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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 11:27

Telles des mains caressantes,

Effleurant là son corps,

Mes prunelles langissantes

S'y attardent plus encore.

 

Le dessin de ses jambes,

De leur peau si hâlée,

Que mon regard enjambe

Par delà cette allée.

 

Leur blondeur de soleil,

Fines si lisses et brillantes,

Cuivrées et sans pareilles

De lumière scintillantes.

 

Leurs muscles tendus et fermes,

De courbes dessinés,

Si troublant épiderme

Me venant fasciner.

 

Retroussée sur ses cuisses,

Noire, bellement fendue,

Cette jupe ci complice

De mes yeux éperdus.

 

Sensuels hauts talons

Qui tendent ses chevilles,

En orbes et vallons

Paraissant de résille.

 

Mon regard se poursuit

D'un détour incapable,

Sans aucun raccourci

Ni de gêne coupable.

 

Le galbe si prenant,

Du ventre de ses cuisses,

Oblong et surprenant

Que mon désir s'y glisse.

 

Telles des mains là curieuses,

Qui dessinent son corps,

Mes prunelles audacieuses

Le caressent encore.

(11/04/2016)

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 21:04

(Désolé si cela choque certains d'entre vous)

( Attendre l'instrument à corde pour lire)

 

J'aime ton cul, le pli de tes fesses

Ce doux chemin, chaud et humide,

La dessiner de ma caresse

Cette raie belle qui m'intimide.

 

Sentir là du bout des mes doigts

La souple douceur de tes lèvres,

Ta mouille coulant comme il se doit

Hors de ta chatte qui s'enfièvre.

 

Entrer doucement en ton ventre,

Savourer sa tiède mollesse,

Chercher au profond de ton antre

L'intime moiteur de ton ivresse.

 

Poser mes lèvres sur ton cul

Puis de leurs courbes suivre le tracé,

Plein de ce désir convaincu

Jusqu'à plus loin l'outrepasser.

 

Aller toujours plus, plus avant,

Fouiller ton sexe détrempé,

Sentir ton désir s'en venant

Couler sur tes cuisses, les tremper.

 

Goûter de toi l'acidité,

Les parfums subtils de ta chatte,

Et l'aigre douce sapidité

De ses lèvres rouges molles écarlates.

 

Goûter au nectar de ta rose,

A son bouton ferme et serré,

De mon doigt caresser la chose

Pour doucement l'y insérer.

 

J'aime ton cul, le pli de tes fesses

Ce beau chemin dissimulé,

Là m'y glisser sans la paresse,

Sans retenue le stimuler.

(09/04/2016)

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 18:02

Ci regarder la vie

Dans un miroir sans tain,

Voir couler les lavis

De tous ces faux destins.

 

Leurs vils mensonges communs,

Les autres, bien plus cruels,

Sur ces boueux chemins

De leurs âmes duelles.

 

Leurs sourires de façade

Leurs baisers vénéneux,

Là austères et maussades

Puis souriants mais haineux.

 

Charognards si fidèles,

Attendant notre chute,

Controuvées hirondelles

Tournoyantes qui nous scrutent.

 

Des voleurs de passages

Pickpockets de nos heurs,

Profitant du brassage

Incessant de nos peurs.

 

Amours de circonstances,

Baisers empoisonnés,

Qu'importent leurs instances,

Jamais rien n'est donné.

 

Sentiments à l'encan

La vie est aux enchères,

Qu'importe que soit le camp,

Leur grand faim est de chair.

 

Maraudeurs, braconniers,

Leur espace est le monde,

Ils remplissent leurs paniers

De nos âmes moribondes.

 

Là regarder la vie

A l'abri des regards,

Prémuni des envies,

Des mensonges qui égarent.

(09/04/2016)

 

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 15:34

Aimer comme l'on respire,

Étouffer de son asthme,

De cet air qu'on inspire

Dans les quintes d'un spasme.

