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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 21:43

( Une photo, une émotion, un corps nu sublime... des mots)

 

L’étale plaine de son corps,

De sa peau la finesse,

La lumière comme accore

Son parfum d'aloes.

 

Sur le dos étendue

Si bellement dénudée,

Ventre et lombes tendus

En l’instant éludé.

 

 

De sa gorge la vallée,

L’opulence de ses seins,

Aréoles halées

Emotion d’un dessein.

 

Le contour de ses hanches

Tel un bel aparté,

Silhouette si blanche

Sous la douce clarté.

 

L’ombilic, les sillons,

De ses muscles le dessin,

Délicats tourbillons

Dessinant son bassin.

 

Le delta de ses cuisses,

La sublime colline,

Réceptacle et calice

De ses lèvres salines.

 

Merveilleux paysage

De ce corps d’une enfant,

D’une femme sans âge

A l'éclat triomphant.

 

Là n’est rien de plus beau

Que cette émotion-ci,

Mon regard sur sa peau,

de lumière adoucie.

(11/11/2015)

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 18:50

Ces courbes et son corps

S’accorde son cœur,

Se courbe l’accord

L’accord de son chœur.

 

L’éclat de son âme,

De son âme jolie,

L’ancolie d’une femme

En sa mélancolie.

 

Sa dance et sa Geste

Gestes de sa dance,

Silence si leste

Céleste et si dense.

 

Ci belle et si jeune

Si jeune de son temps,

De son tant le jeûne

La gêne se l’ôtant.

 

Là nue sous le ciel

De ces cieux sans ses nues,

Ces dits cieux essentiels

Essentiels devenus.

 

Douce femme gracile

Qui enfante sa flamme,

Dans les fentes de ses cils

Son regard nous enflamme.

 

Ces courbes encore

L’angor de mon cœur,

Dans l'encore de ce corps

Où s’accorde son chœur.

(07/11/2015)

 

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 21:48

 

De la contradiction des êtres,

Des regards mais aussi des choses,

Avoir et bien souvent paraitre,

Le paradoxe ici se pose.

 

De la sacro-sainte raison,

De cet amour au coin des rues,

De ce progrès comme horizon,

Du bonheur traçant ses enrues.

 

La messe est dite depuis toujours,

Depuis ce temps de la pensée,

De cet instant du premier jour,

Où la main créa l’insensé.

 

Des désirs se fit l’addition,

De ces besoins continuels,

Les mécomptes de nos addictions,

De nos plaisirs habituels.

 

Les noces ne sont plus de Cana,

Le vin a le goût du vinaigre,

De ce monde que l’on dessina

Les restes sont ici bien maigres.

 

La vérité est un dilemme,

Choisir Charybde ou bien Scylla,

La vie, cette vie, celle qu’on aime,

N’a pas de sens, ici ou là.

(04/11/2015)

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 16:56

Infini étale et profond

Tel un océan qui s’enfuit,

L’horizon traçant sur son fond

Ce demain que l’on cherche et fuit.

 

Elle est là, floue, évanescente,

Légère comme un voile de satin,

Si froide, glacée chaude et brûlante,

Obscure claire rosée du matin.

 

Un lit de pétales, de feuilles mortes,

Sur un chemin d’été, d’hiver,

Une ligne sinuant de toutes sortes,

Une pièce tombant sur l’avers.

 

Limbes si claires sombres et profondes,

Marais, eau limpide d’une rivière,

La nuit où les ombres se fondent

Un jour abaissant ses œillères.

 

Une caresse apaisant les âmes,

Un cautère dévorant les chairs,

Le baiser tranchant d’une lame,

L’inconnue d’une porte cochère.

 

Un soleil qui se lève et se meurt,

Le lointain orange et si noir,

L’esprit figé en la demeure

En la peur ou le nonchaloir.

 

Floues et impalpables pensées,

Lucides, transparentes et sombres,

Là pragmatiques ou insensées,

Abîmes insondables où l’on sombre.

 

Vent câlin ou vif tourbillon,

Parasites hôtes ou invitées,

Frelons couleuvres ou papillons

Ci nul ne peut les éviter

 

(04/11/2015)

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 12:21

(Sachez attendre le bon instant de cette musique pour commencer votre lecture, désolé pour la pub en intro)

 

La lumière intense du soleil,

Un tapis de feuilles étalées,

Les champs emblavés qui s’éveillent

Jeunes épis à peine dévoilés.

 

La froidure enveloppe la plaine

La terre humide est engourdie,

Les ramures glabres s’agitent à peine

De glaise leurs pieds sont alourdis.

 

Dessus le sol plane une brume,

Un voile léger humide et froid,

L’onde des labours et cette écume

Semblent une mer figée d’effroi.

 

Des goélands ci félatiers

Paraissent attendre les machines,

Ces lourds terrestres chalutiers

Ouvrant la terre en son échine.

 

Tout est frissons, tout est silence,

L’automne étale sa robe claire,

En sa présente désinence

Le ciel est pur de ce bleu clair.

 

C’est un dimanche de chrysanthèmes

De tombes grises et fleuries,

Les âmes attendent leur baptême

Ci dévêtues de leurs soieries.

