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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 21:23

 

Sa robe de tulle et de dentelle

Ses jambes et talons hauts,

La délicieuse bagatelle

Des péchés capitaux.

 

Comme surgissant de cette robe,

Sortent ses cuisses si troublantes,

Muscles fins que sa peau enrobe,

Si belles enivrantes.

 

Lors mon esprit la déshabille,

Laissant choir sa tenue,

Me laissant alors la resquille

Spectacle de son corps nu.

 

La belle cambrure de ses chevilles,

Le galbe de ses mollets,

Sa peau si blanche qui l'habille

En mes yeux immolée.

 

En le delta glabre de ses cuisses

Niché au plus intime,

Le feston de ses lèvres lisses

Délices illégitimes.

 

Ma pensée curieuse s'enivre,

Folle, la tête lui tourne,

La chair elle aussi se sent ivre

Tout en elle se retourne.

 

Là, nue, troublante et si cambrée,

Ballerine immobile,

Par une douce lumière encimbrée

Blanche princesse nubile.

 

D'elle, et tout entier de désir,

En cette lave brûlante,

Sous cette poix vive du plaisir,

Si vive et si prégnante.

 

Sa robe de tulle et de dentelle

Ses jambes et talons hauts,

La délicieuse Tarentelle

Des péchés capitaux.

(24/03/2016)

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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 18:47

La balancelle du temps

Qui s'en va et s'en vient,

La caresse d'un instant

D'un instant qui revient.

 

Un regard inconnu,

Un sourire anonyme,

Cet hier revenu

En notre âme qui s'anime.

 

Une émotion nouvelle

A la saveur passée,

Qui là se renouvelle

Ne semblant repasser.

 

Comme une autre musique

Un plagiat délicieux,

De pensées qui musiquent

Egarées sous les cieux.

 

Le vent, sa ribambelle,

Sa caresse impalpable,

Le sourire d'une belle

A la beauté du diable.

 

Quelques notes dans la tête,

Un refrain qui enivre,

Ritournelle qui entête

Qui bellement nous fait vivre.

 

Un garrot là si doux,

Sa merveilleuse étreinte,

Ce regain aigre-doux

D'un passé qui se teinte.

 

Des pas, prémices d'une danse

D'un ballet solitaire,

D'un danseur qui s'élance

Semblant quitter la terre.

 

 

Un matin qui se lève

Oublieux de la nuit,

Ce jour neuf qui s'élève

Quand nos rêves eux s'enfuient.

 

La balançoire qui va,

Qui revient, revient seule,

Un opéra sans diva,

Un instant qui esseule.

(22/03/2016)

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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 13:06

 

 

Sa robe semble une gangue

Le fourreau de son corps,

L'enveloppe d'une cangue

Là tissée sans raccord.

 

Sa longue chevelure

Aux reflets cramoisis,

Dessinant l'encolure

Sans aucun écrasis.

 

Ses lèvres rouges et fines

Bel ourlet si charnel,

Pourpre rose paraffine

A l'éclat criminel.

 

Comme sortant de sa robe

Ses cuisses douces et graciles,

Là l'instant se dérobe

Dans un battement de cils.

 

Telle une étrange chimère,

L'enfant devenue femme,

Sensuelle éphémère

Chimère touchant notre âme.

 

Elle est un jeune oiseau

Le frais bouton d'une fleur,

Le vent sur les roseaux,

Sa caresse qui effleure.

 

Un soleil qui se lève,

La rosée du matin,

Papillon qui s'élève

Dans un ciel de satin.

 

Elle est notre désir,

Cet interdit brûlant,

Cette attente du plaisir,

D'un plaisir violent.

 

Innocente et coupable,

Coupable d'être belle,

Si belle et adorable,

Adorable colombelle.

(22/03/2016)

 

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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 13:32

Les reflets de sa nacre

Sombre perle sauvage,

En l’éclat de son sacre

Ce dernier achevage.

 

Sa silhouette ferme

Opulente et légère

Belle plante qui germe

De l'été messagère.