 

Panteler comme une bête,

Un animal blessé,

En victime qui s’hébète

De douleur agressée.

 

Voir palpiter son flanc

Secoué de souffrance,

La blessure l’essoufflant

Sans aucune délivrance.

 

Trop aimer comme l'on saigne,

Se vidant de sa vie,

De blessures qui nous ceignent,

Nous saignant à l'envi.

 

Hémorragie de larmes

De plaintes et de cris,

Corollaire de cette arme

Aiguisée du mépris.

 

Aimer sans un retour,

S'éloignant de soi-même,

Perdu dans les détours

Des chemins que l'on sème.

 

Partir vers l'horizon

Cet ailleurs incertain,

Entier de déraison

Vers ce ciel qui s'éteint.

 

Se perdre dans la nuit,

Égaré volontaire,

Refusant cet ennui

D'amoureux solitaire.

 

Aimer pour être en vie,

Se sentir si vivant,

Au delà de l'envie,

Rester ce survivant.

(08/04/2016)

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 10:51

 

Destins incompossibles

La prégnance du silence,

L'émotion indicible

Qui pulse cogne et s'élance.

 

Vanité des attentes

Celle des mots qui résonnent,

Des paroles hésitantes

Les pensées déraisonnent.

 

De la nuit les émaux,

Ces fragments de lumière,

Des images et des maux

Un chemin, ses ornières.

 

Une musique qui hésite

Mais qui sonne pourtant,

Quelques notes parasites

Venant à contre temps.

 

Une valse solitaire

Celle d'un bal déserté,

Dans la nuit si austère

Intimement sécrétée.

 

Cette errance longue de l'âme

Ses interrogations,

La froideur de ses larmes,

De son incarnation.

 

Ce camaïeu grisâtre

D'un arc-en-ciel flétri,

Semblant se rabattre

En son asymétrie.

 

Un printemps sans été,

Un hiver qui se traîne,

Un sommeil déserté

Par des rêves à la traîne.

 

Ces destins parallèles

Imprégnés du silence,

Voyageuses caravelles

A mille lieux de distance.

(08/04/2016)

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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 10:46

Appuyée là sur ce mur

Dedans sa robe noire,

Entourée des ramures

De la ville dans le soir.

 

Sa taille fine et cintrée

Son regard qui se perd,

Là si près d'une entrée

De la rue côté pair.

 

Sa si longue chevelure

Coulant sur son épaule,

Soulignant l'encolure

Qu’elle dessine et qu’elle frôle.

 

Qui attend elle ici

Immobile et placide?

Quand le jour officie

Lentement son suicide.

 

Un vent doux la caresse,

Ainsi que les regards,

Que chacun lui adresse

Au sortir de la gare.

 

Étrange et surprenante

Troublante de ce charme,

A ce mur, attenante

Verse-t-elle une larme ?

 

La lumière s'amenuise,

Elle semble ne pas bouger,

Âgé le jour s'épuise

Touchant son apogée.

 

Lors la rue s'assombrit

Puis les trottoir se vident,

Papiers gras et débris

Candélabres livides.

 

Appuyée seule sur ce mur

Dedans sa robe sombre,

Caressée de murmures,

Il n'est plus que son ombre.

(06/04/2016)

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 11:47

 

Pourquoi toutes ces paroles

Ces émotions si vaines,

Ces mots sans jeux de rôles

L'émotion dans les veines ?

 

A quoi bon dire les choses

Tout ce qui me bouleverse,

Car les mots indisposent

Comme la pluie et l'averse.

 

Il faut savoir se taire,

Garder cela pour soi,

En les tréfonds austères

Ces mots que l'on sursoit.

 

L'émotion est une vague

Elle attire puis fait peur,

Elle est un terrain-vague,

Qui nous frappe de stupeur.

 

Se grimer du commun

De sourires convenus,

Là quitter les chemins

Pour suivre les avenues.

 

Serrer en soi son cœur,

Contenir ses chamades,

Sourire aux rires moqueurs

Ne plus être nomade.

