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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 08:06

 

C’est en l’aube naissante

Quand la sorgue se meurt,

Que là déliquescentes

Se taisent leurs rumeurs.

 

Peu à peu ils s’endorment,

S’estompent et disparaissent,

Tous ces démons informes

Qui la nuit nous agressent.

 

Nocturnes carnivores

Avides de nos heures,

Sans cesse nous dévorent

Sinistres aiguiseurs.

 

Ils dansent dans nos têtes

Ricaneurs et hurlant,

S’échinent et nous entêtent

Acides et brûlants.

 

Ils étripent nos rêves,

Puis gourmands s’en repaissent,

Nous refusant leur trêve

Jamais ne nous délaissent.

 

Ils tournent incessants

Derviches parasites,

Hâbleurs et mugissants

En la nuit qui hésite.

 

Leur sabbat ils prolongent

Au sein de la fatigue,

Le temps lui se forlonge

Aheurtant notre digue.

 

Il n’est point de prière

Ni même de baptême,

Quand l'exorcisme d’hier,

Nous jette son anathème.

 

C’est en l’aube prochaine

Quand la sorgue se meurt,

Que tombent toutes nos chaines

      Puis cessent ces rumeurs.

(01/12/2013)

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Published by Etsivousosiez - dans Poèmes
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commentaires

Hécate 01/12/2013 12:36


Tout est hantise lors de certaines nuits...

Etsivousosiez 01/12/2013 17:10



Et elles paraissent si longues


bise



Line petitpre 01/12/2013 10:23


Vous transmettez très bien certaines nuits. Pourtant on se passerait bien des démons pour y mettre des anges. Mais...


Amicalement Line

Etsivousosiez 01/12/2013 17:10



Oui mais les anges sont si rares de nos jours!


Merci