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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 10:39

Prendre la mesure du temps

De celle de sa paresse,

Poussière dedans le vent

Épousant sa caresse.

 

Rechercher sa lenteur,

En de longues minutes,

Celles allongeant nos heures

Dans de lentes volutes.

 

Que traînent nos regards,

Qu'ils glissent lentement,

Qu'au lointain ils s'égarent

Regardant autrement.

 

Là, se laisser aller,

Porter par nos instants,

Sur les monts et vallées

De cet autre printemps.

 

Poussière dedans le vent

Sans poids ni gravité,

En l'air nous soulevant,

Indolemment agité.

 

Oublier nos attaches

Canceller nos hier,

Ces douleurs qui font tache

Ces garrots de nos lierres.

 

Ne plus vouloir courir

Ni se précipiter,

Ne laisser accourir

Des choses la vanité.

 

Se laisser transporter

Par la lenteur du temps,

Ne rien lui apporter,

Rien d'autre d'important.

 

Prendre la mesure du temps

De celle de sa caresse,

Poussière dedans le vent

Épousant sa paresse.

(18/04/2016)

 

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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 12:32

 

De dos sa silhouette,

Ses courbes déliées,

Mon regard s'y arrête

Pour sur elles se lier.

 

Ses jambes longues et graciles,

Oblongues et sensuelles,

Son visage, de profil,

Sa douce gestuelle.

 

Mirage d'un instant,

D'un moment qui se fige,

D'un présent insistant

Délicieux de vertige.

 

Elle s'écrit dans l'espace,

Bellement s'y dessine,

Ballerine qui passe

Dessinant sa doucine.

 

L'invisible caresse

De cet instant soyeux,

Son étrange paresse

S’inscrivant en mes yeux.

 

Oublier les entours,

La fadeur de ces choses,

S'imprégner des atours

De ce charme qui simpose.

 

Accepter cette invite,

Cet ailleurs lancinant,

Que souvent l'on évite

Car par trop fascinant.

 

S'abreuver de l'ivresse,

La boire de tout son soûl,

En la douce allégresse

De ce temps qu’elle dissout.

 

De dos la belle épure,

Ses courbes déliées,

Ce tracé d’elle si pure

Par mes yeux déplié.

(17/04/2016)

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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 11:51
Caricia de los dedos

 

 

Allongée, indécente,

troublante et merveilleuse,

Dénudée, languissante,

Provocante et voyeuse.

 

Son regard enflammé,

Cette pose impudique,

Semblant ci réclamer

Mon attente lubrique.

 

Sa jambe dépliée,

Écartée et tendue,

Son autre repliée

Légèrement détendue.

 

La croisée de ses cuisses

Ce delta si charnel,

De ses chairs qui se plissent

Purpurine flanelle.

 

Cette peau lisse et glabre

Dessinée de replis,

Le brillant de ces labres

Délicieux en leurs plis.

 

Tout en me regardant

Laissant glisser ses doigts,

Sa main en s'attardant

Caresse où il se doit.

 

Lors ses lèvres se mouillent,

Scintillantes de lumière,

Tant baignées de cette mouille

Consacrée séculière.

 

Ses phalanges vont et viennent,

Se glissant en son ventre,

En sa grotte pelvienne

Son doigté se concentre.

 

Tendue de son plaisir

Si gorgée de son sang,

Ma queue s'en vient rosir

D'un désir turgescent.

(13/04/2016)

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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 22:22

(Je sais cela peut déranger mais j'ai envie et besoin  de cette outrance des mots)

 

Poser mes lèvres sur les siennes

Savourer son parfum

Sensuelle et divine tahitienne,

Pour un baiser sans fin.

 

De sa mouille goûter les saveurs

Enivrantes fragrances,

Boire et respirer ses flaveurs,

De sa chatte l'outrance.

 

Savourer la douce texture

De ces lèvres si molles,

De ma langue chercher l'ouverture

De sa rouge corolle.

 

A deux mains retenir ses hanches,

Affermir sa cambrure,

Dans ce désir que rien n'étanche

La lécher sans mesure.

 

Écouter son souffle et son corps,

Mordiller et sucer,

Oser, oser bien plus encore,

Ces baisers insensés.

 

Faire éclore ce bouton rosé

Rétif à la caresse,

Par la pointe de ma langue rusée

Séduire son étroitesse.

 

Que ce jus s'écoule sur ses cuisses,

Doux onctueux mélange,

De salive et de mouille si lisse,

Qu'exprime son losange.

 

Avec mes lèvres la baiser,

La respirer la boire,

Jusqu'à son plaisir apaisé

Lécher là son ciboire.

(12/04/2016)

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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 10:51

 

Dans l'attente d'un signe,

De mots sur un écran,

De paroles insignes,

Ici se consacrant.

 

Chercher outre ces mots,

Dans ces lignes si courtes,

De son émoi le jumeau,

Quand bien même il s'écourte.

 

Quelques phrases sibyllines,

Ou banales peut-être,

D'assonances câlines

Refusant de s'y mettre.

 

Paroles que l'on attend,

Qui jamais ne viendront,

Dans l'espoir patientant,

Que demain elles seront.

 

Savoir enfin se taire

Ne plus vouloir écrire,

Que tourne ainsi la terre,

Ne plus la circonscrire.

 

Fermer alors les yeux,

Illettré pour toujours,

Oublier le soyeux

Des paroles d'un jour.

 

Dans l'attente des lignes,

De ces mots dévolus,

De paroles qu'on aligne

Par erreur et voulues.

(12/04/2016)

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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 11:27

Telles des mains caressantes,

Effleurant là son corps,

Mes prunelles langissantes

S'y attardent plus encore.

 

Le dessin de ses jambes,

De leur peau si hâlée,

Que mon regard enjambe

Par delà cette allée.