 

Voir défiler les heures

Dans l'équanimité,

Ne plus être faiseur

De sensibilité.

 

La vie a sa raison,

Ce garde fou utile

Derrière cet horizon

Ces choses sont futiles.

 

Savoir se taire et sourire

Garder en soi l'émoi,

Laisser la vie courir

Germer le blond trémois.

(05/04/2016)

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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 18:21

*

 

Je la regarde d'elle interdit,

Dans une émotion si nouvelle,

Troublé, par son charme étourdi,

Instant gracieux si sensuel.

 

Impromptu l'espace se referme,

Le temps se dérobe et s'arrête,

Le sol ne semble plus si ferme,

Les sons s'amenuisent et s’écrêtent.

 

Elle parle indifférente et belle,

Inconsciente de ce qui se passe,

Toute entière de cette ribambelle

Dans la foule qui passe et repasse.

 

Inconnue gracile et déliée,

Son rire est un éclat troublant,

Mon regard sur elle vient se lier

Comme sur ses gestes s'accouplant.

 

Lors plus rien ne semble alentour,

La chamade résonne dans mon cœur,

Il n'est plus qu'elle en mon entour,

En mon poitrail le bruit du chœur.

 

Depuis toujours ci je l'attends,

Enfant déjà je la cherchais,

En chaque lieu et chaque instant,

Dans mes prières et mes péchés.

 

Elle est si femme, elle est divine,

Si naturelle et si vivante,

Dans cette foule je la devine

Si sensuelle et enivrante.

 

Je la regarde d'elle fasciné,

D'une émotion ô combien forte,

Troublé, par son charme dessiné,

Déroutant instant qui m'emporte.

(04/04/2016)

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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 23:18

Irse

 

Partir, ne pas se retourner,

Contenir l'émotion qui crie,

Que rien ne vienne vous détourner,

Même si tout en vous se récrie.

 

Laissez donc vos larmes couler,

Que se vident les coffres du passé,

Qu'importe de le voir s'écrouler

Puisque ses heures sont dépassées.

 

Il ne s'agit pas d'oublier,

De tout effacer ce qui fut,

Mais lors de ne plus publier

De votre bonheur les refus.

 

Marcher droit devant sans la peur,

Canceller enfin les regrets,

Fuir l'indolence et la torpeur

Être en l'instant l'émigré.

 

Retenir en soi la chamade

Si forte angine là délicieuse,

Devenir enfin le nomade

De cette autre vie audacieuse.

 

Cesser de nourrir les chimères,

Ces mirages troublants et impossibles,

Parfums aux effluves amères*

Aux douces essences incompossibles.

 

Laisser par devers soi ces jours,

Ces instants beaux et douloureux,

Ne voir que l'horizon, toujours,

Aveugle au passé poussiéreux.

 

Partir, ne plus se retourner,

Contenir l'émotion qui bat,

Que nul(le) ne vienne vous détourner,

Partir, pour gagner ce combat.

 

* Effluves peut être féminin au pluriel

(04/04/2016)

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 19:53

 

Faire marche arrière, mettre les pas dans les traces,

S'en retourner en cet instant,

Dès lors, oblitérer le temps qui passe,

Sans un regret et pour longtemps.

 

Pouvoir enfin la regarder sans cesse,

Se laisser prendre par l'émotion,

Par la douceur de cette secrète caresse

Dans une troublante dévotion.

 

Sentir cette part intime d'humanité,

Cette chamade si charnelle,

Tout alentour n'étant qu'inanité

Un fade espace impersonnel.

 

N'être que cela, que là, avec elle,

Goûter sans fin la douce ivresse,

S'abandonner vaincu à cet appel

Sans résister et sans faiblesse.

 

Faire marche arrière, à rebours dans les traces,

S'en retourner tout simplement,

Dès lors, là retenir le temps qui passe,

Sans un regret ni tremblement.

(02/04/2016)

 

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