(01/11/2015)

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 19:10

Posée sur la vitre la buée,

Une larme lente s'y glisse,

Dehors la nuit semble embuée,

L’automne, son chagrin, ses prémices.

 

Les arbres maigres sont dénudés,

Dessus leurs pieds gisent leurs feuilles,

Dentelle d’ombres venant préluder

Ces branches mortes qui les endeuillent.

 

Les âmes se trainent en leur paresse

Comme écrasées dessous leur bât,

Etrange cortège de pécheresses

Qui dans la fange boitent bas.

 

Le pointillé des réverbères

Dans le grand vide de la nuit,

Dessus des flaques se réverbère

La lueur triste de leur ennui.

 

Comme un grand mal qui nous enserre,

Qui nous embrasse et nous étreint,

Un nœud coulant qui se resserre

Garrotant là le moindre entrain.

 

Une danse lente qui ondoie

Valse triste d’un cœur fatigué,

Sur la vitre dessine le doigt

Ces larmes qu’il ne peut endiguer.

(29/10/2015)

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 20:41

Les jeux et chemins interdits

Car déjà le jour s’en est allé,

Ces jeux de mains d’un étourdi

Sur ces chemins sans plus d’allées.

 

Le temps lui passant bien trop vite

A l’instar de ces bals masqués,

Où par les transes folles on lévite

Pensant ne pas être démasqués.

 

Il est tant de jours après nous

De saisons et d’heures à passer,

Que l’on oublie ce qui se noue

Par devers ce nous dépassé.

 

Les rides se dessinent et se creusent,

Ces enrues des lendemains,

Lézardes sèches et douloureuses

Sur nos visages parchemins.

 

Souvenances, amours orphelines,

Aux chamades éprises d’angine,

Larmes salées si peu hyalines

La presse poisse sa margine.

 

Si vieille la chair frissonne encore,

De ce désir saoulant les âmes,

De ce plaisir brûlant du corps

Bûcher que nous érigent les femmes.

 

Les je et chemins interdits

Car déjà la nuit s’en est venue,

Ces jeux de demain étourdis

Sont nos impasses là devenues.

(28/10/2015)

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 18:46

Des mots qu’il faut taire,

Des mots interdits,

Ces mots pour lui plaire,

Ces mots inédits.

 

De bien beaux silences,

Si évocateurs,

Douces doléances

Muets médiateurs.

 

Caresses retenues

Gestes prisonniers,

Regards soutenus

Tendres et flâniers.

 

Chemins impossibles,

Horizons lointains,

Si peu compossibles

Bien trop incertains.

 

Un vieux cœur qui bat,

S’arrête et reprend,

Incessant combat

Qui ne se déprend.

 

Une bouche belle

De grands yeux troublants,

Sa robe isabelle

Son ourlet tremblant.

 

L’enfance en lisière,

L’orée d’une femme,

Si belle écuyère

Chevauchant les flammes.

 

L’instant silencieux

Tout entier d’icelle,

Soleil dans les cieux

Parfumé de sels.

 

Ces mots qu’il faut taire,

Ces mots inédits,

Des mots pour lui plaire,

Des mots interdits.

(28/10/2015)

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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 12:35

La voici qui là parait,

Pourquoi est-elle venue ?

Pour qui s’est-elle parée

Si femme en sa tenue ?

 

Quelques mots, un regard,

Une larme naissante,

Des paroles qui s'égarent

D'une histoire incessante.

 

Les blessures d’un amour,

Cicatrices ouvertes,

Douloureux désamour,

Vives plaies découvertes.

 

Elégante et si belle

Des couleurs de l’automne,

Sa douleur si rebelle

En l’instant ci m'étonne.

 

Des mots anodins,

Ses larmes qu’elle contient,

Si triste là soudain

D'un chagrin qu'elle retient.

 

Sa main si douce et froide

A peine effarouchée

Refuse la dérobade

Se laissant lors toucher.

 

L’été s’en est allé

L’automne ici l’enrobe,

Dans ce temps installé

Le passé se dérobe.

 

Ce jour elle est venue

Je ne l’attendais plus,

D'une tristesse contenue

Fragile et sans surplus.

 

(24/10/2015)

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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 13:26

Lente lave qui s’étale,

Là s’écoule labile,

Sur les ombres qui se talent,

Si poisseuse atrabile.

 

Fluente mélancolie

Qui serpente et garrotte,

Qui flétrit l’ancolie

Puis l’étouffe en sa grotte.

 

Ces marais du dedans,

Silice si mouvante,

Du brasier ci ardent

Les brûlures éprouvantes.

 

Lasse mon âme s’y noie

Se consume et se meurt,

En ces limbes s’ennoie

Pestilentes humeurs.

 

Ce désir du néant,

Cette envie de partir,

S’oublier là céans

De soi se départir.

 

Les solitudes intimes

La vacuité des jours,

Des détresses ultimes

Les chagrins de toujours.

 

Un volcan intérieur

Qui s’éveille, silencieux,

Son magma convoyeur

S’écoulant si spécieux.

 

Ce cadavre vivant

Qui se laisse emporter,

Atone mort-vivant

Par la fange déporté.


(18/10/2015)

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