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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 21:42

La nuit ici s’écoule,

Noire, son ciel enivré,

Les nues qui s’y déroulent,

Dans l’ombre délivrées.

 

Les cieux courent et s’enfuient

Emportés par le vent,

Cet orbe couleur de suie

Sur la terre s’élevant.

 

Courant du firmament

Rivière sombre et céleste,

La sorge résolument

Ci déroule sa Geste.

 

Le ballet éthéré

De ces étoiles nocturnes,

Sur la scène aérée

Aux anneaux de saturne.

 

Tourbillons et volutes,

Où la lune se noie,

Toute entière de la lutte,

Dans ces cieux qui l’ennoient.

 

Une étrange plaie diffuse

Sur l’horizon lointain,

La nappe si confuse

D’un rouge qui là déteint.

 

L'impalpable cavalcade

Dessus ces langues de sang,

Ces rivières et cascades

Aux remous incessants.

 

Des chevaux invisibles

A la robe luisante,

Ruent, se cabrent, invincibles

Telles des vagues brisantes.

 

La nuit est un théâtre,

Une arène, un combat,

Où les âmes viennent se battre

Pour la reine du sabbat.

 

 

(01/12/2015)

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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 14:22

 

Des jours la procession,

La litanie des heures,

Des sourires en cession,

L’Hypocrisie des leurres.

 

Leurs baisers, leurs morsures,

Leurs visages qui défilent,

De douleurs en blessures,

Ils nous mentent à la file.

 

Chaque jour, chaque instant,

Si désireux d’eux-mêmes,

Souriants insistants,

Pour nous dire qu’ils nous aiment.

 

Il n’est là que mensonge

Que le désir de prendre,

De nous voler nos songes

Nous trahir nous surprendre.

 

C’est la noria qui tourne,

Qui égrène la vie,

Qui chaque jour nous détourne

Nous blessant à l’envi.

 

De nous ces parasites,

Ces voleurs de nos âmes,

Qui jamais-là n’hésitent

A moucher notre flamme.

 

Ces égorgeurs du monde

Charmeurs et patelins,

Viles bêtes immondes

Dévoreurs d’orphelins.

 

Ils sont là, alentour,

Anonymes et communs,

Nous faisant leurs sales tours

Aujourd’hui et demain.

 

Faux voisins, faux amis,

Inconnus et collègues,

Nourrisseurs d’infamie,

De ces plaies qu’ils nous lèguent.

 

Peste noire, choléra,

Promiscuité des êtres,

Nul ici ne verra,

Ces gens-là disparaitre.

(29/11/2015)

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 13:44

 

Le début d’une valse, si légère,

D’une douce caresse, presque tangible,

De son émotion, passagère,

Allante diffuse et réfrangible.

 

Un instant nouveau, incongru,

Là délicieux, ci apaisant,

De son émoi, si peu congru,

Tout autre, câlin et si plaisant.

 

Quelle est la source de sa naissance,

De quelle mémoire est-elle la fuite ?

De quoi est-elle la résurgence,

Ici voulue ou bien fortuite. ?

 

Douce et belle, elle caresse notre âme,

L’effleure puis lentement l’embrasse,

Souvenir, la main d’une femme,

Aliciante, dans toute sa grâce.

 

Un visage, un regard, un sourire,

Le parfum charnel de ses lèvres,

Le ciel que l’on revoit courir,

La brise, chaude et moite telle une fièvre.

 

Un instant délicat qui nous berce,

Qui s’infiltre et nous enserre,

Qui là délicieusement nous perce

Entier nous transperce et nous serre.

 

Prenant, indicible, merveilleux,

Transe instante, mystique et si belle,

Des larmes dans le cœur et les yeux,

Intime s’étire la ribambelle.

 

Douce ivresse de nos accordances,

Derviche d’un moment qui se crée,

Ballerine d’une âme qui danse,

L’instant délivre son secret.

(21/11/2015)

 

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 22:10

 

Le ciel, ses volutes incérées,

Ces nues épaisses grises grosses et grasses,

Là-haut lourdement insérées,

Compactes immobiles et sans grâce.

