Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Recherche

Articles Récents

1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 21:48

Ciel lourd, empesé, de sombre et de gris,

Dans les intervalles ténus de l’averse,

Une silhouette floue, treillissée de pluie,

S’éloigne, dans l’ombre qu’elle traverse.

 

Les lumières de la ville, dans les gouttes s’irisent,

Kaléidoscope d’un crépuscule qui se dépose,

Tandis que les formes, au loin s’amenuisent,

Et que du jour, la nuit, lentement dispose.

 

Filets d’une eau qui mousse dans les caniveaux,

La pluie lave la ville, cité quiète qui s’assoupit.

Les pas s’assourdissent, ne laissant qu’un écho,

Dans la matité d’un silence, que le soir ennoblit.

 

La vie s'endort, n’étant plus que dans les reflets,

La silhouette se fond, dans les rues qui se vident.

Les gouttes s’écrasent, se dispersent sur le pavé,

Se mêlant à la brune, sur les trottoirs humides.

 Les clapotis seuls, murmurent leur refrain,

Le fredon de la pluie, dans l’espace des ruelles.

Les gouttières goulues, dégorgent un chagrin,

La tristesse d’un automne, prisonnier des venelles.

Partager cet article

Repost 0
Published by Etsivousosiez - dans Poèmes
commenter cet article

commentaires