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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 19:31

 

La vie, son acre parfum,

Son ivresse insolente,

Ses limites et sa fin,

Sa douceur impudente.

 

Simple hasard sans son dieu,

Carrefours et croisements,

Ses instants compendieux,

D’éclats et pavoisements.

 

De mots et de silences,

D’abandons et de plaintes,

Les plateaux d’une balance

Au réglage hors d’atteinte.

 

Un chemin qui se trace,

Se dévie, se détourne,

Dont se perdent les traces,

Pour celui qui se tourne.

 

Nul dessein nul Eden,

Un calice qui se vide,

Un refrain, une fredaine,

Une pelote qu’on dévide.

 

La simple vanité,

D’une particule dans ce tout,

Dans cette éternité,

L’infime est ci partout.

 

Qu’importent les lendemains,

Ces journées qui s’enviennent,

Il n’est point de demain

Ni de valse de Vienne.

 

S’il n’est nul pour le voir

Il n’est point d’univers,

A quoi bon le savoir

Quand on est Gulliver.

 

Une parenthèse des temps,

Petit rien dans le tout,

La vie n’est qu’un instant,

Petit instant, c’est tout.

(24/12/2015)

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 18:52

La caresse d’un instant,

D'une belle ombre qui passe,

Un regard hésitant,

Comme sortie d’une impasse.

 

Sa robe noire de dentelle,

Ses cheveux champ de blé,

Sur ses yeux les pastels

Dans son fard assemblés.

 

Si belle, mince et légère,

Là, glissant comme une eau,

S'écoulant étrangère,

Fines jambes talons hauts.

 

Ses yeux bleus, son sourire,

La blancheur de sa peau,

L’on voudrait la chérir

Tant l’instant est si beau.

 

Sa bouche est un baiser,

Un fruit gorgé de sève,

Son parfum si boisé

Nous embrasse et s’élève.

 

Lors le temps s’alentit

Se concentre, se restreint,

En ce doux ralenti

Sa beauté nous contraint.

 

Il n’est qu’elle simplement,

Elégante et si belle,

S’en venant bellement

Douce blonde colombelle.

 

Même les mots elle étonne,

Indicible et troublante,

Dans cette foule elle détone

Tant elle est étonnante.

 

La caresse d’un regard,

D’une belle ombre qui passe,

Un instant qui s’égare,

Débouquant d’une impasse.

(21/12/2015)

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 12:38

Ella…alli

Une bouche, un regard,

Un instant différent,

Le moment qui s’égare,

De ce temps efférent.

 

Des mots qui se refusent,

Tant l’émotion se fait,

Emotion si confuse

Quand l’instant contrefait.

 

Tant de grâce, d’élégance,

Féminine, sensuelle,

Chaque pas est une dance,

Un mouvement si duel.

 

Une étrange mouvance

Qui ondule intérieure,

Si troublante attirance

Là présente et d’ailleurs.

 

Le dessin de son corps,

De ses courbes alliciantes,

Là si belle, plus encore,

Une étoile scintillante.

 

Elle passe, rit et sourit,

Légère et si gracieuse,

Dans l’instant qu’elle nourrit

Elégante et précieuse.

 

Parenthèse de ce temps

De ce jour qu’elle efface,

Ce présent cécitant

Là empli de sa grâce.

 

Il n’est qu’elle et nulle autre

Désirable et si rare,

Dans ce trouble qu’est le nôtre,

Invincible curare.

 

Ses lèvres et son regard,

Cet instant différent,

Ce moment si hagard,

De son charme afférent.

(13/12/2015)

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 20:30

...et j'écoutais cela dans le noir, mon frère ainé l'avais ramené sur une bande magnéto.... lorsque le magnéto s'arrêtait, là dans le noir était une étrange sensation, un si grand vide... une émotion venue d'ailleurs, éternelle... les années ont passé...

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 15:43

L’eau forte de leurs ramures,

L'aquarelle de ces hêtres,

Silhouettes sans parure

Qui ne semblent plus être.

 

Cette étrange majesté

De ces géants-ci nus,

Aux coiffes délestées

Dans l’automne et ses nues.

 

Des lichens et des mousses,

Leurs parfums si boisés,

Un tapis de feuilles rousses,

Par ces arbres toisées.

 

Une lumière de pénombre

En leur intrication,

Tous ces troncs là en nombre

Sans aucune médiation.

 

L’humus et son odeur,

Le frottement de ces feuilles

Dans le souffle émondeur

Quand la brise les effeuille.

 

L’écho sourd du silence

Profonde infinité,

Quelques branches se balancent

Etrange éternité.

 

Un chemin, ses ornières,

La glaise brune et collante,

Des ronces et leurs lanières

Aux morsures si brûlantes.

 

Morts, gnomes et bosquets,

Vieilles grumes brisées,

Arthritiques embusqués,

Cyclopes martyrisés.

 

Sombres lavis pastel

D’un cimetière silencieux,

L’orée aux arantèles

Sur ces troncs disgracieux.

(12/12/2015)

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 21:42

La nuit ici s’écoule,

Noire, son ciel enivré,

Les nues qui s’y déroulent,

Dans l’ombre délivrées.

 

Les cieux courent et s’enfuient

Emportés par le vent,

Cet orbe couleur de suie

Sur la terre s’élevant.

 

Courant du firmament

Rivière sombre et céleste,

La sorge résolument

Ci déroule sa Geste.

 

Le ballet éthéré

De ces étoiles nocturnes,

Sur la scène aérée

Aux anneaux de saturne.

