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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 22:36

  

Depuis des mois, tu m’aimes, sans relâche

Comme un couteau qui tranche

Une braise qui dévore

Tu me tortures, sans que je ne t’apprivoise

Avec ta lame qui pénètre et découpe sans retenue ni pudeur

Ton feu qui grésille et consume

Tu es là chaque jour, chaque instant

Sans répit tu me parles, tu te dis

Par des mots qui entêtent, et me rendent fou.

Tu fouilles en moi, impudique

Tu me découpes, impitoyable

J’ai beau supplier, vouloir t’éloigner

Tu refuses, tu t’obstines, tu domines.

Ton tison n’est qu’enfer, lave, douloureux cautère

Qui coule, brûle transperce et envahit

Et ta lame, sourire, scintille avant de pénétrer et de fouiller ma chair, nom âme.

Chaque jour, chaque nuit, seconde après seconde, inlassable,

Tu t’esclaffes, tu bouscules, tu murmures, tu insistes

Dévorant mon espace, mon temps et mes pensées.

Me privant de moi, de toute envie, de tout ailleurs

Tu t’imposes compagne, fidèle et sans rivale, insupportable

Dans l’éclat ou dans ta sournoise présence.

Tu es là, sans cesse, discrète ou extravagante, aigue ou prégnante... irrépressible et tenace

Toi, toi ma douleur, si profonde et inscrite, qui me ronge, m’obsède et me détruit... quand me laisseras-tu ?

 

Je fais belle figure, seul, gavé chaque jour de toutes sortes de médicaments qui m'abrutissent et me rendent dépendant,, laissant croire que tout va bien, privilégiant le boulot, car sinon on est plus rien si l'on est faillible, les obligations diverses... mais bien seul ,et parfois au bord du néant...car elle est là et me détruit à petit feu.. Je crois que les mots ne pourront jamais traduire le ressenti de la douleur, ce sentiment de perdition quand le corps se manisfeste au point que l'on voudrait mourir pour ne plus ressentir cette chose incontrolable, qu'elle cesse enfin... et je sais que d'autres souffrent plus encore de la douleur, mais parfois suis allé si loin dans la soumission à elle....alors merci la bulle si pleine de tendresse et d'humour de vérité, merci Valdy sensible et  secrète, merci dame céleste  fidèle et vraie, de vos regards et réelle affection, et de votre soutien au poète en herbe ...car en ces instants vrais j'arrive à oublier ce parasite qui me dévore

 

 

 

 

 

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Published by Etsivousosiez
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commentaires

Dame Céleste 03/07/2011 22:19



et nous serons là longtemps !!! allez, sortez de ce cycle infernal, retrouvez vous, retrouvez votre joie de vivre ! a bas cet engrenage infernal !!!



Etsivousosiez 03/07/2011 22:29



Oui  je l'espère, j'aimerais bien moi dire: allez j'ai plus mal, plus besoin antalgiques! :-)


J'ai essayé ça n emarche pas! Sacré monsieur Coué!


la douleur est quelque chose d'usant...qui ronge et dévore... j'ai hâte qu'elle s'estompe car là suis épuisé et me sens diminué... ne plus avoir mal et enfin  pouvoir  refaire plein de
choses..merci dame céleste


 



ceciliabulle-bulle-bulle 29/06/2011 21:49



Valdy a tout dit, je la suis dans ses mots, son verbe.


Baiser à Valdy et Johan


 



Etsivousosiez 29/06/2011 21:57



Baiser à la bulle légère et qui sait survoler l'existence



Etsivousosiez 29/06/2011 21:46



Le médecin m'avait prescrit des patch d e morphine quand j e traversais période de douleur insupportable...et bien ce fut... indicible...des effets secondaires atrôces et surtout...un loque
j'aipassé me sjours àme trainer et somnoler mais an sdormir


des nuits a regarder plafond...et puis des migraines à se taper l a tête contre le murs...des brûlures d'estomac...bref je n suis demandé comment faisaient les cancéreux en phase terminale 
avec morphine si en plus devaient supporter cela...la seul chose "amusante" c'est que mon copain après m'a dit...si tu avais vu ta tête et ton comportement...car j'étais llé le rejoindre prendre
u verre enville  our sortir de mon enfermement...moi je croyais être normal mai s lui m'a dit que j'avai l'air d'un zombi..



valdy 29/06/2011 20:58



Enfin les mots sur l'objet de votre douleur Johan. Qu'elle les lise et si elle va jusqu'au commentaire, " Sachez Madame qu'il vous faut partir car le meilleur n'est pas dans le pire et
qu'hélas,  vous donnez  le pire".


Johan, je vous embrasse,


Valdy



Etsivousosiez 29/06/2011 21:30



J'espère que les médecins trouveront l a source de ces douleurs car elles m'épuisent...merci de ce regard Valdy car il est vrai que lorsque le corps souffre si la tête ne suit pas alors la
douleur s'installe plus encore...j'ai écrit ce texte il y a pas mal de temps... beaucoup de gens souffrent bien plus que moi...mais cette année j'ai découvert mes limites physiques à la douleur j
e l'avoue, et me suis senti bien seul ..sauf avec elle, la douleur, maîtresse tenace :-)


Je comprends que l'on puisse vouloir cesser de vivre quand on souffre, j e l'ai vécu une nuit où la douleur était si forte que je tournais comme une bête dans ma cuisine m'étant gavé
d'antalgiques en vain...je ne fus pas loin du pire...suis parti dans la nuit aux urgences... et de me retrouvé allongé sur un lit dans le silence d'un hôpital seul devant des infirmiers ne
sachant que dire, moi en larmes suppliant que l'on me soulage...j'ai eu honte et me suis senti petit, pas grand chose... seul...terriblement seul...depuis il y a une faille, un sentiment
d'inanité, d'impuissance...suis allé loin dans cette expérience du néant...j e ne serai plu s jamais le même, et j e n'oublierai jamais .... jamais...quelque chose est mort en moi...la
confiance...en moi, en l'autre... j eparle souvent de l amort, la sublimant en tant qu'écrivain, mai slà je l'ai désirée et j'ai du m e battre pour ne pas céder... j en echerche pas
apitoyement...j'ai vraiment ressenti ce désir du rien...


j'ai pu tenir au boulot..j'espère que l'an prochain cela ira mieux mais de lire vos mots comme ceux de la bulle et dame céleste me font du bien...quant au reste c'est une leçon que j'ai pris et
l'on ne m'y prendra plus :-)


Je vous mebrasse Valdy, vous ête sune âme belle et vraie