 

Comme semblant écraser le monde,

Vouloir l’étouffer de leur masse,

Les nuages au ciel se confondent

Puis là peu à peu s’y amassent.

 

L’horizon lentement se ferme

Reliant l’azur à l’ennui,

Le jour, arrivant à son terme

Se laisse terrasser par la nuit.

 

Les cieux noircis semblent des vagues,

Onde sale figée en l’empyrée,

Marée s’étalant dans le vague,

Dedans cet abîme aspirée.

 

La voute est un marais céleste

Empli de nuages engrossés,

Gravides de leurs enfants peu lestes

Par-dessus la terre exhaussés.

 

Etrange instant qui là nous presse,

Le tout sur lui se refermant,

Le ciel alors devenu presse

Lourd, lent, s’abaisse nous enfermant.

(20/11/2015)

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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 11:59

Une pensée qui nait,

Grandit croît et s’installe,

D’une autre la puinée,

Confusément étale.

 

Elle traverse le corps,

Toute entière de l’esprit,

S’emparant du décor

De la chair à tout prix.

 

L’émotion d’un instant,

En sa suprême grandeur,

Qui s’étire et se tend

En cette douce rondeur.

 

Un visage, un sourire,

Une voix qui résonne,

Eclatant de son rire,

De ce rire qui étonne.

 

Dans la peau une vague,

Onde belle et sublime,

Qui s’écoule et divague

Devenant un abîme.

 

Lors le temps là n’est plus,

Ni les jours ni leurs heures,

Il n’est point de surplus

Quand l’instant est aux heurs.

 

Son regard émeraude

Si précieux si troublant,

Deux étoiles qui maraudent

Tels des astres brûlants.

 

Une image intérieure

De désir et de trouble,

Petit être rieur,

Le voilà qui se trouble.

 

Une pensée qui fuit,

Qui s’éloigne et s’estompe,

L’émotion qui la suit,

Là se meurt et nous trompe.

(15/11/2015)

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 22:06

Tópicos de la noche

Un crépuscule qui se réveille,

Ses draps légers teintés d’opale,

La lune sortant de son sommeil

Dessus les nues aux reflets pâles.

 

Des arbres nus dressant leurs ombres,

Le cri d’un chien dans le lointain,

Le vent glacé dans la pénombre,

Là des ornières miroirs sans tain.

 

Un cœur serré pleurant sa vie,

Une chambre froide et ses mansardes,

Une âme lassée sans plus d’envie,

Un jeune chevreuil cherchant sa harde.

 

Comme un écho venu d’ailleurs,

Un air qui tourne dedans la tête,

Une musique toute intérieure

Qui se répète et qui entête.

 

Une lourde larme venue de loin,

Un gémissement là contenu,

Un étonnement, son coup de poing,

Nous saisissant sans retenue.

 

Un mauvais rêve comme un refrain,

Une vieille charpente qui craque et pleure,

Un vieux remord rongeant son frein,

Un courant d'air qui nous effleure.

 

L’éternité des cieux sans fin,

La terre qui danse oscille et tourne,

Un maigre chat criant sa faim,

Une musaraigne qui s'en détourne.

 

La sorge étire son noir satin,

L’oiseau de nuit s’envole et glisse,

L’aurore d’automne cherche le matin,

Les champs obscurs semblent si lisses.

 

Le temps qui passe, le ciel qui court,

La nuit qui tombe et se relève,

La lune gibier d’une chasse à courre,

Déjà demain le jour se lève

.

 

(14/11/2015)

 

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 17:37

 

Apposer ses doigts sur les touches,

Dans cette émotion de l’instant,

De celle troublante qui nous attouche,

De ce frisson là si prestant.

 

Lors, les laisser faire cette musique,

L’étrange ballet de leurs mouvements,

Digitales danseuses aphasiques,

Légères dans leurs accordements.

 

Des lettres, phonèmes et syllabes,

Qui se créent, s’aboutent et s’enchainent,

Destriers de mots attelables

Libres, se succédant à la chaîne.

 

Dire, réaliser sa pensée,

Trahir l’émotion, la traduire,

Ces choses troubles et insensées,

Vouloir ci là les reproduire.

