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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 18:46

Des mots qu’il faut taire,

Des mots interdits,

Ces mots pour lui plaire,

Ces mots inédits.

 

De bien beaux silences,

Si évocateurs,

Douces doléances

Muets médiateurs.

 

Caresses retenues

Gestes prisonniers,

Regards soutenus

Tendres et flâniers.

 

Chemins impossibles,

Horizons lointains,

Si peu compossibles

Bien trop incertains.

 

Un vieux cœur qui bat,

S’arrête et reprend,

Incessant combat

Qui ne se déprend.

 

Une bouche belle

De grands yeux troublants,

Sa robe isabelle

Son ourlet tremblant.

 

L’enfance en lisière,

L’orée d’une femme,

Si belle écuyère

Chevauchant les flammes.

 

L’instant silencieux

Tout entier d’icelle,

Soleil dans les cieux

Parfumé de sels.

 

Ces mots qu’il faut taire,

Ces mots inédits,

Des mots pour lui plaire,

Des mots interdits.

(28/10/2015)

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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 12:35

La voici qui là parait,

Pourquoi est-elle venue ?

Pour qui s’est-elle parée

Si femme en sa tenue ?

 

Quelques mots, un regard,

Une larme naissante,

Des paroles qui s'égarent

D'une histoire incessante.

 

Les blessures d’un amour,

Cicatrices ouvertes,

Douloureux désamour,

Vives plaies découvertes.

 

Elégante et si belle

Des couleurs de l’automne,

Sa douleur si rebelle

En l’instant ci m'étonne.

 

Des mots anodins,

Ses larmes qu’elle contient,

Si triste là soudain

D'un chagrin qu'elle retient.

 

Sa main si douce et froide

A peine effarouchée

Refuse la dérobade

Se laissant lors toucher.

 

L’été s’en est allé

L’automne ici l’enrobe,

Dans ce temps installé

Le passé se dérobe.

 

Ce jour elle est venue

Je ne l’attendais plus,

D'une tristesse contenue

Fragile et sans surplus.

 

(24/10/2015)

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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 13:26

Lente lave qui s’étale,

Là s’écoule labile,

Sur les ombres qui se talent,

Si poisseuse atrabile.

 

Fluente mélancolie

Qui serpente et garrotte,

Qui flétrit l’ancolie

Puis l’étouffe en sa grotte.

 

Ces marais du dedans,

Silice si mouvante,

Du brasier ci ardent

Les brûlures éprouvantes.

 

Lasse mon âme s’y noie

Se consume et se meurt,

En ces limbes s’ennoie

Pestilentes humeurs.

 

Ce désir du néant,

Cette envie de partir,

S’oublier là céans

De soi se départir.

 

Les solitudes intimes

La vacuité des jours,

Des détresses ultimes

Les chagrins de toujours.

 

Un volcan intérieur

Qui s’éveille, silencieux,

Son magma convoyeur

S’écoulant si spécieux.

 

Ce cadavre vivant

Qui se laisse emporter,

Atone mort-vivant

Par la fange déporté.


(18/10/2015)

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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 12:47

L'entaillure de l’automne

Par sa lame effilée,

En sa brume monotone

Matinale toile filée.

 

Ses oiseaux ricaneurs

Dans son ciel homogène,

Corvidés chicaneurs

Criailleurs et sans gêne

 

Tapis fangeux de feuilles

Sales brunes et mordorées,

Sous les arbres qui s’effeuillent

Torses mâts accorés.

 

La grisaille équanime

En la cinglure du vent,

Sur les champs anonymes,

Aux labours se levant.

 

Cet horizon confus

Délayé dans le ciel,

Monocorde et diffus

Dans ce gris arc en ciel.

 

Sous les pas, de la glaise,

Terre grasse lourde et collante,

Qui adhère et nous pèse

Dans l’aurore nonchalante.

 

L’esquisse floue d’un coteau

Par delà les forêts,

Telle l'estompe d'un bateau

Débouquant de l'orée.

 

Une lumière sans soleil,

Sans chaleur ni parure,

Dans l'automne qui s’éveille

Qui s’installe et perdure.

(11/10/2015)

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 17:35

Tourbillon des questions

Latentes latitudes,

Ces folles suppositions

Devant l’incertitude.

 

Le chemin de la vie,

Les traces du passé,

Ne sont que les envies,

Qui nous ont dépassés.

 

L’animal de raison

Ci plein de volonté,

Saoulé de déraison

Vomissant de bonté.

 

Le mirage de demain

L’Arlésienne mensonge,

De vilains jeux de mains,

Déchirant tous nos songes.

 

Aimer à tous les temps,

La promesse maudite,

L’animal haletant

Dans sa quête interdite.

 

Par le baptême du sang

L’onction des cramoisis,

Le crépuscule descend

Son linceul là moisi.

 

Qui jamais pourra dire,

Je suis l’autre, je suis moi,

Sans jamais se dédire,

Tout entier de l’émoi.

 

Paradoxe des êtres,

Le Verbe est un parjure,

Chacun n’est que paraître,

Qui conjugue et abjure.

 

Il n’est ni bien ni mal

Dans l’ombre du désir,

L’être est un animal

Animé de plaisir.

