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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 18:35

Son maquillage, opalescent,

Sa bouche, ses lèvres peintes rouges,

Ce petit jour, évanescent,

Sa douce silhouette qui bouge.

 

Légère grande si mince et gracile,

De ses cuisses l'arche délicieuse,

L'aisance de sa marche, facile,

Sensuelle féminine et gracieuse.

 

Là... curieuse, ci... indifférente,

Elle parle, regarde souriante,

Des autres ô combien différente,

Jeune femme, si belle et alliciante.

 

Ses mains d’albâtre, longues et fines,

Ses gestes, légers et déliés,

Sa taille, qui dans ce jour s'affine,

Courbe de ce corps si singulier.

 

Ses longs cheveux noirs et sa frange,

Cette nonchalance contrefaite,

Rien ne la gêne ni la dérange,

Semblant en l'instant si parfaite.

 

Elle parle, octroyant son sourire,

Alentour elle la vie se fait,

Le temps ne semble plus courir,

Lent, son écheveau se défait.

 

Autour les badauds vont et viennent,

La vie distillant son esprit,

Elle est, qu'importe ce qu'il advienne,

En notre instant qu'elle s'approprie.

 

La voici qui se lève et s'éloigne,

Jetant çà et là son regard,

En cette foule qui là l’empoigne,

Lentement, son épure s'égare.

 

Voilà, le rideau est tombé,

Le temps reprend sa bonne mesure,

Celui pour nous tous incombé,

Sans maquillage, ni démesure.

(01/05/2016)

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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 10:27

Le rideau de la nuit se pose,

Ci se déroulant lentement,

Ici, rien à lui ne s'oppose,

Obscurcissant le firmament.

 

Il a suffi de quelques mots,

De banals propos incidents,

Pour que mon âme soit en lambeaux,

De par cet aveu dissident.

 

Là de simples paroles émises,

Douloureusement inattendues,

Pour que s'efface la terre promise,

Cet ailleurs, tellement attendu.

 

Tous les sons s'étouffent et s'estompent,

Il n'est plus que ce noir silence,

Ce vide intérieur qui me trompe,

Dedans lequel mon âme s'élance.

 

Silencieuse, elle s'en est allée,

Pour ne laisser d'elle que des traces,

En moi, souvenirs étalés,

De ses instants flous et fugaces.

 

Mais qui donc vraiment était elle

Ce doux et si lointain mirage ?

Silhouette toute de pastels,

Esquisse, si belle de son image.

 

La vie, la mort, l'ont emportée,

Un jour, là-bas, silencieusement,

Si douce note de cette portée,

Oblitérée si brutalement.

 

Il n'est plus alors qu'une errance,

Une quête, vaine et douloureuse,

Dessous, de fausses apparences,

Dans ces heures, que l'on croit heureuses.

 

Le linceul de la nuit se pose,

En moi s'étirant lentement,

Dessus mon âme il se dépose,

Venant noircir mon firmament.

(28/04/2016)

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 09:47

 

Elle est là, si belle et putain,

En cette aube déjà fatiguée,

Traînant en ce petit matin

Par ses souvenirs intriguée.

 

Femme sensuelle et salope,

En catin qui se revendique,

Si ivre de ses nuits interlopes,

Abîmes combien peu romantiques.

 

Son corps tatoué et percé,

Sa silhouette, si désirable,

Chairs par les plaisirs exercées

En leurs désirs inexorables.

 

Souvent elle se donne arrogante,

Sauvage et garce dans sa mise,

Femme sensuelle et provocante,

Esclave servile et insoumise.

 

Elle est jeune ivre et insouciante,

Toute entière de provocation,

Fière putassière et souriante,

Emplie de ses délectations.

 

Elle dévore la vie, la consume,

Chaque nuit, se donnant çà et là,

En cette gourmandise qu’elle assume,

Toujours plus loin et au delà.

 

Femme objet hautaine et soumise,

Offerte aux désirs de chacun,

On la baise, on la sodomise,

Elle aime, car elle se veut putain.

 

 

Barbara, papillon de nuit

Aux ailes de poussière colorée,

Qui fuit, les instants de l'ennui,

En femme si chienne et délurée.

 

Voilà, la sorgue s'en est allée,

La parodie range ses effets,

Son parfum traîne sur les allées,

Sa nuit lentement se défait.

