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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 10:46

Appuyée là sur ce mur

Dedans sa robe noire,

Entourée des ramures

De la ville dans le soir.

 

Sa taille fine et cintrée

Son regard qui se perd,

Là si près d'une entrée

De la rue côté pair.

 

Sa si longue chevelure

Coulant sur son épaule,

Soulignant l'encolure

Qu’elle dessine et qu’elle frôle.

 

Qui attend elle ici

Immobile et placide?

Quand le jour officie

Lentement son suicide.

 

Un vent doux la caresse,

Ainsi que les regards,

Que chacun lui adresse

Au sortir de la gare.

 

Étrange et surprenante

Troublante de ce charme,

A ce mur, attenante

Verse-t-elle une larme ?

 

La lumière s'amenuise,

Elle semble ne pas bouger,

Âgé le jour s'épuise

Touchant son apogée.

 

Lors la rue s'assombrit

Puis les trottoir se vident,

Papiers gras et débris

Candélabres livides.

 

Appuyée seule sur ce mur

Dedans sa robe sombre,

Caressée de murmures,

Il n'est plus que son ombre.

(06/04/2016)

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 11:47

 

Pourquoi toutes ces paroles

Ces émotions si vaines,

Ces mots sans jeux de rôles

L'émotion dans les veines ?

 

A quoi bon dire les choses

Tout ce qui me bouleverse,

Car les mots indisposent

Comme la pluie et l'averse.

 

Il faut savoir se taire,

Garder cela pour soi,

En les tréfonds austères

Ces mots que l'on sursoit.

 

L'émotion est une vague

Elle attire puis fait peur,

Elle est un terrain-vague,

Qui nous frappe de stupeur.

 

Se grimer du commun

De sourires convenus,

Là quitter les chemins

Pour suivre les avenues.

 

Serrer en soi son cœur,

Contenir ses chamades,

Sourire aux rires moqueurs

Ne plus être nomade.

 

Voir défiler les heures

Dans l'équanimité,

Ne plus être faiseur

De sensibilité.

 

La vie a sa raison,

Ce garde fou utile

Derrière cet horizon

Ces choses sont futiles.

 

Savoir se taire et sourire

Garder en soi l'émoi,

Laisser la vie courir

Germer le blond trémois.

(05/04/2016)

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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 18:21

*

 

Je la regarde d'elle interdit,

Dans une émotion si nouvelle,

Troublé, par son charme étourdi,

Instant gracieux si sensuel.

 

Impromptu l'espace se referme,

Le temps se dérobe et s'arrête,

Le sol ne semble plus si ferme,

Les sons s'amenuisent et s’écrêtent.

 

Elle parle indifférente et belle,

Inconsciente de ce qui se passe,

Toute entière de cette ribambelle

Dans la foule qui passe et repasse.

 

Inconnue gracile et déliée,

Son rire est un éclat troublant,

Mon regard sur elle vient se lier

Comme sur ses gestes s'accouplant.

 

Lors plus rien ne semble alentour,

La chamade résonne dans mon cœur,

Il n'est plus qu'elle en mon entour,

En mon poitrail le bruit du chœur.

 

Depuis toujours ci je l'attends,

Enfant déjà je la cherchais,

En chaque lieu et chaque instant,

Dans mes prières et mes péchés.

 

Elle est si femme, elle est divine,

Si naturelle et si vivante,

Dans cette foule je la devine

Si sensuelle et enivrante.

 

Je la regarde d'elle fasciné,

D'une émotion ô combien forte,

Troublé, par son charme dessiné,

Déroutant instant qui m'emporte.

(04/04/2016)

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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 23:18

Irse

 

Partir, ne pas se retourner,

Contenir l'émotion qui crie,

Que rien ne vienne vous détourner,

Même si tout en vous se récrie.

 

Laissez donc vos larmes couler,

Que se vident les coffres du passé,

Qu'importe de le voir s'écrouler

Puisque ses heures sont dépassées.