(08/10/2015)

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 15:04

Quand notre âme là se traine,

Claudique et boite bas,

Dans ce temps qui l’entraine

Refusant le combat.

 

Une chamade alentie,

Agitée d’un hoquet,

Sans amour ressenti

Totalement disloquée.

 

Un regard si brouillé

Dans la brume de nos pleurs,

Par nos larmes mouillé

Si confus sans ampleur.

 

Ce vide si gigantesque

Remplissant les instants,

Ces serpents ci dantesques,

Constricteurs persistants.

 

Le cri que l’on retient,

Désespoir silencieux,

Que l'étrange se maintient

Dans l’hiver dans nos cieux.

 

En la plaine étendue

De notre vacuité,

De nos heures distendues

Privées d’aséité.

 

Il n’est plus que l’attente,

Eternelle et confuse,

Pesante et déroutante

Qui s’obstine et infuse.

 

Quand tourne la noria,

Régulière, lancinante,

Ribambelle des parias

Dans ce vide attenante.

 

Quelques pas que l’on fait

Sans savoir où l’on est,

Quand le jour se défait,

A la nuit condamné.

(06/10/2015)

 

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 14:49

Dans l’instant qui s’arrête

Caressant son regard,

L’émotion là s’apprête

Dans ce temps qui s’égare.

 

Mes yeux embrassant les siens,

Puis ma main qui l’effleure,

Me voici boétien

D’un frisson qui m'affleure.

 

Le charme d’une inconnue,

Son sourire susurrant,

Sa si douce retenue,

Dans l’instant rassurant.

 

Avec les yeux lui dire,

Lui murmurer des choses,

De silence s’étourdir,

Dans ce temps qui se pose.

 

La valse des émotions,

Que nos âmes là séquestrent

En la douce intuition

De nos cœurs qui orchestrent.

 

Il n’est plus rien que nous,

Que nos yeux qui racontent,

Cet échange qui  se noue

Dans ce temps qui nous conte.

 

Nos regards qui se croisent,

Se caressent et s’emmêlent,

Dessinant sur l’ardoise

Du désir son pêle-mêle.

 

Elle est là souriante

Féminine et gracieuse,

Sensuelle, sémillante,

L’inconnue silencieuse.

(04/10/2015)

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 22:41

Un éclat de lumière,

Un mobile qui s’agite,

Une toile sur un lierre

L’arachnide qui y gite.

 

Le temps si impassible,

Le vent qui lui chuchote,

Cette attente impossible,

Un bruit et l’on sursaute.

 

Une porte qui grince

Sous la lune qui dessine,

Un château sans son prince,

Une absence assassine.

 

Des pas dans la poussière,

Des nuages dans le ciel,

Un chemin plein d’ornières,

Dans les ombres l’essentiel.

 

Une plainte étouffée,

Un soupir qui se traine,

Parchemin paraphé

Un royaume sans sa reine.

 

Quelques larmes desséchées,

Une angine dans le cœur,

Sur l’amer asséché,

Des cristaux de rancœur.

 

Un battant qui s’évente,

Vieux volet sans peinture,

Dans la brune qui s’invente,

Le grincement des pentures.

 

Mascara de la nuit

L’horizon se maquille,

Se saupoudre d’ennui

Refusant la resquille.

 

Tic-tac, l’horloge égrène,

Laissant glisser son sable,

Silice, graine après graine,

Le temps coule inlassable.

(27/09/2015)

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 12:35

Laisser passer le temps

Le regarder couler,

Ne plus vouloir l’instant,

Dévidoir déroulé.

 

Accepter le néant,

Ce vide tant accompli,

Son silence océan

 Ce ceans des complies.

 

Plus d’envies, de désir,

Là l’équanimité,

Ni douleur ni plaisir,

L'étale intimité.

 

Plus de larmes plus de rires,

De pensées et d’ennuis,

Canceller les sourires,

Puis les jours et les nuits.

 

Rien, ni soi ni personne,

Ultime infinité,

Ni voyelle ni consonne,

Sublime ainséité.

 

Laisser s'enfuir la vie,

Silencieuse, lentement,

Pour l’instante exuvie,

En son enchantement.

 

Partir alors, enfin,

Loin de tous, loin de soi,

Vouloir que soit la fin,

Dans ce moment de soie.

 

Ni remords, ni regrets

Dans ce bel abandon,

Que la brune nous agrée

Tout entier de ce don.

(27/09/2015)

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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 19:15

Un jour elle partira,

Poursuivant son chemin,

Sa vie s’étirera

Vers bien d’autres demains.

 

Elle restera cette aube

Cette aurore nouvelle,

Cette lumière qui enrobe

Les sentiers de gravelles.

 

Un rayon matinal

Colorant la rosée,

D’un chemin vicinal

De lueur arrosé.

 

Cet horizon brûlant

D’orange et cramoisi,

Dans le voile floculant

Que la brume a choisi.

 

Un brillant sémaphore

Oiseau libre et lointain

Ci planant sans effort

Dans la nuit qui s’éteint

 

Telle l’étoile du berger,

Espoir inaccessible,

En les cieux hébergée

Si belle et indicible.

 

Un jour elle partira,

Sur un autre chemin,

Car sa vie lui dira

Qu’il est d’autres demains.

(22/09/2015)

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