 

Leur blondeur de soleil,

Fines si lisses et brillantes,

Cuivrées et sans pareilles

De lumière scintillantes.

 

Leurs muscles tendus et fermes,

De courbes dessinés,

Si troublant épiderme

Me venant fasciner.

 

Retroussée sur ses cuisses,

Noire, bellement fendue,

Cette jupe ci complice

De mes yeux éperdus.

 

Sensuels hauts talons

Qui tendent ses chevilles,

En orbes et vallons

Paraissant de résille.

 

Mon regard se poursuit

D'un détour incapable,

Sans aucun raccourci

Ni de gêne coupable.

 

Le galbe si prenant,

Du ventre de ses cuisses,

Oblong et surprenant

Que mon désir s'y glisse.

 

Telles des mains là curieuses,

Qui dessinent son corps,

Mes prunelles audacieuses

Le caressent encore.

(11/04/2016)

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 21:04

(Désolé si cela choque certains d'entre vous)

( Attendre l'instrument à corde pour lire)

 

J'aime ton cul, le pli de tes fesses

Ce doux chemin, chaud et humide,

La dessiner de ma caresse

Cette raie belle qui m'intimide.

 

Sentir là du bout des mes doigts

La souple douceur de tes lèvres,

Ta mouille coulant comme il se doit

Hors de ta chatte qui s'enfièvre.

 

Entrer doucement en ton ventre,

Savourer sa tiède mollesse,

Chercher au profond de ton antre

L'intime moiteur de ton ivresse.

 

Poser mes lèvres sur ton cul

Puis de leurs courbes suivre le tracé,

Plein de ce désir convaincu

Jusqu'à plus loin l'outrepasser.

 

Aller toujours plus, plus avant,

Fouiller ton sexe détrempé,

Sentir ton désir s'en venant

Couler sur tes cuisses, les tremper.

 

Goûter de toi l'acidité,

Les parfums subtils de ta chatte,

Et l'aigre douce sapidité

De ses lèvres rouges molles écarlates.

 

Goûter au nectar de ta rose,

A son bouton ferme et serré,

De mon doigt caresser la chose

Pour doucement l'y insérer.

 

J'aime ton cul, le pli de tes fesses

Ce beau chemin dissimulé,

Là m'y glisser sans la paresse,

Sans retenue le stimuler.

(09/04/2016)

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 18:02

Ci regarder la vie

Dans un miroir sans tain,

Voir couler les lavis

De tous ces faux destins.

 

Leurs vils mensonges communs,

Les autres, bien plus cruels,

Sur ces boueux chemins

De leurs âmes duelles.

 

Leurs sourires de façade

Leurs baisers vénéneux,

Là austères et maussades

Puis souriants mais haineux.

 

Charognards si fidèles,

Attendant notre chute,

Controuvées hirondelles

Tournoyantes qui nous scrutent.

 

Des voleurs de passages

Pickpockets de nos heurs,

Profitant du brassage

Incessant de nos peurs.

 

Amours de circonstances,

Baisers empoisonnés,

Qu'importent leurs instances,

Jamais rien n'est donné.

 

Sentiments à l'encan

La vie est aux enchères,

Qu'importe que soit le camp,

Leur grand faim est de chair.

 

Maraudeurs, braconniers,

Leur espace est le monde,

Ils remplissent leurs paniers

De nos âmes moribondes.

 

Là regarder la vie

A l'abri des regards,

Prémuni des envies,

Des mensonges qui égarent.

(09/04/2016)

 

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 15:34

Aimer comme l'on respire,

Étouffer de son asthme,

De cet air qu'on inspire

Dans les quintes d'un spasme.

 

Panteler comme une bête,

Un animal blessé,

En victime qui s’hébète

De douleur agressée.

 

Voir palpiter son flanc

Secoué de souffrance,

La blessure l’essoufflant

Sans aucune délivrance.

 

Trop aimer comme l'on saigne,

Se vidant de sa vie,

De blessures qui nous ceignent,

Nous saignant à l'envi.

 

Hémorragie de larmes

De plaintes et de cris,

Corollaire de cette arme

Aiguisée du mépris.

 

Aimer sans un retour,

S'éloignant de soi-même,

Perdu dans les détours

Des chemins que l'on sème.

 

Partir vers l'horizon

Cet ailleurs incertain,

Entier de déraison

Vers ce ciel qui s'éteint.

 

Se perdre dans la nuit,

Égaré volontaire,

Refusant cet ennui

D'amoureux solitaire.

 

Aimer pour être en vie,

Se sentir si vivant,

Au delà de l'envie,

Rester ce survivant.

(08/04/2016)

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 10:51

 

Destins incompossibles

La prégnance du silence,

L'émotion indicible

Qui pulse cogne et s'élance.

 

Vanité des attentes

Celle des mots qui résonnent,

Des paroles hésitantes

Les pensées déraisonnent.

 

De la nuit les émaux,

Ces fragments de lumière,

Des images et des maux

Un chemin, ses ornières.

 

Une musique qui hésite

Mais qui sonne pourtant,

Quelques notes parasites

Venant à contre temps.

 

Une valse solitaire

Celle d'un bal déserté,

Dans la nuit si austère

Intimement sécrétée.

 

Cette errance longue de l'âme

Ses interrogations,

La froideur de ses larmes,

De son incarnation.

 

Ce camaïeu grisâtre

D'un arc-en-ciel flétri,

Semblant se rabattre

En son asymétrie.

 

Un printemps sans été,

Un hiver qui se traîne,

Un sommeil déserté

Par des rêves à la traîne.

 

Ces destins parallèles

Imprégnés du silence,

Voyageuses caravelles

A mille lieux de distance.

(08/04/2016)

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