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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 21:05

 

Arraché de mon flanc

Posé là devant moi,

Là ce cœur se gonflant

De souffrance et d’émoi.

 

Je veux qu’il crève cet abat,

Qu’il saigne et se déchire,

Comme un chien qu’on abat,

Pour de lui s’affranchir.

 

Qu’il se tord et suffoque

Se démenant à battre,

Charnelle pendeloque

De douleur se débattre.

 

Qu’il vomisse ses chamades,

Ses amours si stupides,

Ses errances nomades,

Ses attentes torpides.

 

Ci qu’on le donne aux bêtes

Que vite elles s’en repaissent

Gourmandes analphabètes

De leurs mâchoires le dépèce.

 

Qu’il crève enfin pourrisse !

Que son sang vite s’écoule !

Qu’à grands jets il jaillisse,

Pour maculer la foule.

 

Oyez les braves gens,

Venez voir la canaille !

La voici s’affligeant

La morsure des tenailles !

 

Je me fais l’apostat,

Devant tous le renie !

Regardez le constat

Face vous le dénie !

 

Arraché de mon être

Posé là devant moi,

Là ce cœur sans son maître

Ce faux-frère siamois.


(30/12/2015)

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 18:43

 

Ces mots que l’on attend,

Qui souvent se refusent,

Paroles d’un instant,

Malhabiles et confuses.

 

Ces mots que l’on redoute,

Que l’on évite sans cesse,

Tout entier de nos doutes,

Refusant leur caresse.

 

Ces mots que l’on espère,

Mais qui pourtant se taisent,

D’eux jamais il n’appert

Cet instant qui apaise.

 

Ces mots ci impossibles,

Trop petits, trop étroits,

Par bien trop indicibles

Comme Hélène fut pour Troie.

 

Des mots qui nous étreignent,

Nous étouffent et martèlent,

Qui souvent nous atteignent

Nous blessant sans attelle.

 

Des mots que l’on oublie,

Que l’on efface si vite,

Que l’on perd dans l’oubli

Refusant leur invite.

 

Des mots, mots qui se meurent,

Silencieux du passé,

Qui refusent la demeure

Se disant dépassés.

 

Des mots là inutiles,

Perdues et désœuvrés,

Devenus versatiles

Si polis et navrés.

 

Ces mots plus attendus,

Oubliés, envieillis,

Jamais plus entendus,

Ces mots, qui ont faillis.

(29/12/2015)

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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 14:54

 

Ce si joli lagon,

Lointain et d’émeraude,

Joyau des maragons,

Des oiseaux en maraude.

 

Sa sirène si belle,

Naïade silhouette,

Au soleil sans ombrelle

Pacifique alouette.

 

Lointaine mais si présente,

L’ondine de mes rêves,

Cette image séduisante,

D’une femme qui se lève.

 

Sur ce sable si chaud

D’un hiver au soleil,

Paraissant une chaux

Si fine et sans pareille.

 

L’ambre claire de son corps,

Ses courbes dessinées,

Belle, dans ces temps encore

En mes yeux fascinés.

 

Etrange vahiné

En cette aube nageant,

De l’aurore la puinée

Sur l’horizon changeant.

 

Inscrite au plus intime

En les tréfonds de l’âme,

A mon cœur elle intime

De raviver sa flamme.

 

Elle est là, incarnée,

En cette émotion vraie,

Si bellement atournée,

Telle la graine dans l’ivraie.

 

Chaque jour, chaque nuit,

Comme je cherche la lune,

Je la cherche, je la suis,

En sa tiède lagune.

(27/12/2015)

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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 14:54

Ce si joli lagon,

Lointain et d’émeraude,

Précieux des maragons,

Des corsaires en maraude.

 

Sa sirène si belle,

Naïade silhouette,

Au soleil sans ombrelle

Pacifique goêlette.

 

Lointaine mais si présente,

Cette ondine dans mes rêves,

Telle l'image séduisante

D’une femme qui se lève.

 

Sur ce sable si chaud

D’un hiver au soleil,

Paraissant une chaux

Finement nonpareille.

 

L’ambre claire de son corps,

De ses courbes dessinées,

Belle, dans ces temps encore,

En mes yeux fascinés.

 

Etrange vahiné

En cette aube nageant,

De l’aurore la puinée

Sur l’horizon changeant.

 

Inscrite au plus intime

En les tréfonds de l’âme,

A mon cœur elle intime

D'y aviver sa flamme.

 

Elle est là, incarnée,

En cette émotion vraie,

Si bellement atournée,

Telle la graine dans l’ivraie.

 

Chaque jour, chaque nuit,

Comme je cherche la lune,

Je la cherche et la suis

En sa chaude lagune.

(27/12/2015)

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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 13:44

 

Ce si joli lagon,

Lointain et d’émeraude,

Joyau des maragons,

Des oiseaux en maraude.

 

Sa sirène si belle,

Naïade silhouette,

Au soleil sans ombrelle

Pacifique alouette.

 

Lointaine mais si présente,

L’ondine de mes rêves,

Cette image séduisante,

D’une femme qui se lève.

 

Sur ce sable si chaud

D’un hiver au soleil,

Paraissant une chaux

Si fine et sans pareille.

 

L’ambre claire de son corps,

Ses courbes dessinées,

Belle, dans ces temps encore

En mes yeux fascinés.

 

Etrange vahiné

En cette aube nageant,

De l’aurore la puinée

Sur l’horizon changeant.