 

Il ne s'agit pas d'oublier,

De tout effacer ce qui fut,

Mais lors de ne plus publier

De votre bonheur les refus.

 

Marcher droit devant sans la peur,

Canceller enfin les regrets,

Fuir l'indolence et la torpeur

Être en l'instant l'émigré.

 

Retenir en soi la chamade

Si forte angine là délicieuse,

Devenir enfin le nomade

De cette autre vie audacieuse.

 

Cesser de nourrir les chimères,

Ces mirages troublants et impossibles,

Parfums aux effluves amères*

Aux douces essences incompossibles.

 

Laisser par devers soi ces jours,

Ces instants beaux et douloureux,

Ne voir que l'horizon, toujours,

Aveugle au passé poussiéreux.

 

Partir, ne plus se retourner,

Contenir l'émotion qui bat,

Que nul(le) ne vienne vous détourner,

Partir, pour gagner ce combat.

 

* Effluves peut être féminin au pluriel

(04/04/2016)

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 19:53

 

Faire marche arrière, mettre les pas dans les traces,

S'en retourner en cet instant,

Dès lors, oblitérer le temps qui passe,

Sans un regret et pour longtemps.

 

Pouvoir enfin la regarder sans cesse,

Se laisser prendre par l'émotion,

Par la douceur de cette secrète caresse

Dans une troublante dévotion.

 

Sentir cette part intime d'humanité,

Cette chamade si charnelle,

Tout alentour n'étant qu'inanité

Un fade espace impersonnel.

 

N'être que cela, que là, avec elle,

Goûter sans fin la douce ivresse,

S'abandonner vaincu à cet appel

Sans résister et sans faiblesse.

 

Faire marche arrière, à rebours dans les traces,

S'en retourner tout simplement,

Dès lors, là retenir le temps qui passe,

Sans un regret ni tremblement.

(02/04/2016)

 

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 17:32

 

Écrire faute de ne pouvoir lui crier,

Mais de pouvoir aussi lui dire,

Lui dire, par les traces de l'encrier

Ces mots qu'il ne peut s'interdire.

 

Tracer de longs pleins et déliés,

Des verbes si bellement conjugués,

Toutes ces lettres amples et reliées,

En témoins d'une âme subjuguée.

 

La belle alchimie graphique de leur musique,

Des assonances caressantes,

De l'émotion l'harmonie génésique

De douces paroles si languissantes.

 

Là seul pleurer des larmes d'encre de chine,

Sans ratures ni même canceller,

Sur ce chemin de lettres courber l'échine

De ligne en ligne sans chanceler.

 

Pour elle, dessiner les mots les plus beaux

Peindre les lettres une après une,

Lui dessiner le plus bel escabeau

Pour lors lui décrocher la lune.

(02/04/2016)

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 14:14

 

Un chemin d'humus et de terre,

Un ciel pur dégagé,

Le silence et son doux mystère,

Dans ces bois engagés.

 

Soleil d'un printemps qui renaît,

Ses frimas caressants,

Le chant d'un sansonnet

Dans l'hiver sénescent.

 

Là, deux silhouettes qui marchent,

Par leurs mains enlacées,

Dessous les arbres formant une arche

De branches enchâssées.

 

Deux vies et différents destins

En l'instant réunis,

Cet instant, moment clandestin,

De leur cérémonie.

 

Deux cœurs étrangers, palpitants,

Leurs chamades asynchrones,

Sur ce chemin serpentant

De ce bois qui bourgeonne.

 

Ensembles, leurs passés sont ailleurs,

Le futur... pas encore,

Le soleil délicieux orpailleur

Embellit leur décor.

 

Leurs mains délicates se disent,

S'avouant tant de choses,

Se pressent se relâchent et courtisent

Dans cette charnelle prose.

 

Balade sensuelle et muette

Étreinte silencieuse,

Ballade si belle et désuète

Aux notes mélodieuses.