 

Toute de courbes lisses

De pleins et déliés,

Telle la plume qui là glisse

Teintée de l'encrier.

 

La voici paraissant,

Bellement dessinée,

En ses traits caressants,

Troublante Vahiné.

 

Femme, berbère ou d'ébène,

Sirène d'un au-delà,

En la cité urbaine

Princesse que voilà.

 

Elle est tel un mirage

Une belle ombre qui passe,

De l'aurore le moirage

Dans la nuit qui s'efface.

 

Le temps suspend son vol

Comme figé par l'instant,

Nul oiseau ne s'envole.

Dans l'éclat cécitant.

 

On la regarde coit

Interdit fasciné,

En cet instant de soi

Au  désir condamné.

 

Si belle et différente,

Unique et sensuelle,

Sirène conquérante

Là sublime et duelle.

(20/03/2016)

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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 14:03

 

D'ombres de courbes et de formes

Sublime création,

Contraste de l'uniforme

Divine adoration.

 

Perle noire mystérieuse,

Sombre nacre du mélange,

Douce vision ébrieuse

Sensuellement étrange.

 

Les traits de son visage,

Le dessin de ses lèvres,

De son buste l'image

Si troublante de fièvre.

 

Le cintre de ses lombes,

Arc si ferme et tendu,

Sa chevelure qui tombe,

Lave, bellement étendue.

 

Là si femme et déesse,

Charnelle et callipyge,

Magnifique arabesse

Si désirable stryge.

 

Ses yeux profonds et sombres,

Meurtrières abyssales,

Où semblent être des ombres

Invitées commensales.

 

Prémices d'un désir,

Délicieux incipit,

Instances du plaisir,

Fou, que l'on précipite.

 

Femme, absolument femme,

Croisée de nos sentiers,

Métisse qui nous enflamme,

Si douce et sans pitié.

 

Flagrance dans l'uniforme

Sublime création,

Sensuelle en ses formes

Divine adoration.

(18/03/2016)

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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 22:13

 

La mélodie des âges

Son refrain si chantant,

Dans le flou d'un mirage

Sur la terre qui s'étend.

 

Marabunta des êtres,

L'étrange migration,

Des ombres sans paraître

Fuyantes d'obligation.

 

Voici la procession

Le défilé des âmes,

Qui sans intercession

Portent le bât de leurs larmes.

 

Depuis le premier jour,

Celui de la raison,

Il n'est plus d'abat-jour

Recouvrant l'horizon.

 

Plus avant, plus encore,

Cette fuite éternelle,

La migration des corps,

Silhouettes charnelles.

 

Sous les nues qui défilent

Labile troupeau céleste,

Les êtres vont à la file

Sur cet orbe terrestre.

 

Longue la ligne s'étire

Dans l'amble des forçats,

Condamnés et martyrs

S'en venant là et çà.

 

La clepsydre du temps

Son chagrin qui dégoutte,

Ses sanglots insistants

S'écoulant goutte à goutte.

 

Esclaves de leurs passions

De leurs doutes et leurs peurs,

De cette lourde scansion

Écrasés de torpeur.

(14/03/2016)

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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 11:02

( De l'universalité des mythes et des contes)

 

Quand la terre et le ciel

S'unissent à l'horizon

Devenant arc- en ciel

Symbolique paraison.

 

La mémoire des ancêtres

S'écrivant de paroles,

Dans l'histoire des ces êtres,

De ces jeux de leurs rôles.

 

Parturientes agrestes

Dans les mythes et le contes,

Cette union si céleste

Que ces dires nous racontent.

 

Le chaos le déluge,

La nuit qui se dépose,

Il n'est plus de refuge

Car ces dieux nous imposent,

 

Rien n'est plus important

Que ce que les mots sèment,

Qu'importe le lieu, le temps,

Notre histoire est la même.

 

Quand bien même le voyage,

La dispersion des âmes,

L'épopée de nos âges,

Identiques sont les drames.

 

La palette des peaux

Ces couleurs cutanées,

Dessous leurs oripeaux

L’épiderme est tanné.

