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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 12:13

(Pour Anaîs qui traverse actuellement un orage violent qui déchire son âme.)

 

 

Les larmes d’un soleil,

Là s’écoule son sang,

Ces sanglots nonpareils

D’un chagrin si décent.

 

Ce jourd’hui douloureux,

De son aube nouvelle,

Par ce froid rigoureux

Qu’un présent lui révèle.

 

Son azur embué

Si rouge et translucide,

Douleur attribuée

Si prégnante et acide.

 

Ces hier si lointains

Cancellés par ce jour,

Devenus incertains

Des mensonges de toujours.

 

Le sourire d’une aurore

La rosée du chagrin,

Cette peine en décor

Comme l’ivraie dans le grain.

 

Elle pleure de l’évidence,

De sa vie qui se brise,

Les pensées plus ne dansent,

Du futur ne se grisent.

 

L’horizon est si bas,

Sali dans sa couleur,

Par la teinte d'un bât

De ce poids de douleur.

 

Là touchante et si belle,

Si blessée par la vie,

Orchidée sans labelle

Bafouée à l’envi.

 

Un jour s’en reviendra,

Sans larmes ni tristesse,

Son orbe s’élèvera

Soleil si belle altesse.

(27/02/2016)

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 12:19

(Instant subreptices,impromptus, qui ne durent, ni ne sont vraiment, sinon dans l'émotion qu'ils suscitent... charmants, charmeurs et délicats)

 

Une rencontre imprévue,

L'encontre de destins,

Rien ci bas n’est prévu,

Passagers clandestins.

 

Sa beauté si troublante,

Quand se croisent les regards,

La voici nonchalante,

Dans ce temps qui s’égare.

 

Toute entière de son charme,

Du tracé de ses lèvres,

Cet ourlet vif et parme,

Ciselure d’un orfèvre.

 

Un éclat de lumière

Incident et magique,

Ses sourcils ses paupières,

Chevelure magnifique.

 

Emotion longue étale,

Elle s’arrête puis repart,

Le soleil semble pâle,

Tant ici nous sépare.

 

Douce ivresse intérieure

Celle d’une âme qui danse,

De ce trouble sourieur

Caressante balance.

 

Une belle inconnue

Sensuelle et si femme,

Dans l’instant retenue,

Mystérieuse est son âme.

 

Les chemins se décroisent,

Se séparent se retirent,

Le temps déplie sa toise,

Lente, l'émotion s'étire.

 

Le hasard nous écrit,

Dessinant nos destins,

Que la vie là décrie,

L'écrivant sur son tain.

(14/02/2016)

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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 13:11

 

Un instant de la vie

Sa musique et ses gestes,

Un cœur et ses envies,

Ses saccades là si lestes.

 

Nouveau jour qui se lève,

Douce caresse du vent,

Ce temps ci nous élève,

Le soleil au levant.

 

Sons regards et silences,

Le passé qui revient,

Un frisson, une dance,

Une chamade qui s’en vient.

 

Des vagues la syncopée,

L’horizon qui se grise,

Des bois la canopée,

Ce cœur qu’on dévalise.

 

Ballet des jours qui passent,

Ballerines légères,

Nos chagrins qui se lassent,

Leurs blessures étrangères.

 

Tourbillons intérieurs,

Le tango de nos âmes,

Souvenances meilleures,

Le futur est en flammes.

 

Un baiser qui s’efface,

Une larme qui nait,

Sacré tour de passe-passe,

C’est l’amour qui renait.

 

Les mélopées intimes,

Comptines et berceuses,

Nos enfances sont infirmes

Des absences silencieuses.

 

Le temps claudique et part,

Tic-tac, boite l’horloge,

Quand s’en vient le départ,

La vie là nous déloge.

(31/01/2016)

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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 20:02

 

En la nuit silencieuse,

Sont des ombres errantes,

S’allongeant religieuses

Chalandes itinérantes.

 

Elles s’étirent et s’enfuient

Refusant la lumière,

Tels des oiseaux de nuit

Fuyant les réverbères.