 

Clavier, des doigts la balade,

La partition sans clef de sol,

Tangos, valses, musettes et ballades,

L’étrange orchestre à l’entresol.

 

Ci composer sans instruments

Une symphonie de l’intérieur,

Sonner si fort incongrûment

Cette aphonie venue d’ailleurs.

 

Rire et pleurer du bout des doigts,

Sécher ses larmes par un retrait,

L’exclamation comme il se doit,

Une orthographe toute en portrait.

 

Hurler, crier par des appuis,

Chorégraphie de ces phalanges,

Comme s’en allant de puits en puits

Pour abreuver de sons les anges.

 

Jeter ensembles les mots épars,

En tapotant sur un clavier,

Tiret venant qui s’en repart,

Les alignant non abréviés.

 

Ecrire, écrire à en pleurer,

Vomir son ventre, vomir ses tripes,

Taper des doigts sans se leurrer,

Vider sa tête comme on l’étripe.

(14/11/2015)

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 15:05

De feu de fer de soufre,

Dieu est un assassin,

Car si ainsi l’on souffre

Tel est son dessein.

 

Non, point de paradis,

D’amour, de rédemption,

Nul n’est bon ou maudit,

Ni n’a de préemption.

 

Ci conçu par lui-même,

Depuis la nuit des temps,

Récoltant ce qu’il sème,

Instant après instant.

 

Le mensonge du bonheur,

Celui de la raison,

Que sera la bonne heure

Un jour dans la maison?

 

L’illusion des demains,

Des jours-là bien meilleurs,

De l’union des deux mains,

Dans un monde bien ailleurs.

 

Dieu n’est qu’un beau prétexte,

Pour nous tous faire accroire,

Que tout est dans les textes,

Qu’il nous suffit d’y croire.

 

Le verbe n’est que le nôtre,

En lui rien de divin,

Dieu n’est pas un autre,

Ni son fils dans le vin !

 

L’immanence est humaine,

Bien fade, bien terne et sombre,

Si peu loin elle nous mène

Nous ne sommes que des ombres.

 

Dieu n’est ni ne sera,

Oui le monstre est un être,

Un être, qui toujours fera,

L’offrande pour s’en repaître.

(14/11/2015)

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 21:43

( Une photo, une émotion, un corps nu sublime... des mots)

 

L’étale plaine de son corps,

De sa peau la finesse,

La lumière comme accore

Son parfum d'aloes.

 

Sur le dos étendue

Si bellement dénudée,

Ventre et lombes tendus

En l’instant éludé.

 

 

De sa gorge la vallée,

L’opulence de ses seins,

Aréoles halées

Emotion d’un dessein.

 

Le contour de ses hanches

Tel un bel aparté,

Silhouette si blanche

Sous la douce clarté.

 

L’ombilic, les sillons,

De ses muscles le dessin,

Délicats tourbillons

Dessinant son bassin.

 

Le delta de ses cuisses,

La sublime colline,

Réceptacle et calice

De ses lèvres salines.

 

Merveilleux paysage

De ce corps d’une enfant,

D’une femme sans âge

A l'éclat triomphant.

 

Là n’est rien de plus beau

Que cette émotion-ci,

Mon regard sur sa peau,

de lumière adoucie.

(11/11/2015)

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 18:50

Ces courbes et son corps

S’accorde son cœur,

Se courbe l’accord

L’accord de son chœur.

 

L’éclat de son âme,

De son âme jolie,

L’ancolie d’une femme

En sa mélancolie.

 

Sa dance et sa Geste

Gestes de sa dance,

Silence si leste

Céleste et si dense.

 

Ci belle et si jeune

Si jeune de son temps,

De son tant le jeûne

La gêne se l’ôtant.

 

Là nue sous le ciel

De ces cieux sans ses nues,

Ces dits cieux essentiels

Essentiels devenus.

 

Douce femme gracile

Qui enfante sa flamme,

Dans les fentes de ses cils

Son regard nous enflamme.

 

Ces courbes encore

L’angor de mon cœur,

Dans l'encore de ce corps

Où s’accorde son chœur.

(07/11/2015)

 

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