 

Inscrite au plus intime

En les tréfonds de l’âme,

A mon cœur elle intime

De raviver sa flamme.

 

Elle est là, incarnée,

En cette émotion vraie,

Si bellement atournée,

Telle la graine dans l’ivraie.

 

Chaque jour, chaque nuit,

Comme je cherche la lune,

Je la cherche, je la suis,

En sa tiède lagune.

(27/12/2015)

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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 19:31

 

La vie, son acre parfum,

Son ivresse insolente,

Ses limites et sa fin,

Sa douceur impudente.

 

Simple hasard sans son dieu,

Carrefours et croisements,

Ses instants compendieux,

D’éclats et pavoisements.

 

De mots et de silences,

D’abandons et de plaintes,

Les plateaux d’une balance

Au réglage hors d’atteinte.

 

Un chemin qui se trace,

Se dévie, se détourne,

Dont se perdent les traces,

Pour celui qui se tourne.

 

Nul dessein nul Eden,

Un calice qui se vide,

Un refrain, une fredaine,

Une pelote qu’on dévide.

 

La simple vanité,

D’une particule dans ce tout,

Dans cette éternité,

L’infime est ci partout.

 

Qu’importent les lendemains,

Ces journées qui s’enviennent,

Il n’est point de demain

Ni de valse de Vienne.

 

S’il n’est nul pour le voir

Il n’est point d’univers,

A quoi bon le savoir

Quand on est Gulliver.

 

Une parenthèse des temps,

Petit rien dans le tout,

La vie n’est qu’un instant,

Petit instant, c’est tout.

(24/12/2015)

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 18:52

La caresse d’un instant,

D'une belle ombre qui passe,

Un regard hésitant,

Comme sortie d’une impasse.

 

Sa robe noire de dentelle,

Ses cheveux champ de blé,

Sur ses yeux les pastels

Dans son fard assemblés.

 

Si belle, mince et légère,

Là, glissant comme une eau,

S'écoulant étrangère,

Fines jambes talons hauts.

 

Ses yeux bleus, son sourire,

La blancheur de sa peau,

L’on voudrait la chérir

Tant l’instant est si beau.

 

Sa bouche est un baiser,

Un fruit gorgé de sève,

Son parfum si boisé

Nous embrasse et s’élève.

 

Lors le temps s’alentit

Se concentre, se restreint,

En ce doux ralenti

Sa beauté nous contraint.

 

Il n’est qu’elle simplement,

Elégante et si belle,

S’en venant bellement

Douce blonde colombelle.

 

Même les mots elle étonne,

Indicible et troublante,

Dans cette foule elle détone

Tant elle est étonnante.

 

La caresse d’un regard,

D’une belle ombre qui passe,

Un instant qui s’égare,

Débouquant d’une impasse.

(21/12/2015)

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 12:38

Ella…alli

Une bouche, un regard,

Un instant différent,

Le moment qui s’égare,

De ce temps efférent.

 

Des mots qui se refusent,

Tant l’émotion se fait,

Emotion si confuse

Quand l’instant contrefait.

 

Tant de grâce, d’élégance,

Féminine, sensuelle,

Chaque pas est une dance,

Un mouvement si duel.

 

Une étrange mouvance

Qui ondule intérieure,

Si troublante attirance

Là présente et d’ailleurs.

 

Le dessin de son corps,

De ses courbes alliciantes,

Là si belle, plus encore,

Une étoile scintillante.

 

Elle passe, rit et sourit,

Légère et si gracieuse,

Dans l’instant qu’elle nourrit

Elégante et précieuse.

 

Parenthèse de ce temps

De ce jour qu’elle efface,

Ce présent cécitant

Là empli de sa grâce.

 

Il n’est qu’elle et nulle autre

Désirable et si rare,

Dans ce trouble qu’est le nôtre,

Invincible curare.

 

Ses lèvres et son regard,

Cet instant différent,

Ce moment si hagard,

De son charme afférent.

(13/12/2015)

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 20:30

...et j'écoutais cela dans le noir, mon frère ainé l'avais ramené sur une bande magnéto.... lorsque le magnéto s'arrêtait, là dans le noir était une étrange sensation, un si grand vide... une émotion venue d'ailleurs, éternelle... les années ont passé...

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 15:43

L’eau forte de leurs ramures,

L'aquarelle de ces hêtres,

Silhouettes sans parure

Qui ne semblent plus être.

 

Cette étrange majesté

De ces géants-ci nus,

Aux coiffes délestées

Dans l’automne et ses nues.

 

Des lichens et des mousses,

Leurs parfums si boisés,

Un tapis de feuilles rousses,

Par ces arbres toisées.

 

Une lumière de pénombre

En leur intrication,

Tous ces troncs là en nombre

Sans aucune médiation.

 

L’humus et son odeur,

Le frottement de ces feuilles

Dans le souffle émondeur

Quand la brise les effeuille.

 

L’écho sourd du silence

Profonde infinité,

Quelques branches se balancent

Etrange éternité.

 

Un chemin, ses ornières,

La glaise brune et collante,

Des ronces et leurs lanières

Aux morsures si brûlantes.

 

Morts, gnomes et bosquets,

Vieilles grumes brisées,

Arthritiques embusqués,

Cyclopes martyrisés.

 

Sombres lavis pastel

D’un cimetière silencieux,

L’orée aux arantèles

Sur ces troncs disgracieux.

(12/12/2015)

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