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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 14:09

Ce poème est une ode, un hommage aux femmes  qui, nonobstant le temps qui passe, restent si désirables, ô combien sensuelles et n'en sont alors que plus belles! Il est possible de couper les alexandrins et de faire alors des vers de 6 pieds, comme j'aime le faire sous forme de quatrains, les rimes resteront, seul changera le rythme, àvous de voir ce qui "chante" le mieux.

 

 
 

Je vois le temps qui passe et ses rides certaines,

Acceptant de guerre lasse le tourment qu’il entraîne ;

Mais pourtant malgré tout, il est de beaux instants,

Ces heures pleines surtout qui modèlent le temps,

Regards outre brillants aux silences emplis,

Iris sémillants d’instances accomplies.

 

Les souvenirs présents dessinant un visage,

De lui contredisant l’irréparable outrage,

Toutes ces années pesantes, de votre vie passée,

Choses jadis outrageantes, sises à peine effacées ;

Mais le charme indicible, l'instante féminité,

Là, rendent encore possible, du corps... l’aménité.

 

Cet émoi si troublant cette vague intérieure,

Quand le cœur ci tremblant s’agenouille prieur,

Il murmure sa chamade, soliloque ânonné,

Paroles douces nomades d’un regard étonné ;

Face à lui cette femme, de ses rides embellie,

Réceptacle d’une âme en l’instant aboli.

 

Il est une musique, une intime rivière,

Au présent amnésique s’écoulant dans l’hier,

La beauté éternelle, son désir infini,

En l’étreinte charnelle à jamais définie ;

Par le ventre l’enchère, du regard et la peau,

Cet appel de la chair refusant son repos.

 

Vous voici là madame, tel un péché mortel,

Ici de corps et d’âme en désirable autel,

Là, riche de vos hier, sensuelle de votre âge,

Aux cils et paupières colorés de voyages ;

Halée par ce soleil astre du temps qui passe,

Si belle et nonpareille quand mes yeux vous enlacent.

 

Vous je ne peux qu’aimer, maintenant, pour toujours,

En cette ombre lamée de l’instant contre-jour;

De ridules exhaussées quand elles cherchent au loin,

Vos prunelles font danser les amants du refrain ;

Rien n’y fait, n’y fera, ni l’avant, ni l’après,

Sensuelles en l'aura, à jamais diaprées.

 

(20/05/2012)

 

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Published by Etsivousosiez - dans Poèmes
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commentaires

sylvie1952 15/02/2016 15:30

vous révélez la femme avec sensibilité, élégance, douceur et j'en ai oublié mon âge, merci

Etsivousosiez 15/02/2016 15:35

Merci à vous de l'avoir si bellement ressenti

Glucosamine for dogs 22/01/2016 12:24

This really is a wonderful posting, thanks a lot for telling.I am looking forward to discover more fantastic blog posts as this one particular!

moipseudo82 26/09/2015 10:42

Merci de cet hommage votre blog est vraiment rempli de douceur pour le coeur, je vous l'ai dit vous êtes un prince
un poète avec une arme fatale ....les mots....rien de plus beau que de savoir écrire et leur donner tout leurs pouvoirs
Merci

Johan 26/09/2015 11:03

Vos mots sont un précieux cadeau

Armelle, 20/09/2015 10:50

Très bel hommage aux femmes, et à l'évoution de la féminité avec l'emprise du temps qui passe...

Etsivousosiez 20/09/2015 11:58

Merci de votre regard sur mes mots

sarah 14/04/2015 23:12

merci pour ce magnifique poème pour les femmes c'est très émouvant et magnifiquement écrit
sarah