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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 21:30

Il est un pays, une vallée,

En des collines entichée,

Où des corolles ombellées,

Par le soleil sont aguichées.

 

Le vent y a une douceur,

Moite, caressante et tiède,

Comme un invisible danseur,

Du souffle de l’aède.

 

Les plaines y sont arrondies,

S’y étendent à perte de vue,

Comme des ventres rebondis,

Aux reliefs à peine entrevus.

 

Au secret intime d’un val,

Dessous les ombres des collines,

Qui se déversent sur l’aval,

En une longue capeline.

 

Là est le lieu dit des Fendus,

Où les écorces sont blessées,

Cuirasses fortes pourfendues,

Vieil épiderme damassé.

 

Un jour, d’une longue balade,

Dans la moiteur de l’air,

Par un chemin en enfilade,

Je découvris son aire.

 

Hors les penchants, dans les replis,

Là où ne viennent les bergers,

Dessus la terre qui s’assouplit

J’ai découvert ce vieux verger.

 

Le sol ingrat y est humide,

Soupir d’une source secrète,

Perspirante, discrète et timide,

Fille de la pluie dessus les crêtes.

 

L’on y entend du vent l’écho,

Ce doux murmure des connivences,

Sous le ciel gris tissé d’escot,

Par des nuages en abondance.

 

Dans la lueur des ajours,

Sous le travers des ramures,

En la ténuité du jour,

Viennent se tendre des amures.

 

En me glissant en son milieu,

Dans la pénombre de l’ombrage,

En un silence compendieux,

Je l’aperçus sous les nuages.

 

Il était là, lisse et gonflé,

Gorgé d’un suc de plaisir,

En ses contours et plis renflés,

Je n’avais plus qu’à le saisir.

 

De mes doigts doucement le prendre,

Puis à mes lèvres l’apporter,

Quand dans le ciel vint se pendre,

Une lune claire en aparté.

 

Au crépuscule d’une journée,

Dans un lieu dit, une vallée,

Où si peu  j’avais séjourné,

D’une alberge, me suis régalé.

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Published by Etsivousosiez - dans Poèmes
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