 

Tourbillons et volutes,

Où la lune se noie,

Toute entière de la lutte,

Dans ces cieux qui l’ennoient.

 

Une étrange plaie diffuse

Sur l’horizon lointain,

La nappe si confuse

D’un rouge qui là déteint.

 

L'impalpable cavalcade

Dessus ces langues de sang,

Ces rivières et cascades

Aux remous incessants.

 

Des chevaux invisibles

A la robe luisante,

Ruent, se cabrent, invincibles

Telles des vagues brisantes.

 

La nuit est un théâtre,

Une arène, un combat,

Où les âmes viennent se battre

Pour la reine du sabbat.

 

 

(01/12/2015)

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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 14:22

 

Des jours la procession,

La litanie des heures,

Des sourires en cession,

L’Hypocrisie des leurres.

 

Leurs baisers, leurs morsures,

Leurs visages qui défilent,

De douleurs en blessures,

Ils nous mentent à la file.

 

Chaque jour, chaque instant,

Si désireux d’eux-mêmes,

Souriants insistants,

Pour nous dire qu’ils nous aiment.

 

Il n’est là que mensonge

Que le désir de prendre,

De nous voler nos songes

Nous trahir nous surprendre.

 

C’est la noria qui tourne,

Qui égrène la vie,

Qui chaque jour nous détourne

Nous blessant à l’envi.

 

De nous ces parasites,

Ces voleurs de nos âmes,

Qui jamais-là n’hésitent

A moucher notre flamme.

 

Ces égorgeurs du monde

Charmeurs et patelins,

Viles bêtes immondes

Dévoreurs d’orphelins.

 

Ils sont là, alentour,

Anonymes et communs,

Nous faisant leurs sales tours

Aujourd’hui et demain.

 

Faux voisins, faux amis,

Inconnus et collègues,

Nourrisseurs d’infamie,

De ces plaies qu’ils nous lèguent.

 

Peste noire, choléra,

Promiscuité des êtres,

Nul ici ne verra,

Ces gens-là disparaitre.

(29/11/2015)

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 13:44

 

Le début d’une valse, si légère,

D’une douce caresse, presque tangible,

De son émotion, passagère,

Allante diffuse et réfrangible.

 

Un instant nouveau, incongru,

Là délicieux, ci apaisant,

De son émoi, si peu congru,

Tout autre, câlin et si plaisant.

 

Quelle est la source de sa naissance,

De quelle mémoire est-elle la fuite ?

De quoi est-elle la résurgence,

Ici voulue ou bien fortuite. ?

 

Douce et belle, elle caresse notre âme,

L’effleure puis lentement l’embrasse,

Souvenir, la main d’une femme,

Aliciante, dans toute sa grâce.

 

Un visage, un regard, un sourire,

Le parfum charnel de ses lèvres,

Le ciel que l’on revoit courir,

La brise, chaude et moite telle une fièvre.

 

Un instant délicat qui nous berce,

Qui s’infiltre et nous enserre,

Qui là délicieusement nous perce

Entier nous transperce et nous serre.

 

Prenant, indicible, merveilleux,

Transe instante, mystique et si belle,

Des larmes dans le cœur et les yeux,

Intime s’étire la ribambelle.

 

Douce ivresse de nos accordances,

Derviche d’un moment qui se crée,

Ballerine d’une âme qui danse,

L’instant délivre son secret.

(21/11/2015)

 

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 22:10

 

Le ciel, ses volutes incérées,

Ces nues épaisses grises grosses et grasses,

Là-haut lourdement insérées,

Compactes immobiles et sans grâce.

 

Comme semblant écraser le monde,

Vouloir l’étouffer de leur masse,

Les nuages au ciel se confondent

Puis là peu à peu s’y amassent.

 

L’horizon lentement se ferme

Reliant l’azur à l’ennui,

Le jour, arrivant à son terme

Se laisse terrasser par la nuit.

 

Les cieux noircis semblent des vagues,

Onde sale figée en l’empyrée,

Marée s’étalant dans le vague,

Dedans cet abîme aspirée.

 

La voute est un marais céleste

Empli de nuages engrossés,

Gravides de leurs enfants peu lestes

Par-dessus la terre exhaussés.

 

Etrange instant qui là nous presse,

Le tout sur lui se refermant,

Le ciel alors devenu presse

Lourd, lent, s’abaisse nous enfermant.

(20/11/2015)

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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 11:59

Une pensée qui nait,

Grandit croît et s’installe,

D’une autre la puinée,

Confusément étale.

 

Elle traverse le corps,

Toute entière de l’esprit,

S’emparant du décor

De la chair à tout prix.

 

L’émotion d’un instant,

En sa suprême grandeur,

Qui s’étire et se tend

En cette douce rondeur.

 

Un visage, un sourire,

Une voix qui résonne,

Eclatant de son rire,

De ce rire qui étonne.

 

Dans la peau une vague,

Onde belle et sublime,

Qui s’écoule et divague

Devenant un abîme.

 

Lors le temps là n’est plus,

Ni les jours ni leurs heures,

Il n’est point de surplus

Quand l’instant est aux heurs.

 

Son regard émeraude

Si précieux si troublant,

Deux étoiles qui maraudent

Tels des astres brûlants.

 

Une image intérieure

De désir et de trouble,

Petit être rieur,

Le voilà qui se trouble.

 

Une pensée qui fuit,

Qui s’éloigne et s’estompe,

L’émotion qui la suit,

Là se meurt et nous trompe.

(15/11/2015)

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