(24/04/2016)

 

(Barbara existe, je n'ai rien inventé, seulement traduit. Le l'ai croisée un jour, dans les méandres du net, provocante, dans cet excès de la vie, salope revendiquée, fière de son outrance. Nous avons échangé, elle rétive aux mots, aux phrases, déclarant sans cesse de façon ostentatoire sa liberté d'être une putain, de jouir de la vie par ses plaisirs de la chair.. Barabara attachante pour celui qui sait voir au-delà des apparences, insaisissable et sans mesure... j'ai voulu lui rendre hommage alors qu'au premier abord  beaucoup la condamneraient. Je sais que le jour où elle lira ces lignes elle  se fichera complétement de ce qu'elles disent et que cela l'énervera... Qu'elle me pardonne de cela...Barbara rebelle et  si salope!)

 

 

 

 

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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 14:38

 

 

Quelques mots que l'on pense,

Mots que l'on voudrait dire,

Quelques mots sans dispense

Que l'on peut interdire.

 

Un simple petit verbe

Petitement conjugué,

Dépourvu de l' adverbe,

Venant nous subjuguer.

 

Le présent d'un pronom,

Un complément d'objet,

Là taisant son prénom

Pour lui dire notre objet.

 

La simple désinence

D'un verbe du premier groupe,

Disant sans éminence

Que notre cœur chaloupe.

 

Trois simples petits mots,

Dépourvus d'artifices,

Trois tout petits émaux

Tenant notre édifice.

 

Le je pour un accord,

Ce simple singulier,

Nul besoin de décor

Le verbe est régulier.

 

Si le poing est au cœur

Serrant comme une angine,

L'exclamation du chœur

A le point d'origine.

 

Aimer a son sujet

Son complément direct,

Le te est son objet,

La phrase reste correcte.

 

On lui dira : je t'aime,

Dans une exclamation,

Quelques mots que l'on sème,

Pour toute réclamation.

Trois petits mots

(23/04/2016)

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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 12:25

( Merci à Aude pour m'avoir conseillé cette musique )

 

Un instant qui s'enfuit,

Des moutons dans le ciel,

Comme des nues qui nous fuient

Effleurant le soleil.

 

Des champs là si étales

De colza et de blé,

La grisaille qui installe,

Sa flagrance ci d'emblée.

 

Un printemps qui vacille,

Dont le vent nous froidit,

La journée qui dessille

Ses prunelles refroidies.

 

Les cieux se couvrent gris

Dévorant la lumière,

L'horizon semble aigri

Refermant sa paupière.

 

Les ramures en eau forte,

Leur étrange dentelle,

Les nuages qui confortent

Cette noire tarentelle.

 

Le jour est crépuscule,

Comme treillissé de pluie,

Tout s'en va se bouscule

Dans l'absence de bruits.

 

Les ornières se remplissent,

Les caniveaux aussi,

De ce ciel de réglisse

Par l'averse dégrossi.

 

Camaïeu de contrastes

De grisaille nuancée,

Dans le vent qui dévaste

Les plantules avancées.

 

Un instant assombri,

Moutons noirs dans le ciel,

L'eau ruisselle de débris

De fragments d'arc-en-ciel.

(23/04/2016)

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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 10:39

Prendre la mesure du temps

De celle de sa paresse,

Poussière dedans le vent

Épousant sa caresse.

 

Rechercher sa lenteur,

En de longues minutes,

Celles allongeant nos heures

Dans de lentes volutes.

 

Que traînent nos regards,

Qu'ils glissent lentement,

Qu'au lointain ils s'égarent

Regardant autrement.

 

Là, se laisser aller,

Porter par nos instants,

Sur les monts et vallées

De cet autre printemps.

 

Poussière dedans le vent

Sans poids ni gravité,

En l'air nous soulevant,

Indolemment agité.

 

Oublier nos attaches

Canceller nos hier,

Ces douleurs qui font tache

Ces garrots de nos lierres.

 

Ne plus vouloir courir

Ni se précipiter,

Ne laisser accourir

Des choses la vanité.

 

Se laisser transporter

Par la lenteur du temps,

Ne rien lui apporter,

Rien d'autre d'important.

 

Prendre la mesure du temps

De celle de sa caresse,

Poussière dedans le vent

Épousant sa paresse.

(18/04/2016)

 

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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 12:32

 

De dos sa silhouette,

Ses courbes déliées,

Mon regard s'y arrête

Pour sur elles se lier.