 

Par devers les nuages

Se cachant malgré elle,

La lune en son voyage

Se dessine si belle.

 

Les sombres silhouettes

Par-dessus les trottoirs,

S’agitent en girouettes

S’effaçant dans le noir.

 

Un papier gras se noie

Seul, dans le caniveau,

Ramolli et benoit

Condamné au caveau.

 

Sur la ville endormie

Un brouillard se dépose,

Une brume pandémie

Sur les âmes se pose.

 

Tics,TOC des sémaphores

Qui ci clignent des yeux,

D’un orange là si fort

Saccadé lumineux.

 

Le temps glisse et se traine,

Pesant d’humidité,

Nébuleuse est sa traine

Si pleine de vacuité.

(20/01/2016)

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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 15:22

 

S'aimer comme jamais on ne le fit,

De toute sa chair, de toute son âme,

Vivre l’instant comme un défi,

Dans un brasier entier de flammes.

 

Se donner alors totalement,

Tous les deux se fondre en un seul,

Une fusion, un embrasement,

De chacun la mort sans linceul.

 

Canceller, effacer le temps

Se départir de nos passés,

Plus aucune mémoire en l’instant

Oblitérer toutes nos pensées.

 

Créer, créer tous deux cette œuvre,

Unique amalgame de nos corps,

De cet émoi faire le chef-d’œuvre,

Sensuel ballet d'un accord.

 

Mots, gestes, regards et douces caresses,

Baisers et morsures de désir,

Violence et lente paresse,

Duelle attention des plaisirs.

 

Chaudes, animales étreintes,

Flammes, dans le foyer des regards,

Offrandes au-delà les contraintes,

Sans que ci chacun ne s’égare.

 

Nos chairs lovées et serpentant,

Leur caressante intrication,

Lors nos hier se repentant

Par cette charnelle expiation.

 

S’aimer tous deux à l’infini,

En la parenthèse d’un instant,

En la chimère indéfinie

D’un amour nubile et gestant.

(31/12/2015)

 

 

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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 21:05

 

Arraché de mon flanc

Posé là devant moi,

Là ce cœur se gonflant

De souffrance et d’émoi.

 

Je veux qu’il crève cet abat,

Qu’il saigne et se déchire,

Comme un chien qu’on abat,

Pour de lui s’affranchir.

 

Qu’il se tord et suffoque

Se démenant à battre,

Charnelle pendeloque

De douleur se débattre.

 

Qu’il vomisse ses chamades,

Ses amours si stupides,

Ses errances nomades,

Ses attentes torpides.

 

Ci qu’on le donne aux bêtes

Que vite elles s’en repaissent

Gourmandes analphabètes

De leurs mâchoires le dépèce.

 

Qu’il crève enfin pourrisse !

Que son sang vite s’écoule !

Qu’à grands jets il jaillisse,

Pour maculer la foule.

 

Oyez les braves gens,

Venez voir la canaille !

La voici s’affligeant

La morsure des tenailles !

 

Je me fais l’apostat,

Devant tous le renie !

Regardez le constat

Face vous le dénie !

 

Arraché de mon être

Posé là devant moi,

Là ce cœur sans son maître

Ce faux-frère siamois.


(30/12/2015)

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 18:43

 

Ces mots que l’on attend,

Qui souvent se refusent,

Paroles d’un instant,

Malhabiles et confuses.

 

Ces mots que l’on redoute,

Que l’on évite sans cesse,

Tout entier de nos doutes,

Refusant leur caresse.

 

Ces mots que l’on espère,

Mais qui pourtant se taisent,

D’eux jamais il n’appert

Cet instant qui apaise.

 

Ces mots ci impossibles,

Trop petits, trop étroits,

Par bien trop indicibles

Comme Hélène fut pour Troie.

 

Des mots qui nous étreignent,

Nous étouffent et martèlent,

Qui souvent nous atteignent

Nous blessant sans attelle.

