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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 23:18

Irse

 

Partir, ne pas se retourner,

Contenir l'émotion qui crie,

Que rien ne vienne vous détourner,

Même si tout en vous se récrie.

 

Laissez donc vos larmes couler,

Que se vident les coffres du passé,

Qu'importe de le voir s'écrouler

Puisque ses heures sont dépassées.

 

Il ne s'agit pas d'oublier,

De tout effacer ce qui fut,

Mais lors de ne plus publier

De votre bonheur les refus.

 

Marcher droit devant sans la peur,

Canceller enfin les regrets,

Fuir l'indolence et la torpeur

Être en l'instant l'émigré.

 

Retenir en soi la chamade

Si forte angine là délicieuse,

Devenir enfin le nomade

De cette autre vie audacieuse.

 

Cesser de nourrir les chimères,

Ces mirages troublants et impossibles,

Parfums aux effluves amères*

Aux douces essences incompossibles.

 

Laisser par devers soi ces jours,

Ces instants beaux et douloureux,

Ne voir que l'horizon, toujours,

Aveugle au passé poussiéreux.

 

Partir, ne plus se retourner,

Contenir l'émotion qui bat,

Que nul(le) ne vienne vous détourner,

Partir, pour gagner ce combat.

 

* Effluves peut être féminin au pluriel

(04/04/2016)

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 19:53

 

Faire marche arrière, mettre les pas dans les traces,

S'en retourner en cet instant,

Dès lors, oblitérer le temps qui passe,

Sans un regret et pour longtemps.

 

Pouvoir enfin la regarder sans cesse,

Se laisser prendre par l'émotion,

Par la douceur de cette secrète caresse

Dans une troublante dévotion.

 

Sentir cette part intime d'humanité,

Cette chamade si charnelle,

Tout alentour n'étant qu'inanité

Un fade espace impersonnel.

 

N'être que cela, que là, avec elle,

Goûter sans fin la douce ivresse,

S'abandonner vaincu à cet appel

Sans résister et sans faiblesse.

 

Faire marche arrière, à rebours dans les traces,

S'en retourner tout simplement,

Dès lors, là retenir le temps qui passe,

Sans un regret ni tremblement.

(02/04/2016)

 

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 17:32

 

Écrire faute de ne pouvoir lui crier,

Mais de pouvoir aussi lui dire,

Lui dire, par les traces de l'encrier

Ces mots qu'il ne peut s'interdire.

 

Tracer de longs pleins et déliés,

Des verbes si bellement conjugués,

Toutes ces lettres amples et reliées,

En témoins d'une âme subjuguée.

 

La belle alchimie graphique de leur musique,

Des assonances caressantes,

De l'émotion l'harmonie génésique

De douces paroles si languissantes.

 

Là seul pleurer des larmes d'encre de chine,

Sans ratures ni même canceller,

Sur ce chemin de lettres courber l'échine

De ligne en ligne sans chanceler.

 

Pour elle, dessiner les mots les plus beaux

Peindre les lettres une après une,

Lui dessiner le plus bel escabeau

Pour lors lui décrocher la lune.

(02/04/2016)

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 14:14

 

Un chemin d'humus et de terre,

Un ciel pur dégagé,

Le silence et son doux mystère,

Dans ces bois engagés.

 

Soleil d'un printemps qui renaît,

Ses frimas caressants,

Le chant d'un sansonnet

Dans l'hiver sénescent.

 

Là, deux silhouettes qui marchent,

Par leurs mains enlacées,

Dessous les arbres formant une arche

De branches enchâssées.

 

Deux vies et différents destins

En l'instant réunis,

Cet instant, moment clandestin,

De leur cérémonie.

 

Deux cœurs étrangers, palpitants,

Leurs chamades asynchrones,

Sur ce chemin serpentant

De ce bois qui bourgeonne.

 

Ensembles, leurs passés sont ailleurs,

Le futur... pas encore,

Le soleil délicieux orpailleur

Embellit leur décor.

 

Leurs mains délicates se disent,

S'avouant tant de choses,

Se pressent se relâchent et courtisent

Dans cette charnelle prose.

 

Balade sensuelle et muette

Étreinte silencieuse,

Ballade si belle et désuète

Aux notes mélodieuses.

 

Demain sera un autre jour

Frappé des habitudes,

Là désunis par leurs toujours

Leur quotidien sans complétude.

 

(02/04/2016)

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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 21:58

Je regarde ses fesses

Par le désir vaincu

Tout entier de l'ivresse

De l'ivresse de son cul.

 

Ses rondeurs callipyges

Les fuseaux de ses cuisses,

Ce sensuel vertige

En mon âme se glisse.

 

Elle me regarde et sourit,

Lascive et provocante,

Troublante que je chéris

Princesse d'Alicante.

 

Saveurs de l’ambroisie

De musc et de désir,

Déesse d'apostasie

Prêtresse du plaisir.

 

Sa danse est une invite

A la prière des corps,

Sublime parasite

Qui dedans me dévore.

 

Mon sang n'est plus que lave,

Ma chair gorgée de lui,

Du désir suis l'esclave

Qui vers elle me conduit.

 

Les fragrances de sa bouche

De sa langue mutine,

Je l'enserre et la touche

Lascive libertine.

 

Son ventre est une source

Un si soyeux marais,

De mes doigts va la course

En son humide entrée.

 

Amante de l'instant

Sublime pécheresse,

Qui arrête le temps

De ses folles caresses.

(01/04/2016)

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31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 21:40

Pour vous qui aimez mes mots et l'émtionb qui les  fait naître

 

Les mots, ces media de notre âme,

Essence de notre humanité,

Ils disent nos joies et disent nos larmes,

Fragments d'infinité.