 

Demain sera un autre jour

Frappé des habitudes,

Là désunis par leurs toujours

Leur quotidien sans complétude.

 

(02/04/2016)

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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 21:58

Je regarde ses fesses

Par le désir vaincu

Tout entier de l'ivresse

De l'ivresse de son cul.

 

Ses rondeurs callipyges

Les fuseaux de ses cuisses,

Ce sensuel vertige

En mon âme se glisse.

 

Elle me regarde et sourit,

Lascive et provocante,

Troublante que je chéris

Princesse d'Alicante.

 

Saveurs de l’ambroisie

De musc et de désir,

Déesse d'apostasie

Prêtresse du plaisir.

 

Sa danse est une invite

A la prière des corps,

Sublime parasite

Qui dedans me dévore.

 

Mon sang n'est plus que lave,

Ma chair gorgée de lui,

Du désir suis l'esclave

Qui vers elle me conduit.

 

Les fragrances de sa bouche

De sa langue mutine,

Je l'enserre et la touche

Lascive libertine.

 

Son ventre est une source

Un si soyeux marais,

De mes doigts va la course

En son humide entrée.

 

Amante de l'instant

Sublime pécheresse,

Qui arrête le temps

De ses folles caresses.

(01/04/2016)

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31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 21:40

Pour vous qui aimez mes mots et l'émtionb qui les  fait naître

 

Les mots, ces media de notre âme,

Essence de notre humanité,

Ils disent nos joies et disent nos larmes,

Fragments d'infinité.

 

Mensonges, suppliques, insultes et cris,

Tendres exclamations,

De l'acquiescement jusqu'au décri,

Aux douces affirmations.

 

Caresser l'autre de paroles,

Murmurer le plaisir,

Syllabes qui chantent et qui cajolent

S'en venant nous saisir.

 

Ci, être par eux si vivant,

Tout entier de l'extase,

Nous, ces merveilleux survivants

Dans ce monde qui s'écrase.

 

Dire, se dire, entendre écouter,

Être soi être l'autre,

Se haïr, s'aimer, croire et douter,

Du verbe se faire l'apôtre.

 

Cette étreinte, en soi, qui nous serre,

Ce merveilleux étau,

L'émotion qui là se resserre,

Si sensuel garrot.

 

La mélodie des mots, des êtres,

Ce lamento qui berce,

Ce chant de l'âme que l'on sent naître,

Qui vibre et nous transperce.

 

Vecteur de l'invisible partage,

Cordon de l'ombilic,

Ces mots qui traversent les âges,

Si humains, si uniques.

(31/03/2016)

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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 11:34

(Attendre une minute de musique  avant de lire le poème)

 

 

 

Le temps s'étire si longuement

La nuit semble plus noire,

En ce pesant alanguissement

Frapper sur le heurtoir.

 

Elles s’agitent cognent et se faufilent,

Ostentatoires et vives,

Au son du martel elles défilent,

Au sommeil rétives.

 

Insectes invisibles et nocturnes

Parasites de la nuit,

Ces pensées allantes et taciturnes

Sortant de leur ennui.

 

Insistantes récitent leur antienne

Ce bourbon répété,

Cette épuisante valse de Vienne

Aux quatre temps heurtés.

 

Une ombre qui passe et repasse,

Diffuse et si présente,

Elle danse et bouscule vivace

Si légère et pesante.

 

Il n'est qu'elle en ce bal confus,

Surgissant de la foule,

Son souvenir prégnant et diffus

Qui serpente et s'écoule.

 

La nuit est vivante et profonde,

Happant là le sommeil,

Les images se heurtent et confondent

En ce trouble réveil.

 

Emoi impossible à tenir,

Prégnant, qui se répète,

Troublant délicieux souvenir

Nourrissant la tempête.

 

Le temps s'étire et se retient,

La nuit semble infinie,

Les idées mènent leur entretien

Criante cacophonie.

(29/03/2016)

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