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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 18:58

A l’instar d’un soir d’automne,

Au crépuscule adouci,

Dans l’orage qui détone,

D’un lent écho raccourci.

 

Lointaine musique étrange,

Du dehors au-dedans,

Une ribambelle mélange,

D’échos si redondants.

 

Caresse de l’air et doux effleurement,

D’une main invisible,

Traçant dans le ciel le linéament,

D’un lent demain visible.

 

Dans les ombres qui se perdent là-bas,

Silhouettes qui s’égarent au loin,

En le sombre de l'ultime combat,

La brune, du jour ferme le pourpoint.

 

Les gris se disputent aux mauves,

Sur le drap d’un horizon,

Où ne s’étalent plus les fauves,

À l’heure des oraisons.

 

En ces nuits des chagrins intimes,

Où les réverbères troublent l’espoir,

Sur l’obscur des pensées ultimes,

Se pose le voile d’un désespoir.

 

Étale pays de l’univoque,

Et des chagrins rencognés,

Que de tièdes sanglots évoquent,

Fugitifs prisonniers.

 

Dans la nuit des âmes en peine,

Gronde un tonnerre singulier,

Qui exhale son haleine,

De son souffle régulier.

 

Étroite vastitude de l’oppression,

Quand cette angoisse vous embrasse,

Sous le ciel abaissé d’une dépression

Dont les nuages vous enlacent.

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Published by Etsivousosiez - dans Poèmes
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commentaires

Céleste 19/05/2011 20:18



ah vous me rappelez souvent l'un de mes maîtres es poésie, Baudelaire !!!



Etsivousosiez 19/05/2011 20:40



Me voici jolie madeleine :-)