 

Des mots que l’on oublie,

Que l’on efface si vite,

Que l’on perd dans l’oubli

Refusant leur invite.

 

Des mots, mots qui se meurent,

Silencieux du passé,

Qui refusent la demeure

Se disant dépassés.

 

Des mots là inutiles,

Perdues et désœuvrés,

Devenus versatiles

Si polis et navrés.

 

Ces mots plus attendus,

Oubliés, envieillis,

Jamais plus entendus,

Ces mots, qui ont faillis.

(29/12/2015)

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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 14:54

 

Ce si joli lagon,

Lointain et d’émeraude,

Joyau des maragons,

Des oiseaux en maraude.

 

Sa sirène si belle,

Naïade silhouette,

Au soleil sans ombrelle

Pacifique alouette.

 

Lointaine mais si présente,

L’ondine de mes rêves,

Cette image séduisante,

D’une femme qui se lève.

 

Sur ce sable si chaud

D’un hiver au soleil,

Paraissant une chaux

Si fine et sans pareille.

 

L’ambre claire de son corps,

Ses courbes dessinées,

Belle, dans ces temps encore

En mes yeux fascinés.

 

Etrange vahiné

En cette aube nageant,

De l’aurore la puinée

Sur l’horizon changeant.

 

Inscrite au plus intime

En les tréfonds de l’âme,

A mon cœur elle intime

De raviver sa flamme.

 

Elle est là, incarnée,

En cette émotion vraie,

Si bellement atournée,

Telle la graine dans l’ivraie.

 

Chaque jour, chaque nuit,

Comme je cherche la lune,

Je la cherche, je la suis,

En sa tiède lagune.

(27/12/2015)

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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 14:54

Ce si joli lagon,

Lointain et d’émeraude,

Précieux des maragons,

Des corsaires en maraude.

 

Sa sirène si belle,

Naïade silhouette,

Au soleil sans ombrelle

Pacifique goêlette.

 

Lointaine mais si présente,

Cette ondine dans mes rêves,

Telle l'image séduisante

D’une femme qui se lève.

 

Sur ce sable si chaud

D’un hiver au soleil,

Paraissant une chaux

Finement nonpareille.

 

L’ambre claire de son corps,

De ses courbes dessinées,

Belle, dans ces temps encore,

En mes yeux fascinés.

 

Etrange vahiné

En cette aube nageant,

De l’aurore la puinée

Sur l’horizon changeant.

 

Inscrite au plus intime

En les tréfonds de l’âme,

A mon cœur elle intime

D'y aviver sa flamme.

 

Elle est là, incarnée,

En cette émotion vraie,

Si bellement atournée,

Telle la graine dans l’ivraie.

 

Chaque jour, chaque nuit,

Comme je cherche la lune,

Je la cherche et la suis

En sa chaude lagune.

(27/12/2015)

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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 13:44

 

Ce si joli lagon,

Lointain et d’émeraude,

Joyau des maragons,

Des oiseaux en maraude.

 

Sa sirène si belle,

Naïade silhouette,

Au soleil sans ombrelle

Pacifique alouette.

 

Lointaine mais si présente,

L’ondine de mes rêves,

Cette image séduisante,

D’une femme qui se lève.

 

Sur ce sable si chaud

D’un hiver au soleil,

Paraissant une chaux

Si fine et sans pareille.

 

L’ambre claire de son corps,

Ses courbes dessinées,

Belle, dans ces temps encore

En mes yeux fascinés.

 

Etrange vahiné

En cette aube nageant,

De l’aurore la puinée

Sur l’horizon changeant.

 

Inscrite au plus intime

En les tréfonds de l’âme,

A mon cœur elle intime

De raviver sa flamme.

 

Elle est là, incarnée,

En cette émotion vraie,

Si bellement atournée,

Telle la graine dans l’ivraie.

 

Chaque jour, chaque nuit,

Comme je cherche la lune,

Je la cherche, je la suis,

En sa tiède lagune.

(27/12/2015)

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