 

Mensonges, suppliques, insultes et cris,

Tendres exclamations,

De l'acquiescement jusqu'au décri,

Aux douces affirmations.

 

Caresser l'autre de paroles,

Murmurer le plaisir,

Syllabes qui chantent et qui cajolent

S'en venant nous saisir.

 

Ci, être par eux si vivant,

Tout entier de l'extase,

Nous, ces merveilleux survivants

Dans ce monde qui s'écrase.

 

Dire, se dire, entendre écouter,

Être soi être l'autre,

Se haïr, s'aimer, croire et douter,

Du verbe se faire l'apôtre.

 

Cette étreinte, en soi, qui nous serre,

Ce merveilleux étau,

L'émotion qui là se resserre,

Si sensuel garrot.

 

La mélodie des mots, des êtres,

Ce lamento qui berce,

Ce chant de l'âme que l'on sent naître,

Qui vibre et nous transperce.

 

Vecteur de l'invisible partage,

Cordon de l'ombilic,

Ces mots qui traversent les âges,

Si humains, si uniques.

(31/03/2016)

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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 11:34

(Attendre une minute de musique  avant de lire le poème)

 

 

 

Le temps s'étire si longuement

La nuit semble plus noire,

En ce pesant alanguissement

Frapper sur le heurtoir.

 

Elles s’agitent cognent et se faufilent,

Ostentatoires et vives,

Au son du martel elles défilent,

Au sommeil rétives.

 

Insectes invisibles et nocturnes

Parasites de la nuit,

Ces pensées allantes et taciturnes

Sortant de leur ennui.

 

Insistantes récitent leur antienne

Ce bourbon répété,

Cette épuisante valse de Vienne

Aux quatre temps heurtés.

 

Une ombre qui passe et repasse,

Diffuse et si présente,

Elle danse et bouscule vivace

Si légère et pesante.

 

Il n'est qu'elle en ce bal confus,

Surgissant de la foule,

Son souvenir prégnant et diffus

Qui serpente et s'écoule.

 

La nuit est vivante et profonde,

Happant là le sommeil,

Les images se heurtent et confondent

En ce trouble réveil.

 

Emoi impossible à tenir,

Prégnant, qui se répète,

Troublant délicieux souvenir

Nourrissant la tempête.

 

Le temps s'étire et se retient,

La nuit semble infinie,

Les idées mènent leur entretien

Criante cacophonie.

(29/03/2016)

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 19:09

Elle bouge ondule et danse,

Souriante et légère,

Si belle de cette aisance

Étoile passagère.

 

Son corps si fin, gracile,

Sa longue chevelure,

Le dessin de ses cils

De ses douces figures.

 

Elle danse, se déshabille,

Tourne, joliment impudique,

Parfumée de vanille

Si femme et fatidique,

 

Caressée de lumière

Là si belle enjouée,

Blonde rose trémière

Sur la plage échouée.

 

La courbe serpentine

De son corps alliciant, 

Chair divine et mutine

Au regard signifiant.

 

Là s'offrant en image

Amante ballerine,

Chorégraphie, hommage,

Sublime libertine.

 

Ses seins, ses cuisses, ses hanches,

La blondeur de sa peau,

Sensuelle se déhanche

Déroulant son propos.

 

Elle virevolte et s'amuse,

Se montre et cache,

Son désir est sa muse

Il n'est rien qui l'attache.

 

Elle bouge s'offre et danse,

Souriante et lascive,

Si belle dedans l'aisance

De ses voltes natives.

(28/03/2016)

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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 19:13

 

Une voix lointaine que l'on entend,

Fugace presque anonyme,

Inattendue en cet instant

Cette voix qui nous anime.

 

Ses mots, dans les bruits de la rue,

Ceux de son quotidien,

Une voix et sa survenue,

Qui d'un coup nous advient.

 

Ces mots là-bas enregistrés,

Qui se disent puis s'échappent,

Paroles lointaines administrées

Que jamais l'on attrape.

 

Un message sur un répondeur,

Un rendez-vous raté,

Ces paroles, à bon entendeur,

Douloureux aparté.

 

On les écoute tellement perdu

Hagard et contristé,

Dans l'émotion, comme éperdu,

Par ce manque attristé.

 

L'on aimerait faire marche arrière,

Repousser les instants,

Retrouver la juste prière

Qui retourne le temps.

 

Être présent lors de l'appel,

Partager ces paroles

Les répéter comme on épelle

Chacun à tour de rôle.

 

Être là par les mots, contre elle,

L'entendre et l'écouter,

L'avoir en soi, si naturelle,

Présente, comme à coté.

 

Une voix lointaine que l'on écoute,

Fugace insaisissable,

En cet instant qui nous déroute,

Instant qui nous accable

(27/03/2016).

 

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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 19:10

Loin le soleil s'en est allé

Par delà l'horizon,

Pour caresser sa peau hâlée

Sa sublime floraison.

 

Effleurer là sa chevelure

Palette ensoleillée,

Ses mèches et blondes tavelures

De lumière délayées.

 

Là-bas, outre les autres mondes,

D'azur et d'émeraude,

La terre de cette belle blonde

Où le soleil maraude.

 

Il n'est point d'hiver ni d'été,

De grisaille et de neige,

Ni d'automne venant empiéter

Sur ce doux privilège.

 

Bercée par la mer et les vagues

Son île et sa paresse,

Le temps là céans divague

Déroulant sa caresse.

 

Gracile légère et troublante,

Vahiné si lointaine,

Ballerine marine insouciante

Sur ces terres incertaines.

 

Bien outre la parabole du ciel

Par delà la raison,

C'est habillée d'un arc en ciel

Qu’elle dépeint l'horizon.

(25/03/2016)

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