amer asséché,

Des cristaux de rancœur.

 

Un battant qui s’évente,

Vieux volet sans peinture,

Dans la brune qui s’invente,

Le grincement des pentures.

 

Mascara de la nuit

L’horizon se maquille,

Se saupoudre d’ennui

Refusant la resquille.

 

Tic-tac, l’horloge égrène,

Laissant glisser son sable,

Silice, graine après graine,

Le temps coule inlassable.

(27/09/2015)

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 12:35

Laisser passer le temps

Le regarder couler,

Ne plus vouloir l’instant,

Dévidoir déroulé.

 

Accepter le néant,

Ce vide tant accompli,

Son silence océan

 Ce ceans des complies.

 

Plus d’envies, de désir,

Là l’équanimité,

Ni douleur ni plaisir,

L'étale intimité.

 

Plus de larmes plus de rires,

De pensées et d’ennuis,

Canceller les sourires,

Puis les jours et les nuits.

 

Rien, ni soi ni personne,

Ultime infinité,

Ni voyelle ni consonne,

Sublime ainséité.

 

Laisser s'enfuir la vie,

Silencieuse, lentement,

Pour l’instante exuvie,

En son enchantement.

 

Partir alors, enfin,

Loin de tous, loin de soi,

Vouloir que soit la fin,

Dans ce moment de soie.

 

Ni remords, ni regrets

Dans ce bel abandon,

Que la brune nous agrée

Tout entier de ce don.

(27/09/2015)

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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 19:15

Un jour elle partira,

Poursuivant son chemin,

Sa vie s’étirera

Vers bien d’autres demains.

 

Elle restera cette aube

Cette aurore nouvelle,

Cette lumière qui enrobe

Les sentiers de gravelles.

 

Un rayon matinal

Colorant la rosée,

D’un chemin vicinal

De lueur arrosé.

 

Cet horizon brûlant

D’orange et cramoisi,

Dans le voile floculant

Que la brume a choisi.

 

Un brillant sémaphore

Oiseau libre et lointain

Ci planant sans effort

Dans la nuit qui s’éteint

 

Telle l’étoile du berger,

Espoir inaccessible,

En les cieux hébergée

Si belle et indicible.

 

Un jour elle partira,

Sur un autre chemin,

Car sa vie lui dira

Qu’il est d’autres demains.

(22/09/2015)

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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 12:35

Son sourire comme une aube

Nouveau jour qui se lève,

Quand la nuit se dérobe

Sous un ciel qui s’élève.

 

Un éclat si parfait,

La caresse d'un soleil,

Cette douceur de l’effet

D’un regard nonpareil.

 

Dans l’azur de ses yeux

Si troublants et si clairs,

L’infini de nos cieux

Sans orage ni éclairs.

 

Si fragile mais si forte,

Chimère éblouissante,

Tourbillon qui emporte,

Volutes étourdissantes.

 

Elle est si pleine de vie,

L’éternel d’un été,

Ce bonheur à l’envi

Tout entier de gaité.

 

Unique incomparable,

Etrangère au commun,

Sensuelle admirable,

Aujourd’hui et demain.

 

Se taire et s’ébaudir,

Des mots la vanité,

Incapables de dire

Sa douce féminité.

(22/09/2015)

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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 12:50

 

Dessinés sous sa peau ambrée

Ses muscles beaux fermes et fins,

Sa silhouette souple et cambrée,

L’esquisse de son charme non feint.

 

Ses longs cheveux couleur de jais

Coulant en ondes scintillantes,

Ci soulignant sur leur trajet

Sa bouche belle et souriante.

 

Elégante, gracile et légère

Dans cet été qui la colore,

Là femme et princesse Berbère

Sur l’horizon qui vient d'éclore.

 

Son sourire, d’un si clair albâtre,

Ce visage, aux angles sublimes,

Reine et pharaonne mulâtre,

Troublante dans le jour qui s’abîme.

 

Ses mains douces longues et fines

Prémices au désir de caresses,

Mirage, déesse et séraphine,

Kabyle divine des Aurès.

 

Ce corps délié, sensuel,

Malgré l’âge et le temps qui passe,

Dans le silence conventuel

De l’ombre du soir qui se prélasse.

 

Ivresse et charme d’orient,

Femme et amante désirable,

Son regard, mystère souriant,

Mystère dolent irréfragable.

 

La lumière semble être sa traine

Redessinant ici sa robe,

En ce crépuscule qui se traine

Le jour par la nuit se dérobe.

(20/09/2015)

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 20:37

La voici là si belle

Ayant défié le temps,

Ses labres mirabelles

Aux reflets éclatants

 

La pulsation d’un cœur,

L’ivresse au goût de sang,

L’alcool dans un shaker,

D’un désir incessant.

 

Sa bouche purpurine

Si bellement ourlée,

Le baiser mandarine

De ses lèvres mandorlées.

 

Elle danse dedans le jour

Quand les autres s'y trainent

Lumière dans l’abat-jour

La fleur n’est plus en graine.

 

Femme, femme ô combien femme !

Brûlante dans mon regard,

Se glisse jusqu’à l’âme

Puis dans mon cœur s’égare.

 

Le tourbillon des sens

En un désir insigne,

La brune en son essence

Ici semble être un cygne.

 

Il n’est de mot pour dire

Son charme et sa beauté,

Que nul ne peut médire

Encore moins lui ôter.

(17/09/2015)

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