 

Malgré les migrations

Depuis la nuit du temps,

La même superstition

Se transmet et s'étend.

 

Le verbe est héritage,

La mémoire des aïeux,

C'est un bien en partage,

Bien commun merveilleux.

(14/03/2016)

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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 12:13

(Pour Anaîs qui traverse actuellement un orage violent qui déchire son âme.)

 

 

Les larmes d’un soleil,

Là s’écoule son sang,

Ces sanglots nonpareils

D’un chagrin si décent.

 

Ce jourd’hui douloureux,

De son aube nouvelle,

Par ce froid rigoureux

Qu’un présent lui révèle.

 

Son azur embué

Si rouge et translucide,

Douleur attribuée

Si prégnante et acide.

 

Ces hier si lointains

Cancellés par ce jour,

Devenus incertains

Des mensonges de toujours.

 

Le sourire d’une aurore

La rosée du chagrin,

Cette peine en décor

Comme l’ivraie dans le grain.

 

Elle pleure de l’évidence,

De sa vie qui se brise,

Les pensées plus ne dansent,

Du futur ne se grisent.

 

L’horizon est si bas,

Sali dans sa couleur,

Par la teinte d'un bât

De ce poids de douleur.

 

Là touchante et si belle,

Si blessée par la vie,

Orchidée sans labelle

Bafouée à l’envi.

 

Un jour s’en reviendra,

Sans larmes ni tristesse,

Son orbe s’élèvera

Soleil si belle altesse.

(27/02/2016)

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 12:19

(Instant subreptices,impromptus, qui ne durent, ni ne sont vraiment, sinon dans l'émotion qu'ils suscitent... charmants, charmeurs et délicats)

 

Une rencontre imprévue,

L'encontre de destins,

Rien ci bas n’est prévu,

Passagers clandestins.

 

Sa beauté si troublante,

Quand se croisent les regards,

La voici nonchalante,

Dans ce temps qui s’égare.

 

Toute entière de son charme,

Du tracé de ses lèvres,

Cet ourlet vif et parme,

Ciselure d’un orfèvre.

 

Un éclat de lumière

Incident et magique,

Ses sourcils ses paupières,

Chevelure magnifique.

 

Emotion longue étale,

Elle s’arrête puis repart,

Le soleil semble pâle,

Tant ici nous sépare.

 

Douce ivresse intérieure

Celle d’une âme qui danse,

De ce trouble sourieur

Caressante balance.

 

Une belle inconnue

Sensuelle et si femme,

Dans l’instant retenue,

Mystérieuse est son âme.

 

Les chemins se décroisent,

Se séparent se retirent,

Le temps déplie sa toise,

Lente, l'émotion s'étire.

 

Le hasard nous écrit,

Dessinant nos destins,

Que la vie là décrie,

L'écrivant sur son tain.

(14/02/2016)

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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 13:11

 

Un instant de la vie

Sa musique et ses gestes,

Un cœur et ses envies,

Ses saccades là si lestes.

 

Nouveau jour qui se lève,

Douce caresse du vent,

Ce temps ci nous élève,

Le soleil au levant.

 

Sons regards et silences,

Le passé qui revient,

Un frisson, une dance,

Une chamade qui s’en vient.

 

Des vagues la syncopée,

L’horizon qui se grise,

Des bois la canopée,

Ce cœur qu’on dévalise.

 

Ballet des jours qui passent,

Ballerines légères,

Nos chagrins qui se lassent,

Leurs blessures étrangères.

 

Tourbillons intérieurs,

Le tango de nos âmes,

Souvenances meilleures,

Le futur est en flammes.

 

Un baiser qui s’efface,

Une larme qui nait,

Sacré tour de passe-passe,

C’est l’amour qui renait.

 

Les mélopées intimes,

Comptines et berceuses,

Nos enfances sont infirmes

Des absences silencieuses.

 

Le temps claudique et part,

Tic-tac, boite l’horloge,

Quand s’en vient le départ,

La vie là nous déloge.

(31/01/2016)

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