 

Ses jambes longues et graciles,

Oblongues et sensuelles,

Son visage, de profil,

Sa douce gestuelle.

 

Mirage d'un instant,

D'un moment qui se fige,

D'un présent insistant

Délicieux de vertige.

 

Elle s'écrit dans l'espace,

Bellement s'y dessine,

Ballerine qui passe

Dessinant sa doucine.

 

L'invisible caresse

De cet instant soyeux,

Son étrange paresse

S’inscrivant en mes yeux.

 

Oublier les entours,

La fadeur de ces choses,

S'imprégner des atours

De ce charme qui simpose.

 

Accepter cette invite,

Cet ailleurs lancinant,

Que souvent l'on évite

Car par trop fascinant.

 

S'abreuver de l'ivresse,

La boire de tout son soûl,

En la douce allégresse

De ce temps qu’elle dissout.

 

De dos la belle épure,

Ses courbes déliées,

Ce tracé d’elle si pure

Par mes yeux déplié.

(17/04/2016)

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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 11:51
Caricia de los dedos

 

 

Allongée, indécente,

troublante et merveilleuse,

Dénudée, languissante,

Provocante et voyeuse.

 

Son regard enflammé,

Cette pose impudique,

Semblant ci réclamer

Mon attente lubrique.

 

Sa jambe dépliée,

Écartée et tendue,

Son autre repliée

Légèrement détendue.

 

La croisée de ses cuisses

Ce delta si charnel,

De ses chairs qui se plissent

Purpurine flanelle.

 

Cette peau lisse et glabre

Dessinée de replis,

Le brillant de ces labres

Délicieux en leurs plis.

 

Tout en me regardant

Laissant glisser ses doigts,

Sa main en s'attardant

Caresse où il se doit.

 

Lors ses lèvres se mouillent,

Scintillantes de lumière,

Tant baignées de cette mouille

Consacrée séculière.

 

Ses phalanges vont et viennent,

Se glissant en son ventre,

En sa grotte pelvienne

Son doigté se concentre.

 

Tendue de son plaisir

Si gorgée de son sang,

Ma queue s'en vient rosir

D'un désir turgescent.

(13/04/2016)

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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 22:22

(Je sais cela peut déranger mais j'ai envie et besoin  de cette outrance des mots)

 

Poser mes lèvres sur les siennes

Savourer son parfum

Sensuelle et divine tahitienne,

Pour un baiser sans fin.

 

De sa mouille goûter les saveurs

Enivrantes fragrances,

Boire et respirer ses flaveurs,

De sa chatte l'outrance.

 

Savourer la douce texture

De ces lèvres si molles,

De ma langue chercher l'ouverture

De sa rouge corolle.

 

A deux mains retenir ses hanches,

Affermir sa cambrure,

Dans ce désir que rien n'étanche

La lécher sans mesure.

 

Écouter son souffle et son corps,

Mordiller et sucer,

Oser, oser bien plus encore,

Ces baisers insensés.

 

Faire éclore ce bouton rosé

Rétif à la caresse,

Par la pointe de ma langue rusée

Séduire son étroitesse.

 

Que ce jus s'écoule sur ses cuisses,

Doux onctueux mélange,

De salive et de mouille si lisse,

Qu'exprime son losange.

 

Avec mes lèvres la baiser,

La respirer la boire,

Jusqu'à son plaisir apaisé

Lécher là son ciboire.

(12/04/2016)

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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 10:51

 

Dans l'attente d'un signe,

De mots sur un écran,

De paroles insignes,

Ici se consacrant.

 

Chercher outre ces mots,

Dans ces lignes si courtes,

De son émoi le jumeau,

Quand bien même il s'écourte.

 

Quelques phrases sibyllines,

Ou banales peut-être,

D'assonances câlines

Refusant de s'y mettre.

 

Paroles que l'on attend,

Qui jamais ne viendront,

Dans l'espoir patientant,

Que demain elles seront.

 

Savoir enfin se taire

Ne plus vouloir écrire,

Que tourne ainsi la terre,

Ne plus la circonscrire.

 

Fermer alors les yeux,

Illettré pour toujours,

Oublier le soyeux

Des paroles d'un jour.

 

Dans l'attente des lignes,

De ces mots dévolus,

De paroles qu'on aligne

Par erreur et voulues.

(12/04/2016)

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